Chapitre 165
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Hydrogen B.
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Chapitre 165
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KROOOOOOOOAR !
Un rugissement majestueux retentit et fit trembler le monde entier.
L’air vibra.
Le sol trembla.
Le mana dans l’atmosphère se dispersa comme s’il était désorienté.
Ce vacarme écrasant dépassait le monde physique et secouait jusqu’au royaume spirituel.
Je fronçai les sourcils.
« Encore ? La Peur du Dragon, saison deux, hein. »
Un sacré boucan.
Mais je pouvais le supporter.
J’avais l’impression qu’on me grattait les oreilles, c’était donc agaçant, mais pas au point d’être insupportable.
C’était peut-être parce que j’avais subi le bruit des voisins du dessus quand je vivais dans un demi-sous-sol. J’avais fini par développer une certaine résistance aux tortures sonores.
Malheureusement, mes compagnons ne semblaient pas partager cette résistance.
« Putain… merde… »
« … »
— Iing… !
Choi Yejin tremblait, son arc serré dans ses mains.
Na Hyeji était pétrifiée.
Perchée sur son épaule, Iing Iing se recroquevilla sur elle-même, terrifiée.
Je la protégeai de ma main.
« Iing Iing, ça va. Je suis là. »
— Iing…
Rassurée, Iing Iing cessa de trembler.
Un instant plus tard, le rugissement s’estompa.
« Ah… Hah… »
« Ouf… J’ai cru que mon cœur allait s’arrêter… »
Ce n’est qu’alors que les membres de mon groupe laissèrent échapper des soupirs de soulagement.
Je claquai la langue.
« Sérieusement, Yejin, Hyeji, aucune de vous ne résiste à la pollution sonore. Voilà pourquoi tout le monde devrait vivre au moins une fois dans un demi-sous-sol. Après avoir subi les voisins du dessus, vous verrez que ce n’est rien ! »
« Mais qu’est-ce que tu racontes ? »
« Vivez juste un mois dans un demi-sous-sol. Ce niveau de pollution sonore vous paraîtra dérisoire, je vous le garantis ! Dong-do-tot-to, dong-do-tot-to, quel boucan de merde !!! »
La Peur du Dragon ne faisait pas le poids face aux voisins du dessus !
Peut-être parce qu’ils étaient riches et avaient toujours vécu dans de luxueux immeubles ou des manoirs, mes compagnons ne supportaient pas les nuisances sonores.
Pathétique.
Enfin bref.
« Allons d’abord en ville. »
Si cette chose continuait de rugir, les habitants ne pouvaient pas aller bien.
En tant que maire de ma ville, j’avais le devoir de soulager mes citoyens de la pollution sonore !
« Dépêchons-nous ! »
« Monsieur Jiho est toujours aussi énergique… »
Nous prîmes la direction de la ville en volant grâce à la télékinésie.
Mes compagnons nous suivirent, déjà épuisés.
* * *
À notre arrivée en ville, nous retrouvâmes Valdemar à la porte nord.
Il donnait des ordres aux soldats, mais dès qu’il m’aperçut, il accourut vers moi, paniqué.
« Ange ! Vous êtes revenu ! »
« Oui. Maire adjoint, je suis de retour. Combien de temps s’est écoulé cette fois ? Faites votre rapport. »
« Une journée. Vous avez reconstruit les remparts hier. »
« …Une journée ? Une seule ? »
Cette fois, il s’était vraiment écoulé une journée.
Avant, la Tour avançait de six mois, voire de plusieurs années.
Puis, à un moment, les intervalles avaient commencé à raccourcir peu à peu.
Cette fois, une seule journée avait passé.
Mais ce qui s’était produit pendant cette journée n’avait rien eu d’ordinaire.
Je désignai l’extérieur des remparts et demandai :
« Pourquoi tout est dans cet état après une seule journée ? On aurait dit un désert volcanique. »
« Le sol du nord a violemment tremblé pendant la nuit. La terre s’est fendue et de l’eau rouge s’est mise à jaillir des crevasses. »
« Elle ne s’est pas écoulée de plus loin ? »
« Non. Elle a jailli d’un terrain qui était parfaitement normal. À présent, la majeure partie des environs, au-delà des remparts, est dans cet état… »
Valdemar se mordit la lèvre.
La sécurité de la ville semblait l’inquiéter, tandis que la contagion volcanique gagnait du terrain à chaque instant.
Il poursuivit d’une voix tremblante :
« Grâce aux remparts que vous avez bâtis, Ange, la lave n’a pas encore pénétré dans la ville. Mais si l’eau rouge continue de jaillir ainsi du sol… un jour, elle pourrait franchir les remparts… »
« Hmm. »
Je me tournai pour examiner les remparts.
Le Mur-Baek Jiho et le Mur-Iing Iing Mark II étaient intacts.
Les champs et les cours d’eau à l’intérieur étaient également à l’abri.
Mais Valdemar avait raison.
Les remparts pouvaient arrêter la lave qui venait de l’extérieur.
En revanche, ils ne pouvaient rien contre la lave qui jaillissait sous nos pieds.
Personne ne savait quand elle pourrait surgir du sol ; il était donc tout naturel que les habitants aient peur.
Valdemar reprit :
« Et… Ange. Les soldats qui surveillent le nord affirment avoir vu quelque chose d’étrange. »
« Quelque chose d’étrange ? Quoi donc ? »
« Des ailes. Ils disent que d’immenses ailes se déplaçaient dans la fumée, au-dessus du volcan. Elles étaient… bien trop grandes pour appartenir à un Wyvern. »
« Des ailes. »
Je regardai vers le nord.
Seule une fumée noire recouvrait le ciel.
« Et surtout… »
Valdemar serra puis desserra le poing.
Le bout de ses doigts tremblait.
« Ce cri. On l’entend sans arrêt depuis hier soir. À chaque fois qu’il retentit, tout le monde se fige. Ils n’arrivent même plus à respirer normalement… »
« … »
« Je ne fais pas exception. Chaque fois que je l’entends, mon cœur s’arrête. La terreur qui m’envahit est telle que je me sens incapable de bouger le petit doigt. Je me demande si je ne vais pas mourir comme ça… »
La voix de Valdemar s’éteignit peu à peu.
Je ne l’avais jamais vu aussi terrifié.
D’habitude, il me remettait son rapport avec calme, des piles de documents dans les bras.
Et c’est alors que…
KROOOOOOOOAR !
Un autre rugissement retentit au nord.
Floc.
Un marchand s’effondra près d’un étal, à côté de la porte.
Une femme qui tenait son enfant cessa de respirer.
Un soldat en faction laissa tomber sa lance.
Clang !
La lance heurta le sol dans un tintement métallique.
Puis un silence suffocant s’abattit sur tout.
Le vent lui-même semblait s’être arrêté tant tout était silencieux.
« Gnh… ! »
« Urgh… »
« Ah… ! »
Les habitants de la ville restaient figés, la main sur la poitrine, retenant leur souffle, les yeux tremblants.
Sur le moment, les centaines de milliers de personnes qui vivaient ici cessèrent toutes de bouger.
La Peur du Dragon les avait plongées dans une terreur si intense que leurs corps s’étaient paralysés.
Et c’est alors que…
« N’ayez pas peur ! »
Je levai mon bâton.
Puis j’activai la magie sacrée.
Flash !
Je mobilisai le mana et répandis la magie divine.
Un éclat doré jaillit de la pointe de mon bâton.
Un halo de lumière chaleureux et doux éclata, projetant ses rayons brillants dans toutes les directions.
Je criai alors :
« N’ayez pas peur ! Ne pleurez pas ! Votre maire, votre Ange, est là ! Je vais aller au nord en personne et donner une leçon à ce connard qui braille et pollue l’environnement ! »
La lumière chaleureuse que je libérai se répandit dans l’espace qui nous entourait.
Bientôt, les habitants terrifiés commencèrent à se détendre, les uns après les autres.
Leurs visages s’emplirent d’émotion et de soulagement.
« L’Ange… »
« C’est vrai. Nous avons l’Ange. »
Les habitants de la ville dégelèrent et me regardèrent, les yeux brillants de larmes et d’émotion.
Et c’est alors que…
Scintille !
L’espace au-dessus de ma tête s’illumina.
Déjà ?
Je levai les yeux.
Scintille, scintille, scintille, scintille, scintille, scintille, scintille !
Un immense Halo était apparu au-dessus de ma tête, diffusant une lumière éclatante.
Les habitants qui me regardaient entrèrent en transe.
« Le Halo ! »
« L’Ange nous a révélé la volonté du ciel ! »
« L’Ange nous protège ! »
« WAAAAAAAH ! »
Les habitants reprirent des forces et éclatèrent en acclamations.
Hmm.
À présent, ils ne céderaient plus à la peur !
Je pointai mon bâton vers le nord.
« L’heure est venue de traiter une plainte contre un dragon… ! »
L’Ange-maire du Paradis, Difficulté Extrême Lunatique.
Était arrivé sur ces terres !
* * *
Ppororong.
Nous partîmes vers le nord.
À peine avions-nous quitté la ville qu’un désert rouge s’étendit devant nous.
La lave coulait comme des rivières.
Les routes encore intactes la veille, et même les contreforts des montagnes rocheuses, étaient entièrement submergés par le liquide rouge.
Malgré tout, nous pûmes avancer vers le nord sans difficulté.
Je marmonnai :
« Les pauvres piétons américains qui ont tenté de terminer l’étage 50 ont dû en baver. Il leur a fallu traverser un champ de lave pareil… Voilà pourquoi il faut avoir sa propre voiture. »
— Iing !
« Il faut au moins une voiture volante ! On ne devrait pas ramper bêtement au ras du sol ! »
Voyager dans les airs était incroyablement confortable.
Iing Iing avait encore fait son Iing Iing !
Na Hyeji prit alors la parole :
« Les voitures volantes sont sorties récemment. »
« ? »
« Monsieur Jiho, vous n’avez pas regardé les infos ? Leur action a brièvement rebondi grâce à ça. Évidemment, elle s’est de nouveau effondrée ensuite… »
De quoi parlait-elle ?
Comment une voiture pouvait-elle voler ?
Elle racontait vraiment n’importe quoi.
« Hyeji, tu as fini par perdre la tête à force de fixer les cours de la Bourse. Fais une pause dans tes transactions. C’est une véritable addiction. »
« Non, c’est vrai. Ils l’ont annoncée récemment. Elle s’appelle la Tisla Roadster… »
« Silence ! Comment Elon Mengsk, avec une technologie même pas capable de rivaliser avec la conduite autonome des fées, aurait-il pu fabriquer une voiture volante aussi géniale ? Arrête de dire des bêtises et concentre-toi sur l’épreuve ! »
« Mais non, je… »
Nous poursuivîmes vers le nord, laissant Hyeji derrière nous alors qu’elle débitait ses absurdités.
Plus nous avancions vers le nord, plus l’environnement se dégradait.
La lave bouillonnait à la surface du sol.
La fumée sulfureuse s’épaississait.
Elle devint bientôt si dense que nous ne voyions presque plus rien.
En avançant vers le nord, j’aperçus quelque chose d’étrange.
Grondement…
La lave et la fumée de soufre avaient entièrement ravagé le terrain.
Les veines de mana qui le parcouraient étaient en mouvement.
Ces filaments secs, semblables à des racines d’arbre et profondément enfouis sous terre, étaient tirés vers le nord, comme si quelqu’un les attirait de l’autre côté.
Et partout où les veines de mana étaient arrachées…
Bloup !
La lave se mettait à bouillonner.
Je hochai la tête.
« Je comprends maintenant pourquoi la lave jaillit du sol. Quelque chose arrache les veines de mana elles-mêmes. »
Ce n’était pas une éruption volcanique.
La terre ne pouvait pas supporter qu’on lui arrache ses veines de mana et vomissait donc la lave souterraine.
Un peu comme des boutons qui sortiraient sur une peau soumise au stress.
Je claquai la langue.
« Sérieusement, il y a tant de criminels écologiques cupides. Daesik avait essayé de kimchiser tout le mana du continent, et maintenant, un Dragon aspire les veines de mana ? Ils trouvent sans cesse de nouvelles façons de semer le chaos… ! »
Mon agacement et ma colère contre les criminels écologiques ne firent que monter.
Je devrais peut-être passer mes nerfs sur Daesik en rentrant.
Quoi qu’il en soit, je savais maintenant où aller.
Il suffisait de suivre la direction dans laquelle les veines de mana étaient tirées.
Et ainsi…
Nous traversâmes d’innombrables paysages.
Nous passâmes par des terres ravagées par les volcans, la vallée où se trouvait l’œuf la veille, puis un désert noirci et sans vie.
Enfin, nous arrivâmes devant un immense volcan.
Je levai la tête et l’observai un instant.
Mes compagnons prirent alors la parole.
« Ce volcan est immense… »
« Sérieusement. Son sommet est caché par les nuages. Comment une montagne peut-elle être aussi grande ? »
C’était une montagne immense et majestueuse.
Non.
Plutôt qu’une montagne, elle ressemblait davantage à un mur.
Sa pente, recouverte de couches de lave noire solidifiée, était aussi rugueuse que la carapace d’une bête gigantesque.
Son sommet disparaissait sous la fumée noire et les nuages.
Grondement…
De temps à autre, toute la montagne grondait sourdement.
Comme si quelque chose d’immense respirait.
Et les filaments des veines de mana, tirés de toutes les directions, remontaient la montagne vers son sommet.
« Il doit être là-haut. »
Les veines de mana se tortillaient en direction du sommet.
Le monstre boss devait s’y trouver !
« Iing Iing. Allons-y doucement. »
— Iing… !
Ppororong.
Iing Iing prit de l’altitude en longeant le flanc de la montagne.
La fumée sulfureuse s’épaissit.
Notre champ de vision se rétrécissait de plus en plus.
Puis, enfin…
Au moment où nous franchîmes le rideau de fumée et atteignîmes les abords du sommet, nous le vîmes.
« … »
La première chose que nous aperçûmes fut le cratère du volcan.
C’était un trou immense.
Un gouffre assez vaste pour accueillir une ville entière et laisser encore de la place.
Et au milieu de ce cratère…
Se trouvait une masse noire, inimaginablement gigantesque.
Au début, je crus que ce n’était qu’un gros rocher.
J’imaginai qu’un bloc de pierre s’était retrouvé coincé au milieu du cratère.
Mais ce n’était pas ça.
Flap !
Cette immense masse noire déploya brusquement ses ailes.
Fouuuush !
Un violent coup de vent accompagna le battement de ses ailes et chassa toute la fumée âcre en un instant.
Quand notre vision se dégagea, nous découvrîmes son corps tout entier.
Ses énormes pattes avant prenaient appui dans le cratère.
Un cou épais.
Des excroissances semblables à des cornes, qui s’étendaient de la nuque jusqu’à la queue.
Et des ailes déployées dans son dos, qui recouvraient la moitié du cratère !
« Putain, c’est incroyablement classe. »
« T’es complètement malade ? Pourquoi c’est vraiment un Dragon ?! Pourquoi il y a un Dragon dans la Tour, bordel ?! Les clichés ne sont-ils pas censés détourner les choses évidentes ?! Alors pourquoi c’est vraiment un Dragon ?! »
« Monsieur Jiho… On va vraiment se battre contre ça ? »
— Iing Iing Iing Iing Iing…
Choi Yejin le fixait, accablée et stupéfaite.
Na Hyeji geignait de peur.
Iing Iing se réfugia dans mes bras, le visage terrifié.
Mais j’étais désolé de ne pouvoir leur accorder la moindre attention.
Parce que c’était un Dragon !
Un vrai Dragon, sorti tout droit d’un roman de fantasy, venait d’apparaître dans le cratère !
Comment ne pas être captivé ?
Il était incroyablement majestueux !
Et mon cœur aussi devint majestueux !
En tant que grand amateur de romans de fantasy, voir un véritable Dragon me faisait battre le cœur à toute vitesse !
Mon obsession pour les Dragons prenait le dessus… !
Comme ce serait génial si je pouvais en faire mon animal de compagnie et le chevaucher sur-le-champ !
Mais…
Malheureusement…
Cette chose n’était pas mon animal de compagnie.
Ce n’était qu’un criminel écologique qui essayait d’assécher ma ville.
Je levai donc mon bâton et criai :
« Te voilà, criminel écologique ! Le héros rouge va s’occuper de toi ! »
« Monsieur Jiho ! Il faut fuir, tout de suite ! On n’a absolument aucune chance de le vaincre… »
« En enfer de projectiles, la puissance de feu est reine ! »
Le premier coup l’emporte !
Un coup, un mort !
Artillerie magique, Étincelle finale, feu !
KABOOOOOOOM !
Une vive explosion lumineuse jaillit.
Un immense pilier de lumière fonça sur lui.
Même si c’était un Dragon…
Une fois touché par l’artillerie magique, il ne pourrait plus bouger !
Touché par l’artillerie magique, immobilisé !
J’étais certain de le neutraliser d’un seul coup.
Thoum !
« Nani ?! »
Je ne pus qu’être stupéfait.
L’espace juste devant lui ondula.
Puis il dévia mon artillerie magique sans effort !
J’en restai bouche bée.
« Ça… ce serait de la magie spatiale ?! »
L’espace ondulant ressemblait exactement à de la magie spatiale.
Était-il capable d’utiliser la magie spatiale ?
Était-ce pour ça qu’il avait dévié mon artillerie magique si facilement ?
Tandis que je le fixais, stupéfait, son énorme tête se tourna lentement vers moi.
Des yeux dorés.
Leurs pupilles verticales me reflétaient.
「…Toi. Tu es celui qui vient de “l’extérieur”.」
Il ne prononça pas ces mots à voix haute. Ils m’atteignirent par l’intermédiaire de mon âme.
Sa voix profonde fit trembler mon âme même.
「Que vient faire un être vivant dans ce monde illusoire ?」
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