Chapitre 126
< — Souvenirs de mère — > (5)
Traduit par : Miss Ruby
Édité par : ShadowDog
Lucia se leva péniblement au son de la femme de chambre qui venait la réveiller. Il faisait encore sombre dehors. La veille, elle avait demandé à ce qu'on la tire du sommeil avant le départ de son mari.
Lucia s'étira, luttant pour chasser la somnolence, et descendit du lit. Tout en se disant qu'il était vraiment impressionnant d'être capable de se lever à l'aube chaque jour, elle secoua la tête. Elle se lava le visage, changea de vêtements et but un verre d'eau fraîche pour se donner du tonus.
« Est-il dans sa chambre ? » (Lucia)
« Le Maître est dans son bureau. Il prévoit de partir dans une heure environ, le carrosse est en cours de préparation. » (Jerome)
Lucia prit le plateau à thé que Jerome s'apprêtait à apporter au bureau.
« Je vous prie de m'excuser de vous voler votre travail de majordome. » (Lucia)
« Pas du tout, Milady. » (Jerome)
Selon Jerome, il n'était pas nécessaire de frapper et elle pouvait simplement entrer ; Lucia pénétra donc silencieusement dans le bureau.
L'air y était frais et une odeur de meubles anciens flottait dans la pièce. Un grand bureau était placé en diagonale par rapport à la porte, et elle vit son mari, assis derrière, absorbé par son travail.
Lucia s'arrêta à une distance lui permettant de mieux l'observer. Dans le calme du bureau, seul le léger bruissement des pages que l'on tournait se faisait entendre.
Le vaste bureau était encombré de tant d'objets qu'aucun espace ne semblait toléré. Pourtant, rien n'était éparpillé ; les documents et les livres étaient alignés et ordonnés avec soin. Le seul endroit du bureau que l'on pouvait qualifier d'espace libre était la largeur devant lui, qu'il utilisait pour traiter les dossiers.
C'était la première fois que Lucia le voyait travailler. C'était aussi la première fois qu'elle venait dans son bureau avec du thé entre les mains.
Lorsqu'ils étaient dans le Nord, elle ne s'approchait jamais de son bureau, car il contenait de nombreux documents confidentiels et elle ne voulait pas que l'on puisse la soupçonner de vouloir y jeter un œil. De plus, même sans ces soupçons, elle craignait de perturber son travail et se tenait donc à l'écart.
L'expression qu'il arborait, concentré sur sa tâche, était vraiment séduisante. Le cœur de Lucia se mit à battre la chamade et ses joues s'empourprèrent. Elle se sentait trop coupable pour l'interrompre. Elle se contentait de rester là, à le regarder.
La sérénité de ce matin calme, où l'on pouvait entendre le chant rafraîchissant des oiseaux au loin, était également très agréable.
* * *
Hugo était toujours sensible aux signes d'approche, peu importe ce sur quoi il se concentrait. Les jours brutaux de son enfance et sa vie sur le champ de bataille lui avaient appris à rester constamment aux aguets. Pensant qu'il s'agissait de Jerome, comme d'habitude, il n'y prêta pas plus attention. Il sentit quelqu'un entrer, mais aucun signe ne trahissait une approche directe. Intrigué, il leva les yeux et ne put s'empêcher de douter de sa propre vision. En croisant son regard, elle lui adressa un sourire timide, comme si elle était embarrassée.
« ...Vivian ? »
C'était un moment et un lieu inattendus pour la voir. Sa silhouette, qui s'approchait avec un sourire, était pourtant bien réelle. Hugo continua de tenir son stylo, la regardant distraitement alors qu'elle posait le plateau à thé sur son bureau.
« J'espère ne pas vous interrompre. » (Lucia)
Lucia souleva la théière et versa le thé dans la tasse. Elle prit la tasse fumante et la plaça à sa portée.
« Non. »
Hugo répondit rapidement.
« J'aimerais vous dire un mot. Cela ne prendra pas longtemps. » (Lucia)
Cela ne me dérange pas si c'est long, pensa Hugo en hochant la tête. Les plans et les pensées complexes qui lui donnaient mal à la tête il y a un instant s'étaient évaporés comme s'ils avaient été balayés par le vent. Il serait un peu fastidieux de reprendre le fil de ses pensées, mais cela n'avait aucune importance.
« Aujourd'hui, c'est votre anniversaire. » (Lucia)
« ...Anniversaire ? » (Hugo)
En voyant son expression, comme s'il entendait quelque chose d'absurde, Lucia fut convaincue qu'il ne s'en souvenait absolument pas.
« Le majordome m'a dit que vous ne célébriez jamais votre anniversaire. Je ne sais pas, peut-être ne voulez-vous pas vous en souvenir. »
Anniversaire.
Hugo n'avait jamais accordé la moindre importance à ce mot. Quand il était jeune, il ignorait la date de sa naissance, et après son arrivée à Roam, il avait appris la date de naissance de son frère. Comme ils étaient jumeaux, il en avait déduit que la sienne était la même.
Alors qu'il jouait le rôle du jeune seigneur à la place de son frère, il avait droit à des repas de fête, mais pour lui, c'était l'anniversaire du jeune seigneur Hugo. Il n'avait jamais considéré cela comme une célébration de sa propre existence.
Devenu Duc, il ne fêtait pas son anniversaire. Même si quelqu'un tentait de le lui rappeler, il refusait. Peu de temps après son anniversaire tombait l'anniversaire de la mort de son frère. Cette date le préoccupait bien plus que la sienne. À un moment donné, il avait fini par oublier totalement qu'il avait un anniversaire.
« Je veux fêter votre anniversaire. » (Lucia)
Lucia avait toujours été peinée par le fait que son premier anniversaire après leur mariage, dans le Nord, soit passé inaperçu. Elle se sentait mal à l'aise, pensant que s'il ne fêtait pas ce jour, c'était lié à sa tragique histoire familiale.
Tout le monde peut être blessé dans sa vie, peu importe l'ampleur. Il était fort, mais même les plus forts pouvaient souffrir et ressentir de la douleur.
Lucia avait beaucoup souffert dans son rêve, et plus que la douleur elle-même, le plus dur était de n'avoir personne pour la réconforter et lui dire : « Tu as mal, n'est-ce pas ? ». Lucia voulait être cette personne capable de lui offrir un tel réconfort.
« Voici mon cadeau. »
Lucia prit la petite boîte qu'elle avait posée sur le plateau, la déposa sur le bureau et la poussa vers lui.
Hugo alternait son regard entre le visage de Lucia et la boîte cadeau. Le sang qui coulait dans ses veines était une malédiction. Son anniversaire marquait le début de cette malédiction. Mais sa naissance, elle, pouvait être célébrée. C'était un sentiment très étrange.
« Non ! Ne le regardez pas maintenant. »
En entendant son cri, Hugo, qui tendait la main vers le cadeau, s'arrêta.
« Faites-le plus tard. Quand je ne serai pas là. Mon cadeau n'est pas grand-chose, alors... je suis gênée. » (Lucia)
Suivant les conseils de Jerome, Lucia avait brodé son nom sur un mouchoir en coton. Elle n'avait pas commencé cette broderie dans le but d'en faire un cadeau d'anniversaire. Une pièce semblait si vide, alors elle en avait fait une deuxième, puis elle s'était dit que trois valaient mieux que deux, et lorsqu'elle eut terminé le troisième mouchoir, elle réalisa que son anniversaire approchait.<sup>1</sup>
« Il n'y a pas de règle pour les cadeaux. »<sup>2</sup> (Hugo)
« Quand même. Regardez-le plus tard. » (Lucia)
Ce n'était pas un cadeau digne d'un anniversaire. Le visage de Lucia brûlait à l'idée qu'il puisse être déçu. Aurait-il mieux valu lui donner simplement comme un objet sans signification plutôt que comme un cadeau d'anniversaire ?
Hugo laissa échapper un petit rire en voyant son indécision.
« Très bien. Je regarderai quand vous ne serez pas là. »
« C'est que je n'avais aucune idée de ce que je pouvais vous offrir. J'allais vous faire un cadeau avec votre propre argent. »
Hugo trouva ses pensées amusantes et sourit. Un budget substantiel était alloué chaque année à la maîtresse de maison. Cet argent était, sans aucun doute, l'actif privé de la Duchesse. Cependant, elle considérait toujours cet argent comme des fonds publics. En réalité, « fonds publics » était le terme exact. Le principe voulait que l'on rende le budget restant à la fin de l'année.
Pourtant, aucune noble ne rendait son budget. Les bijoux achetés durant le mariage appartenaient à la dame. En cas de divorce, elles pouvaient emporter tous leurs bijoux sans qu'ils soient inclus dans la pension alimentaire. C'est pourquoi les bijouteries étaient généralement bondées à la fin de l'année.
Le fait qu'elle ait rendu une somme considérable l'année précédente l'avait choqué. À l'époque, il avait pensé avec inquiétude qu'elle détestait son argent et le refusait, mais il comprenait maintenant qu'elle était simplement une personne intègre.
« Hugh. Votre anniversaire, le jour où vous avez été mis au monde, mérite d'être célébré. Je veux que vous ayez un anniversaire qui compte. »
Hugo se leva et s'approcha d'elle en une enjambée, l'attirant dans ses bras. C'était le premier et le plus beau cadeau de sa vie.
« Merci. » (Hugo)
Hugo la serra plus fort, submergé par l'émotion. La chaleur qui emplissait ses bras réchauffait aussi son cœur. Il enfouit son nez dans son cou, profitant de son parfum mêlé à la légère odeur de thé qui tourbillonnait dans l'air.
« Je vais arrêter de vous déranger et vous laisser. » (Lucia)
« Cela ne me dérange pas. » (Hugo)
Lucia parvint difficilement à se détacher de son étreinte et quitta le bureau.
En voyant la porte se refermer, Hugo fut très déçu. Même s'il avait dit que cela ne le dérangeait pas, elle était partie.
Il regarda ses mains, se remémorant la sensation de son corps qu'il avait tenu délicatement. Quelle femme sans cœur. C'était toujours lui qui voulait la serrer et la toucher un peu plus longtemps.
Il poussa un long soupir en passant une main dans ses cheveux. Il ne savait pas s'il pourrait se remettre au travail. L'apparition soudaine de sa femme ce matin l'avait totalement bouleversé et ses pensées s'étaient envolées. La journée allait être très longue.
Note du traducteur :
1. Je pense qu'elle coud trois morceaux de coton ensemble. Ce n'est honnêtement pas très clair.
2. Il veut dire qu'il n'y a pas de règle en matière de cadeaux. Un cadeau est un cadeau.
< — Souvenirs de mère — > (5)
Traduit par : Miss Ruby
Édité par : ShadowDog
Tout en se lamentant, Hugo se retourna et retourna à son bureau. Il remarqua alors le cadeau qu'elle avait laissé derrière elle.
Il se demanda quel genre de présent c'était pour qu'elle lui demande de ne pas le regarder en sa présence. La curiosité remplaça le sentiment de perte qu'il ressentait depuis son départ, et son humeur s'éclaircit un peu.
Il s'assit sur sa chaise et défit le ruban autour de la boîte. Après l'avoir ouverte, il fixa silencieusement le contenu. À l'intérieur se trouvait un mouchoir blanc comme neige, plié avec soin. Il le saisit. La texture rugueuse du coton sous ses doigts lui était familière. Il fixa le nom brodé dans le coin du mouchoir pendant un long moment.
Hugo se pencha et ouvrit le tiroir le plus bas de son bureau. Il en sortit le mouchoir qui y était précieusement conservé.
Un mouchoir brodé de fleurs, avec une technique un peu maladroite. Et un mouchoir avec son nom brodé dessus.
Il posa les deux pièces côte à côte. Les bras croisés, il observa les deux mouchoirs étalés sur la table.
Son cœur semblait chatouillé, mais son estomac se nouait. Il avait l'impression d'avoir touché quelque chose de tendre qui s'enflammait au moindre contact. Hugo ne pouvait expliquer ce qu'il ressentait. C'était une émotion qu'il éprouvait pour la première fois de sa vie. Ce n'était pas à couper le souffle, mais son cœur battait plus vite et il avait l'impression d'en saisir vaguement la nature.
Hugo passa en revue chaque émotion humaine qu'il connaissait. Ces sentiments qu'il ne connaissait que par définition de dictionnaire, mais qu'il n'avait jamais ressentis. Il lui fallut beaucoup de temps pour trouver le mot qui correspondait à son état actuel.
Touché. Était-ce cela, le sentiment d'être « touché » ? Les gens vivent-ils habituellement avec ce genre de ressenti ? Pour la première fois, Hugo envia les gens qui profitaient d'émotions ordinaires comme rire ou pleurer. C'était une sensation incroyablement agréable.
Lorsqu'il entendit frapper à la porte, Hugo rangea les mouchoirs dans son tiroir. Jerome entra.
« Nous sommes prêts à partir. Fabian attend devant le carrosse, Votre Grâce. » (Jerome)
Hugo réfléchit un instant puis se leva.
« Dites-lui d'entrer et d'attendre. » (Hugo)
Jerome inclina la tête devant son maître qui passa devant lui et quitta le bureau. Il s'approcha du bureau pour débarrasser le plateau à thé. Voyant que la tasse était pleine, il comprit que son maître n'avait pas bu, et en ouvrant le couvercle de la théière, il constata qu'il restait du thé froid à l'intérieur.
« Il devait être trop occupé pour même boire son thé. »
Ce n'était pas un incident isolé, alors Jerome n'y prêta pas attention et s'occupa du plateau.
* * *
Lucia était assise sur le canapé de la chambre, profitant de son temps libre pour broder d'autres mouchoirs pour Damian. Elle pouvait deviner le passage du temps à la longueur de la lumière matinale entrant dans sa chambre. Elle se sentait très productive car elle accomplissait quelque chose à une heure si matinale.
Elle termina une pièce et l'examina avec soin. Elle avait brodé le nom de Damian si souvent qu'il semblait très net.
« Je n'ai certainement aucun talent pour la broderie. »
Même si elle brodait depuis un bon moment, ses compétences ne s'amélioraient pas. Cela ne semblait propre que parce qu'elle brodait la même chose ; si elle changeait de motif, sa maladresse réapparaîtrait.
En pensant au mouchoir qu'elle lui avait offert, elle se sentit embarrassée. Son nom était un motif peu familier, donc le résultat ne semblait pas très expert.
« Apportez-moi un verre d'eau. »
Elle s'adressa à la femme de chambre assise dans le coin. Lorsqu'un verre apparut soudainement au-dessus de sa tête, Lucia fut surprise par l'impolitesse de la servante et leva les yeux. Des bras vinrent de derrière le canapé et l'enlacèrent par les épaules. C'était une sensation et une odeur familières.
« Hugh. »
« Tu travailles dur ce matin. »
Lucia prit le verre d'eau et déposa son ouvrage dans le panier à côté d'elle.
« Il a vu le cadeau. »
Son visage brûla et elle avala l'eau d'un trait. Elle lui avait délibérément donné le cadeau le matin, car si elle l'avait fait le soir, il aurait été trop embarrassant de voir son visage juste après. Elle se sentait gênée car il ne connaissait pas ses intentions et était venu directement vers elle ensuite.
« Tu es si dévouée à ce garçon. » (Hugo)
« ...Oui ? » (Lucia)
« À quoi bon un enfant ? Ils sont tous là à dire "je cherche ma voie dans la vie". »
Lucia éclata de rire. Il ressemblait à un vieil homme qui ressentait le manque de temps après avoir travaillé dur pour élever son enfant.
« Je fais aussi ta part. Parce que tu ne montres pas beaucoup d'intérêt. » (Lucia)
« Tu ne devrais pas trop étouffer le garçon. » (Hugo)
« Je ne l'étouffe pas tant que ça. Tu sors maintenant ? »
Lucia se défit de ses bras qui l'enlaçaient par derrière et se leva du canapé. Elle ne l'avait jamais raccompagné à une heure si matinale, sauf s'il partait assez tard. Elle ne pourrait pas le faire tous les jours, mais parfois, elle se demandait si elle ne devrait pas essayer. Alors qu'elle réfléchissait, il s'était placé devant elle.
« Vivian. »
Avant qu'elle ne puisse répondre, il l'attrapa par la taille, saisit sa nuque et pressa ses lèvres sur les siennes. Il aspira sa lèvre inférieure et, à travers l'entrebâillement de ses lèvres, envahit profondément sa bouche. Sa langue s'enroula autour de la sienne. Ses doigts furent parcourus de décharges électriques. Lucia laissa échapper un petit gémissement et ses mains, posées sur son torse, tremblèrent.
Sa langue se retira un instant puis chercha sa gorge, balayant le palais de sa bouche. Lucia ne pouvait plus penser clairement à cause de ce baiser soudain et profond. Prise dans ses bras, elle ne put que reculer alors qu'il la guidait.
Il se pencha, continuant à l'embrasser tandis qu'elle se pressait contre le canapé et s'effondrait sur le siège. Il la dominait, comme s'il s'appuyait à moitié sur elle.
Lucia passa ses bras autour de son cou. C'était un baiser profond qui caressait chaque recoin de sa bouche. Cela fit monter la chaleur dans son corps et stimula son désir. Ce n'était pas un baiser d'adieu. C'était la séduction d'un homme aspirant à une femme.
Elle s'était levée tôt, son corps épuisé s'était donc détendu. Chaque recoin de la pièce était clairement visible sous la lumière vive du matin, et à cause de l'assaut inattendu de l'homme devant elle, Lucia était à la fois troublée et échauffée. Son baiser érotique fit facilement s'effondrer ses pensées.
Ses lèvres effleurèrent le bord de son oreille, passèrent sous son menton et descendirent le long de son cou. Quand sa main saisit sa poitrine à travers ses vêtements, son corps tressaillit.
« Hugh. Tu dois... tu dois sortir. »
« Mon emploi du temps a été reporté. »
Si Fabian, qui attendait, avait entendu cette phrase, il aurait étranglé quelqu'un.
* * *
« Pourquoi diable ne descend-il pas ? Nous pouvons à peine arriver à l'heure même si nous partons maintenant. »
Fabian faisait les cent pas dans le bureau de Jerome, incapable de rester assis un seul instant.
« Est-ce un emploi du temps important ? »
« Il n'y a pas d'emploi du temps qui ne soit pas important ! »
« Il n'y a pas non plus d'emploi du temps qui ne puisse être annulé », pensa Jerome.
« Tu sais que ce n'est pas mon travail, ne sois pas comme ça. Monte et fais-le descendre. » (Fabian)
Jerome but lentement son thé comme s'il n'avait pas entendu un seul mot. C'était un changement de rythme et un moment de détente pour le majordome toujours occupé. Jerome appréciait la tranquillité du matin.
« Quand ils sont tous les deux dans la chambre, personne ne monte au deuxième étage. »
« Pourquoi ? »
As-tu vraiment besoin de demander ? En voyant le regard étrange que Jerome lui lançait, le visage de Fabian devint rouge écarlate et il entra dans une rage folle.
« Hé ! Aish, sérieusement. Je vais monter et le faire descendre moi-même ! » (Fabian)
« Dans ce cas, je dois en informer ma belle-sœur. » (Jerome)
« Pourquoi ? »
« Pour préparer les fleurs pour tes funérailles. »
Le visage de Fabian se déforma. Il se dirigea vers la porte avec une expression furieuse. Jerome, craignant de devoir réellement organiser les funérailles de son frère, demanda : « Où vas-tu ? »
« Je vais m'occuper de l'emploi du temps annulé ! »
Fabian claqua bruyamment la porte en sortant.
« Ce type, son tempérament empire. Il n'est pas comme ça avec ma belle-sœur, n'est-ce pas ? »
Marmonna Jerome pour lui-même en buvant tranquillement le reste de son thé.