Chapitre 1 351
« La porcherie ? Pourquoi veux-tu aller dans la porcherie ? » demanda Chu Feng, stupéfait.
« Soupir… N’en, n’en parlons plus. C’est, c’est cette vieille dame. Elle m’a, m’a fait ça exprès. »
« Elle a dit qu’elle m’amé, m’aménagerait une résidence. Je lui ai dit que n’importe quel en, endroit ferait l’affaire, et que même dormir de, dehors ne me déran, dérangeait pas. »
« Ma, mais cette vie, vieille dame m’a vraiment amé, aménagé une place dans la por, porcherie. En plus, elle a pré, précisé que, comme j’étais un invité et que je n’avais pas le droit de me pro, promener partout, je n’avais le droit de dormir que dans la por, porcherie. »
« Putain ! Y a-t-il déjà eu quelqu’un d’aussi cruel avec les autres ? Je n’ai fait que dire quelques trucs sur eux, non ? C’est vrai, vraiment exagéré ! »
Wang Qiang se mit à jurer. Tout en parlant, il entra dans la résidence de Chu Feng et en profita même pour fermer la porte. Puis il s’assit sur une chaise, prit des fruits sur la table et se mit à les manger. Il ne se souciait absolument pas d’être un étranger chez Chu Feng.
« Si tu es venu chez moi, c’est que tu avais besoin de quelque chose ? » Chu Feng ne s’intéressait pas aux griefs que Wang Qiang avait pu subir. Il lui posa donc tout de suite la question la plus importante.
« B-b-bien sûr ! Tu as vraiment cru que tu pouvais gagner ce pari sans rien donner en retour ? »
« Je veux recommencer à parier avec toi », déclara Wang Qiang avec sérieux.
« Recommencer à parier ? Sur quoi veux-tu miser ? » demanda Chu Feng en souriant.
« Demain, c’est la cérémonie de culte ancestral du Village antique des Sceaux, non ? Pendant la cérémonie, il y a une compétition d’énergie spirituelle. Je suis sûr que tu es au courant. »
« Je vais concourir contre toi, et nous verrons lequel de nous deux arrivera premier. Celui qui remportera la première place sera le vainqueur », dit Wang Qiang.
« Et si aucun de nous n’arrive premier ? » demanda Chu Feng.
« Im-impossible. La première place me revient à coup sûr », affirma Wang Qiang d’un ton assuré.
« Alors, ça veut dire que je suis condamné à perdre ? » Chu Feng ne put retenir son rire. Wang Qiang avait vraiment un talent incroyable pour se vanter.
« Ce n’est pas cer-certain non plus. Si tu as pu me battre cette fois-ci, c’est que tu es plutôt fort, toi aussi. De toute façon, la première place sera à l’un de nous deux. » Comme il craignait que Chu Feng refuse le pari, Wang Qiang changea de discours et se mit à le complimenter.
« Je veux bien parier avec toi, mais qu’as-tu l’intention de miser ? Ne me dis pas que tu as encore des trésors de famille. » Chu Feng sourit.
« Co-comment le pourrais-je ? Je n’ai qu’un seul trésor de famille. Et je l’ai déjà perdu contre toi », répondit Wang Qiang.
« Ne me dis pas que cette chose est vraiment ton trésor de famille », demanda Chu Feng d’un ton dubitatif.
« Bien sûr ! Pourquoi est-ce que je te mentirais ? Est-ce que j’ai l’air si hon, honteux que ça ? » répliqua Wang Qiang.
« Très bien. Puisque tu l’affirmes, je vais te croire. Revenons au sujet qui nous occupe. Tu veux parier avec moi pour récupérer les trésors que j’ai gagnés, c’est ça ? Aujourd’hui, j’en ai remporté un bon nombre. Qu’as-tu l’intention de miser ? Si la valeur de ce que tu comptes mettre en jeu n’est pas équivalente, je ne parierai pas », dit Chu Feng.
« C’est vrai, bien sûr. Tu peux être tran, tranquille. Je suis Wang Qiang, je n’essaierai pas de t’arna, arnaquer. »
Tout en parlant, Wang Qiang prit le Sac cosmique accroché à sa taille. Il le retourna et l’ouvrit sous les yeux de Chu Feng. Aussitôt, un tas d’objets étincelants d’un éclat doré se déversa sur le sol.
À y regarder de plus près, Wang Qiang possédait bel et bien pas mal de trésors. Il avait à lui seul plus de deux cent mille perles martiales. Il y avait aussi des techniques martiales, des ingrédients pour préparer des remèdes, des matériaux pour fabriquer des armes et toutes sortes d’autres trésors.
En évaluant attentivement leur valeur, les trésors que Wang Qiang avait étalés devant Chu Feng valaient effectivement plus que ceux que ce dernier avait gagnés dans la journée. La plupart étaient très étranges et rares. Malgré leur apparence disgracieuse, c’étaient tous des objets de premier ordre.
Malheureusement, aucun des trésors de Wang Qiang ne tentait Chu Feng. Ce dont il avait besoin, ce n’était pas de ce genre d’objets, mais de ressources de cultivation capables de lui permettre de réaliser rapidement une percée.
Voyant que Chu Feng ne lui répondait pas et semblait même peu disposé à accepter ces trésors, Wang Qiang s’empressa de demander : « Qu’est-ce qu’il y a ? Avec tous ces tré, trésors, tu n’es toujours pas satisfait ? »
« Ce sont à peu près les mêmes sortes de trésors que ceux que j’ai gagnés. Mais il leur manque une chose », répondit Chu Feng.
« Qu’est-ce qui leur man, manque ? » demanda Wang Qiang.
« Il leur manque un objet d’une valeur équivalente à celle de ton trésor de famille », dit Chu Feng.
« Quoi ? Même si j’ai sorti tous ces tré, trésors, tu veux encore mon trésor de famille ? À quel point peux-tu être cupide ? » demanda Wang Qiang, désemparé.
« Tu prétends que ces objets sont à la hauteur de ton trésor de famille ? Dans ce cas, ton fameux trésor n’a donc rien d’inestimable », rétorqua Chu Feng.
« Toi, toi, toi… » Wang Qiang resta sans voix. Il était si anxieux qu’il se mit à transpirer, mais il ne savait pas quoi répondre.
Après tout, il avait affirmé avec une certitude absolue que son trésor de famille était inestimable. À présent, Chu Feng lui demandait d’en sortir un autre de valeur équivalente. Il lui faudrait donc mettre la main sur un trésor sans prix, non ?
« Frè, frère Chu Feng, tu ne peux pas me faire ça. J’ai déjà sorti tout ce que je poss, possède. S’il te plaît, s’il te plaît, parie encore une fois avec moi. » Wang Qiang le supplia.
« Tout à l’heure, tu étais sûr de pouvoir me battre. Maintenant, il est évident que tu me tends un piège pour me prendre tous mes trésors. »
« Mais même si tu veux me faire tomber dans ton piège, tu devrais au moins me tendre un appât alléchant. Si tu n’es même pas capable de sortir un objet d’une valeur équivalente à ton trésor de famille, comment veux-tu que je m’y jette ? »
Chu Feng haussa les épaules. Ce n’était pas qu’il ne voulait pas gagner les objets que Wang Qiang avait mis en jeu ; il estimait simplement que celui-ci n’avait pas encore dévoilé tous ses trésors.
Chu Feng avait lancé une longue ligne pour attraper un gros poisson. Il voulait voir si Wang Qiang accepterait de miser de véritables ressources de cultivation.
« Très bien, j’ai perdu. Ça devrait suffire, maintenant, non ? » Contraint par Chu Feng, Wang Qiang serra les dents et glissa soudain la main dans son large caleçon à fleurs.
Lorsqu’il la ressortit, les yeux de Chu Feng s’illuminèrent aussitôt et son cœur se mit à battre plus fort. [1. GNE : les sous-entendus homoérotiques, ça fait plaisir :D]
Wang Qiang tenait un objet dans la main. Celui-ci était enveloppé dans une formation spirituelle, si bien qu’il était presque impossible d’en percevoir l’aura. Pourtant, Chu Feng reconnut au premier coup d’œil qu’il s’agissait du même objet que le trésor de famille de Wang Qiang : cette chose qui ressemblait à une crotte et qu’il venait tout juste de raffiner.
Chu Feng était certain qu’il lui suffirait de raffiner la ressource de cultivation que tenait Wang Qiang pour réaliser une percée. Comment aurait-il pu ne pas s’enthousiasmer à l’idée de progresser dans sa cultivation ?
Cependant, pour éviter de laisser paraître quoi que ce soit, Chu Feng resta parfaitement calme en apparence. Il fronça même les sourcils et prit un air mécontent.
Avec une moue contrariée, il se tourna vers Wang Qiang et demanda : « Tu n’as pas dit que c’était ton trésor de famille ? Pourquoi peux-tu en sortir une copie conforme ? Tu m’as clairement arnaqué, non ? »
« Frè, frère, je suis dé, désolé. En effet, je t’ai men, menti tout à l’heure. C’est bien mon trésor de famille, mais j’en possède en réalité deux. »
« Je ne te mens vraiment pas cette fois. Je n’ai que deux trésors de famille. L’un est entre tes mains, et l’au, l’autre est ici, avec moi », dit Wang Qiang d’un ton d’excuse et avec une sincérité manifeste.
Malgré son expression et son attitude tout à fait ordinaires, Chu Feng était certain que Wang Qiang mentait.
« Tu essaies encore de me tromper ? J’ai examiné cette chose avec attention. Elle contient bien de l’énergie naturelle, mais il est tout simplement impossible de la raffiner. Bref, c’est inutile. »
« Je suis donc certain que ce ne sont pas tes trésors de famille. Où as-tu trouvé ces saletés ? Dis-moi exactement d’où elles viennent. Si tu le fais, je parierai avec toi », dit Chu Feng.
« J-j-j’avoue, ce ne sont en effet pas mes trésors de fa, famille. » Wang Qiang n’avait vraiment aucun scrupule. Menacé par Chu Feng, il se mit aussitôt à tout avouer. Et il le fit avec un calme parfait, sans la moindre trace de honte.