Auteur : Shinozaki Kaoru
Traductrice : Moonkissed
Je pensais que cette route était en fait le chemin qu’empruntait l’équipe d’enquêteurs pour se rendre aux ruines d’élimination.
Je traversai la forêt en faisant attention à ne pas perdre la route de vue.
En chemin, la route s’est séparée en deux chemins.
Je ne trouvai aucun signe indiquant la destination de chaque chemin.
Alors, où devrais-je aller ?
J’allais essayer de demander à mon partenaire, Pigimaru…
…mais c’est à ce moment-là que…
J’ai senti la présence de quelqu’un.
Depuis que je vis dans les ruines de l’élimination, je suis devenu sensible aux présences.
L’acuité de mes nerfs s’est-elle affinée après mon expérience dans les ruines ?
Gasaaa…
— Hm ? Qui diable est-ce ? Ce n’est pas le bon gars, n’est-ce pas ?
Ce sont des humains qui sont apparus devant moi.
Quatre personnes.
C’étaient tous des hommes.
Ils portaient tous des vêtements qui semblaient tout droit sortis d’un univers fantastique.
Cependant, je ne peux pas vraiment classer leurs vêtements comme quelque chose de proche de ces belles fantaisies.
Ils étaient tous les quatre armés.
Je repensai aux mots qu’ils avaient prononcés.
« Hm ? Qui diable est-ce ? Ce n’est pas le bon gars, n’est-ce pas ? »
D’après leur réponse, sont-ils peut-être en train de chercher quelqu’un ?
Ce n’est certainement pas moi, mais…
L’air que ces quatre-là dégageaient me mettait mal à l’aise.
Du moins, je suis sûr qu’ils ne semblent pas être à la recherche de quelqu’un comme dans un drame agréable où ils sont à la poursuite d’un enfant perdu.
Un homme intrépide qui avait une cicatrice sur le visage m’a regardé.
C’est comme s’il regardait des ordures.
‘C’est juste un sale gosse. Ugh, il a l’air désagréable.’
L’un des hommes s’est tourné vers l’homme à la cicatrice.
— Qu’est-ce qu’on fait, Zalash ?
— Laissons tomber. Ce n’est qu’une de ces innombrables petites frippes sans importance… Pourquoi suis-je allé dans cet endroit ? Ce n’est pas du tout intéressant.
L’homme à la cicatrice avait l’air de quelqu’un de calme et de posé.
Cet homme devrait être le chef.
Cet homme ressemblait un peu à Kirihara.
Un autre homme qui ressemblait à un requin m’avait jeté un coup d’œil.
— La robe qu’il porte est vieille, mais elle est de bonne qualité.
Ensuite, l’homme à l’épée qui avait un comportement inhabituel, détendit sa position et se tourna vers moi.
— Eh bien, pour l’instant, si tu laissais toutes tes affaires ici ? Ah, vous tu peux te déshabiller et imiter un chien qui pisse ? On est un peu pressés, là.
— Non, on va le tuer celui-là.
Un homme mince s’avança.
C’est le type qui avait dit « Ce n’est pas le bon type, n’est-ce pas ? ».
Il jouait avec le cimeterre qu’il tenait à la main.
L’homme à la cicatrice lui répondit.
— Tu te donnes la peine de tuer un si petit insecte ? C’est une perte de temps.
L’homme effleura doucement son abdomen avec le tranchant de son cimeterre.
…avec un visage plein d’affection.
— J’ai réalisé que je n’avais pas encore testé le tranchant de mon nouveau bébé sur un être humain vivant… Je vais donc l’essayer sur cette ordure. De toute façon, ce sont des déchets. En premier lieu, nous sommes venus ici pour tuer quelqu’un.
— Funnnn… Si tu veux le faire, fais-le, Magatz. Nous avons un autre objectif à atteindre ici, n’est-ce pas ? Eh bien, je pense qu’il est temps qu’elle soit à court d’énergie. Je pense que notre travail ici est presque terminé.
— Kuku, je sais que c’est un moment que « vous attendez avec impatience », mais pourriez-vous en finir, s’il vous plaît ? Ce n’est pas intéressant de le tuer. Oi~ après avoir reçu la prime pour la capture de cette femme, allons au bordel d’Abrom~.
— Je n’en ai pas envie. J’en ai assez des femmes bien entraînées qu’il y a là-bas… Je préférerais trouver des prostituées de luxe. Ou peut-être que je vais aller dans la ville voisine et trouver une belle fille. Elle m’accompagnera pendant environ six mois… ou jusqu’à ce qu’elle craque.
— Six mois !? Ne te moque pas de moi ! Vu la façon dont tu as brisé toutes ces femmes, je doute que cette femme tienne ne serait-ce qu’une demi-année !
— Tais-toi. Je sais que c’est ma faute si elles se brisent. Et pour commencer, on parle de moi qui vais briser cette femme… alors que je n’ai même pas rencontré la femme en question.
— Dès que j’ai vu cette femme, j’ai compris que je ne pouvais pas me contenter d’humains ! Et si tu me servais de mandataire pendant que je pars à la recherche d’une femme dans la ville voisine ?
L’homme à la cicatrice regarda sa main gauche.
— Mais, comme prévu, je n’ai pas pu mettre mes mains en direction de la proie… c’est une demande de notre client, et nous devons l’honorer.
— Eh bien, oui.
— Quoi qu’il en soit…
L’homme au cimeterre avait déclaré qu’il était sur le point de me tuer en faisant un pas vers moi.
— N’essaye même pas de fuir par peur, d’accord… ? Je veux dire, où pourrais-tu courir ?
Les hommes se rapprochèrent de moi.
Arrêtez ça, je vous en supplie- comme si je disais quelque chose comme ça, je tendis les bras dans leur direction.
— Je vous en supplie… ignorez-moi… dans cet endroit… qui n’a aucun sens… je ne veux pas mourir…
Le visage de l’homme semblait rempli de pensées sadiques.
— Ce n’est pas bon~♪. Je dois déjà commencer à essayer mon épée~. Nous avons encore un travail à faire après tout~♪.
L’homme à l’épée maudite préparait sa position.
Mishiii…
Les muscles de l’homme s’assouplissèrent.
Il levait son cimeterre au-dessus de sa tête, en diagonale dans son dos.
— C’est pourquoi, finissons-en rapidement !
S’assurer qu’il y a une marge de sécurité entre nous…
— Le fait que tu es devenu la proie de ce Magatz-sama, je vais m’assurer que tu comprennes- !
Il était maintenant à ma portée.
— <Paralyze>
— – avec… ton… corps… !? Ngh… ?
— Hm ? Qu..oi… !? Guuhh… ?
— Qu’est-ce que… mon… ? Mon corps…
— Je ne peux pas… bouger… ?
La paralysie avait réussi.
Il semble qu’ils aient tous les quatre été paralysés avec succès.
Ils me traitent tous comme un déchet, mais j’ai confiance dans les pouvoirs que j’ai entre les mains.
C’est pourquoi je suis resté à une distance qui me permettait de les viser tous.
Eh bien, ils sont bien inférieurs au sentiment d’oppression que j’ai ressenti face aux monstres des ruines.
— Eh bien…
Je suppose que cela se confirme…
— Mes compétences d’altérations d’états sont efficaces même contre les humains…
Elles ne sont pas seulement efficaces contre les monstres.
Elles sont aussi efficaces contre les humains.
Il semble que le taux de réussite exceptionnel de mes compétences n’ait pas changé.
— Comme je le pensais, cette putain de déesse doit avoir quelque chose de spécial… ?
— C’est… à… l’instant…
— Hmm ?
Il semblait que le chef disait quelque chose.
— Était-ce… une… magie… d’… altération… d’é… tat… à… l’instant ? Au… ssi… c’est… des magies… non reconnues… ?
Fumu…
Il peut encore parler même s’il est paralysé, hein.
C’est difficile d’en juger quand j’ai essayé avec des monstres à l’époque. Ce n’est pas comme si je pouvais comprendre la différence entre leurs rugissements de toute façon…
— Et… pouvoir… le lancer… sur… quatre personnes… en… même temps…
D’après ce que la déesse avait dit à l’époque, n’avait-elle pas dit que le système de techniques d’altération d’état de ce monde n’avait aucune utilité ?
Un sourire s’est dessiné sur mon visage.
— Bien, bien. Est-ce que j’ai l’air d’être un « raté » maintenant ?
— Quoi… ?
— Eh bien, vous n’avez pas besoin de répondre… Vous avez essayé de me tuer et personne dans votre groupe n’a essayé de vous arrêter. C’est pourquoi je vous utilise comme « sujets de test ».
L’humeur de ces quatre personnes a changé.
C’est comme s’ils ne comprenaient pas ce que je disais.
— <Poison>
Pokopoko…
Powawawa…
— Ahh…. !? Guuggiiiieee… !?
— Kuh… Guruuu…jiii….
— Goooeee… C’… est… imposs…booaa….
— Qu’est-ce que… tu as fait… ngh !?
Les quatre personnes se mirent à hurler de douleur tandis que leur peau se teintait de la couleur du poison.
— Pigi !
Pigimaru avait soudainement crié.
La protubérance de Pigimaru était sortie du côté de mon cou.
— Pigimaru ? Es-tu peut-être… en colère ?
— Pi !
Il semble que Pigimaru ait ressenti un fort mécontentement à l’égard de ces quatre personnes.
Mes sens sont-ils en phase avec les siens ?
— Bien- Cela ne me ferait pas mal au cœur même si ces types mouraient. Au contraire, je me sentirais même rafraîchi.
Affronter l’intention de tuer avec mon intention de tuer.
Rendre la méchanceté par la méchanceté.
Je ne fais qu’appliquer ces règles simples.
Ces types ont l’impression d’être habités par des pensées sombres mais familières.
C’est comme eux, comme Kirihara et Oyamada.
— Le fait est que je peux le faire contre quelqu’un comme eux.
Je regardai mes mains.
Je vois.
Il semble que je n’ai pas hésité jusqu’au dernier moment.
— Même s’ils sont mes adversaires, je peux le faire.
J’ai attendu la mort des quatre personnes.
Ils avaient l’air misérable alors qu’ils mourraient lentement dans la souffrance.
Ils ne pouvaient même pas se débattre à cause de la paralysie.
À la fin, ils ont imploré le salut.
Mais je ne pense pas qu’ils aient jamais écouté les supplications de ceux qui leur ont demandé le salut.
Je ne pense pas qu’ils puissent le faire.
Je ne pense pas qu’ils le feraient un jour.
C’est pourquoi j’ai ignoré leurs demandes.
— Giiiiii….
Au bout d’un moment, la dernière personne est morte.
Mon niveau n’avait même pas augmenté de 1.
La valeur d’expérience qu’ils donnent était-elle si faible ?
Ou est-ce que…
— …On ne peut pas obtenir d’expérience d’êtres humains… C’est tout à fait possible après tout…
En contemplant cela, j’ai commencé à chercher des choses que je pourrais utiliser dans leurs bagages.
Il semble qu’il n’y ait pas d’uniformité dans leurs tailles.
Eh bien, si je rencontre soudain l’une de leurs connaissances quelque part et qu’elle reconnaît les vêtements que j’ai soi-disant pris…
… Alors, ce serait vraiment gênant.
C’est aussi le cas de leur armure.
Si je devais être retrouvé à cause de cela, ce serait vraiment gênant.
C’est pourquoi je ne prendrai que leurs pièces d’or, d’argent et de cuivre. Je les ai cachées dans ma petite pochette, que j’ai remise dans mon sac en cuir.
Il est difficile de retrouver quelqu’un qui vient de prendre son argent.
En ce sens, on peut considérer qu’il n’y a rien à craindre.
Je finis rapidement de fouiller leurs affaires et me leva.
— –Piii.
Pigimaru, jusqu’alors docile, s’est soudain écrié.
— Hm ? Je vois, tu l’as senti aussi ? Oui, je sais…
Il y avait quelques cibles que j’avais empoisonnées plus tôt avec un poison que j’ai rendu non létal.
Mais j’ai aussi fait en sorte de les paralyser à l’instant.
Une aura intimidante vraiment inhabituelle.
C’est un mélange d’intention de tuer et de volonté.
— Il y a une autre personne à proximité, je me demande qui c’est…