Chapitre 77
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TN : (//▽//)
À chaque poussée intense venue de l'arrière, le corps de Lucia tremblait violemment. Elle agrippait les draps avec force, tentant de se maintenir, mais ses bras ne cessaient de vaciller.
« A- ! Aah ! »
Il lui saisit la taille et enfonça son sexe en elle sans ménagement. En raison de leur position, ses coups atteignaient des profondeurs insoupçonnées, faisant tressaillir ses entrailles. C'était trop profond. Incapable de distinguer la douleur du plaisir, elle laissa échapper un cri coquin.
« Ah ! Ang ! »
Chaque fois que ses cuisses heurtaient ses fesses, son corps se secouait en réponse et ses yeux se voilaient de larmes. Ses assauts incessants ne montraient aucun signe de fin. Ne pouvant plus supporter la pression, ses bras lâchèrent prise et le haut de son corps s'effondra.
Ses genoux, à peine capables de la soutenir, tremblaient d'épuisement. Le souffle court, ses joues frottèrent contre les draps. Ses yeux s'échauffèrent et des larmes coulèrent, venant mouiller le tissu.
« Non... Plus maintenant. Hk... »
Malgré ses supplications, il s'abattit contre elle, s'enfonçant encore plus profondément. Sous l'effet de cette stimulation, ses parois internes se resserrèrent autour de son sexe, le faisant tressaillir avant qu'il ne reprenne ses poussées intenses.
La sensation de sa virilité ferme s'enfonçant au plus profond d'elle faisait tressauter son corps. À chaque fois qu'il ravageait son intimité, un frisson lui parcourait l'échine et sa vision se brouillait par intermittence.
« Hugh... Haa... Fatiguée... Je suis fatiguée. »
« C'est bien, ma douce. C'est presque... fini. Encore un peu. »
Sa voix était rauque et étouffée tandis qu'il parlait d'un ton apaisant. Lucia savait par expérience que, dans cet état, quelque chose avait basculé dans son esprit. Les supplications ne l'atteindraient pas.
Cela n'arrivait que rarement, mais il y avait des moments où il continuait de pousser sans pitié. Chaque fois, elle avait l'impression d'être mordue et vidée par un immense prédateur.
« ...Je suis dans de beaux draps. Tu te resserres tellement... je n'arrive même plus à respirer. » (Hugo)
« Hk. Ne... ne dis pas ça... »
Lucia aurait voulu se boucher les oreilles. Bien que ses provocations érotiques fussent embarrassantes, elle était encore plus troublée par l'excitation qui parcourait son corps à ses mots.
À chaque fois qu'il s'enfonçait en elle, son corps tremblait dangereusement, comme s'il allait s'effondrer. Sans ses mains puissantes agrippant ses hanches et ses cuisses, elle serait déjà tombée. Malgré son extrême fatigue, elle sentait les parois de son sexe entrer en spasmes.
Chaque fois que ses parois internes pulsaient comme un battement de cœur, la respiration d'Hugo devenait plus saccadée. Sa carrure musclée malmenait ses courbes tandis que sa sueur ruisselait sur son dos.
C'était la première fois qu'il l'amenait à l'orgasme autant de fois en ne la prenant que par derrière(1). Comme c'était une position épuisante pour elle, ils ne la maintenaient généralement pas longtemps.
Ses larmes et ses supplications, alors qu'elle tremblait en acceptant sa pénétration, stimulaient son désir bestial de conquête et de possession. Elle était à lui. Sa femme. Peu importe à quel point il la possédait, cela ne lui suffisait jamais.
« Hugh. S'il te plaît... Hhng ! »
« Si tu veux que j'arrête... arrête de te contracter. Tu ne me laisses pas partir. »
L'une de ses mains commença à pétrir sa poitrine et elle ressentit une vive douleur lorsqu'il mordit la nuque. Cette fois, elle gémit. Elle n'avait plus la force de bouger les hanches. Son érection furieuse ne montrait aucun signe de déclin et il pénétrait son corps avec une force renouvelée.
Son sperme, issu de ses précédentes éjaculations, coulait le long de ses cuisses à chaque poussée impitoyable. Le bruit des frottements et des claquements résonnait sans cesse tandis que ses cuisses heurtaient les fesses de Lucia.
Lucia se sentait étourdie par sa vision qui vacillait sans cesse et ferma les yeux. Il lui saisit les cheveux, contrôlant sa force pour ne pas lui faire mal.
Son autre main s'enroula autour de son ventre et la souleva pour surélever ses hanches. Ses mains se refermèrent sur les draps, les agrippant fermement.
« Hk ! »
Il donna une poussée puissante et se déversa en elle. À la sensation de son fluide brûlant inondant son intimité, tout son corps frissonna et trembla.
Comblé par le plaisir sexuel, Hugo laissa échapper un gémissement étouffé. Il voulait semer ses graines au plus profond de son utérus. Si elles venaient à prendre racine dans les profondeurs de son corps, elle pourrait lui appartenir totalement.
« Maudit soit-il. »
C'était impossible.
Lorsque ses parois internes cessèrent enfin de convulser et que son étreinte se desserra quelque peu, il commença à se retirer lentement. Il relâcha sa main qui soutenait son corps et, ainsi, elle retomba doucement sur le lit.
Hormis ses épaules qui se soulevaient au rythme de son halètement, elle ne bougea pas d'un pouce. Un liquide trouble, non absorbé par son corps, coulait le long de ses cuisses. En voyant cela, les yeux rouges d'Hugo s'embrasèrent comme s'ils étaient en feu.
La gorge d'Hugo était sèche. C'était comme boire de l'eau salée pour étancher sa soif ; sa soif semblait devoir diminuer s'il la tenait, mais elle empirait au contraire. Il était extrêmement difficile de se contenir.
Hugo ferma lentement les yeux avant de les rouvrir. Ce faisant, son regard, autrefois trouble par le désir, était devenu beaucoup plus clair. Cela suffisait. Il refoula ses désirs tumultueux. Il écarta ses cheveux humides de sueur et découvrit son front arrondi.
Ses yeux étaient clos et elle respirait lourdement. Impossible de savoir si elle dormait, car ses cils humides tremblaient. Avant de fermer les paupières, elle lui avait lancé un regard empli de reproches.
Ses lèvres se courbèrent doucement et il caressa ses cheveux, se sentant coupable. Le léger pli sur le front délicat de Lucia s'effaça lentement.
Il enfila sa robe de chambre, enveloppa le corps de Lucia dans les draps et la souleva dans ses bras. Elle entrouvrit les yeux avant de les refermer aussitôt. N'ayant plus la force de réagir, son corps pendait mollement contre lui.
Il quitta la chambre et se dirigea vers la salle de bain. Le bain chaud préparé devait encore être à bonne température.
***
Lucia dormit comme une masse et ne se réveilla que lorsque le soleil fut haut dans le ciel.
« Je suis toute courbaturée. »
Ce n'était pas une mauvaise chose que son mari fût un homme d'une telle endurance, mais parfois, cela devenait problématique lorsqu'il dépassait les limites.
Après avoir gémi et réussi à se lever, Lucia fut accueillie par un petit tas de bijoux livrés dans la matinée.
Dans le salon de réception, une pile de joyaux reposait sur la table, comme s'ils s'offraient à Lucia. Les yeux de la femme de chambre pétillaient de fierté, comme pour dire : « Dépêchez-vous de les regarder ».
« Cet homme, vraiment. »
Lucia était bouche bée, incapable d'en croire ses yeux. Même pour des cadeaux, il y avait une limite. Combien tout cela coûtait-il ? Elle sentit un mal de tête poindre.
Elle pensa à lui faire part de ses réflexions sur ses dépenses excessives lorsqu'il rentrerait le soir, mais les événements de la veille lui revinrent en mémoire.
« ...Il va se vexer. »
C'était certain. Hier, il boudait déjà parce qu'elle avait reçu son collier sans enthousiasme ; si elle lui demandait de les rendre, il risquait de se mettre en colère. Il n'était pas nécessaire de le contrarier après qu'il s'était donné tant de mal pour lui faire plaisir.
[Même si l'on vous offre une simple fleur, embrassez-le et remerciez-le comme s'il n'existait pas de cadeau plus précieux au monde, et s'il y a de la passion, cette passion débordera.] (2)
Le conseil qu'elle avait entendu de la part des nobles dames du Nord lui revint à l'esprit.
« Très bien. Puisque c'est offert, autant l'accepter plutôt que de laisser cela prendre la poussière. Ça reste de l'argent si c'est revendu. »
Comme elle ne pouvait pas voir tout le contenu des cadeaux au premier coup d'œil, elle déballa soigneusement les boîtes, une par une, et l'après-midi passa tandis qu'elle essayait chaque pièce.
Le soir, il rentra tôt et ils purent dîner ensemble.
Pendant le repas, il déclara : « Demain, un créateur viendra vous voir. Je suis d'avis que vous avez besoin d'une robe. »
« ...une robe ? »
« Nous sommes dans la capitale. Si vous portez des robes démodées comme à Roam, vous serez la risée de tous. Le prestige de la maîtresse de maison est le prestige de la famille. »
Lucia ne répondit rien, car ses paroles étaient vraies. Les nobles de la capitale étaient particulièrement sensibles à la mode. En particulier, la tenue des nobles dames de haut rang était le principal sujet de commérage de beaucoup de femmes.
Même si elle ne pouvait pas devenir une icône de la mode, il serait difficile de supporter les moqueries à cause de ses vêtements. En effet, il semblait que les robes qu'elle possédait actuellement n'étaient pas adaptées à ses prochaines activités sociales dans la capitale.