Chapitre 75
< — La haute société de la Capitale[1]– > (4)
TN : Bonjour ! Comme le précédent traducteur est de retour, je vais abandonner ce roman. Mon nouveau projet est Invisible Dragon ! (C'est une blague...)
« Ma femme est économe. Elle pense que c'est un gaspillage d'acheter un grand nombre de robes. » (Hugo)
« Oh, mon Dieu. » (Antoine)
« Mais j'estime que ma femme mérite ce qu'il y a de mieux en tant que maîtresse de maison. »
« Que voulez-vous dire par là ? »
« Assurez-vous d'organiser tout ce qui est nécessaire, quel qu'en soit le coût. Il est en votre pouvoir, d'une manière ou d'une autre, de réussir à persuader ma femme. Selon les compétences dont vous ferez preuve, je déciderai si nous continuerons à travailler ensemble à l'avenir ou non. »
Au début, Antoine ne comprit pas de quoi parlait le Duc, mais peu à peu, la compréhension illumina son regard. Elle avait parfois entendu parler d'un mari ou d'un père envoyant quelqu'un pour tenter de freiner les dépenses inconsidérées de son épouse ou de sa fille, mais c'était la première fois qu'elle voyait quelqu'un demander à ce que son argent soit dépensé.
« Oh, mon Dieu. Le Duc de Taran est un tel romantique ! »
Antoine fixa le Duc de Taran avec un regard fasciné. C'était le même regard qu'elle posait sur l'or contenu dans son coffre secret.
« Êtes-vous en train de dire... de ne pas me soucier du coût ? »
« Les frais déraisonnables seront refusés. »
« Ho-ho. Nous ne sommes pas une boutique insensée. »
Antoine nota rapidement ses estimations sur un mémo. Antoine aimait le romantisme, mais elle était aussi une réaliste.
Elle savait que l'amour ne nourrissait personne. Seul l'amour fondé sur l'or était éternel !
L'esprit d'Antoine réfléchit habilement à la manière de rendre plus claire la frontière ambiguë du « quel qu'en soit le coût ». Elle inscrivit la moitié du montant maximum qu'elle avait envisagé et le plaça devant le Duc. Par précaution, il était à son avantage de prendre en considération la fierté de son client.
« Qu'en pensez-vous ? »
Antoine demandait s'il pouvait supporter un prix de cette ampleur. Une robe était un luxe assez coûteux. Plus l'article était récent, plus le design était unique et exclusif, et plus le prix grimpait en flèche. Antoine avait déjà vu des gens se vanter auprès de leurs amantes au sujet d'une robe, entrer dans la boutique, puis voir leur cœur se serrer face au prix, leur fierté en ressortant blessée.
Hugo ne cilla même pas devant ce défi lancé par Antoine. Il eut un sourire narquois, saisit le stylo et ajouta un zéro derrière le montant, lui portant un coup fatal en une seule fois.
Lorsque Antoine récupéra le mémo, sa main trembla à plusieurs reprises. Gasp. Elle se sentit à bout de souffle et porta la main à sa poitrine. Eurêka ! Des fanfares éclatèrent dans sa tête. Les fées de la chance firent tinter leurs tambourins alors qu'elle venait de décrocher le plus gros jackpot de sa vie.
« Je... je viendrai certainement dans deux jours. »
« J'ai hâte de voir vos compétences. »
« Je vous en prie, laissez-moi faire. »
« Ah, j'aimerais aussi que vous me présentiez un bon joaillier. »
C'était trop encombrant de transporter une grande partie des ornements de la famille de Roam jusqu'à la capitale. Par-dessus tout, le fait qu'elle n'ait pas beaucoup de bijoux le préoccupait.
Tels les yeux d'une bête affamée devant une proie, ceux d'Antoine étincelèrent et elle esquissa un sourire radieux.
« Je guiderai Votre Grâce vers un joaillier qui perdra lé~gèrement en comparaison avec l'élégance de la Duchesse, mais qui ne pourra jamais perdre face aux autres établissements. »
Antoine sortit du bâtiment avec tout son personnel et ils s'inclinèrent profondément pour saluer le départ du Duc de Taran. Lorsque la calèche ne fut plus en vue, Antoine se redressa avec grâce, les yeux brûlants de passion.
« L'ajustement du planning prend effet, dès maintenant ! Quoi qu'il arrive, le surlendemain devra être totalement libre ! Préparez toutes les robes, chaussures et chapeaux réalisés jusqu'ici pour les intégrer au catalogue de modèles ! »
Aux instructions d'Antoine, ses assistants commencèrent à s'agiter frénétiquement. Il était probable que d'aujourd'hui jusqu'à demain soir, la lumière ne s'éteindrait pas dans la boutique d'Antoine.
***
La calèche arriva à la bijouterie recommandée par Antoine. Le gérant était un proche partenaire d'Antoine. Par souci de perfection, Antoine avait placé quelqu'un aux côtés du cocher pour guider le trajet de la calèche.
La bijouterie Sepia avait déjà reçu la nouvelle à l'avance, avait chassé ses quelques clients curieux et fermé la porte de sa boutique, se préparant à n'accueillir qu'un seul client.
Lorsque la calèche arriva, quelqu'un attendait déjà pour recevoir le Duc avec la plus grande étiquette.
Hugo parcourut la vitrine de colliers et de bracelets, désignant quelques articles du doigt au passage.
Les articles de la bijouterie Sepia étaient de haute volée et coûtaient jusqu'à cinq chiffres dans la capitale, mais aux yeux d'Hugo, qui avait vu toutes sortes de bijoux, ils n'étaient pas grand-chose.
Dans son esprit, il était inévitable que la qualité soit médiocre puisqu'il les achetait dans l'urgence.
Qui savait s'il achetait vraiment ou s'il se contentait de regarder les vitrines, car il jetait simplement un coup d'œil aux articles présentés et pointait à nouveau autre chose.
Mais personne ne semblait mal à l'aise. Même sans les instructions préalables d'Antoine, c'était une évidence dans le métier que lorsqu'un personnage de ce calibre visitait les lieux, les revenus de la visite n'étaient pas négligeables.
Plusieurs employés suivirent Hugo de près, se déplaçant aussi rapidement que possible, et à un moment donné, la table de présentation fut remplie de bijoux.
« Prenons celui-ci. »
« De quel article parlez-vous exactement... ? »
Le directeur général se frotta les mains, s'inclinant avec servilité. Les articles présentés au Duc étaient tous des pièces de grande valeur, alors en vendre ne serait-ce qu'une ou deux était une aubaine.
« Tout. »
« Vou... Voulez-vous dire tout ? »
« N'est-ce pas à vendre ? »
« Non ! Non, je veux dire, vous avez raison ! Nous allons préparer cela immédiatement ! »
Le directeur général tremblait de joie. En pensant à la commission sur la vente d'aujourd'hui, il eut envie d'éclater de rire.
« Combien de temps cela prendra-t-il ? »
« Un... un court instant... ce sera prêt bientôt. »
Hugo ramassa un collier de saphir jaune clair en forme de larme sur la table(1). Il ressemblait à la couleur de ses yeux.
« Emballez ceci maintenant et faites livrer le reste. »
« Si ce n'est pas urgent, pouvons-nous livrer demain à l'aube ? Ce sont des articles de grande qualité, nous souhaitons donc garantir leur sécurité. »
« Vous pouvez. »
Après avoir presque vidé la bijouterie, Hugo rentra enfin chez lui.