Chapitre 3
Chapitre de transition
On dit souvent l’expression le calme avant la tempête, et si on considère le cas de notre duo comme l’inverse ? c’est-a-dire le repos après les problèmes.
Medusa et Fidias était très loin du royaume, seulement leur prochain destination n'était pas de vue non plus. Comme le feraient de nombreux voyageurs, ils décident de faire une pause à l'ombre d’une immense rocher près d’une petite rivière.
Ils avaient cueilli quelques pommes pour le repas, mais Medusa en avait marre de manger des fruits depuis le début de leur voyage. alors elle prit quelques outils de chasse qu’ils possédaient avec le bâton de Fidias et allait chasser.
"Vous êtes sur mademoiselle ?" demanda l’aveugle.
"Mais tu me prends pour qui toi, je suis une pro de la chasse, juste attends moi un peu, je reviens"
"Ok faites attention".
Medusa partit sur ce mot, pendant que Fidias y restait pour garder leurs affaires. Il croquait les délicieuses pommes, l’une après l’autre, savourant la magnifique saveur de la nature.
L’aveugle était sur le point de prendre la dernière pomme quand la jeune femme se pointa.
Elle avait les mains vides, ni d’animaux ni d'outils de chasse étaient présents. Seul le bâton cassé de l’aveugle était là. Ses habits tout entier étaient couverts de boue et de poussière.
Elle courut vers l’aveugle et lui serra le cou: "Pourquoi tu ne m’avais pas dit que la chasse était difficile ?"
"Arrêtez mademoiselle vous allez m’étouffer" dit-il en se débattant. "je croyais que vous étiez une pro de la chasse".
"Et tu te moques de moi maintenant ? Quelle humiliation. je vais te pétrifier" Cria-t-elle en le serrant plus fort.
"Calmez vous ! non, Aarrrrrrrrrrrrrrrr ! ! ! ! ! !"
Medusa se relaxa peu de temps après. Elle avait pris un bain en prenant soin de ne pas regarder son reflet dans l’eau, puis elle avait lingé ses vêtements lavés au soleil.
N'ayant pas de vêtement de rechange, elle s'est couvert avec des feuilles de fortunes et se cacha de l’autre côté du rocher.
Fidias essayait de s'approcher pour lui donner la pomme restante: "Tenez ceci, c’est la seule qui reste".
"Espèce de pervers, arrête de me fixer" hurla-t-elle.
"Mais je suis aveugle, je ne pourrais pas vous voir".
"Juste arrête. Ne viens pas de ce côté. C'est gênant de te voir me fixer même si t’es aveugle".
"D'accord, je respecte votre choix, mademoiselle" dit-il partant s'asseoir dans l'autre côté du recherche.
Un long silence s’installait pendant quelque temps avant d'être brisé par Medusa.
"Je dois être lourd à supporter, tu ne crois pas ?"
"Non, au contraire, j’adore être en votre compagnie. vous êtes le seul capable de me faire marrer autant".
"Alors tu n’as plus peur de moi ?" Lui interrogea-t-elle avec une voix peu timide.
"Bien sûr que non, ...même si parfois j’ai des frissons en pensant que j’ai Medusa juste près de moi".
"N’essaie pas de me réconforter le beau parleur. Dis moi la vérité".
"Je suis sincère. Vous savez, je possède un sens du danger hors norme, mais étrangement, quand je suis à vos côtés je ne ressens aucun danger même quand vous enlevez votre voile".
"Quoi t’as des super pouvoirs ? Tu es un sorcier en fait".
Il frotta sa tête un moment, montrant sa gêne: "Même moi je ne peux l’expliquer. J’imagine que c’est un cadeau que j’ai reçu pour compenser ma vue".
"Tu as été gâté petit. contrairement à moi qui a reçu un pouvoir qui me pourrit l’existence".
"Non ne dites pas ça, tout pouvoir est spécial, il suffit juste de trouver son utilité".
"Quel beau parleur !" lança Medusa. "Tu sais que si tu n'étais pas aveugle, beaucoup de filles se laisseront séduire par tes discours". "Haha ! Désolé je ne peux m'empêcher."
L’aveugle prit un instant pour réfléchir: "Dites mademoiselle, Maintenant que vous connaissez mon prénom, ça serait génial que vous arrêtiez de m’appeler petit ?" "Oh tu veux être appelé par ton prénom ? Et bah c’est NON ! Tu es mon petit, et tu le seras toujours". "Allez faites un effort ! Je sais que vous pouvez y arriver".
"Petit — pétit, –mon pétit aveugle, –mon pétit beau parleur, –je suis ton maître pétit –tu es adorable pétit, tu es incroyable pétit – je t’aime pétit".
"Hein ? Qu'est-ce que vous venez de dire ?". "Euh… oublie la dernière c’était faux".
"Allez j’abandonne. Faites ce que vous voulez".
"Hmmm.. je crois que mes habits sont maintenant prets, attends je m’habille et on continue le voyage" dit-elle en se levant. "Par contre, euh.. comment dire, ton bâton a été cassé lors de la chasse" Bafouilla-t-elle gênée.
"Oh mon bâton ! Je tenais beaucoup à lui pourtant. Pourquoi ça n’arrive qu’à moi? Je l’avais dit, et je dirais encore et encore, même l’auteur ne me respecte pas dans cette histoire".
A suivre...