Chapitre 1 337
À cet instant, tout le monde se tut. Après ce qu’il venait de faire, personne n’osa rire de Wang Qiang, se moquer de lui ni l’insulter.
Qu’ils fussent des experts de l’ancienne génération ou des jeunes orgueilleux, tous comprirent que Wang Qiang était très puissant. Même ceux qui auraient pu le vaincre ne souhaitaient pas l’offenser sans raison ni provoquer de conflit.
En réalité, ce que les gens redoutaient le plus n’était pas la force de Wang Qiang lui-même, mais celle de la puissance qui avait réussi à faire éclore un génie tel que lui.
« Grand frère, il y a aussi celui-là. »
Au moment où tout le monde commençait à craindre Wang Qiang, le gros désigna soudain Chu Feng du doigt.
« C’est vrai, grand frère. Ce gamin est extrêmement arrogant. Je lui ai dit de ne pas s’approcher de la maison de pierre, puisqu’elle était occupée par toi. Mais non seulement il a refusé de m’écouter, il m’a même dit avec arrogance de te demander de venir le trouver toi-même », ajouta l’homme à l’allure négligée pour désigner Chu Feng.
« F, f, f, foutre ! G, g, gamin, t, t, tu es tr, très arrogant, hein ? » En entendant ses frères, Wang Qiang tourna vers Chu Feng ses yeux fuyants. Son regard provocateur ne laissait aucun doute sur ses intentions.
À cet instant, tous les regards suivirent celui de Wang Qiang et se tournèrent vers Chu Feng. Certains affichaient même un air impatient.
Oui, ils attendaient avec impatience le combat entre Chu Feng et Wang Qiang.
Avant l’arrivée de Wang Qiang, beaucoup avaient supposé que Chu Feng était un génie aux origines extraordinaires. Sa cultivation de roi martial de rang cinq ne représentait certainement pas sa véritable force.
Bien sûr, même s’ils pensaient que Chu Feng était plus puissant qu’il n’en avait l’air, ils ne croyaient pas qu’il pourrait vaincre Wang Qiang, roi martial de rang sept, avec sa cultivation de roi martial de rang cinq.
Aussi, ce que la foule attendait n’était pas un affrontement entre les forces personnelles de Chu Feng et de Wang Qiang, mais entre les puissances qui se tenaient derrière eux.
« Je n’ai pas envie de perdre mon temps en paroles. Si tu veux m’attaquer, viens donc. »
Chu Feng avait déjà prévu que Wang Qiang le provoquerait. Lui-même aimait se battre. Face à Wang Qiang, un puissant adversaire de sa génération, il avait lui aussi très envie de l’affronter.
Il sortit donc directement de la maison de pierre, s’envola dans les airs et se prépara à combattre Wang Qiang.
« F, f, foutre ! T, t, toi, un s, simple roi m, martial de rang cinq, t, tu oses me p, parler avec autant de mépris ? O, on dirait que tu es v, vraiment très arrogant ! »
« Tu crois que je ne p, peux pas te f, faire mordre la p, poussière sans même b, bouger ? » lança Wang Qiang.
« Heh. » Chu Feng ne répondit pas et se contenta d’adresser un léger sourire à Wang Qiang.
« T, t, tu oses sourire ? J, je vais faire en sorte que tu ne p, puisses plus j, jamais sourire ! » Une lueur glaciale traversa les yeux de Wang Qiang, et une pression oppressive démesurée fondit sur Chu Feng, tel un ouragan invisible.
Cette fois, Chu Feng ne put s’empêcher de froncer les sourcils. Son expression se fit grave.
En sentant la pression oppressive arriver, Chu Feng comprit que Wang Qiang était effectivement extrêmement puissant. À tout le moins, sa pression était déjà trop forte pour que Chu Feng puisse y résister avec sa cultivation actuelle.
« Bzzzzzz… »
Après avoir compris la puissance de son adversaire, Chu Feng cessa de dissimuler sa force. Des éclairs se mirent à danser dans ses yeux, puis l’Armure du Tonnerre et les Ailes du Tonnerre apparurent simultanément sur son corps.
Dès qu’il révéla la puissance de sa Foudre divine, la cultivation de Chu Feng augmenta instantanément de deux niveaux. Puisqu’il était désormais lui aussi roi martial de rang sept, comment aurait-il pu craindre la simple pression oppressive de Wang Qiang ?
À la seule pensée de Chu Feng, l’espace autour de lui se mit à trembler violemment. Un courant d’air visible à l’œil nu jaillit de son corps et se rua vers la pression oppressive de Wang Qiang dans un sifflement.
C’était la pression oppressive de Chu Feng. D’une puissance extrême, elle était irrésistible et balayait tout sur son passage. Elle écrasa sans peine celle de Wang Qiang.
Chu Feng renforça ensuite sa pression oppressive et la déchaîna contre Wang Qiang pour l’écraser.
« F, foutre ! » Wang Qiang ne s’attendait pas à une telle riposte et fut pris complètement au dépourvu. Il n’eut pas le temps de réagir. Sa propre pression oppressive parvint à arrêter la majeure partie de celle de Chu Feng, mais il fut tout de même atteint par les remous et dut reculer de plusieurs pas avant de retrouver son équilibre.
« T, t, toi… » Frappé par la pression oppressive de Chu Feng, Wang Qiang fut stupéfait. Ses petits yeux s’écarquillèrent comme deux énormes olives. De toute évidence, il ne s’était pas attendu à ce que Chu Feng soit aussi puissant.
La foule qui les entourait avait elle aussi les yeux écarquillés, brillants de stupeur. Comme Wang Qiang, personne ne s’était attendu à ce que Chu Feng soit aussi puissant ni qu’il possède un moyen d’augmenter sa cultivation de deux niveaux.
Dans la Terre sacrée du Martialisme, nombreux étaient ceux qui maîtrisaient de puissantes méthodes et techniques. Beaucoup pouvaient renforcer leurs techniques martiales grâce à des techniques interdites ou accroître leur cultivation en s’appuyant sur des lignées particulières. Mais il était extrêmement rare de pouvoir augmenter sa cultivation de deux niveaux, comme venait de le faire Chu Feng.
« On dirait que ta seule pression oppressive ne suffira pas à me faire mordre la poussière. Tu as encore d’autres capacités ? » demanda Chu Feng, un large sourire aux lèvres.
« T, t, t, toi, gamin, t, tu es vr, vraiment immoral. »
« T, tu as donc c, caché ta force. T, tu essaies de j, jouer au cochon pour manger le tigre ? »
« H, heureusement que je suis r, rapide d’esprit. S, sinon, j’aurais p, passé un sale quart d’heure. »
« M, m, mais ne fais p, pas le malin. Ton g, grand-père va te m, montrer ce qu’il sait faire ! » Sur ces mots, Wang Qiang s’élança dans les airs. En un clin d’œil, il se retrouva devant Chu Feng.
« Fff, fff, fff ! »
À peine arrivé devant Chu Feng, Wang Qiang passa immédiatement à l’attaque. Il enchaînait coups de poing et coups de pied, chacun d’une férocité extrême. Il ne se contentait pas de frapper normalement : il employait une technique martiale particulière qui augmentait à la fois la vitesse et la puissance de ses attaques.
La force de Wang Qiang était bel et bien à prendre au sérieux. C’était la première fois que Chu Feng se sentait sous pression dans un combat rapproché contre quelqu’un de sa génération.
Mais quelle que fût la puissance de Wang Qiang, cela ne signifiait pas que Chu Feng était faible. Lui aussi excellait dans les attaques rapprochées à coups de poing et de pied.
Ainsi, face aux assauts de Wang Qiang, pareils à une tempête, Chu Feng ne recula pas. Il accueillit les poings et les pieds de son adversaire par les siens.
« Bang ! Bang ! Bang ! Bang ! Bang ! »
Les coups ne pouvaient que s’entrechoquer. Leurs poings et leurs pieds se heurtèrent dans un fracas d’acier, tandis que des remous d’énergie capables de tout ravager se déployaient autour d’eux.
En un clin d’œil, l’espace où ils combattaient se remplit de remous d’énergie et d’éclairs lumineux. Les combattants de faible cultivation ne parvenaient plus à distinguer leurs silhouettes ni leurs mouvements. Ils ne voyaient que les remous d’énergie qui éclataient comme des feux d’artifice à chaque choc.
« Quelle puissance ! »
C’était ce que pensaient tous les spectateurs. Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, membres de l’ancienne ou de la jeune génération, dotés d’une cultivation élevée ou faible, tous sentaient que Chu Feng et Wang Qiang étaient extrêmement puissants. Leur prouesse au combat les avait tous impressionnés.
« I, intéressant. Mais l, le surnom de ton pu, puissant grand-père, c’est os d’acier, le petit tyran du c, combat rapproché. Si t, tu m’affrontes à coups de poing et de pied, tu vas d, définitivement p, perdre. »
Pendant qu’il combattait Chu Feng, Wang Qiang ne cessait de parler. Il bégayait, mais il était aussi extrêmement bavard. Tout en se battant, il se vantait et rabaissait Chu Feng sans relâche.
Quant à Chu Feng, il ignora complètement ses moqueries et se contenta de sourire. Pour une raison qui lui échappait, même si Wang Qiang était son adversaire, il n’éprouvait aucune haine à son égard et ne le trouvait pas particulièrement agaçant. Au contraire, ce combat lui procurait un immense plaisir.
Mais ils n’en étaient pas moins en plein combat, et Chu Feng n’allait pas reconnaître sa défaite si facilement. Puisque Wang Qiang se vantait de la puissance de son corps, Chu Feng, qui n’avait jamais été vaincu dans un affrontement physique depuis le début de sa cultivation, allait lui donner une leçon de cette manière.
Il le voulut, et les éclairs dans les yeux de Chu Feng se mirent à danser. Ceux qui recouvraient son corps s’intensifièrent et crépitèrent avec fureur. En même temps, ses poings et ses pieds gagnèrent encore en puissance.
À cet instant, renforcé par les éclairs, le corps de Chu Feng était devenu bien plus puissant. Dans sa génération, presque personne ne pouvait rivaliser avec lui.