Chapitre 69
< — La haute société de la Capitale[1] – > (1)
TN : (ᗒᗨᗕ)
Hugo se sentait épuisé par cette réunion qu’il n’avait même pas dirigée. Il pouvait désormais comprendre, dans une certaine mesure, les tourments de ses vassaux et des seigneurs locaux qui assistaient à ses conseils.
Son manoir éloigné, plongé dans l’obscurité, semblait exceptionnellement solitaire aujourd’hui. Depuis son arrivée dans la capitale, ses pas se faisaient lourds chaque fois qu’il franchissait le seuil de cette demeure. Pour lui, une maison n’avait jamais eu de signification particulière, si ce n’est celle d’un endroit où dormir.
Mais dans le Nord, chaque fois qu’il partait et revenait à Roam, il y avait toujours quelqu’un qui l’attendait, et pour la toute première fois, il avait ressenti ce que signifiait « rentrer chez soi ».
Hugo avait appris qu’elle était partie pour la Capitale, mais comme il lui avait conseillé de prendre son temps et de ne pas se surmener, il leur faudrait quelques jours pour arriver. À vrai dire, il aurait voulu qu’elle atteigne la capitale le plus tôt possible.
En descendant de sa voiture, il fut surpris de voir Jerome l’accueillir.
« Vous portez-vous bien, Votre Grâce ? »
« Quand êtes-vous arrivé ? »
« Je suis arrivé ce matin, en escortant Madame. »
« Est-il arrivé quelque chose ? »
« Non. Aucun incident n’est survenu durant tout le voyage. Après notre arrivée, Madame a fait une courte sieste dans la journée et s’est retirée dans ses appartements il y a peu. »
Tout en écoutant d’une oreille distraite, Hugo passa devant Jerome, entra dans le manoir et monta les escaliers quatre à quatre. Par habitude, il ouvrit la porte de sa chambre, et son cœur manqua un battement face à la pièce vide et glaciale. Il n’y avait personne.
Il ouvrit alors la porte de la chambre sombre située de l’autre côté du couloir, et la silhouette allongée sur le lit bougea.
« Mm... tu viens d’arriver ? »
Le cœur de Hugo s’emballa en entendant sa voix chargée de sommeil. Existe-t-il une mélodie plus douce à ses oreilles ? Il se précipita vers le lit, attira brusquement son corps contre le sien, puis enfouit son visage dans le creux de son cou. Son parfum et la douceur de sa peau, qui se moulait contre lui, lui avaient terriblement manqué. Cette sensation combla son cœur solitaire d’une joie immense.
Lucia sentit la fatigue du voyage s’envoler sous son étreinte puissante. Elle se blottit contre son torse, savourant cette étreinte après laquelle elle avait tant langui. Ils restèrent ainsi un moment, enivrés par la chaleur de l’autre.
Il saisit ses épaules des deux mains pour l’écarter légèrement de son torse et, d’un mouvement vif, captura ses lèvres. Sa langue brûlante entrouvrit sa bouche et s’y faufila. Leurs souffles et leurs salives se mêlèrent instantanément, et ses lèvres dévorèrent les siennes avec vigueur.
Ils se séparèrent un instant, avant que les lèvres de Lucia ne soient à nouveau englouties. Ses sens étaient submergés par ce baiser intense, doux et suppliant. La main de Hugo se glissa sous sa fine chemise de nuit pour saisir sa poitrine nue. Son corps, habitué à ses caresses, frissonna sous la stimulation et se cambra instinctivement.
Sa large main pétrit son sein tandis que ses doigts frottaient son mamelon. Son corps réclamait son contact et s’éveillait instantanément sous ses caresses. À cause de la chaleur, sa chemise de nuit était légère et quelque peu transparente ; ainsi, la main qui explorait sous le tissu pouvait sentir chaque courbe de sa silhouette.
Il posa ses lèvres sur sa poitrine tendue et tira sur son mamelon avec ses dents.
« Huu... »
Son mamelon stimulé se durcit. Il lécha le tissu humide qui le recouvrait, terminant ses caresses par une légère morsure. La poitrine de sa chemise de nuit, trempée de salive, collait à sa peau, lui donnant un aspect érotique.
Il caressa ses seins à sa guise, mais soudain, le vêtement commença à l’irriter. Il voulait goûter sa peau douce et sucrée. Il saisit le devant de la chemise de nuit et tira dessus. Les quelques boutons du haut sautèrent, et le tissu se déchira, incapable de résister à sa force.
Il se mit immédiatement à téter sa poitrine pâle, désormais entièrement exposée.
« Hng ! »
Ses mains s’enfoncèrent dans les cheveux de Hugo. Lorsque sa langue commença à parcourir sa poitrine, un frisson lui parcourut l’échine. Son corps s’inonda de chaleur, prêt à l’accueillir. L’entrejambe de Lucia s’échauffa, et une sensation d’anxiété parcourut ses membres. Ses hanches bougeaient avec agitation et ses jambes se frottaient l’une contre l’autre.
La main de Hugo descendit vers ses cuisses pour abaisser sa culotte. Il la lui retira jusqu’aux chevilles et la jeta négligemment. Il n’avait ni la concentration ni la patience de se déshabiller complètement.
Il baissa son pantalon, libéra son membre durci, puis saisit les jambes de Lucia pour les enrouler autour de sa taille. Son sexe ferme atteignit son intimité, et il fit bouger ses hanches, se frottant contre son entrée trempée.
Il baissa la tête et murmura d’une voix sourde et contenue :
« Puis-je ? »
Elle hocha légèrement la tête. L’extrémité de son sexe toucha son entrée, s’y enfonça doucement, et sa longueur pénétra lentement en elle. C’était un mouvement précautionneux, bien différent de ses habitudes habituelles. Il serra les dents, réprimant son désir de s’enfoncer en elle avec intensité. Il craignait que, s’il entrait avec trop d’impatience, sa petite épouse fragile ne se blesse.
Lorsqu’il fut complètement en elle, leurs souffles, suspendus un instant, s’échappèrent simultanément. Son sexe imposant occupait tout son petit corps, comme s’il y avait toujours eu sa place.
Lucia soupira de plaisir. La sensation d’être comblée lui procurait une satisfaction profonde. Il bougeait à l’intérieur d’elle, élargissant les parois étroites de son vagin. La sensation d’un corps étranger pressant ses parois internes était si vive que Lucia fronça les sourcils.
« Est-ce que ça fait mal ? »
« Haa... N... Non. »
« Je vais... y aller un peu plus fort. Dis-le-moi si tu as mal. »
Hugo contracta ses bras, retenant son envie de la ravager sans retenue, au point que les veines de ses avant-bras saillirent. Il se retira lentement avant de s’enfoncer profondément. Le corps de Lucia tressaillit sous une sensation de picotement douloureux qui parcourut tout son être. Cette douleur sourde s’évanouit en un instant, remplacée par une vague de plaisir qui remonta le long de sa colonne vertébrale. Son corps frissonna de délice.
À nouveau, il se retira lentement pour pénétrer plus profondément. Lucia gémit et agrippa son bras, froissant la manche de sa chemise. Lorsqu’il l’embrassait et la caressait, son corps devenait sensible et excité, comme s’il voulait l’accepter, tout en se contractant et en se resserrant, comme pour lui résister.
« Hng... »
« Gh... Vivian... trop... serré. »
Vraiment. Elle m’aspire. Murmura-t-il d’une voix rauque. Son sexe pressait contre ses parois tendres et s’enfonçait plus avant. Son intimité était si serrée et humide que chaque centimètre le comblait de plaisir.
Il tenait les rênes de son désir qui ne demandait qu’à exploser. Pas encore. Son corps avait besoin d’un peu plus de préparation. Il le savait par expérience. Il devait la rendre plus humide pour que le chemin soit plus fluide.
Il ouvrit son corps avec tendresse et lenteur, avec des mouvements de bête affamée. Elle se sentait comme un trésor baigné d’amour. Ce sentiment l’excitait bien plus que n’importe quelle stimulation intense. Elle referma ses jambes autour de sa taille et souleva ses hanches pour l’accueillir plus profondément. Elle se sentit à bout de souffle alors qu’elle l’avalait jusqu’à la garde.
Il respirait bruyamment près de son oreille, et leurs deux corps, totalement enlacés, commencèrent à bouger en rythme. Il accéléra un peu la cadence, et son membre frotta intensément contre ses parois internes.
« Ng... c’est bon... »
« ... Quoi ? »
Hugo marmonna d’une voix rauque et, tout en faisant bouger ses hanches, il mordilla son oreille. Il passa à son cou et le lécha. Puis, il ouvrit la bouche et mordit sa peau. Il aspira le pouls battant de son cou comme s’il s’agissait de la source même de son parfum.
« Dis-le encore. »
Un frisson parcourut son échine. À cause de ces mots maladroits, le sang afflua vers son bas-ventre. L’idée que ces mots aient pu s’échapper inconsciemment de sa bouche l’excitait au plus haut point. Il souleva ses hanches et enfonça toute son épaisseur en elle.
« Ah ! Ng ! »
Sous ses pénétrations vigoureuses, le corps de Lucia se balançait d’avant en arrière, et elle enroula ses bras autour de son cou. Elle laissa retomber sa tête sur ses épaules, le buste légèrement incliné. Sa large main se tendit pour soutenir fermement son dos. Il continua de s’enfoncer plus vite et plus profondément, et les parois internes de Lucia bougeaient avec son sexe comme s’ils ne faisaient qu’un.
« Ang ! Uuu... ah... c’est bon... plus profond... »
« Haa, tu es vraiment... quelque chose... »
Hugo grogna férocement et enfouit son visage dans son cou.
« A ! Aah ! »
Son corps tremblait frénétiquement. Il la fit basculer sur le lit, et elle entremêla ses mains derrière lui pour se maintenir. Il embrassa ses lèvres avec fougue, puis mordilla et aspira ses seins. Son sexe martelait violemment son utérus, remuant ses entrailles et touchant ses points les plus sensibles. Les parois de son vagin réagirent et commencèrent à déborder de fluides.
« Ahhh ! »
Elle cria de façon séduisante lorsqu’elle atteignit l’orgasme, ses orteils se recroquevillant de plaisir. Ses entrailles se contractèrent intensément, enserrant son membre. Il suspendit ses mouvements, endurant le bouillonnement de son intimité.
Lorsque les spasmes de Lucia s’apaisèrent un peu, il commença à explorer à nouveau son chemin étroit et brûlant.
« Ah ! A-ng ! Hugh ! »
Elle poussa un cri coquin, comme pour le supplier, et il embrassa ses yeux larmoyants. Il saisit fermement ses cuisses pour les écarter, et en voyant son corps en pleine floraison sous lui, il eut le souffle coupé. Son goût était doux comme du miel dans sa bouche.
Son plaisir s’intensifia progressivement, et lorsqu’il atteignit son apogée, il gémit de plaisir et ferma les yeux. Il se raidit alors que le plaisir déferlait de ses hanches jusqu’à sa tête. Son sexe palpita tandis qu’il libérait sa semence en elle. Une fois sa longue libération terminée, ils s’effondrèrent tous deux sur le lit.
Sa respiration se calma assez vite, mais celle de Lucia prit un peu plus de temps. Il souleva son torse et se retira lentement, faisant trembler le corps de la jeune femme. Elle replia ses jambes et tout son corps continua de frissonner. Peut-être l’a-t-il senti, car il posa sa main sur le bas de son dos et l’attira fermement contre sa poitrine.
Pressée contre son buste, Lucia choisit de reprendre son souffle. Son corps était inerte. C’était l’été, mais elle ne détestait pas la chaleur émanant de son corps. Il déposa de petits baisers sur ses yeux, ses lèvres et tout son visage.
« Vivian. »
« Hm... »
Elle sentait le sommeil l’envahir et battit des paupières.
« Faisons-le encore une fois. »
Il bloqua ses lèvres avant qu’elle ne puisse répondre. Leurs langues s’entremêlèrent, partageant leur chaleur la plus intime dans un baiser passionné. Elle se sentit à bout de souffle en répondant à ses baisers. La chaleur enivrante et vertigineuse de ce baiser la comblait de plaisir.
Qu’il soit brûlant ou passionné, elle était toujours envoûtée par ses baisers. Sa main saisit l’intérieur de ses cuisses et les écarta. Bientôt, une empreinte de main marqua sa peau tendre.
« Hk ! »
Il pénétra son vagin avec sa verge déjà pleine d’énergie, et ses parois internes, imprégnées de sucs amoureux et de semence, l’avalèrent sans aucune résistance.
À ce rythme, il n’y aurait jamais de fin. Lucia repoussa son torse et se tordit, mais il ne bougea pas d’un pouce. Bien qu’elle sût qu’elle ne pouvait pas le vaincre par la force, elle frappa son torse avec colère.
« Tu fais ça à chaque fois. »
« Sois indulgente. Ça fait un moment. »
« Quand est-ce que tu te soucies de ça ! »
Peu importait que ce soit une fois par jour ou après plusieurs jours, sa poursuite incessante restait la même. Chaque jour, il l’importunait comme à son habitude, et quand cela faisait longtemps, il utilisait le temps comme excuse pour être encore plus persistant.
Hugo maîtrisa facilement Lucia, dont la colère ressemblait à celle d’une sirène traînée hors de l’eau. Il saisit ses poignets d’une main et les maintint au-dessus de sa tête. De l’autre, il saisit sa cuisse pour l’attirer vers sa taille. Son sexe s’enfonça immédiatement plus profondément, atteignant ses profondeurs les plus intimes d’un seul coup.
« Huu... »
« Si tu coopères, je le ferai vraiment juste une fois de plus. »
Elle le fixa avec colère un instant, puis enroula ses jambes autour de sa taille comme pour lui donner sa permission. De toute façon, elle ne pensait pas qu’il allait s’arrêter docilement.
Elle s’était déjà retenue jusqu’ici, alors elle ne s’empêcherait plus de dormir. À sa manière, c’était une astuce qu’elle avait apprise pour supporter son endurance sans fin.
Hugo essaya de ne pas la pousser trop intensément. Toutes les positions qu’il voulait essayer continuaient de flotter dans son esprit, mais non. Il devait se contenir aujourd’hui. Bien que, s’il avait vraiment voulu être prévenant, il aurait pu la laisser dormir, mais il ignora cette contradiction.
Pour l’instant, il donnait le meilleur de lui-même dans son combat contre son propre désir. Lucia regardait à travers ses yeux embrumés son corps secoué par ses mouvements, et de temps à autre, elle laissait échapper un gémissement de plaisir.
Soudain, elle réalisa qu’il portait toujours ses vêtements. Seul le bas était retiré tandis qu’il s’enfonçait en elle, alors qu’elle était complètement nue. Face à ce contraste, Lucia se sentit étrange.
« Ta chemise... »
« Ma chemise ? »
« Ta chemise... elle va se froisser. »
Hugo laissa échapper un rire grave et s’enfonça brusquement en elle.
« Aah ! »
« Ça te dérange ? Que tu sois nue et pas moi ? »
« ... »
« Veux-tu que je l’enlève ? Mais si je le fais, tu ne dormiras pas de la nuit. »
Il rit malicieusement à sa réponse sèche : « Non ». Puis, il captura ses lèvres.