Auteur : Shinozaki Kaoru
Traductrice : Moonkissed
Mes parents étaient des gens horribles.
La violence faisait partie de notre quotidien.
L’environnement était terrible.
Ma personnalité était également déformée.
— C’est ce gamin aux yeux horribles.
Quand mon père vomissait ces mots, il me donnait des coups de pied.
Comme d’habitude.
Ma mère aussi était violente.
Elle m’insultait sans pitié.
‘Je n’avais qu’à ne pas mettre au monde.’
‘Je ne peux même pas tuer un gamin dont personne ne veut ici au Japon’, disait-elle.
À ce moment-là, un voile violent avait recouvert mes pensées.
Ces salauds, je les tuerai un jour.
Maintenant que j’y pense, était-ce ce qu’on appelle l’instinct de survie ?
Je serai tuée si je continuais comme ça.
Mon instinct me le disait.
C’est ce que je pensais.
Mais un jour.
Mes parents ont soudainement disparu.
Ils m’ont abandonnée.
Ils ont simplement disparu.
La famille de mon oncle m’a recueillie.
Avant de disparaître, mes parents m’ont dit d’appeler mon oncle.
— Je te confie ce gamin.
La famille de mon oncle m’a recueillie avec conviction.
J’ai été élevée dans un environnement que je ne considérais pas comme — normal .
La famille de mon oncle était composée de gens gentils.
J’ai décidé que je serais un enfant sans problèmes.
Pour ces gens.
Je ne voulais pas les déranger avec moi.
Mimori Touka avait découvert la gentillesse.
Grâce à la famille de mon oncle.
Je dois être un enfant sans problèmes.
Et puis j’ai remarqué
que j’étais devenu invisible.
J’étais devenu une personne insignifiante.
J’étais devenu inoffensif.
J’étais devenu normal.
Cependant, cela était peut-être déjà le cas avant le transfert…
Le vrai « Mimori Touka ».
J’ouvris les yeux.
Le sol était froid.
Il était assez rugueux.
J’avais mal au dos.
Je me redressai.
— …… Hmm……
Je regardais autour de moi.
— C’est donc ici les Ruines de l’Élimination…
Il faisait sombre.
C’était trop profond.
L’obscurité.
Mon statut… puis-je le vérifier ?
— Statut.
<Impossible à lancer en raison du manque de visibilité>
Une voix robotique résonna dans ma tête.
Je vois.
Il faut avoir une visibilité suffisante, hein…
Ah, c’est vrai…
Je bougea ma main.
Je tâtonna le sol à proximité.
Oh.
— Je l’ai trouvé.
Le toucher du cuir.
Mon objet unique.
Je l’attrapa et le tins dans ma main.
Je pouvais sentir le bijou près de mon pouce.
Si j’y injecte de l’énergie magique, il s’illuminera, n’est-ce pas… ?
Cela me rappellait le moment où j’ai utilisé ma compétence personnelle sur cette déesse.
Je me souviens du commentaire de cette déesse minable.
Énergie magique, injection.
Le bijou commença à briller faiblement.
Le sac en cuir émit également de la lumière.
C’est génial.
Vraiment, j’ai l’impression de — pouvoir utiliser la magie .
— Oh ?
C’était peut-être faible, mais mon champ de vision s’est amélioré.
Je regarda autour de moi.
Une surface rocheuse nue.
Un plafond avec d’intenses irrégularités.
Le sol était également étrangement bosselé.
— Plutôt qu’une ruine, cela ressemble plus à une grotte.
Hmm ?
Y a-t-il quelque chose ?
Je me leva et m’approcha.
— —-Quoi ?
Un crâne… ?
Est-ce que cela provient d’un humain ?
— Aïe~ !
De plus, ce n’est qu’une moitié de crâne.
Où est l’autre moitié ?
A-t-il été brisé en deux ?
J’ai dégluti.
Il a été brisé en deux.
Par quoi ?
— ………
C’est décidé.
Il y a « quelque chose » dans ces ruines.
Mon cœur battait à tout rompre.
C’est vrai.
Ce sont les ruines d’un lieu d’élimination où le taux de survie est nul.
Est-ce parce que ma conscience, qui était à moitié endormie, est devenue plus claire ?
La zone autour de ma tempe a commencé à palpiter.
Si l’on y réfléchit normalement, Mimori Touka va mourir.
Ici même.
La déesse n’est peut-être pas ici, mais il serait tout de même difficile de retourner dans le monde des vivants.
Une sueur inhabituelle a commencé à perler sur mon front.
Mourir ?
Vais-je mourir ?
J’ai un mauvais pressentiment.
Une odeur putride de mort flottait partout.
L’odeur de la mort provenant de ces ruines.
Ces types, vais-je devenir comme eux ?
Des pas funèbres.
Cette sensation…
Quelque chose d’important.
Qu’est-ce que c’est ?
C’est ça.
La sensation que j’avais quand je vivais avec mes vrais parents.
Je vais être tuée.
Mon cœur battait à tout rompre.
Ses battements devenaient intenses.
C’est dangereux ici.
Mon instinct me le disait.
Pour moi.
Pour Mimori Touka.
Vivre.
Être en vie.
La raison de cet avertissement était immédiatement évidente.
Soudain, la luminosité augmenta.
La surface du crâne devint orange.
Le crâne reflète-t-il la lumière ?
— ———
Ça arrive.
Derrière moi,
quelque chose
arrive.
Quelque chose qui émet une lumière orange.
— Fu shi yu oo… uooorrrrrrroaaaaa~ ! shi yu~ oo~ oo~ !
Une bête.
Une odeur bestiale.
Une odeur nauséabonde.
Bicha~ !
Docha~ !
Shuwashuwashuwa…
Quelque chose tomba sur le sol.
On dirait que quelque chose fond.
Est-ce que ça vient de faire fondre le sol ?
Les irrégularités que j’ai vues plus tôt étaient assez complexes.
Est-ce à cause du shuwashuwa que j’ai entendu tout à l’heure ?
Qu’est-ce que c’est ?
Il y a quelque chose… derrière moi ?
Je voulais m’en assurer.
Mais je ne me suis pas retourné.
Parce que j’en suis sûr.
Dès que je bougerai, je serai tué.
Mon raisonnement a agi comme un frein.
Il me dit.
Ne bouge pas.
Celui qui a détruit les freins, c’est mon instinct.
Je me suis mis à courir.
Mais
dès que j’ai commencé à courir, je suis tombé…
Cependant, cela s’est avéré être une chance.
Quelque chose de lourd m’a effleuré au-dessus de la tête.
Une pression du vent.
Je me suis redressé et j’ai continué à courir.
Mais j’ai été projeté par la pression du vent.
Tout à l’heure, est-ce que… ?
Est-ce que ça a essayé de me frapper ?
Est-ce que ça a essayé de m’attraper ?
Quoi qu’il en soit
Ma tête,
Je dois faire quelque chose,
Je dois essayer.
À toute vitesse.
Pas le temps de se retourner.
Absolument pas le temps.
L’adrénaline me parcourait tout le corps.
Tout mon corps.
Chaque cellule de mon corps était effrayée.
Mes dents claquaient.
Je tremblais,
Je grelottais…
Ça résonnait encore, petit à petit.
Je savais.
Je comprenais.
J’ai compris.
Non.
Niveau.
Statut.
Et
soif de sang.
Cette adrénaline.
C’est ça.
La véritable intention de tuer.
C’était différent de ce que la déesse avait libéré.
La déesse avait l’intention de dominer.
Maintenant, l’intention de cette — chose sur mon dos…
C’était la soif de sang.
Tout en courant, j’ai soudain compris.
Je cacha rapidement le sac en cuir dans mon uniforme.
Cette lumière était devenue une marque.
C’est vrai.
Je vais glisser dans l’obscurité.
…………
C’est pour ça que je demandais.
Laissez-moi partir, s’il vous plaît.
— Hah… Hah… Hah… Hah…
Je voulais réduire le bruit de ma respiration.
J’avais du mal à respirer.
Je ne sentais plus mes pieds.
Je pensais à être mis en pièces.
Non, je devais chasser ces pensées.
Fuir.
Je dois m’échapper.
Mon instinct me le disait.
Je ne veux pas mourir.
À présent, seul mon instinct me contrôlait.
Tout était laissé à mon instinct.
Une fois de plus, il débordait.
Des larmes.
Pourtant, je ne suis pas triste.
Pourtant, je ne suis pas heureux.
C’est juste que j’ai peur.
— Hah~ ! Hah~ ! Hah~ !
………..
Eh ?
Non.
Je n’ai pas peur.
Il y a quelque chose d’effrayant, mais…
La raison de mes larmes est une autre émotion.
Des émotions que j’ai récemment goûtées.
À ce moment-là,
Gaa~ !
Je suis tombé sur quelque chose qui dépassait.
Au départ,
J’ai eu de la chance de pouvoir traverser cette obscurité jusqu’à présent…
— Gah… Guh !? Hah~ Hah~
Ah, je vois.
Je comprends.
J’ai peur, mais les larmes ne viennent pas.
Je regardai derrière moi.
Je me retournai.
C’est vrai.
Je n’ai pas peur.
Je…
— Oh, merde.
Je suis frustré.