Chapitre 2
Chapitre 2: Chaos
Pov Medusa
"Nous y voila enfin !", dit Medusa pointant le royaume. "Finalement ça nous a pris que deux jours de marche."
"Je reconnais bien l'odeur d'Argos, cette fraîcheur, ça m'avait manqué. Dites moi mademoiselle.. euh, comment nous avons voyagé aussi rapidement, d'habitude un soldat prend trois à quatre jours pour arriver dans votre région, alors s’il s’agit de nous euh… tu vois quoi ?"
"Apparemment tu analyses tout, je ne vais pas en dire plus mais on a pris un ancien raccourci veille de 100 ans. Et aussi tu peux m'appeler Chloé".
"Mais comm…"
"Plus une question de plus". S'exclama-t-elle posant un doigt sur la bouche du jeune homme. "Allons, notre objectif n’est plus très loin de nous".
Notre duo avancèrent vers l’entrée du royaume, une gigantesque forteresse entourant les lieux comportant un magnifique portail sculpté d' anciens motifs. L’une des deux garde qui étaient placé pour la sécurité interpella notre amis en leur barrant la route.
"Halte ! Identifiez vous et montrez moi votre permission d'entrée".
"Han ?!? Depuis quand ça existe ce permis d’entrée ?" Répliqua Medusa (ou plutôt Chloé) perplexe.
Le jeune aveugle connaissait bel et bien qu’une permission d’entrée était obligatoire, due au menace de “l'affaire Medusa”. Seulement pour une raison personnelle il a préféré ne pas en prendre ce dernier.
"Hey vous les jeunes là, je ne suis pas ici pour perdre mon temps. C'est soit vous me montrez le permis soit vous dégagez".
"Vous n’avez donc aucun respect pour les voyageurs. C’est à cause des personnes comme vous que la réputation de ce royaume est si mauvais". Exprima Medusa son mécontentement avant de se tourner, "allez petit on s’en va. On trouvera sûrement une carte ailleurs".
"Allez calme toi pas si vite". Dit il en attrapant le bras de Chloé, "Ce n’est qu’un malentendu. Détends toi, je peux bien régler ça entre hommes".
L’aveugle s’approcha ensuite du garde essayant de lui parler tête à tête, il chuchota quelques mots doux pour le relaxer avant de sortir de sa poche une pièce d’or
"Tiens ceci, considère le comme une pénalité pour avoir manqué à la règle".
Le garde changea tout à coup son expression de visage: "je savais que toi tu comprendrais, bref, passez une bonn.."
L’autre collègue du garde lui coupa la parole et demanda confus: "Du coup on les laisse entrer sans permis, mais pourquoi ?"
"Tu veux une mauvaise recommandation ? Tais toi et ne questionne pas tes supérieurs".
"Ah je disais, Passez une agréable séjour au royaume d’Argos".
Après ce petit incident qui, irritait toujours la jeune demoiselle, ils réussirent à entrer dans le royaume, ils se dirigèrent ensuite vers l’auberge, mais que fut leur surprise lorsqu’ils découvrirent que la place qui était censé être le salle de repos, contenait un camp militaire. Medusa questionna un passant qui passait par là.
"Pardonnez moi monsieur, qu’est ce qui s’est arrivé à l’auberge qui était ici ?"
"Vous vivez dans une grotte ou quoi, ça fait plus de 80 ans que cette salle de repos fut remplacée par un camp militaire spécialisé en l’assassinat de Medusa. Si vous voulez, la nouvelle auberge n’est pas très loin d’ici. Continuez tout droit et vous arriverez à votre destination. D'accord merci pour l’information et désolé pour le dérangement".
Notre duo continuèrent leur chemin, trouvant enfin la véritable auberge.
Avant d’entrer l’aveugle se tourna vers Medusa. "Mademoiselle Chloé", chuchota t il, "soyez discrète d’accord ? Je m’occuperais des interactions. Ça serait dommage de se faire des ennemis dès le début de notre aventure".
Ils entrèrent finalement dans l’auberge qui était plutôt remplie de foule, venant des quatre cote de la terre. ils allèrent directement vers le comptoir essayant d’acheter une carte le plus vite possible, le repas et le logement pourrait bien attendre. "Bonjour monsieur, comment puis-je vous servir ?"
"C’est à combien une carte".
"C’est à deux pièces d’or l'unité, malheureusement j’ai peur que vous ayez arrivé en retard, il nous que deux cartes disponible et tous les deux ont été déjà commandés".
"Dommage alors, est ce qu’il y a moyen pour qu’on l’ait en premier, nous avons une vraie urgence".
"Désolé, les règles sont les règles, nous ne promouvons pas le favoritisme".
"Et quand est-ce que le prochain lot arriverait ?"
"Avec les économies affectées par Medusa et les conditions de travail actuelles, je dirai plutôt dans trois semaines".
On pouvait voir clairement sur le visage de Médusa le sentiment de dégoût car il furent arrêtés par les gardes plutôt. Mais s'il y a une chose qu’elle a comprise, ce que l’argent permettait tout dans ce royaume corrompu. Heureusement, en ramassant ses affaires avant de quitter le temple, elle prit quelques les monnaies et bijoux que portaient les soldats pétrifiés.
"Quinze pièces d’or !" cria Medusa, attirant l’attention.
"Pardon madame ?!"
"Quinze pièces d’or pour une carte, ça vous convient ?"
"Attends Mademoiselle Chloé, je ne comprends pas la" demande l’aveugle stupéfait. "Vous êtes vraiment sérieux ? On peut partir ailleurs pour le chercher vous savez" rassura le jeune homme.
"Pas la peine, il nous faut cette carte maintenant". Elle se tourna vers le comptable: "Alors vous le prenez ou pas ?"
"Euh..comment dire…? c'est que… euh… "
"PATRON… !!!" hurla le comptable.
Il n'y avait de mot pour décrire à quel point le patron fut rapide d’intervenir pour conclure l’achat. On parlait de 15 pièces d’or, or que le salaire moyen d’une personne au royaume dépassait rarement cette somme. En effet, il a même offert a notre amis des séjours et repas gratuits pour trois jours avec tout service fourni.
Mais il ne fallait pas oublier qu’une personne qui était censé avoir le produit venait de perdre sa commande faite en avance depuis plus d’une semaine et il ne comptait pas rester les bras croisés.
Le patron s’est mis personnellement à servir nos amis, montrant sa gratitude à chaque occasion. Il leur donnait une place confortable au coin le plus beau de l’auberge, apportant du repas ainsi que d'autres services. "Voilà c’est tout, n'hésitez pas à me signaler en cas de besoin". "Oui, merci pour l'hospitalité".
Ils se mirent directement à manger et pour briser le silence, Chloe interrogea le jeune aveugle. "Tu sais petit, depuis qu’on s’est rencontré, tu ne faisais que me poser des questions, à part le fait que t’es aveugle, je ne sais pratiquement rien sur toi".
"Même si c’est vrai, c’est quand même blessant ce que vous venez de dire mademoiselle. Vous savez je préfère souvent ne pas parler de moi, mais si c’est vous je ne pense pas qu’il y ait de problème. Alors je m’appel…"
Il fut interrompu par un grand homme robuste pas très content. "Donc c’est vous qui m'avez piquer la carte que j’ai commandée. Écoutez, je ne vais pas passer par quatre chemin, donnez-moi la carte que vous m’avez volé si vous ne voulez pas d’ennuis".
"Et puis quoi encore ? Nous l’avons acheté et pas volé, je te signale" rétorqua Medusa.
"Tu me tapes sur les nerfs, espèce de connasse".
"Parle pour toi, misérable scélérat". (Une vraie vipère cette Médusa)
L’aveugle qui était témoin de cette dispute, fut subitement frappé par une forte migraine. Qu'est ce qui se passait tout a coup ? Pourquoi en ce moment ? il se demandait intérieurement.
L’homme rouge de colère envoya Chloé au sol avec une gifle violente au visage.
"Calmez vous tous les deux" dit l’aveugle essayant de les séparer avec son migraine qui continuait toujours: "Pas la peine de recourir à la violence On pourrait faire un marché". "Comment ose tu me parler, espèce de voleur riche et corrompu".
"Non, ce n’est pas ce que vous croyez, on a vraiment besoin de cette carte" dit l’aveugle.
"Attends une seconde, à voir par ta tronche, ne serais tu pas Fidias, le petit fils insolent et fugueur du ministre ?" "…"
"C’est ça, je le savais, mec tu sais pas combien d’argent de prime sont mis sur toi. Allez petit. Rentrons à la maison, au moins ces récompenses me changeront l’humeur".
Le petit dispute attira l’attention du foule, qui ont tous reconnu le jeune aveugle. Il était nettement mal à l'aise. L’homme tendit sa main pour attraper le jeune mais Chloé intervena une fois de plus, stoppant net l’agresseur.
"Toi encore ?" "Tu ne vois pas qu’il ne veut pas venir avec toi ? laisse le tranquille".
"Tu m’as vraiment agacé cette fois, tu vas me payer cher. Enlève cette espèce de foulard pour que je puisse mieux voir ta tronche".
"Vas-y, fais le si tu l'oses" dit-elle, essayant d'énerver le gars.
"Tu me provoques hein ?! attends pour voi…"
L’homme fit alors son plus grand erreur en enlevant le foulard, laissant ainsi les serpents et les yeux terrifiants de Medusa à découvert. Il regardait les yeux de la femme et avant de s’en rendre compte, tout son bas de corps était déjà pétrifié.
"Arghh qu’est qui m’arrive ? Non !!! C’est Medusa !! C’EST MEDUSAAAAAAAAAAAAAA. Vite appelez Perseus, dites lui qu’elle est là" Hurla-t-il de toute sa force avant de se pétrifier complètement.
Il n’y avait pas besoin de dire à quel point cette pétrification et la présence de Medusa entrainèrent un chaos total dans le royaume entier.
La population se divisa alors en deux groupes, une qui prise de panique et de choc, évitant tout regard et s’enfuyant le plus loin possible du danger, criant à chaque récoin la ménace de Medusa.
Et l’autre groupe qui en voyaient une opportunité d’or afin de prouver leur valeur, se venger, ou simplement attirer par l'appat du gain. Ils étaient prêts à tout pour l’a décapité.
Sur une foule de 36 personnes dans l’auberge, presque deux tiers de gens ont préféré prendre la fuite, ce qui laissait le nombre restant suffisamment gérable pour Medusa.
l’un après l’autre, elle pétrifia tous guerriers tentant un assaut. Elle prit fermement la main de l’aveugle et ils avancèrent vers le comptoir. Des murmures et des tremblements d’agonie se faisaient sentir à travers la table.
"S’il vous plaît ne me pétrifiez pas" bafouilla le patron en pleurs, "j’ai des enfants qui m'attendent, je vous en supplie, épargnez moi. Ne rendez pas les enfants orphelins, je ferai tout ce que vous voudrez".
"Détrompez vous, je ne vous ferai quoi que ce soit". Elle fouilla dans ses affaires puis sortit quelques pièces d’or: "Tenez ceci, utilisez pour la réparation des lieux, désolé pour la terreur que vous avez ressenti tout à l'heure".
(…) le patron n’osait pas prononcer un mot pensant que c'était un piège. Mais au fond il ressentait de la sincérité dans les paroles.
"Allez petit, on s’en va !" dit-elle avant de sortir de l’auberge.
Les ruelles étaient plus hostiles, on trouvait des gardes et des guerriers à chaque recoin, Ils tentèrent de se faufiler en douce sauf que, la vigilance de ces soldats était hors pair.
"Ils sont là !" Avertit un garde.
Le duo essayait de s'échapper des gardes afin d’éviter un affront direct. N'étant pas familier avec les ruelles, elle suivait son instinct, créant le plus de creux possible entre eux, Mais à un moment, la chance les trahirent finissant dans un cul de sac.
"Ecoutez, je ne suis pas la pour faire du mal, je vous le promets".
"Garde tes promesses pour toi sale meurtrière".
Il n’y avait aucune échappatoire possible, et les gardes ne faisaient qu"arriver, la confrontation était inévitable.
Elle recula le jeune homme en arrière, se munit ensuite du bâton de l’aveugle.
Medusa s’occupait d’une centaine de personnes par jour, alors neutraliser quelques soldats n'était pas un problème pour elle. Elle s’occupa vite des ennemies et donna la combinaison d’une des gardes.
"Tiens, porte ceci pour te fondre dans la masse. Je suis aveugle je ne pourrais pas courir en te suivant. t’as un plan ?"
"Voici ce qu’on va faire, tu feras semblant de me poursuivre. Chaque deux secondes je produirais un son que tu suivras". "Ok, si je comprends bien, une frappe signifie tout droit, deux c’est la gauche et trois la droite, je me trompe ?"
"Bingo ! mais avant de partir fouillons ces soldats, peut être qu’on trouvera quelque objets utiles".
"A vos ordres, mademoiselle Chloé."
Comme prévu, ils exécutèrent le plan et ils arrivèrent à la sortie du royaume ou la sécurité était renforcée par quatre. Calculateur comme elle est, elle a juste lancé au sol des cinquantaines de pièces d’or, agitant la foule, qui bloquèrent la vision des gardes et rendait difficile l’utilisation d’une arme.
Ils profitèrent de l’occasion et sortirent finalement hors du royaume, ils s'éloignèrent d’un bon kilomètres avant de s'arrêter pour reprendre leur souffle
Ils avaient réussi, la carte est toujours en leur possession, ils pourraient enfin aller chercher cette légendaire eau miraculeuse. ( Oups j’ai parlé vite. )
"Halte, plus un geste !" résonna une voix grave à travers le paysage.
En un instant, ils furent encerclés par des centaines de guerriers, portant différentes armes létales. Leur chef portait une armure dorée décorée par différents badges distincts.
C'était le ministre.
"Fidias, peux tu m’expliquer ce que tu fous avec cette monstre ?" "…"
Malgré les compétences du jeune aveugle pour les négociations, quand il s'agit de son père, il perd tous ces moyens. Medusa s’avança en avant pour prendre sa défense mais Fidias l’arrêta, lui disant de laisser cette conversion entre lui et son père. Elle se retirait du devant, évitant les regards afin de ne pas envenimer la situation.
Le ministre de son côté dit à tes soldats de baisser les armes. Laissant place à une confrontation père fils.
Le ministre se rapprocha: "Dis-moi Fidias, pourquoi tu t’es enfui du royaume ?"
"Père, écoute, je ne suis plus un enfant j’ai le droi…" "Ferme la !" l'interrompt t-il. "De quelle droit tu me parles. Moi qui croyais ne plus jamais te revoir, mais toi t’as préféré perdre ton temps en compagnie de cette démone sans foi ni loi, t’imagines les dangers et les ennemies que tu risques d’avoir ?"
"Arrête de la traiter de monstre ou de démone, comment pourrait-elle être une si elle m’a sauvé la vie à plusieurs reprise".
"Ne tombe pas dans son jeu mon fils, elle ne fait que te manipuler, bientôt elle se débarrassera de toi comme l’on se débarrassait d’une vieille chaussette".
"Alors là au moins ma vie aurait un sens" répond-il avec la voix serein.
(…) "Passer la journée dans le palais, entendre des fausses promesses et recevoir de fausses leçons sur l'heroisme, tu crois que c’est ça qui rendrait heureux ?" (…) il restait muet se rendant compte de la souffrance de son fils.
"Je ne peux pas devenir ministre ni être une personne normale de mon âge. Tout ça parce que je suis aveugle contrairement à toi. Sais tu comment je le vis, moi ? Être constamment dans le noir, ne pas pouvoir voir les belles créatures et paysages qu’on me décrit, As-tu déjà pensé à mon bien-être père ?" "Mon fils je ne veux que ton bien, rester avec Medusa ne t’apportera que des problèmes, rentrons à la maison je te promets qu’on trouvera une solution".
Fidias, en avait marre que son père ne veuille pas prendre ses sentiments en compte, il devait faire le tout pour le tout. Il brandit une épée qui était attachée à sa combinaison et le tient au niveau de son cou.
"Jamais ! Maintenant, c’est soit je pars soit je me suicide ici devant toi". le père essaya de s’approcher: "Calme toi Fidias…"
"Stop !" cria-t-il entendant les bruits de pas, "un pas de plus et je passe à l'action, je ne plaisante pas".
Il n’y avait rien qu’il pouvait faire pour son fils, il est irrécupérable peu importe ce qu’on lui disait. Le ministre n’eut d’autre choix que de faire confiance à son fils. "Je regrette vraiment de t’avoir parlé de cette histoire d’Eau miraculeuse" avoua t-il les yeux pleins de regrets.
"Et moi je te remercie fortement pour l’avoir fait. J’espère que tu me comprendras, père". Il prit un moment de réflexion et dit: "Comme tu veux pas rentrer, fais comme tu veux, je t’aurais averti. Je prie pour que tu retournes sain et sauf".
"Merci papa ! Crois moi je ne te décevrai pas".
"Oui je crois en toi". Le ministre tourna le dos vers Chloé avant d’ajouter: "Medusa, je te confie mon fils, prends bien soin de lui. En échange, je m’assurerais que vos actions soient prises comme de la légitime défense. Soldat ! Rebroussons chemin, on n’à plus rien à faire ici".
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Pov: Perseus …un jour après le départ du duo.
Après six jours à errer comme un vagabond, à la recherche de Medusa, le guerrier est en venu à la conclusion qu’une autre personne avait déjà tuée la femme au cheveux de serpent. Il retournait au royaume, pour faire son rapport, afin de libérer sa famille.
Au fur à mesure que Perseus se rapprochait du royaume, il ressentait une forte pressentiment, jamais le royaume d’Argos n’à été aussi silencieuse, il pensait que c’était juste un regroupement fait par le roi pour annoncer une nouvelle, mais bientôt il se rendra compte de ce qui venait d’arriver à Argos.
Perseus était surpris par les nombres de gardes posté à l'entrée, d’habitude, il n’y avait que deux soldats pour garder le portail d’entrée, seulement, il trouva 8 gardes armés bloquant l’entrée et la sortie à toute personne.
Mais Perseus avait un réputation solide et fiable au sein des guerriers, ce qui lui facilita l’accès d’entrée.
Toute le royaume était agité, on pouvait croiser des soldats a chaque recoins, Argos était entré en mode hyper-sécurité. Il demandait à un gardes la situation actuelle mais avant que celui-ci puisse répondre quoi que ce soit, deux guerriers passèrent à côté d’eux. Ils transportaient le corps pétrifié d’un civil innocent, pris dans l’incident.
Il se précipita immédiatement vers le général pour mettre les idées aux clairs, sans même saluer ou montrer un signe de respect, il commença la discussion.
"Général, dites-moi ce qui est arrivé à Argos ? Pourquoi sommes-nous en mode hyper sécurité ?"
"Malheureusement, hier pendant votre absence, le royaume a subi une attaque terroriste orchestrée par Medusa".
Pour le guerrier invaincu, entendre ces mots sont tout bonnement inacceptable, il était le guerrier invaincu qui n’avait failli à aucun de ces missions.
"C’est impossible, êtes vous sûrs que ce sont les actions de Medusa ?"
"A ma connaissance, personne, à part elle, personne ne possède le pouvoir de la pétrification. Selon les témoignages, elle cachait ses cheveux par une voile épaisse, et aussi elle était accompagnée par un aveugle, j’ai entendu dire que c'était Fidias, le fils du ministre".
Là, à ce moment précis, Perseus se souvint de tout ce qui s’est passé au temple, de la femme voilée terrifiée, de l’homme aveugle… tout concordait et formait une logique irrefutable. Comment tout ceci s’est passé sous son nez sans qu’il s’en rende compte de rien ?
Il resta silencieux quelques instant avant de demander: "Et combien de victimes sont affectées par l’incident ?"
"Le nombre exact n’est pas encore déterminé, mais actuellement nous avons retrouvé plus de 80 personnes pétrifiées, dont 90% sont des soldats ou guerriers".
"Mais comment ont-ils pu s’infiltrer aussi facilement dans le royaume sans éveiller aucun soupçon ?"
"Je me disais la même chose aussi, nous avons commencé à mener une enquête pour déterminer les complices. Mais j’ai peu de foi en ce dernier, vue la corruption dans le royaume, ça ne m'étonnerait pas que l’affaire soit vite étouffée".
"Qu’allons nous faire maintenant, général ?"
"Nous devons continuer cette mission coûte que coûte, Medusa a causé beaucoup trop de tort dans ce royaume, elle ne doit pas rester impunie".
"Oui je vous comprends, elle doit payer pour ses actes, des informations sur leur prochaine destination ?"
"Apparemment ils chercheraient l’Eau miraculeuse". Le général sortit une carte de ces affaires: "Tenez ceci, l'itinéraire à suivre est marqué dessus. Ayant quitté le royaume hier, ils devraient sûrement faire escale dans ce village dans les jours qui suivent" dit-il en pointant sur la carte.
La chasse à Medusa n’était plus seulement une mission pour Perseus, c’était devenu une vendetta personnelle.
Sans même se reposer, le guerrier rebroussa ses chemins murmurant sur la route : <<Nous te poursuivrons, nous te hanterons, nous continuerons à nous sacrifier pour te tuer. Tant que ta tête n’aurait pas touché le sol, continuer à se battre revenant toujours plus fort. Ce n'est n’est qu’une question de temps Medusa. Vit bien tes derniers instants sur terre, car bientôt ton âme ira au diable. >>
A suivre…