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Traducteur/éditeur : WeTried
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◈ J’ai créé un classement qui obsède les Transcendants ◈
Chapitre 32 : Il faut que je gagne ces éloges
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L’histoire du Bureau de la sécurité des Myriades de Royaumes et de la Cour des Préceptes commença avec la dissolution du Conseil de la Table ronde.
Tout était lié à la Loi absolue.
Du Conseil de la Table ronde, ils avaient hérité de l’une des rares autorités capables, dans les treize dimensions, d’atténuer les sanctions liées à la causalité.
Le Conseil de la Table ronde avait détenu la plus grande Loi absolue après celle des Enfers suprêmes ; même après sa scission en deux groupes, les deux institutions conservèrent donc une influence immense.
Le Bureau de la sécurité traquait ceux qui accumulaient un mauvais karma ou faisaient peser des fardeaux sur certains Grands Mondes célestes, tandis que la Cour des Préceptes les jugeait et les punissait au moyen de la Loi absolue.
Au début, ils agirent conformément à leur objectif initial.
Ils recrutèrent des Transcendants capables de circuler relativement librement entre les dimensions.
Sous les ordres du premier commissaire du Bureau de la sécurité et du premier président de la Cour des Préceptes, ils maintinrent l’ordre dans toutes les dimensions.
Pourtant, près de sept cents millions d’années après sa fondation, le premier commissaire du Bureau de la sécurité fut annihilé alors qu’il empêchait une catastrophe dans la Douzième Dimension.
Un milliard neuf cents millions d’années plus tard, le premier président de la Cour des Préceptes se retira à son tour, et les deux organisations commencèrent peu à peu à perdre leur cap.
Bien sûr, elles ne sombrèrent pas immédiatement dans la corruption totale.
Mais les postes de commissaire et de président de la Cour n’avaient autrefois été que des fonctions au service des autres.
Peut-être leur comportement actuel était-il devenu inévitable dès l’instant où ces postes s’étaient transformés en couronnes capables d’influer sur toutes les dimensions.
- Le Bureau de la sécurité est complètement cinglé en ce moment, mdr. Ils appellent ça un audit spécial, puis rackettent tous ceux qui n’ont pas de relations.
- Ces enfoirés ont embarqué tous les anciens de ma secte et les ont gardés sous surveillance pendant six mois. La moitié des planètes sous notre juridiction y est passée.
- Ces ordures passent tout au crible pour ne pas se faire prendre, puis vous dépouillent jusqu’au dernier sou.
Les plus durement touchés étaient les êtres de rang inférieur à celui de Transcendant dans les Grands Mondes célestes.
Le Bureau de la sécurité s’en prenait surtout aux factions petites et moyennes qui n’avaient aucun soutien clairement établi.
« Hé, j’ai dit de faire sortir votre chef. Vous voulez tous vous faire embarquer ? »
« Je vous ai dit qu’ils ne venaient pas aujourd’hui, d’habitude ! Pourquoi vous faites ça ? »
« Pourquoi ? Ha ! Embarquez-moi jusqu’au dernier de ces enfoirés. »
« M-Mais qu’est-ce qui se passe ?! »
Ils servaient de sacrifices pour les prétendus quotas de résultats.
Le Bureau les jetait en prison sous n’importe quel prétexte et, même si leur innocence était ensuite établie, ils ne pouvaient espérer au mieux qu’une libération.
Il ne fallut pas longtemps aux Grands Mondes célestes pour considérer le Bureau de la sécurité comme une vulgaire bande de voyous.
La Cour des Préceptes ne valait guère mieux.
« Pourquoi m’envoie-t-on en Enfer des flammes exterminatrices… ? »
« Je n’ai fait qu’appliquer les Préceptes. Si vous avez quelque chose à contester, déposez un recours. »
Le juge ricana en voyant la personne rejeter le verdict. La suite de ses paroles était ouvertement moqueuse.
« Vous avez cent jours pour le faire, mais je me demande bien… Vous serez transféré sur-le-champ en vertu du jugement. Pourrez-vous rédiger un recours au milieu de ces flammes ? »
« M-Mais qu’ai-je fait de mal… ?! »
« Vous n’avez rien fait de mal. Vous avez simplement omis de faire ce que vous étiez censé faire. »
« Mais… ! Mmph ! Mmph ! »
Naturellement, ce qu’il était censé faire, c’était coopérer activement aux activités de la Cour des Préceptes.
Face à la tyrannie grandissante de ces deux organisations, la résistance était inévitable.
- Quelqu’un peut les faire tomber, oui ou non ? Ils vont toujours plus loin !
- N’en parle même pas. Ils sont liés à toutes les grandes factions qui acceptent de leur parler, et même les Transcendants qui les détestent ne peuvent rien contre eux. Officiellement, ils ne font qu’appliquer les principes.
- Ce monde est vraiment une putain de catastrophe…
Malgré tout, le Bureau de la sécurité et la Cour des Préceptes n’agissaient pas à la légère. Ils dissimulaient habilement leurs méfaits et étendaient peu à peu leur emprise.
Même s’ils commettaient certains crimes, il n’en restait pas moins que leur existence permettait de résoudre bien des problèmes.
Même les divinités de rang supérieur ne pouvaient s’en prendre à eux facilement. Avec des preuves irréfutables, ce serait une autre histoire, mais il était peu probable que de telles preuves voient le jour.
Bien sûr, à mesure que leur conduite empirait, de plus en plus d’êtres transcendants les surveillaient de près.
Ils retenaient leurs méfaits dans certaines limites, mais celles-ci suffisaient à tourmenter d’innombrables êtres vivants.
- Laquelle de ces deux bandes de déchets est la pire, mdr
- Ces enfoirés sont vraiment dans la merde, mdr
- Allez, on leur casse la gueule. Je crois en toi, Oz !!!
- Lois éternelles <<< Si c’est la pire ordure du siècle, votez pour, mdr
Dans ce contexte, le sujet annoncé par la Galerie provoqua naturellement un tollé.
Une haine farouche, qui ne faiblirait pas malgré les innombrables tentatives de manipulation par faux comptes du Bureau de la sécurité et de la Cour des Préceptes.
Le ressentiment accumulé au fil des ans avait pris une ampleur aussi terrifiante.
En conséquence, le Bureau de la sécurité et la Cour des Préceptes tinrent presque tous les jours des réunions pour discuter de contre-mesures.
Chaque mesure fut exécutée avec minutie et célérité.
Certains proposèrent même de prendre les devants contre Oz, mais découvrir son identité était impossible.
« Bande d’abrutis. Vous avez la moindre idée de ce que signifie s’en prendre à un être de classe Dieu absolu ? »
« …P-Pardon. »
D’après divers témoignages, leur cible était un être de rang égal ou supérieur à celui de la plus haute divinité.
Naturellement, même un tel être ne pouvait défier les lois du monde, mais frapper le premier relèverait de la folie pure.
Il ne leur restait donc que la manipulation de l’opinion publique et la destruction de toutes les preuves de leurs crimes.
Ayant déjà agi ainsi d’innombrables fois, ils commencèrent à effacer les traces des affaires importantes qu’ils ne pouvaient laisser parvenir au grand public.
Le commissaire actuel du Bureau de la sécurité, Rametz, supervisait toute l’opération.
Connu sous le nom de Seigneur du Mur de fer, Rametz n’était qu’à quelques pas de devenir une divinité suprême.
« …Après tout ça, qu’est-ce que cette garce peut bien faire ? »
Indépendamment de la corruption et de la mauvaise gestion, le système avait été tissé à la perfection.
Ils détruisaient sans hésiter même les documents qui semblaient inoffensifs, dès lors qu’ils risquaient de laisser une trace.
Les informations susceptibles de rapporter des profits et les objets de valeur furent tous éliminés également.
Ils n’avaient pas été cupides.
Rametz était satisfait de ce jugement froid.
L’inspecteur général du Nord de la Septième Dimension, qui avait travaillé aux côtés de Rametz, acquiesça.
« Exactement. Nous avons vérifié jusqu’au dernier rat. Personne ne trouvera de quoi se retourner contre nous. »
« Ha. Qu’est-ce qu’on fout à faire tout ça pour une connasse dont on ne connaît même pas l’identité ? Quand tout sera réglé, emmène tes subordonnés dans un endroit sympa. »
« Oh, vous n’avez pas besoin de faire ça… »
Une belle camaraderie s’épanouit au fil de leur échange.
Le lendemain, après cette scène chaleureuse et amicale, Rametz se retrouva dans une situation qui dépassait tout ce qu’il aurait pu imaginer.
4. Corruption et signes d’abus de pouvoir : victoire du Bureau de la sécurité
Voici les preuves vérifiables de corruption du Bureau de la sécurité des Myriades de Royaumes, ouais.
S’ils s’étaient un peu moins remplis les poches, ils ne se seraient peut-être pas fait prendre, mais ils ont dépassé les putains de bornes.
4-1. Bureau de la sécurité du Nord de la Septième Dimension : sur 4 180 cœurs de systèmes stellaires confisqués, 611 sont introuvables à ce jour.
4-2. Troisième Bureau d’administration des vaisseaux des Myriades de Royaumes : a accepté 120 000 cristaux primordiaux en échange de permis autorisant des espèces transcendantes à pénétrer illégalement dans des royaumes.
4-3. Bureau de gestion spéciale du Bureau de la sécurité des Myriades de Royaumes : preuves d’acquisitions de terrains et de droits dimensionnels à prix cassés après la désignation de dimensions comme scellées.
4-4. Aide d’urgence destinée aux zones frappées par des catastrophes de niveau extinction : 38 % des récits de rang Transcendant et supérieur n’ont pas été distribués.
4-5. Preuves de falsification de certificats de décès et de blanchiment d’identités pour 127 entités transcendantes non enregistrées.
……
……
……
« C-Comment… ? »
La publication d’Oz était apparue dans la Galerie.
Les éléments qui avaient manifestement été censurés et supprimés étaient partout.
Alors que Rametz fixait la longue liste, dense à en donner le vertige, sans y croire, d’autres informations apparurent.
……
……
……
4-21. Utilisation à des fins personnelles des fonds d’indemnisation des morts de la guerre au-delà des cieux.
4-22. Manipulation des niveaux de risque afin de s’emparer de force de certaines dimensions et de redistribuer les droits d’exploitation des ressources.
4-23. A accepté un total de quarante-sept failles spatiales en échange de l’approbation de sursis à l’exécution des peines de trente et un criminels capables de détruire des mondes.
4-24. Parmi les condamnés à l’effacement divin, sept n’ont aucune preuve réelle d’exécution.
……
……
……
« A-Arrêtez ! Arrêtez !!! »
Rametz hurla face aux révélations qui continuaient de s’étaler sans fin, mais la liste ne s’interrompit pas.
5. Utilisation abusive d’informations internes à des fins personnelles et abus de pouvoir en matière de nominations par les hauts responsables : le Bureau de la sécurité l’emporte de peu
5-1. Utilisation personnelle de la main-d’œuvre des détenus.
5-2. Prêts illégaux de refinancement garantis par des biens saisis de façon quasi permanente.
5-3. Spéculation sur les contrats à terme grâce à des informations privilégiées sur des mondes voués à la destruction.
……
……
……
« …Ah. »
À ce stade, savoir comment ces détails avaient été révélés n’avait plus aucune importance.
Ce que Rametz croyait enfoui dans un abîme sans fond se répandait parmi d’innombrables Transcendants des Grands Mondes célestes.
Un courant se formait. L’heure était venue de créer un récit. L’histoire chantait.
La protection contre la causalité accordée par la Loi absolue disparut. Le karma qu’ils avaient accumulé leur échappa en temps réel, comme des grains de sable glissant entre leurs doigts.
Survivre.
Cette pensée envahit l’esprit de Rametz.
Rametz tenta aussitôt de changer de lieu, mais sa tentative fut instantanément réduite à néant.
Zzzzzzt !
« B-Bordel… !!! »
Après une décharge de parasites, toutes ses capacités liées au déplacement furent scellées et ses coordonnées verrouillées.
Naturellement, rares étaient les êtres capables d’imposer de telles restrictions à une divinité supérieure.
Le visage terrifié, Rametz scruta frénétiquement les environs, puis sentit une présence distincte en un point précis.
« Hum, non, non. Où crois-tu aller comme ça ? »
« …Nirvakh ? »
Rametz connaissait bien cette présence.
La Cinquième Dimension. Le véritable maître de la région du Vide.
En temps normal, le Bureau de la sécurité ne pouvait même pas mener ses activités correctement sur ce territoire, mais Nirvakh l’avait laissé faire un temps, car s’occuper de lui l’ennuyait.
« P-Pitié, sauvez-moi… »
« J’ai dit non. Tu ne comprends pas ? Tu ne peux pas t’enfuir, et survivre ici est encore moins envisageable. »
Le corps d’avatar de Nirvakh.
Les yeux du garçon à l’allure de serpent se rétrécirent peu à peu, jusqu’à prendre ceux d’un reptile.
Bientôt, Rametz ne vit plus que la gueule d’un gigantesque python noir d’encre.
Non.
On ne pouvait même plus distinguer une gueule.
Il n’y avait plus qu’une ombre noire.
─────!!!!!!
Cette gueule qui s’étendait sans fin arracha et dévora tout un pan de la planète où se trouvait Rametz.
Après le retour de l’auteur de cette destruction dans son corps d’avatar, Nirvakh marmonna tout bas :
« …Il faut que je me fasse féliciter par grande sœur. »
Voilà ce que disait cette remarque indifférente.
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