Chapitre 2 963
« L’épreuve de sélection du Domaine sacré ? »
« Ancien, le Domaine sacré des Neuf Lunes va bientôt ouvrir ? » demanda Chu Feng.
« À ce que je vois, Xingde et Xingren t’en ont déjà parlé, dit Chu Xuanzhengfa. »
« Les deux Anciens m’ont effectivement dit que le Domaine sacré des Neuf Lunes allait bientôt ouvrir à ce junior. Toutefois, je ne sais pas exactement comment se déroulera la sélection. »
Chu Feng devina que cette fameuse épreuve de sélection du Domaine sacré devait être une sorte d’examen destiné à déterminer qui pourrait entrer dans le Domaine sacré des Neuf Lunes. Seuls ceux qui réussiraient l’épreuve auraient la possibilité d’y entrer pour s’entraîner.
Il ignorait cependant les détails de l’examen. Après tout, les critères variaient d’une épreuve à l’autre.
« L’épreuve de sélection du Domaine sacré s’adresse aux jeunes générations. Pour quelqu’un comme toi, la réussir sera un jeu d’enfant. Ce ne sera qu’une formalité. »
« J’ai déjà obtenu pour toi le droit d’y participer. »
« Seulement, tes blessures étaient trop graves, tu es resté inconscient trop longtemps et l’épreuve de sélection du Domaine sacré a lieu aujourd’hui. Je pensais donc que tu laisserais passer cette occasion. »
« Heureusement, tu t’es réveillé juste à temps et tu as même complètement récupéré. On dirait que c’était vraiment la volonté du Ciel. »
« Même le Ciel veut que tu participes cette fois-ci à l’entraînement dans le Domaine sacré des Neuf Lunes. »
Chu Xuanzhengfa était ravi. Tout en parlant, il sortit une plaque d’admission et la tendit à Chu Feng.
On pouvait y lire : « Épreuve de sélection du Domaine sacré ».
« Petit frère Chu Feng, félicitations ! »
En voyant la plaque, Chu Yue le félicita aussitôt.
Au moment de le féliciter, elle jeta un regard à la plaque d’admission que Chu Xuanzhengfa lui avait remise. Une lueur d’envie apparut malgré elle dans ses yeux. Son expression ne laissait aucun doute à ce sujet.
À son expression, Chu Feng comprit que seuls ceux qui réussissaient l’épreuve pouvaient entrer dans le Domaine sacré des Neuf Lunes pour s’y entraîner, mais que même obtenir le droit de participer à la sélection n’avait rien de facile. Chu Yue, en tout cas, n’y avait pas été admise.
Pourtant, Chu Yue n’était pas dépourvue de talent. Même si elle n’était qu’au troisième rang du Royaume de l’Immortel véritable, son niveau restait plutôt honorable parmi les jeunes générations.
Si même elle n’avait pas obtenu le droit de participer à la sélection, on pouvait imaginer à quel point les critères d’admission étaient rigoureux.
« Chu Yue, ta mère et toi avez pris soin de Chu Feng sans relâche ces derniers jours. »
« J’ai donc aussi obtenu une plaque d’admission pour toi, ajouta Chu Xuanzhengfa en en sortant une autre qu’il lui tendit. »
« Merci, Maître adjoint de la Salle ! » s’exclama Chu Yue, folle de joie. Elle s’agenouilla aussitôt et se prosterna respectueusement devant Chu Xuanzhengfa.
« Allons, relève-toi. Tu le mérites. Inutile d’être aussi cérémonieuse avec moi. »
Chu Xuanzhengfa aida Chu Yue à se relever, puis déposa la plaque dans sa paume.
« Chu Yue, même si ton talent est inférieur à celui de Chu Feng, il n’est pas mauvais pour autant. Si tu prends cette épreuve de sélection du Domaine sacré au sérieux, tu auras tes chances, ajouta Chu Xuanzhengfa. »
« Je ne vous décevrai pas, Maître adjoint de la Salle », répondit Chu Yue.
Chu Xuanzhengfa se mit ensuite à présenter la femme d’âge mûr à Chu Feng.
Chu Feng avait vu juste : cette femme était bien la mère de Chu Yue.
De plus, la mère de Chu Yue appartenait bel et bien à la Salle d’application des lois. C’était elle et Chu Yue qui avaient pris soin de Chu Feng pendant qu’il était inconscient.
Un détail méritait d’être relevé : la conversation lui avait laissé comprendre que le père de Chu Yue semblait déjà mort. À présent, il ne restait plus qu’elle et sa mère.
Chu Feng savait à quel point les proches étaient précieux. Comme il avait déjà une bonne opinion de Chu Yue, son histoire éveilla inévitablement sa compassion.
Après ces brèves présentations, Chu Xuanzhengfa conduisit Chu Feng à l’endroit où se déroulait l’épreuve de sélection du Domaine sacré.
L’épreuve avait lieu dans une grande salle du palais, où seuls les membres des jeunes générations étaient admis.
Lorsque Chu Feng et Chu Yue y entrèrent, il reconnut aussitôt plusieurs visages familiers. Chu Ruoshi, Chu Lingxi et Chu Hanyu, ces génies du Clan céleste Chu, étaient tous présents.
Outre Chu Ruoshi, Chu Lingxi et Chu Hanyu, d’autres personnes que Chu Feng avait déjà croisées, sans en connaître le nom, se trouvaient là.
Il y avait aussi quelqu’un qu’il n’avait encore jamais vu. Ce dernier n’était pourtant pas faible : il avait atteint le même niveau que Chu Hanyu, le septième rang du Royaume de l’Immortel véritable.
Il s’agissait sans doute de l’autre génie de la jeune génération actuelle du Clan céleste Chu : Chu Haoyan.
Chu Feng remarqua également que la salle comptait quatre-vingt-dix-huit jeunes, sans le compter lui ni Chu Yue. Avec eux, ils étaient cent en tout.
Le nombre de participants autorisés à prendre part à l’épreuve de sélection du Domaine sacré ne devait donc pas dépasser cent.
Le Clan céleste Chu était si florissant qu’il comptait d’innombrables jeunes. Avec seulement cent places, il n’était pas étonnant qu’il soit si difficile d’obtenir le droit de participer à la sélection.
« Regardez ! C’est Chu Feng ! »
« Il s’est réveillé ! »
« Ciel ! Après avoir été frappé par une telle foudre, il va vraiment bien ?! »
Dès que Chu Feng entra, tous les présents le remarquèrent.
Des exclamations retentirent aussitôt de toutes parts.
À sa vue, chacun laissa paraître une expression plus ou moins complexe.
Au moins soixante-dix pour cent des personnes présentes avaient vu de leurs propres yeux Chu Feng gravir les Pas des Neuf Niveaux de Foudre céleste, éveiller le légendaire dixième niveau et finalement faire apparaître la Foudre divine aux neuf couleurs.
À leurs yeux, Chu Feng n’était donc pas seulement revenu au Clan céleste Chu : au vu de ses exploits, il était sans conteste le jeune membre au plus grand potentiel.
Voilà pourquoi leurs expressions étaient si compliquées. Ceux qui ne l’aimaient pas étaient particulièrement concernés : à cet instant, ils éprouvaient une certaine crainte à son égard.