Chapitre 162
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Hydrogen B.
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Chapitre 162
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Gronde…
Le rempart de la ville et ses débris s’effondrèrent en un tas.
Des nuages de poussière pâle s’élevèrent.
Le Mur-Iing Iing fut détruit et s’écroula sans que nous puissions rien y faire.
« Iing… !!! »
Poro-rong.
Iing Iing s’envola à toute vitesse vers le Mur-Iing Iing.
Le rempart s’étant effondré, elle était peut-être affolée, mais elle volait bien plus vite que d’habitude.
Nous atteignîmes bientôt la lisière de la ville.
Et nous le vîmes.
« Le rempart est complètement démoli. »
« Ouais. Qu’est-ce qui a bien pu se passer ? Je ne vois aucun monstre. »
Le rempart avait été entièrement détruit.
L’explosion avait paru violente même de loin, mais les dégâts étaient encore plus terribles de près.
Le rempart qui s’élevait vers le ciel n’était plus qu’une montagne de gravats.
La lave durcie qui recouvrait sa face extérieure avait été réduite en morceaux encore plus petits, éparpillés sur le sol.
« Grr ! »
Je serrai les dents.
« En tant qu’entrepreneur en bâtiment de Difficulté Extrême Lunatique, ma réputation en prend un coup… ! Le rempart s’est écroulé un seul jour après sa construction ! J’ai fait un travail bâclé, comme ces entreprises de construction corrompues de Corée, le royaume ! Ô ciel ! Vénérable céleste primordial ! Est-ce donc vrai que je ne valais pas mieux qu’une entreprise de construction de Corée qui vole les matériaux ?! »
Le rempart que j’avais construit s’était effondré au bout d’un seul jour.
Comme ces entreprises de construction de Corée, le royaume, qui détournaient les matériaux, j’avais bâclé le travail !
Je lançai un cri dans la pose mythique du film Platoon.
D’habitude, Iing Iing m’aurait tapoté l’épaule pour me réconforter.
Mais cette fois, elle ne le pouvait pas.
Parce que…
« Iing… Iing, iing, iing… »
C’était elle qui était la plus accablée par la nouvelle.
Snif, snif.
Elle contemplait le rempart effondré en pleurant à chaudes larmes.
De grosses larmes lui coulaient sur le visage.
Pour être honnête, j’en fus un peu surpris.
Elle est si triste parce qu’un rempart s’est écroulé ?
Je ne m’attendais pas à la voir pleurer.
Le rempart devait compter davantage pour Iing Iing que je ne le pensais.
Je m’empressai de la réconforter.
« Iing Iing. Ce n’est pas grave ! Je t’en construirai un autre ! Le Mur-Iing Iing II ! Un rempart de Difficulté Extrême Lunatique Gigamax ! Murs Maria et Rose, poussez-vous ! L’Attaque des Iing Iing arrive ! »
« Iing, iing, iing… »
« Iing Iing, ne pleure pas. Ça me brise le cœur de te voir pleuuuuurer… ! »
« Monsieur Jiho, vous tenez vraiment à Iing Iing. »
« Bien sûr ! Iing Iing est la conscience, l’espoir et l’amour de notre groupe ! Quand on voit des sangsues porteuses aussi sans vergogne que Hyeji et Yejin, on se rend compte à quel point Iing Iing est admirable et jolie ! »
« On n’avait rien fait, alors pourquoi tu nous cherches, putain ? »
Je laissai derrière moi les sangsues porteuses qui râlaient et tapotai le dos d’Iing Iing.
Ses sanglots s’apaisèrent peu à peu.
Mais elle avait toujours l’air accablée.
La voir le visage si triste me mit en colère.
Qui que ce soit, comment avait-il osé faire ça ?!
Comment avait-il osé rendre Iing Iing triste ?!
Je ne lui pardonnerais jamais !
Alors que je réconfortais Iing Iing depuis un moment…
« Hé. Regarde ça. »
Choi Yejin, qui avait examiné les environs, s’approcha en traînant les pieds.
Elle tenait un morceau de pierre.
Un débris du rempart.
Elle me le tendit.
« C’est bizarre. Regarde l’état de cette pierre. »
« ? »
« Tu ne trouves pas qu’un côté est incroyablement lisse ? Comme s’il avait été tranché à la lame. »
Je pris la pierre des mains de Choi Yejin et l’examinai.
La majeure partie de sa surface était naturellement rugueuse et irrégulière.
Mais, pour une raison inconnue, un seul côté était particulièrement lisse et net.
Je passai la paume dessus : elle n’accrochait pas le moins du monde.
« Qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi cette pierre est-elle comme ça ? La surface de coupe est incroyablement nette. Même si une usine l’avait découpée au jet d’eau, elle ne serait pas aussi lisse. »
« Pas vrai ? Regarde les autres débris par ici. Ils sont tous pareils. »
« Hum. »
Je suivis le conseil de Choi Yejin et inspectai les décombres autour de nous.
En effet, beaucoup de morceaux présentaient des surfaces de coupe lisses.
Ce n’était pas un effondrement ordinaire.
Quelque chose avait tranché le rempart comme un gâteau, entraînant l’effondrement du reste.
Alors que j’examinais les gravats…
« Iing… »
Iing Iing désigna le morceau de pierre que je tenais.
« Iing Iing, tu le veux ? »
« Iing. »
Iing Iing hocha la tête.
Je le lui donnai.
Elle serra contre elle la pierre, aussi grande que son corps.
On aurait dit qu’elle voulait garder jusqu’à la moindre trace du rempart.
Ça me mit encore plus en colère !
« Hyeji, tu peux le mettre dans ton Sac spatial ? »
« Tu veux emporter une pierre ? Pourquoi ? »
« Ce sont les restes du Mur-Iing Iing. Il faut les conserver soigneusement. »
« …Pourquoi tu parles d’un rempart comme si c’était une personne ? »
« Silence ! Tu ne vois pas à quel point la pauvre Iing Iing est accablée ?! Le Mur-Iing Iing est mort ! Il a disparu ! Mais il continuera de vivre, uni à moi, sur mon dos et dans mon cœur ! »
« C’est quoi, cette référence… ? »
Ah, Hyeji n’avait donc pas vu le chef-d’œuvre cosmique Jjangren Lagann : percée à dix mille wons.
Comment une personne moderne pouvait-elle être aussi inculte ? Tss, tss…
En tant que docteur en philosophie, je devais faire preuve de compréhension.
Enfin bref.
« Allons en ville recueillir des informations. Il faut découvrir ce qui s’est passé. »
Nous prîmes la direction de la ville.
* * *
Le bureau du maire.
Valdemar inclina la tête devant moi.
« Ange ! Vous êtes de retour ! Cette fois, une semaine seulement s’est écoulée ! »
Apparemment, cette fois, j’étais retourné dans la Tour au bout d’une semaine seulement.
Les intervalles entre mes visites à la Tour se raccourcissaient de plus en plus.
À ce rythme, j’y retournerais peut-être vraiment dès le lendemain, au bout d’une seule journée.
Enfin bref.
Je m’affalai sur une chaise du bureau du maire et pris la parole.
« J’ai vu le Mur-Iing Iing s’effondrer dès mon arrivée. »
« …Je n’ai aucune excuse. Je n’ai pas réussi à protéger le rempart que vous aviez bâti pour nous, Ange. »
« Ce n’est pas votre faute, monsieur le maire adjoint. Ça avait l’air d’être quelque chose que de simples mortels comme vous auraient eu du mal à gérer… Alors, que s’est-il passé exactement ? »
« Eh bien… »
Valdemar me raconta alors ce qui s’était passé pendant mon absence.
La destruction du Mur-Iing Iing ne s’était pas produite en un jour ou deux.
« Tout a commencé dans le ciel au nord. Après votre départ, des lumières bleues se sont mises à clignoter de temps à autre, au-delà des volcans du nord. »
« Des lumières bleues ? »
« Oui. Au début, on ne les voyait que la nuit. Mais elles sont apparues de plus en plus souvent et, ces derniers temps, elles clignotaient plusieurs fois par jour, même en plein jour. »
Des lumières bleues…
Je me rappelai la configuration de mana que j’avais vue au-delà de la limite de la carte, la veille.
Ce phénomène pouvait-il être lié à ça ?
Valdemar poursuivit :
« Et chaque fois que les lumières clignotaient, elles étaient suivies… d’un grondement assourdissant. »
« Un grondement… Vous parlez du bruit que nous avons entendu quand le rempart s’est écroulé tout à l’heure. Il était vraiment assourdissant. »
« Oui. Et quand nous nous rendions à l’endroit d’où venait le grondement… »
Valdemar s’interrompit.
Il déglutit difficilement, puis reprit d’une voix basse :
« Le sol… avait été tranché. »
« …Tranché. Maintenant que j’y pense, les débris du rempart avaient des surfaces de coupe nettes, comme s’ils avaient été fendus à la lame. »
« Alors, ce sera facile à expliquer. C’était exactement comme vous l’avez vu. Chaque fois que le grondement retentissait, le sol et le terrain étaient tranchés. Certaines collines étaient fendues en deux, et certains rochers avaient été coupés en deux morceaux. »
Je tournai machinalement les yeux vers le Sac spatial de Hyeji.
Les restes du Mur-Iing Iing qu’elle venait tout juste d’y ranger.
Cette surface de coupe lisse, comme si elle avait été taillée à la lame.
« Au début, ça n’arrivait que très loin au nord. Mais, au fil des jours, le phénomène étrange s’est peu à peu rapproché du sud… dans cette direction. »
« Et aujourd’hui, il a atteint le rempart ? »
« Oui. »
Valdemar hocha la tête.
Son visage était empreint d’inquiétude.
« Heureusement, personne ne se trouvait près du rempart et il n’y a pas eu de blessés. La lave à l’extérieur avait déjà durci, donc elle ne risquait pas de se déverser dans la ville dans l’immédiat. Mais… »
« La prochaine fois, le phénomène pourrait atteindre la ville elle-même. »
« Oui. »
Hum…
Je croisai les bras et regardai vers le nord.
Des lumières bleues.
Un grondement de tonnerre.
Et la terre tranchée comme par une lame.
Quelle que fût la cause de ce phénomène étrange qui avait commencé au nord, il se rapprochait peu à peu de la ville.
Je devais l’arrêter.
« Monsieur le maire adjoint. »
« Oui, Ange. »
« Je vous l’ai déjà dit. Un jour, je m’occuperais moi-même du nord. »
Je me levai de ma chaise en brandissant mon bâton.
« Ce jour est arrivé. En tant que maire de l’“Arche céleste de la Difficulté Extrême Lunatique, dernière ville de l’humanité, mégapole”, je ne peux plus supporter de voir mes citoyens trembler de peur ! »
« Ange… ! »
Le visage de Valdemar se remplit d’émotion, de crainte, de respect, d’admiration, de louanges et de dévotion.
Plutôt qu’une cape, je fis voleter les pans de mon manteau en me retournant.
« Allons-y, Iing Iing. Nous allons voir le visage de celui qui a abattu ton rempart. »
« Iing !!! »
L’heure de la vengeance du rempart de Difficulté Extrême Lunatique avait sonné !
Nous partîmes vers le nord.
* * *
Poro-rong.
Nous volions vers le nord grâce au Vol psychokinétique d’Iing Iing.
Les champs de lave qui s’étendaient sous nous étaient bien plus vastes que la veille.
Des rivières rouges de lave coulaient comme des veines sur le sol noirci et durci.
Par endroits, les collines et la terre étaient nettement fendues, comme si une gigantesque lame les avait tranchées.
Ce devait être les traces dont Valdemar avait parlé.
Et, chose étrange…
On ne voyait pas un seul Wyvern.
« Des Wyverns. Il y en avait tellement hier que ça en devenait dégoûtant… Où sont-ils tous passés ? »
Hyeji promena un regard inquiet autour d’elle.
Eh bien, ils avaient probablement fui, terrorisés par ma présence majestueuse.
Comment de simples moineaux auraient-ils osé se montrer à nouveau devant le successeur de Mao Zedong et maître de la Campagne des quatre nuisibles ?
Enfin bref, nous volâmes encore un bon moment.
Nous dépassâmes la limite qui nous avait arrêtés avant-hier, puis celle qui nous avait bloqués la veille.
Après avoir parcouru une longue distance au-delà de la nouvelle région accessible…
Je le revis enfin.
« Un œuf ! »
L’« œuf » que j’avais aperçu la veille.
La chose que je soupçonnais d’être un œuf de Dragon.
Il se trouvait exactement au même endroit que la veille !
L’œuf présumé de Dragon était enveloppé d’une membrane bleutée et diffusait une faible lueur.
Je regardai mes compagnons et m’écriai, triomphant :
« Vous voyez ?! Il y a bien un œuf là-bas !!! Maintenant, excusez-vous tous. Répétez après moi : “Nous étions de simples mortels pour avoir douté du discernement du grand Jiho !” »
« …Qu’est-ce que vous racontez, tout à coup, monsieur Jiho ? »
« L’œuf ! Il y a un œuf là-bas ! Hier, vous avez prétendu ne pas le voir et vous avez fait comme si j’hallucinais ! »
Je pointai mon bâton vers le centre de la vallée.
Nous étions bien plus près que la veille, je pouvais donc le voir plus clairement.
Il avait un corps ovale et lisse, et la taille d’un réfrigérateur.
Même avec la vue pourrie de simples mortels, elles ne pouvaient pas le manquer à cette distance !
Mais, pour une raison inconnue…
« Je ne vois que le sol. »
« Moi, je ne vois que de la lave. Mais qu’est-ce que tu racontes, putain ? »
« ? Vous êtes sérieuses ? »
Hyeji et Yejin…
Elles devaient vraiment être aveugles.
Elles ne voyaient toujours pas cet énorme œuf !
« Comment vous ne pouvez pas le voir ? Il a la taille d’un réfrigérateur ! Vous devriez vraiment vous faire opérer des yeux. »
« Mais je ne le vois vraiment pas… »
« Arrête tes conneries. Quel œuf ? »
« Iing, iing, iing. »
« Iing Iing dit qu’elle ne le voit pas non plus. »
« …Vraiment ? »
Bon, je pouvais comprendre que Choi Yejin et Na Hyeji fussent de simples mortelles.
Mais même Iing Iing ne le voyait pas ?
« Iing Iing, toi aussi, tu es une simple mortelle qui voit mal… ? »
« Iing… »
Iing Iing laissa tristement retomber les épaules.
Non.
Iing Iing n’avait rien fait de mal.
C’était bien ça, le sort des prophètes : ils étaient seuls par nature !
« Bref, on pourra l’examiner quand on y sera. Allons-y, Iing Iing. »
« Iing ! »
Poro-rong.
Nous commençâmes à voler vers l’œuf.
Il n’était pas loin, nous aurions donc dû arriver rapidement.
Mais, pour une raison inconnue…
« Pourquoi est-ce qu’on n’avance pas ? »
Il se passa quelque chose d’étrange.
Nous avancions clairement en volant grâce au Vol psychokinétique.
Pourtant, la distance qui nous séparait de l’œuf ne diminuait pas du tout.
Je m’adressai à Iing Iing.
« Iing Iing, on est bien en mouvement, hein ? »
« Iing ? Iing. »
Iing Iing secoua la tête.
Elle répondit que non.
Nous volions bel et bien vers l’avant, et un vent violent nous sifflait aux oreilles.
Mais la distance jusqu’à l’œuf ne diminuait pas d’un poil.
Quel était donc ce phénomène absurde ?
C’était frustrant.
Je donnai un ordre :
« Pilote ! Plein gaz ! Apache à l’arc long, à fond la caisse ! »
« Iing ! »
À mon ordre, Iing Iing mit les gaz à fond.
Elle poussa notre vitesse à son maximum.
Fouuuush !
Le Vol psychokinétique accéléra jusqu’à sa vitesse maximale.
Le vent violent et des murs d’air nous fouettèrent de toutes parts.
Les pans de mon manteau claquaient furieusement au vent.
Mais malgré tout…
La distance jusqu’à l’œuf ne diminuait pas.
Mais qu’est-ce que… ?
Pourquoi avions-nous l’impression d’avancer tout en restant suspendus au même endroit ?
Hyeji et Yejin prirent alors la parole à tour de rôle.
« Monsieur Jiho. On ne serait pas au même endroit depuis tout à l’heure ? »
« Ce rocher, je crois que je l’ai déjà vu tout à l’heure. »
« ? »
Qu’est-ce qu’elles racontaient ?
Nous n’étions pas seulement au même endroit : nous étions presque immobiles depuis tout ce temps.
Et pourtant, elles parlaient comme si nous tournions en rond.
Une idée me traversa alors l’esprit.
« Attendez. J’ai déjà vu ça dans des romans d’arts martiaux. »
Un espace impossible à traverser, quelle que soit la distance parcourue.
Une distance qui s’étirait sans fin.
Et les sens des simples mortels qui se brouillaient.
C’était bien ça, non ?!
« C’est le Qimen Dunjia ! Une technique qui déforme les directions et les coordonnées spatiales en s’appuyant sur les principes du yin et du yang, des cinq éléments et des huit trigrammes ! Merde, c’est un maître des formations ! Et un sacrément doué, s’il peut même utiliser le Qimen Dunjia ! Mon sang de pratiquant d’arts martiaux est en ébullition ! »
« Pff, ces foutus romans d’arts martiaux… En tout cas, il y a clairement quelque chose d’anormal. On tourne en rond au même endroit. »
« …Je ne sais même plus dans quelle direction on regarde. On est sûrs qu’on peut sortir d’ici ? »
Hyeji et Yejin finirent par remarquer qu’il se passait quelque chose d’étrange.
Elles avaient compris que l’espace s’était déformé et les avait piégées.
J’avais compris dès le début que la distance ne changeait pas, mais elles semblaient se débattre dans une illusion depuis tout ce temps.
Enfin bref.
« Comme dans les romans d’arts martiaux, face au Qimen Dunjia, il ne faut surtout pas bouger à l’aveuglette. Commençons par tester la nature de la formation… ! »
« T’as perdu la tête ? Tu fais des blagues de romans d’arts martiaux dans une situation pareille ?! »
« Et ça, alors ! »
Je pointai mon bâton.
Je visais le sol juste devant l’œuf lointain.
BANG !
Je tirai avec mon Railgun.
Si le projectile suivait une trajectoire normale, je saurais si ce phénomène étrange n’affectait que les êtres vivants…
Ou s’il s’appliquait à toute chose, objets compris.
Et alors…
Fiiiiou !
Un projectile métallique surgit droit devant et nous passa au-dessus de la tête.
La balle de Railgun que j’avais tirée vers l’avant…
Venait de surgir, pour une raison inconnue, juste devant nous.
CRAAASH !
« Aïe ! »
La balle de Railgun qui nous avait survolés provoqua un vacarme assourdissant derrière nous.
Quand je me retournai, je vis un rocher lointain réduit en miettes.
La balle de Railgun revenue de devant avait détruit le rocher derrière nous.
Je marmonnai à voix basse :
« …J’ai failli me suicider. La balle que j’ai tirée m’est revenue dessus. Comme prévu du Qimen Dunjia ! Il mérite vraiment son titre de joyau des formations d’arts martiaux ! »
« Espèce d’idiot, t’as failli mourir ! »
« J’ai tiré doucement. Même si elle avait touché quelqu’un, personne ne serait mort. Bref… le Qimen Dunjia ! »
Cette formation était bien plus dangereuse que je ne le pensais.
Mais il me restait une chose à essayer.
« La clé pour briser une formation, c’est toujours d’en trouver le cœur… ! »
Je pris une inspiration.
Puis j’aiguisai mes sens spirituels.
J’affinai ma perception spirituelle et me concentrai.
Je suivis le motif des Motes bleues que je voyais.
Pour lire le flux de mana au-delà de ce que mes yeux pouvaient discerner.
Et alors, je le vis.
Hummmmmm…
Les Motes bleues imprégnaient l’espace autour de nous.
Leur disposition était étrangement différente de la normale.
D’habitude, les Motes bleues flottaient librement dans l’air.
Elles étaient censées dériver au hasard, sans but précis, dans toutes les directions, comme du pollen dispersé par le vent.
Mais ici, les Motes bleues formaient un motif étrange.
Elles suivaient sans relâche des trajectoires fixes, comme si elles circulaient sur des rails invisibles.
Je plissai les yeux et suivis le flux des Motes bleues.
Un courant de particules qui s’étirait vers l’avant se courba soudain pour repartir en arrière.
Un autre courant qui remontait vers le haut se replia sur le côté et revint à son point de départ.
Les Motes bleues n’étaient pas réparties au hasard.
Elles formaient une structure en trois dimensions, composée de couches superposées qui tournaient lentement dans des directions différentes.
À un moment ou à un autre, nous étions entrés dans un immense réseau tridimensionnel tissé de Motes bleues.
Je marmonnai à voix basse :
« Est-ce que ce serait… un motif de magie spatiale ? »
Un souvenir me revint brusquement à l’esprit.
Celui de Reimu, autrefois.
Lorsqu’elle avait ouvert un Portail de bond spatial.
La lumière ondulante derrière elle.
Le motif de la magie de bond spatial.
Il s’agissait d’un motif tridimensionnel, et non plat, qui changeait sans cesse d’un instant à l’autre.
À l’époque, c’était si difficile que j’avais fini par renoncer à le déchiffrer.
Je n’étais alors qu’un sorcier de bas niveau qui venait d’atteindre les Étages supérieurs.
Mais les choses avaient changé.
À présent, j’étais le Chasseur sorcier de Difficulté Extrême Lunatique, dans le royaume de la Métamorphose, Apache à l’arc long, Prophète, Ange, amiral Yi, responsable de centrale électrique, raffineur de pilules, étage 49, qui avait sauvé la Corée, le royaume !
Depuis tout ce temps, un mois entier s’était écoulé et j’étais devenu un vétéran aguerri de la magie !
Alors, maintenant…
Peut-être que j’y arriverais.
Je murmurai à voix basse :
« Démontons ça. »
Peut-être que…
Je pourrais acquérir la magie spatiale !
Je levai lentement mon bâton.
Notes de bas de page :
« Jjangren Lagann : percée à dix mille wons » parodie le titre de l’anime Tengen Toppa Gurren Lagann.
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