Chapitre 58
【La dernière fois, après avoir provoqué le Seigneur femelle, il avait été mis à la porte et condamné à s’agenouiller dehors, vêtu d’une simple robe de chambre.
Il ne l’avait même pas enfilée correctement. Il était tard, il avait eu sommeil et s’était contenté de s’adosser au mur avant de s’endormir.
Depuis sa retraite, sa vigilance avait considérablement diminué. Enveloppé par les phéromones d’un Zerg mâle, il dormait si bien… Lorsqu’il se rendit compte que quelqu’un approchait, il était trop tard : on venait de lui marcher sur la main.
Sa main n’avait rien.
Mais le Seigneur Hill, lui, avait failli mourir de peur.
Alors, forcément, il n’allait plus bien du tout.
Le Seigneur femelle, accouru en entendant le vacarme, passa toute la nuit à apaiser le Seigneur mâle. Le lendemain, il l’entraîna dans la salle d’entraînement et le roua de coups jusqu’à le laisser à deux doigts de la mort.
L’aide, lui, était au désespoir.
Comment aurait-il pu savoir que le Seigneur Hill descendrait au beau milieu de la nuit ?
Il n’avait fermé les yeux qu’un tout petit moment.
Il lui avait fallu tant d’efforts pour que l’incident précédent finisse enfin par être oublié.
Et voilà que le Seigneur Hill avait aussi vu ça…
L’aide se dit que tout était fini.
Est-ce que je ne ferais pas mieux de faire mes valises et de fuir ?
D’abord, récupérer le plus jeune à l’école. Les deux autres étaient déjà adultes, pas la peine de s’en soucier. Acheter deux billets de vaisseau spatial, quitter l’Étoile Capitale, devenir pirate de l’espace et voguer librement sous les cieux.
Il avait déjà tout prévu pour s’enfuir.
Mais l’année suivante, le plus jeune passerait les examens d’entrée.
Le mois prochain, ce serait son anniversaire de mariage avec son Seigneur mâle.
Et le mois d’après, l’anniversaire du Seigneur femelle…
Que des dates importantes.
À cette pensée, il se dégonfla aussitôt.
Il fallait croire qu’une fois mariée et mère de petits, une Zerg femelle finissait par s’attacher.
Elle ne pouvait plus être aussi insouciante qu’avant.
Elle ne pouvait plus partir sur un coup de tête.
…】
À ce stade, les lecteurs avaient compris toute l’histoire.
[Alors, c’était toi, à genoux. Le directeur, hein ?]
[Quoi ?! C’était encore toi, la dernière fois ?!?]
[C’est donc toi qui as effrayé le Seigneur Hill et lui as laissé un traumatisme psychologique ! (en colère)]
[Tu t’es endormi à genoux ? Tu n’avais même pas mis tes vêtements correctement ? Et tu t’es fait prendre par le Zerg mâle ? Cette raclée était bien trop légère !]
[Et tout ça parce que tu as provoqué le Seigneur femelle ? Tu as osé provoquer l’épouse d’un général de la Première Légion ? Tu as trouvé ce courage où ? Tu l’as bien mérité.]
[J’aimerais vraiment savoir ce qu’il a bien pu dire pour provoquer le Seigneur femelle. J’arrive pas à croire qu’un insecte puisse être aussi téméraire.]
[Ses vieux méfaits, l’affaire Iso, et maintenant il dérange encore le Zerg mâle pendant sa punition. Trois fautes d’un coup. Il ferait mieux de commencer à rédiger son testament.]
[Attends, tu as même voulu t’enfuir ? Avec le petit ? Devenir pirate de l’espace ? Hein ???]
Chacune des pensées de l’aide aux cheveux bruns dépassait l’imagination des lecteurs Zergs femelles.
Au début, quand le Seigneur femelle était apparu en déclarant qu’il casserait les trois jambes de l’aide, ils avaient trouvé le Seigneur femelle excessivement dominateur et tyrannique.
Maintenant qu’ils y repensaient…
Pour un aide pareil, le Seigneur femelle l’avait quand même gardé à ses côtés ?
Dans une vie antérieure, cet aide avait sauvé la vie du Seigneur femelle ou quoi ?
[On dirait qu’ils étaient camarades autrefois. Peut-être qu’il lui a vraiment sauvé la vie.]
[Je suis abasourdi. Alors, le Seigneur femelle lui rend une dette.]
[Et le Seigneur mâle, dans tout ça ?]
[Le Seigneur mâle a dit : « Oui, oui. »]
C’était la seule réplique du Seigneur mâle dans les chapitres précédents. Elle était apparue dans le rêve de Hill et était sortie de la bouche du Hill de rêve, laissant une profonde impression aux lecteurs.
Quand ces mots apparurent, les lecteurs furent vraiment abasourdis.
Quelle était donc cette famille ?
Trop étrange.
Impossible à cerner.
À surveiller de plus près.
…
【En entendant les paroles de l’aide, Hill demanda avec surprise :
« Père est rentré ? »
Hill était ravi.
Avec ses deux parents réunis, il pourrait tout leur dire d’un coup.
Mais qu’est-ce que ça voulait dire, « le Seigneur mâle l’a puni à la place du Seigneur femelle » ?
Est-ce que Père le punissait ?
Ou est-ce que Papa le corrigeait au nom de Père ?
Dans les foyers Zergs mâles, il se passait toujours quantité de choses incompréhensibles pour les étrangers.
Les spectateurs avaient bien du mal à démêler la vérité.
Hill décida d’aller d’abord retrouver son père.
Mais on l’arrêta de nouveau.
L’aide, toujours à genoux, eut l’air embarrassé et hésita avant de répondre :
« Le Seigneur mâle est à l’intérieur. »
Dans les grandes familles, tout le monde comprenait ce que cela sous-entendait.
Hill tourna la tête vers l’extérieur.
Il ne faisait même pas encore nuit…
Enfin, pour les Zergs mâles, le jour et la nuit ne changeaient pas grand-chose.
À vrai dire, c’était pareil pour toute l’espèce Zerg.
La reproduction passait toujours en premier. Tout le reste venait après.
Hill hésita.
Ce ne serait certainement pas convenable de les interrompre maintenant.
Mais il ne pouvait pas faire semblant de ne pas voir quelqu’un agenouillé par terre.
Il allait prendre ses responsabilités et dire à l’aide de se relever et d’aller se reposer quand il sentit quelque chose et leva les yeux vers le deuxième étage.
Son père était apparu près de la balustrade sculptée. Il enfilait précipitamment son manteau tout en marchant, puis baissa les yeux.
Dès qu’il vit Hill, il sourit.
« Hill est rentré. »
Puis il remarqua la Zerg femelle agenouillée à côté de Hill.
Son sourire se figea.
Même ses pas s’arrêtèrent.
La température de la pièce sembla chuter d’un coup, tandis qu’une faible intention meurtrière se répandait dans l’air.
Hill n’était pas visé ; il ne sentit donc rien, sinon que l’atmosphère était étrange.
Mais l’aide, à côté de lui, pâlit et se mit à transpirer.
À l’évidence…
Il s’était simplement agenouillé trop longtemps et ne tenait plus sur ses jambes.
Normalement, le corps d’une Zerg femelle n’aurait pas dû être aussi faible.
Mais Hill avait entendu dire qu’il avait pris sa retraite à cause de blessures de guerre. Peut-être avait-il subi des dommages irréversibles.
Inquiet, Hill s’avança et tendit la main pour l’aider.
Puis, se rappelant la distinction entre mâles et femelles, il s’immobilisa, la main suspendue en l’air, et se tourna vers son père pour lui demander de l’aide.
Les Zergs étaient ouverts d’esprit sur certains sujets et extrêmement rigides sur d’autres.
S’il l’aidait à se relever, Hill n’aurait aucun problème.
Mais l’autre était une Zerg femelle mariée.
La société imposait de sévères restrictions aux Zergs femelles mariées.
Dans certaines familles, tout contact avec un Zerg mâle autre que leur Seigneur mâle pouvait entraîner le rejet, une punition sévère, voire l’expulsion.
Bien sûr, son papa était toujours tolérant et ne ferait jamais une chose pareille.
Malgré tout, ce n’était pas convenable.
En plus, c’était déjà la deuxième fois que Hill voyait cette aide à genoux.
La vie n’avait pas l’air facile pour lui, dans cette maison…
À ce moment-là, son papa sortit lui aussi de la pièce.
Hill ramena sa main derrière son dos.
Le Zerg mâle venait manifestement de se réveiller.
Ses cheveux roses partaient dans tous les sens et il portait une robe de chambre blanche au style rétro. Il semblait presque flotter en sortant.
Instinctivement, il se dirigea vers son Seigneur femelle.
Mais en s’approchant, il sentit que quelque chose clochait dans l’aura du Seigneur femelle et s’arrêta précipitamment.
Puis, sentant quelque chose, il regarda en bas.
À la vue du Zerg mâle aux cheveux noirs, près de l’entrée, ses yeux s’écarquillèrent.
« Hill ? »
Et celui qui était à genoux…
Oh non !
Le Zerg mâle se tourna vite vers le Seigneur femelle.
Le Seigneur femelle avait déjà dévalé l’escalier.
Il se plaça devant Hill, dissimulant de son corps la Zerg femelle à genoux.
Au passage, il lui donna discrètement un coup de pied.
« Pourquoi tu ne te relèves pas ? » lança froidement le Seigneur femelle en jetant un regard derrière lui. « Retourne dans ta chambre. »
« O-oui, oui, oui. »
L’aide grimaça de douleur et jura intérieurement, mais reprit aussitôt un air neutre en se relevant. Il s’inclina devant Hill et le Seigneur mâle, puis se retira docilement.
Le Seigneur mâle : « … »
Hill ne pouvait pas voir, car le Seigneur femelle lui faisait écran.
Mais il avait vu chaque changement d’expression.
Ces Zergs femelles ne prenaient même plus la peine de faire semblant devant lui. Leur vraie nature était complètement dévoilée.
Quand l’aide fut descendu, tous les Zergs restants poussèrent secrètement un soupir de soulagement.
Chacun pour une raison différente.
Le Zerg mâle descendit en hâte et prit affectueusement Hill par le bras pour l’emmener s’asseoir sur le canapé.
Il lui demanda avec sollicitude :
« Pourquoi es-tu rentré si tard, Hill ? Tu as faim ? Je vais leur demander de te préparer tes plats préférés. »
« N-non, merci, Papa. Je n’ai pas faim. »
Sentant son papa affectueux s’accrocher à lui, puis jetant un coup d’œil à son père qui se tenait à proximité, Hill prit discrètement une profonde inspiration.
Il posa les mains sur ses genoux, se redressa et déclara d’un ton sérieux :
« Je suis rentré cette fois parce que j’ai quelque chose à vous dire à tous les deux. »
En voyant son fils aussi solennel pour la première fois, le général sentit les signaux d’alarme retentir dans sa tête.
Le Zerg mâle, lui, ne se doutait toujours de rien et continua sur le ton qu’il employait pour cajoler les petits.
« Qu’est-ce qu’il y a ? Quoi qu’il arrive, Papa et Père seront toujours de ton côté et te soutiendront. »
« Hum, hum ! »
Le général toussa bruyamment deux fois.
Les deux Zergs mâles le regardèrent d’un air perplexe.
€€€€Son Seigneur femelle avait toujours été en bonne santé. Avait-il mal à la gorge ? S’était-il étouffé ? Ou bien… reçu un coup ?
€€€€Père voulait-il dire quelque chose ?
Le général s’assit sur le canapé latéral et prit la parole d’un ton grave.
« Hill, tu es encore jeune et tu connais mal la nature des Zergs. Ne prends pas de décision précipitée. Parle davantage de tout ça avec ton papa et moi. Nous avons connu plus de Zergs femelles que tu n’as peint de tableaux. Nous pourrons te donner des conseils plus adaptés. »
Le Zerg mâle ne comprit pas, mais hocha tout de même la tête pour suivre le mouvement.
Hill répondit :
« Merci, Papa et Père. Mais j’ai déjà pris ma décision. Je veux épouser Iso. »
« ? » Le Zerg mâle pencha la tête, l’air perdu.
Qui était Iso ?
Ce nom lui disait quelque chose.
Où l’avait-il déjà vu ?
La main du général se posa sur la table basse en diamant.
Il prit une profonde inspiration, réprima tant bien que mal sa colère et s’efforça de ne rien laisser paraître.
Mais il était déjà trop furieux pour parler.
Le Zerg mâle jeta un coup d’œil à son Seigneur femelle, puis regarda Hill.
« Le petit a grandi. C’est normal qu’il ait une Zerg femelle… Tu as refusé un guide après ton Éveil physiologique, alors il te faudra une Zerg femelle pour compenser le manque d’accompagnement sur le plan… physiologique… »
L’Éveil physiologique ne consistait pas seulement à devenir adulte.
Il s’agissait aussi pour la Zerg femelle de guider le Zerg mâle afin qu’il comprenne sa propre « physiologie ».
Un Éveil physiologique au sens propre.
Il était donc tout à fait normal qu’un Zerg mâle adulte ait une Zerg femelle.
Ne pas en avoir était étrange.
En tant que papa, il l’acceptait plutôt bien.
« Alors, tu vas en faire ton aide ? »
« S’il s’agit d’une aide, n’importe qui fera l’affaire tant qu’il te convient. Mais pour choisir une épouse, il faut prendre bien des choses en compte : le rang, la richesse, le caractère, le tempérament… Les Zergs femelles sont des créatures destructrices. Surtout, tu ne peux pas en choisir une qui a des tendances violentes. Hill est si doux. Et s’il se faisait maltraiter ? »
Le Zerg mâle énuméra les critères habituels d’un mariage, tout en s’inquiétant d’avance.
Son petit Hill était trop docile.
Il avait l’air facile à intimider.
Hill attendit qu’il ait terminé avant de répondre :
« C’est mon épouse. »
Un léger craquement retentit.
Les deux Zergs mâles se tournèrent vers le bruit.
Sous le regard de son Seigneur mâle et de son fils, le général retira sa main sans expression et rajusta sa manche, comme si de rien n’était.
La table en diamant semblait intacte.
Le Zerg mâle poussa secrètement un soupir de soulagement.
Heureusement qu’il avait toujours choisi des meubles de la meilleure qualité.
Il y avait trop de Zergs femelles militaires dans la maison.
Les meubles ordinaires n’auraient pas tenu le coup.
L’instant suivant, la table en diamant s’effondra en poussière.
Le silence envahit la pièce.
« … »
Les trois Zergs fixèrent le tas de poussière de diamant.
Un malaise s’installa.
Le plus gêné était naturellement le général, qui avait tenté de garder contenance.
Son Seigneur mâle venait de dire qu’il ne fallait pas choisir une Zerg femelle violente comme épouse…
Et lui venait de démontrer aussitôt le pouvoir destructeur d’une Zerg femelle.
Ce n’était pas si grave, mais les Zergs femelles tenaient tout de même à l’image qu’elles renvoyaient à leur Seigneur mâle.
Hill se tourna vers son papa.
Le Zerg mâle eut un rire gêné.
« La qualité était mauvaise, vraiment mauvaise. Elle s’est brisée toute seule… »
Quelle belle table qui s’était « brisée toute seule ».
Les trois Zergs connaissaient la vérité.
Mais aucun ne la révéla.
Le Zerg mâle appela des robots de nettoyage pour faire disparaître l’incident.
Devant l’espace vide, face au canapé, tous trois se sentirent mal à l’aise.
Hill prit la parole le premier.
« Quoi qu’il en soit, c’est ce que je voulais vous dire. Je veux qu’Iso devienne mon épouse. »
Il le leur présenta.
« C’est un élève de l’académie militaire, deux ans au-dessus de moi. Il figurait aussi sur ma liste de guides potentiels. Père l’aimait bien, lui aussi. »
Le général : « … »
Non.
Je l’aimais bien comme guide.
L’aimer comme épouse, c’était tout autre chose.
« Hill… » Le général se frotta le front.
« Tu ne connais pas cette Zerg femelle. Depuis combien de jours vous connaissez-vous, au juste ? »
Il ne voulait pas blesser son fils et adoucit donc le ton.
Ses paroles furent d’une douceur remarquable.
En réalité, il grinçait des dents de colère et ne demandait qu’à s’en prendre à cette Zerg femelle et à la calomnier sous tous les angles.
Quelques jours à peine.
Et cette Zerg femelle avait déjà poussé son fils à s’entêter et à vouloir l’épouser.
Quelle habileté.
Ce n’était certainement pas une bonne Zerg.
Et ce petit dont l’existence restait mystérieuse, avec ses cheveux roses…
Encore plus suspect.
Hill ne se laissa pas ébranler.
« Papa m’a raconté que vous étiez tombés amoureux au premier regard. »
Il ne dit pas la suite.
Ils s’étaient mariés sur un coup de tête après une seule nuit.
Comparé à Hill et Iso, les deux s’étaient connus encore moins longtemps.
Au moins, Hill et Iso avaient passé plusieurs jours ensemble.
Et ils avaient même un petit en commun.
Mais il ne pouvait évidemment pas parler de ce dernier point.
Le général échangea un regard avec son Seigneur mâle et comprit avec culpabilité qu’ils n’étaient pas bien placés pour faire la morale à leur petit sur ce sujet.
Il restait pourtant bien des choses à dire.
Quand ils s’étaient mariés, il était déjà général de la Première Légion, immensément riche et doté d’un pouvoir écrasant.
Mais cette Zerg femelle était encore trop jeune.
Patrimoine, pouvoir, milieu familial…
Tous les critères importants pour choisir une épouse.
Aucun n’était satisfaisant.
Elle avait pourtant un grand potentiel.
Peut-être deviendrait-elle lieutenant général, voire générale, un jour.
Mais ce n’était que l’avenir.
Pour le moment, elle était trop immature.
Elle ne pouvait pas assumer le rôle d’épouse d’un Zerg mâle de haut rang.
Et elle ne possédait pas assez de richesses pour offrir le luxe à un Zerg mâle.
En voyant le regard obstiné de son fils, le général finit par renoncer à prononcer ces paroles.
Lui-même n’accordait pas d’importance à ce genre de choses.
Leur famille pouvait offrir une vie luxueuse à Hill.
Tout ce qu’il voulait, c’était que son fils ait une vie sans encombre.
Et il ne voulait pas devenir le plus grand obstacle sur son chemin.
Un père ne pouvait jamais l’emporter sur son fils Zerg mâle.
Il ne pouvait que céder.
Finalement, le général poussa un lourd soupir intérieur et demanda :
« Tu as pris ta décision ? C’est forcément lui ? »
Hill hocha fermement la tête.
N’importe qui aurait vu qu’il était sérieux.
« Alors, je n’ai plus rien à dire… S’il te maltraite, préviens ton père. Je lui casserai les trois jambes. »
Le général pensa :
Trois jambes, c’était trop peu.
Il lui briserait tous les os, attendrait que sa capacité d’autoguérison les ressoude, puis les lui casserait de nouveau.
Et il recommencerait sans fin.
« Merci, Père ! »
Hill lui en fut profondément reconnaissant.
Il savait que son père ne compliquerait pas les choses à Iso.
Mais pourquoi parler de lui casser les trois jambes ?
Un soupçon de confusion l’envahit.
Quoi qu’il en soit, le plus difficile était passé.
Son père avait toujours été le plus dur à convaincre.
Une fois Père convaincu, ce serait facile avec Papa.
Hill se tourna vers le Zerg mâle à côté de lui et cligna deux fois des yeux.
« Papa… »
Le Zerg mâle répondit :
« Hum… Bien sûr, nous respectons entièrement le choix de Hill en matière de Zerg femelle. C’est juste que… ce n’est pas un peu précipité ? As-tu réfléchi à ton avenir ? Où vivrez-vous ? Combien de petits voulez-vous ? Comment allez-vous concilier travail et vie quotidienne ? »
« Pour le logement, nous avons acheté une petite maison près de l’école. Nous pourrons y vivre pendant nos études. Il a aussi une maison dans le District souterrain… Elle est vraiment géniale. »
« Pour les petits… un seul, pour l’instant. Celui-là, c’est absolument nécessaire. Après, on verra bien si le destin nous en donne d’autres. »
…】