Chapitre 2 962
Première Entaille : Apparition de la Foudre céleste.
Deuxième Entaille : Transformation de la Foudre céleste.
Troisième Entaille : Fusion de la Foudre céleste.
Quatrième Entaille : Conversion de la Foudre démoniaque.
Cinquième Entaille : Mouvement de la Foudre démoniaque.
Sixième Entaille : Dôme céleste chaotique.
Septième Entaille : Conversion divine et démoniaque.
Huitième Entaille : Danse divine et démoniaque.
Neuvième Entaille : Extermination des êtres vivants.
Telles étaient les Neuf Taillades de la Foudre céleste.
Les Neuf Taillades de la Foudre céleste s’apprenaient d’une manière très particulière. Chu Feng devait recourir à une méthode spéciale pour faire jaillir les éclairs contenus dans sa lignée. Autrement dit, il devait libérer la puissance de la Foudre céleste qui sommeillait en lui.
Faire jaillir la foudre de sa lignée et utiliser la puissance des Bêtes de foudre était loin d’être une tâche facile.
La première entaille, à elle seule, était si difficile à maîtriser qu’elle lui donnait mal à la tête.
Malgré tout, Chu Feng était ravi.
Peut-être parce que les Neuf Taillades de la Foudre céleste s’étaient assimilées à son corps et à son âme, Chu Feng pouvait en mesurer la puissance même sans les avoir maîtrisées.
La première entaille, à elle seule, possédait une puissance défiant les cieux, capable de franchir un niveau de cultivation et de tuer un adversaire dont le niveau de cultivation était supérieur au sien.
Bien que Ma Reine pût partager la vue et l’ouïe de Chu Feng, elle ne pouvait pas lire ses pensées.
En le voyant l’air distrait, elle ne put se retenir et lui demanda : « Chu Feng, pourquoi as-tu l’air si absent ? »
« Ma Reine, j’ai… encore tiré profit d’un désastre. »
Fou de joie, Chu Feng se mit à raconter à Ma Reine ce qu’il avait appris sur les Neuf Taillades de la Foudre céleste.
« Une telle chose s’est vraiment produite ? En fait, tu n’as pas subi de tribulation céleste en atteignant la dixième étape. Tu en as plutôt tiré des bénéfices. »
« Haha, c’est vraiment merveilleux ! Si les gens du Clan céleste Chu l’apprenaient, ils en mourraient de rage ! » En découvrant la nouvelle, Ma Reine fut encore plus heureuse que Chu Feng.
« Ils ne doivent absolument pas l’apprendre. Même si l’Ancien Zhengfa me traite très bien, je ne sais toujours pas exactement quelle attitude le Clan céleste Chu adopte à mon égard. S’ils découvrent que je possède une technique liée à notre Lignée céleste, qui sait s’ils ne chercheront pas à me la prendre ? » dit Chu Feng.
« Bien sûr. Comment pourrais-tu les laisser l’apprendre ? Mais pour l’instant seulement. À l’avenir, tu devras leur en parler. Tu devras absolument le faire. »
« Quand tu seras assez puissant pour ne plus avoir à craindre le Clan céleste Chu, déchaîne les Neuf Taillades de la Foudre céleste devant eux. Montre-leur ce dont tu es capable et fais-leur comprendre qu’ils ne pourront jamais obtenir une telle chose, pas même en une vie entière. »
Les lèvres de Ma Reine s’étirèrent en un sourire. Elle semblait déjà voir l’étonnement et les regrets qui apparaîtraient un jour sur les visages des membres du Clan céleste Chu.
« Haha, d’accord, je ferai comme le suggère ma petite Eggy », répondit Chu Feng, tout aussi heureux.
Chu Feng sentait que son corps allait presque parfaitement bien. De plus, il avait obtenu une technique d’une puissance extraordinaire. Comment aurait-il pu ne pas être fou de joie ?
Le seul regret, c’était qu’il était tout bonnement incapable d’apprendre les Neuf Taillades de la Foudre céleste pour le moment. Il lui semblait qu’il devait au moins atteindre le Royaume de l’Immortel martial pour pouvoir commencer à les étudier.
Or, non seulement Chu Feng n’était pas encore un Immortel martial, mais il était même encore loin du Royaume de l’Immortel céleste. Il lui faudrait donc patienter avant de pouvoir tenter d’apprendre les Neuf Taillades de la Foudre céleste.
Quoi qu’il en soit, les Neuf Taillades de la Foudre céleste devinrent une source de motivation qui le poussa à accroître sa cultivation.
« Chu Feng, tu es réveillé ? »
À cet instant, la porte de la chambre de Chu Feng s’ouvrit brusquement. Chu Xuanzhengfa se précipita aussitôt à l’intérieur.
Derrière lui entraient Chu Xingde, Chu Xingren, Chu Yue et une femme d’âge mûr.
Cette femme ressemblait à Chu Yue. Chu Feng en conclut donc qu’elle devait être sa mère.
À sa grande surprise, elle portait à la taille l’insigne de la Salle d’application des lois. La mère de Chu Yue en était donc membre.
À vrai dire, cela se comprenait. Chu Xuanzhengfa savait que nombreux étaient ceux, au sein du Clan céleste Chu, qui voulaient s’en prendre à Chu Feng. Il avait donc forcément choisi des personnes de confiance pour veiller sur lui.
La mère de Chu Yue étant membre de la Salle d’application des lois, elle devait être une alliée de confiance de Chu Xuanzhengfa. C’était probablement pour cette raison qu’il avait choisi Chu Yue pour s’occuper de Chu Feng.
Mais ce n’était pas là le plus important. Ce qui comptait surtout, c’était qu’en dehors de Chu Xuanzhengfa, de Chu Xingdi et de Chu Xingren, la mère de Chu Yue affichait elle aussi un air inquiet en entrant.
Elle s’inquiétait donc elle aussi pour Chu Feng.
Après l’entrée de Chu Xuanzhengfa et des autres, Chu Feng se leva précipitamment de son lit et joignit les poings devant eux. « Ancien Zhengfa, je suis vraiment désolé de vous avoir inquiété. »
« Allons, Chu Feng, qu’est-ce que tu fais ? Tu viens à peine de te réveiller. Repose-toi encore un peu », dit Chu Xuanzhengfa en le repoussant de force sur le lit.
« Ancien Zhengfa, je vais bien, maintenant. Vous n’avez pas à vous inquiéter pour moi », répondit Chu Feng.
« Tu vas bien ? Tu veux dire que tu es complètement rétabli ? » Chu Xuanzhengfa en fut très surpris.
Chu Xingde, Chu Xingren et la mère de Chu Yue l’étaient tout autant.
Leur étonnement était compréhensible. Tous avaient vu de leurs propres yeux à quel point Chu Feng était grièvement blessé. Il était donc naturel qu’ils soient surpris de l’entendre affirmer qu’il allait bien.
« Je vais effectivement bien », répondit Chu Feng.
« Seigneur, les médecins sont arrivés ! » cria quelqu’un depuis l’extérieur.
« Faites-les entrer », ordonna Chu Xuanzhengfa.
Deux vieillards vêtus de tenues identiques pénétrèrent alors dans la pièce.
Quatre caractères étaient inscrits sur leurs robes : « Médecin du Clan céleste Chu ».
Ces prétendus médecins étaient en réalité des spécialistes des Esprits du Monde. Les deux hommes qui venaient d’entrer étaient tous deux assez puissants. On les appelait médecins parce qu’ils étaient spécialisés dans les techniques de guérison.
Ils n’étaient peut-être pas très doués pour mettre en place des formations meurtrières ou défensives, mais, pour soigner les blessés et sauver des vies, ils comptaient sans aucun doute parmi les meilleurs spécialistes des Esprits du Monde.
Une fois entrés, les deux médecins activèrent chacun une méthode d’observation particulière afin d’examiner l’état de Chu Feng.
Ils affichèrent ensuite un air réjoui et se tournèrent en même temps vers Chu Xuanzhengfa. « Seigneur, Chu Feng est complètement guéri. »
« Vraiment ? » Chu Xuanzhengfa avait encore du mal à y croire.
« Nous en sommes absolument certains », répondirent les deux médecins d’une seule voix.
« Il est vraiment guéri… » Après s’en être assuré, Chu Xuanzhengfa se tourna vers Chu Feng, le visage traversé par des émotions complexes.
« Seigneur vice-maître de la Salle, puisque Chu Feng est complètement rétabli, peut-il participer à la Sélection du Domaine sacré des Neuf Lunes ? » demanda Chu Xingde.
« C’est vrai, la Sélection du Domaine sacré des Neuf Lunes ! »
Ces mots firent soudain comprendre la situation à Chu Xuanzhengfa. Il se tourna vers Chu Feng et lui annonça avec enthousiasme : « Chu Feng, j’ai bien peur que tu ne puisses pas te reposer. Tu dois participer à cette sélection. »