Chapitre 385
Chapitre 385 - Une Histoire d'Amour
Traducteur/Checker : Starless
En regardant le ciel sombre éclairé par des éclairs, Derrick ne frappa pas à la porte des quelques connaissances qu'il connaissait. Au lieu de cela, il marcha le long de la route la plus large et se rendit jusqu'au terrain d'entraînement situé à la lisière de la Cité d'Argent.
Après le retour de chaque équipe d'exploration, celle-ci était obligée de rester ici pendant un certain temps. Non seulement cela leur permettait de communiquer et de rendre compte de ce qu'ils avaient rencontré dans l'obscurité, mais ils étaient également mis en quarantaine de manière discrète afin de se prémunir contre des choses étranges qui auraient pu s'accrocher au corps d'un membre et se manifester soudainement après un certain temps.
C'était le résultat de deux mille ans d'expérience de la Cité d'Argent. Ce n'était pas très compliqué, mais c'était très utile.
Dès qu'il entra dans le terrain d'entraînement avec la Hache de l'Ouragan glissée derrière sa taille, les yeux de Derrick Berg s'illuminèrent soudainement. Il vit la magnifique Anée Lovia, qui semblait avoir une trentaine d'années, ainsi que deux visages familiers de son âge.
En raison de l'environnement limité de la Cité d'Argent, sa population ne pouvait plus augmenter. Le nombre de personnes d'un certain âge était suffisant, et même si Derrick n'osait pas dire qu'il les connaissait toutes, il avait déjà vu la plupart d'entre elles. Il était camarade de classe et partenaire de certaines d'entre elles pendant les cours d'enseignement général et sur les terrains d'entraînement.
La personne que Derrick connaissait le mieux dans cette équipe d'expédition était Darc Regence, qui avait autrefois été son coéquipier de patrouille.
Le jeune homme nommé Darc était de taille moyenne et légèrement potelé. Il était fort, optimiste et joyeux. Son visage arborait souvent un sourire amical. Actuellement, il était Gladiateur de Séquence 8 de la voie du Géant.
À ce moment-là, les deux parties étaient séparées par un mur translucide aussi dur que de l'acier, ce qui les empêchait de communiquer efficacement. Ils devaient attendre que les membres de l'équipe d'exploration soient confirmés comme étant en bonne santé avant de pouvoir se rencontrer directement.
Derrick, qui était devenu silencieux et renfermé depuis la mort de ses parents, fit signe à Darc.
Remarquant cela, le Gladiateur tourna la tête sur le côté et regarda dans sa direction.
"Darc, comment ça s'est passé ? Vous n'avez pas rencontré de danger, n'est-ce pas ?" cria Derrick.
Le matériau utilisé pour créer le mur noir dans cette zone provenait d'un endroit situé non loin de la Cité d'Argent et s'appelait Ambre Noir. Il était dur comme l'acier, mais en même temps, il possédait un certain degré de transparence et avait des propriétés qui le rendaient idéal pour transmettre le son. La voix de Derrick passa sans obstacle.
Derrick imagina que Darc allait certainement sourire joyeusement et agiter les bras par habitude, en disant, "Regarde, je ne suis pas blessé, donc il est évident que nous n'avons rencontré aucun danger. Ce n'était rien !"
Entendant sa voix, Darc s'approcha de quelques pas du mur et répondit avec un sourire, "Non, tout s'est bien passé."
En regardant son sourire sans faille, Derrick sentit soudain un frisson lui parcourir le corps. C'était comme s'il campait dans une tour en ruine ou une ville en ruine pendant la nuit. L'obscurité l'entourait, s'accumulant pour former une horreur écrasante.
À l'intérieur du Quelaag Club, Klein et le Dr. Aaron se mirent d'accord sur la rémunération, deux livres !
Je dois dire que l'argent d'un médecin est vraiment facile à gagner... Si cela avait été moi dans le passé, une telle demande m'aurait coûté au maximum 10 soli... Klein, qui avait déjà l'intention d'accepter la mission, soupira dans son cœur.
Il se souvenait que pendant son séjour chez les Faucons de Nuit, il avait entendu le Collecteur de Cadavres Frye mentionner que les médecins célèbres avaient des revenus très élevés.
À l'époque, dans une réponse qui ne ressemblait pas au poète Leonard Mitchell, il avait répondu que, d'après ce qu'il savait, si l'on achetait une maison dans un quartier animé de Backlund pour y installer un magasin, l'option la plus rapide serait d'en faire une clinique.
Ils convinrent de se rendre chez Will Auceptin après le dîner. Il n'était pas encore trois heures de l'après-midi, alors le professeur d'équitation, Talim, les rassembla tous les trois autour d'une table et ils commencèrent à jouer à Upgrade, le jeu inventé par l'Empereur Roselle.
Je m'attendais à jouer au tennis, à m'entraîner au tir, à feuilleter les livres de la bibliothèque et à mener une vie saine... Mais pourquoi en est-on arrivé là... se demanda spontanément Klein pendant la partie de cartes.
Franchement, avec ses talents actuels en "magie", il aurait facilement pu rafler tout l'argent que le Dr. Aaron, le Journaliste Mike et Talim avaient sur eux.
Mais je suis un homme honnête, et je crois davantage en mes compétences et en ma chance... Pendant que le serveur en gilet rouge battait les cartes, Klein prit un biscuit à la crème et le croqua avec appétit.
Il ne put s'empêcher de s'émerveiller du fond du cœur, C'est ça, la vie !
Pendant la partie, Klein remarqua une chose — le professeur d'équitation, Talim, n'était plus aussi abasourdi ni aussi bouleversé qu'auparavant.
Le problème de son ami tombé amoureux de quelqu'un qu'il n'aurait pas dû s'est-il résolu ? Klein se posa la question avec curiosité tout en sirotant son thé noir marquis.
En tant que détective, il savait que ce n'était pas quelque chose qu'il devait demander devant les autres, alors il se retint et se concentra sur son jeu de cartes.
À cinq heures, Mike Joseph dut retourner à son entreprise, le jeu fut donc suspendu et Klein gagna cinq soli.
J'ai plutôt de la chance ces derniers temps... Alors que Klein poussait un soupir de soulagement, il vit le Dr. Aaron quitter la table pour se rendre aux toilettes. Il contrôla sa voix et dit en riant doucement, "Talim, le problème de votre ami a-t-il été réglé ?"
Talim, qui jetait les cartes qu'il avait en main sur la table, marqua une pause avant de soupirer en souriant.
"On peut dire ça."
Il ajouta avec une certaine envie de continuer, "En fait, ce n'était pas trop grave. C'était parce que je réfléchissais trop à ce moment-là.
"Pour la faire simple, c'était un jeune homme illustre qui était tombé amoureux d'une roturière. Vous devez savoir qu'un homme de ce statut doit épouser une noble dame. Hé, pour lui, même la fille d'un homme riche ne ferait pas l'affaire.
C'est donc ça... Et moi qui avais imaginé toutes sortes d'histoires farfelues et bizarres, comme tomber amoureux d'un homme, d'un monstre ou d'une personne interdite par les principes moraux... Klein était déçu et dit en riant, "D'après ce que je sais, les gentlemen de la haute société n'ont rien contre le fait d'avoir une maîtresse."
"Non, Sherlock, vous ne comprennez pas. L'amour, vous comprennez ? L'amour ! Ce jeune homme ne veut épouser que cette femme du peuple", s'exclama Talim avec un soupir.
Non, je ne comprends pas, je ne suis qu'un [1]chien célibataire. Klein ouvrit la bouche, incapable de répondre.
Talim soupira.
"Pour le bien de l'avenir de ce jeune homme, j'ai pensé à un moment donné vous demander de trouver des personnes dotées de pouvoirs miraculeux pour secrètement, hé hé... Quoi qu'il en soit, je suis un citoyen respectueux des lois, ce n'était donc qu'une idée."
"Comment l'affaire a-t-elle été résolue par la suite ?" demanda Klein avec intérêt.
Talim prit son café montagnard et en but une gorgée.
"La solution fut beaucoup plus simple que je ne le pensais. Je suis allé directement voir la dame et lui ai fait part du dilemme. Elle a judicieusement exprimé sa volonté de quitter le jeune homme et m'a demandé mon aide.
"Je dois dire que c'est vraiment une fille attentionnée, gentille, raffinée et belle. Si je n'avais pas dû tenir compte de mon identité, je me serais peut-être agenouillé devant elle pour embrasser le dos de sa main."
"Eh bien, on dirait que je n'aurais pas pu faire autrement." Klein prit la tasse en porcelaine blanche à bord doré contenant du thé noir.
En tant que visiteur venu de la Terre, il n'avait absolument aucun intérêt à séparer les couples.
Cependant, écouter les ragots était une tout autre affaire.
Après avoir dîné au Quelaag Club et dégusté les homards Sonia, dont l'approvisionnement est limité, Klein et le Dr. Aaron prirent la voiture de ce dernier pour se rendre chez Will Auceptin, au 66 Rue Dalton, dans le Quartier Nord.
C'était l'adresse que le Dr. Aaron avait mémorisée depuis longtemps. Il n'était pas retourné à l'hôpital pour consulter les dossiers médicaux appropriés, et selon les conjectures de Klein, toute information pertinente concernant Will Auceptin avait probablement été emportée par les Faucons de Nuit.
En tant qu'ancien membre des Faucons de Nuit, je sais exactement comment ils fonctionnent... Klein sourit amèrement et soupira.
Après avoir sonné, les deux hommes attendirent un moment avant de voir la porte s'ouvrir. Une femme de chambre vêtue d'une robe noire et blanche leur demanda d'un air perplexe, "Messieurs, qui cherchez-vous ?"
Voyant qu'Aaron était toujours aussi froid que d'habitude, Klein prit l'initiative de parler.
"Nous cherchons Will Auceptin. Je suis son médecin traitant. Il est revenu pour vérifier son état de santé."
"J-je ne le connais pas. Je ne suis ici que depuis quelques jours... Je vais chercher mon maître. Veuillez patienter un instant", répondit la femme de chambre d'un air perplexe.
Pendant qu'ils attendaient, Aaron dit soudain, "J'ai failli croire à la raison que vous venez d'invoquer.
"C'est une qualité fondamentale pour un détective." Klein gloussa.
À ce moment-là, un vieil homme d'une cinquantaine d'années s'approcha de la porte et dit d'une voix grave, "Will Auceptin et sa famille ont déjà déménagé le..."
Il donna une date.
Aaron fit un rapide calcul avant de froncer les sourcils.
"Pourquoi se donneraient-ils la peine de déménager deux jours après avoir quitté l'hôpital après l'opération ?"
Il fit comme s'il était vraiment là pour une visite de contrôle.
Klein était légèrement perplexe et demanda, "Monsieur, comment connaissez-vous la date avec autant de précision ?"
En général, les locataires suivants n'emménagent qu'après un certain temps.
Le vieil homme répondit sèchement, "Quelqu'un est venu me poser la question auparavant, et je suis même allé voir le propriétaire juste pour ça."
Les Faucons de Nuit... Klein demanda sans grand espoir, "Savez-vous où Will Auceptin et sa famille ont déménagé ?"
"Non", répondit laconiquement le vieil homme.
"Ont-ils laissé quelque chose derrière eux ?" Klein hésita un instant avant de poursuivre ses questions.
"Quelques affaires", répondit le vieil homme en prenant une profonde inspiration, "mais elles ont toutes été emportées par les précédents locataires !"
Rencontrer des collègues est vraiment une situation désespérée... Ils peuvent toujours anticiper vos pensées... Klein ne put s'empêcher de soupirer.
Voyant qu'il n'y avait plus d'indices, Klein et Aaron prirent poliment congé et quittèrent le 66 Rue Dalton.
"Il semble que vous devrez attendre longtemps avant de pouvoir dissiper vos doutes." Klein se tourna vers le Dr. Aaron.
Aaron resta silencieux pendant quelques secondes, puis il expira lentement.
"Après ce qui vient de se passer, je ne suis plus aussi troublé. Je ne suis qu'un médecin, et je ferais mieux de m'occuper de mes propres affaires. Je devrais retourner faire un contrôle de suivi et ne pas m'interroger sur la situation, sur ce que pensent les autres ou sur les raisons pour lesquelles ils ne sont pas gentils. Cela ne devrait pas me concerner. À l'avenir, je devrais simplement essayer de maintenir autant que possible la relation entre un médecin et un patient."
"C'est mieux que vous penssiez ainsi." Klein acquiesça du fond du cœur, puis demanda avec désinvolture, "À ce moment-là, qu'est-ce qui n'allait pas avec la jambe gauche de Will Auceptin ?"
"Une tumeur étrange s'était développée sur son mollet gauche, formant par hasard un anneau qui appuyait fortement sur ses vaisseaux sanguins." Le Dr. Aaron se souvint en disant, "Mais le garçon ne semblait pas trop bouleversé, juste un peu effrayé, et nous voulions d'abord préserver sa jambe, mais son état empirait."
Une expression chinoise décrivant les célibataires.