Chapitre 459
Jour 98 – Avant-midi, Donjon, 57e étage
Une meute de bêtes féroces, des « Tigres à dents de sabre niv. 57 », dotés de membres puissants terminés par des griffes et de longues crocs, se fait soudainement assaillir par un groupe de nonnes. Elles entrent dans la mêlée en dansant et, littéralement, déchiquettent, tranchent et fracassent les tigres alors qu'elles se frayent un chemin à travers la meute. Leurs espadons virevoltent dans un tourbillon de lames, tandis que leurs jupes fendues haut sur la cuisse flottent de manière spectaculaire dans leur sillage.
Des habits de nonne noirs, moulants et près du corps, épousent leurs courbes. Depuis les profondes fentes de leurs jupes, de magnifiques jambes blanches gainées de bas résille s'élèvent haut dans les airs, assénant des coups descendants qui écrasent les crânes des tigres à dents de sabre avec des coups de pied brésiliens éblouissants.
Avec leurs longs gants blancs montant jusqu'aux coudes, évoquant l'élégance et la pureté, leurs mains saisissent les têtes des tigres dans des griffes d'acier, les doigts s'enfonçant dans la chair avec un craquement sinistre. Puis, depuis leurs poignets, des « pile bunkers » jaillissent et pulvérisent totalement les crânes des bêtes.
L'un des tigres bondit, comptant utiliser son corps agile pour mettre leurs chairs en lambeaux, mais il est bloqué par un tonfa. Ses précieuses dents volent en éclats et, alors qu'un tonfa lui est enfoncé dans la gueule, la tête du tigre explose. Eh oui, c'est un tonfa-pistolet, capable de faire du « gun-kata ». On ne devrait pas mettre un truc pareil dans sa bouche, non ?
Ensuite, elles fondent sur les tigres telles des faucheuses, les encerclant de toutes parts. Leurs bâtons cérémoniels se transforment en faux dont la lame est faite de mana, moissonnant sans pitié les âmes et les têtes des monstres.
Il s'agit d'un entraînement au combat en tenue de nonne pour les filles, mais si les vieux prêtres ou les anciens de l'église voyaient ces Sœurs maléfiques, ils ne se lamenteraient pas : ils prendraient la fuite, terrifiés. Ouais, c'est assez effrayant, non ?
« Les coups de pied, c'est vraiment sympa ! Les têtes des tigres sont pile à la bonne hauteur, tu vois ? »
Si les tigres entendaient ça, ils organiseraient probablement une manifestation en criant : « C'est pas pour ça qu'on est des quadrupèdes ! ». Mais les filles semblent ravies de leurs bottes spéciales à lacets, dotées de bouts renforcés pour percer les armures, de talons avec éjection de lame et d'améliorations pour l'Accélération, l'Esquive et les Coups de pied. De vraies merveilles de bottes, débordantes d'une élégance fonctionnelle qui rappelle John Lobb. Combien d'heures de prototypage a-t-il fallu pour arriver à ces silhouettes magnifiques…
Les tonfas sont simples à utiliser, faciles à maîtriser et très pratiques comme armes d'autodéfense. Beaucoup de forces de police à travers le monde les ont adoptés. Parfois appelés « bâtons à poignée latérale », ils servent même à enseigner des techniques comme le « lancer de bâton », où l'on projette le tonfa comme un boomerang pour faire trébucher un adversaire en fuite. C'est une arme polyvalente avec une grande puissance offensive, adaptable à une multitude de situations juste en changeant sa prise, ce qui la rend très utile dans les combats entre humains. Quant au concept du tonfa-pistolet, eh bien, c'est le fantasme d'un lycéen. On n'y peut rien.
« À part ce petit détail, il n'y a rien à redire. »
« Ouais, à part ça, cet équipement est incroyable. »
« Je me sens très en sécurité avec cet équipement. Le seul problème, c'est ce truc-là. »
« Enfin, à part le fait que ce soit super sexy, c'est pratiquement parfait, non ? Sauf pour ce détail. »
« « « « Pourquoi toutes les armes sont-elles rangées à l'intérieur des fentes de nos jupes ?! On voit tout, c'est n'importe quoi !! » » » »
Grâce à l'enchantement de Stockage, les armes peuvent être transportées en permanence. Habituellement, on le place à l'intérieur d'une cape, mais sur des habits de nonne, trouver une place pour cet enchantement est délicat. Le voile est une option, mais dégainer des armes près du visage est risqué. Donc, par élimination, il ne reste que les fentes. La vue d'armes massives — espadons, pavois, hallebardes — émergeant des fentes de jupes montant jusqu'aux cuisses est presque impressionnante. Combiné aux bas résille, aux cuisses magnifiques et au « territoire absolu » des porte-jarretelles, le spectacle est un festin majestueux pour les yeux, mais il semble qu'elles aient quelques griefs ?
« Non, regardez, ça a été soigneusement conçu et prototypé pour être facile à dégainer, avec des fentes largement ouvertes calculées spécifiquement pour donner l'impression que quelque chose pourrait se voir, sans pour autant rien montrer, tout en mettant vos jolies jambes parfaitement en valeur, alors tout va bien, non ? Même si je ne serais pas contre le fait de voir quelque chose… »
« « « « On te dit de couvrir les jambes aussi !! Pourquoi faut-il qu'à chaque fois qu'on dégaine une arme, nos jambes soient exposées jusqu'au haut des cuisses ?! » » » »
Je pense que c'est super efficace quand on combat d'autres humains, mais elles sont en colère ? Le moment où l'on dégaine une arme crée toujours une ouverture. C'est un instant dangereux où l'on risque de se faire attaquer, mais si, à ce moment-là, la fente de la robe vole au vent et révèle de longues et superbes jambes, dévoilant ce « territoire absolu », alors n'importe quel homme normalement constitué sera hypnotisé. Ouais. Je sais que je le serais. Je resterais certainement là à regarder jusqu'à ce que toutes les armes soient sorties, épée, bouclier, peu importe, juste à fixer. Et puis je me ferais probablement trancher sur place. Bon sang, c'est un peu effrayant !
« Non, sérieusement, le seul endroit avec assez de dégagement pour sortir un pavois, c'est la fente ? Ça fonctionne justement parce qu'elle est aussi profonde et longue, vous comprenez ?? »
« « « « C'est exactement ce qu'on dit ! Les fentes sont trop profondes !! Ça remonte jusqu'à l'os de la hanche ! » » » »
Ça rend aussi vos jambes plus longues, vous savez ? Et les bottes hautes à lacets cachent tout jusqu'aux genoux, elles montent au-dessus du genou ; en d'autres termes, la fente doit être aussi profonde, sinon les bas ne seraient pas visibles ! Surtout les porte-jarretelles, j'ai mis beaucoup d'efforts dans la broderie, ils sont vraiment mignons, d'accord ? Et les petits couteaux cachés dans les porte-jarretelles, c'est légendaire, ok ? Je ne peux pas céder là-dessus en tant que lycéen.
Aujourd'hui, l'équipe des moines apprend le maniement des explosifs, le repérage et l'infiltration auprès de l'armée de la frontière, mais ce sera probablement une perte de temps. Je veux dire, l'armée de la frontière ne fait que charger. Toujours. Ils apprennent des mauvaises personnes ? Si c'était la Garde Royale, il y aurait peut-être une chance, mais comme c'est l'unité des Filles Royales, ça finira probablement par une charge aussi. Et oui, c'est une charge ici aussi.
« CHARGEEEZ !! »
« « « Jaa ! » » »
Les rapières dissimulées deviendront probablement l'arme principale de l'équipement de nonne, mais c'est le pire choix possible contre des monstres, car c'est une arme spécialisée dans le combat contre les humains. Les humains sont fragiles, vous touchez un point vital et ils sont hors de combat. Mais les monstres sont robustes et sauvages. Les rapières sont spécialisées dans l'estoc et, bien qu'elles puissent trancher, ce sont des épées fines qui risquent de se briser si l'ennemi est coriace. Elles sont faites pour se glisser dans les points faibles, mais ça n'aide pas beaucoup contre un monstre tank. Ça se transforme en un combat difficile fait d'esquives, de virevoltes et de déplacements. Et avec ça, les fentes remontent, et les cuisses flashent dans des vagues épaisses et charnues.
« Dispersez-vous ! Encerclez-les et attaquez par vagues ! »
« « « Jaa ! » » »
Si les Geeks et les Idiots étaient là, ce serait une crise d'inefficacité totale au combat. Si je voyais ces tenues de nonne sexy apparaître soudainement sur le champ de bataille, je ne combattrais pas, je serais en train de hurler mes encouragements. Je ne sais même pas pour quoi je crierais, mais je ne pourrais pas m'en empêcher. Ce serait une montée de passion et de frénésie si intense qu'elle jaillirait de la faille entre une excitation brûlante et un frisson incontrôlable. Si on veut utiliser les termes du dictionnaire : excitation, exaltation, stimulation, et ouais, ce sont aussi juste des mots différents pour dire « désir ».
« Kuh, impossible de les poignarder dans les zones robustes, il faut viser les interstices et les ouvertures. »
Les habits flottent et s'étirent pour épouser la forme de la chair, collant étroitement à la peau. Suivant les mouvements des corps en dessous, le tissu bouge et s'étire, sautant et rebondissant à chaque frémissement.
« Viser avec précision, c'est assez difficile, après tout, j'ai combattu avec un espadon tout ce temps ! »
Des courbes violentes, clairement visibles, qui suivaient leurs tailles fines, se révoltaient contre le tissu. De merveilleuses jambes claires dans des bas résille se montraient fièrement à chaque fois que les ourlets de leurs habits volaient alors qu'elles écartaient les jambes pour prendre une posture plus large.
« Prenez votre temps, ne vous précipitez pas. Frappez avec certitude. »
Ouais, je suis en train d'encourager. La question, on pourrait même dire le problème, est de savoir si je devrais encourager l'équipe hanches ou l'équipe cuisses ? Est-ce qu'on a besoin d'un chant d'encouragement pour ça ?
« « « Pourquoi diable l'instructeur est-il juste en train de fixer au lieu de donner des instructions ?! Et si tu nous donnais un conseil ? » » »
« Les crustacés peuvent sembler robustes, mais ils sont en fait assez sensibles à la pression. Ce qui est un peu hors sujet pour des lames d'estoc ? Vous ne les tuerez probablement pas à moins de poignarder très profondément et de les déchiqueter ? Enfin, je suis sûr que ce serait réglé en un éclair si vous utilisiez des masses d'armes, non ? »