Chapitre 8
Traduction: Moonkissed
Izan se réveilla un peu plus tôt que d’habitude pour accomplir sa tâche quotidienne.
« Ding [L’hôte a terminé la tâche quotidienne] »
En sueur, Izan vérifia ses informations personnelles.
« Max », dit-il, et un écran apparut devant lui.
Nom : Izan Miura Hernandez
Âge : 14 ans
Taille : 1,78 m (5’87 »)
Profession : Footballeur
Statut : Joueur junior
Équipe : Académie de football des jeunes de Valence
Évaluation du système : Jeune espoir
Note du joueur : 64/100
Poste : Ailier / Milieu offensif
Potentiel : 87
Points de légende : 5600 / 10 000 (vers niveau 3)
Points de statistique : 2
Vitesse : 70
Contrôle du corps : 61
Vision spatiale : 64 [+4]
Technique : 63
Tir : 62
Passe : 61 [+1]
Force physique : 64
Mauvais pied : 3 étoiles
Gestes techniques : 4 étoiles
→ Passements de jambes : 85 %
→ La Croqueta : 50 %
→ Feinte Cruyff : 70 %
→ Roulette : 50 %
Izan regarda ses statistiques et en fut très satisfait.
Il rentra se doucher, puis enfila des vêtements propres avant de descendre prendre son petit-déjeuner.
Après le repas, sa mère le conduisit, lui et sa sœur, à l’école.
« Bonne journée, Miura », dit Komi.
« Toi aussi, maman ! Et n’oublie pas mon sac de foot quand tu viendras me chercher après l’école », répondit Izan pendant que sa mère démarrait.
Il marcha avec sa sœur jusqu’à ce qu’ils se séparent pour rejoindre leurs classes respectives.
Izan eut du mal à se concentrer toute la journée, se faisant reprendre plusieurs fois pour rêverie.
« Monsieur Miura, être premier de la classe ne vous autorise pas à ce comportement. J’espère que vous serez plus attentif », dit Mme Rodriguez, sa professeure de physique, une belle brune aux formes généreuses.
Izan se gratta la tête en riant nerveusement.
Le reste de la journée passa comme d’habitude.
« Et donc, classe, nous aurons notre test blanc la semaine prochaine. J’espère que vous vous y préparerez sérieusement », annonça M. Jonas, le professeur de mathématiques, alors que la cloche sonnait.
Izan rangea rapidement ses affaires et sortit.
Il vit que sa mère était arrivée plus tôt que d’habitude — une bonne surprise, il n’aurait pas à attendre.
En entrant dans la voiture, il remarqua que sa sœur était déjà là.
« Hein ? Tu es arrivée tôt », lança-t-il.
Komi conduisit jusqu’à l’académie des jeunes de Valence et se gara sur le parking, étonnée du nombre de voitures déjà présentes, mais elle trouva heureusement une place.
Izan sortit et se dirigea vers les vestiaires tandis que Komi et Hori allèrent s’asseoir dans les gradins.
Il faisait partie des premiers arrivés, donc seuls quelques joueurs du quartier étaient là.
Izan se changea rapidement et partit s’échauffer avant le match : passes courtes, tirs, tout y passa.
Puis, les joueurs revinrent pour la séance tactique.
L’entraîneur Oryazabal posa ses plans sur le tableau blanc et expliqua les rôles de chacun.
Les joueurs enfilèrent leur maillot noir et blanc du Valence FC et sortirent sur le terrain.
« Bienvenue sur le terrain de l’académie des jeunes de Valence, je suis votre commentateur, Gérard Henrique ! »
Il présenta les équipes et rappela que Valence était actuellement 6ᵉ du championnat sur 18.
« L’équipe de Valence présente quelques nouveaux visages, car plusieurs jeunes talents ont été promus chez les U19. Cela affaiblit un peu l’effectif, mais face à Alboraya, avant-dernier du classement, Valence reste favorite. »
COMPOSITIONS D’ÉQUIPE
Valence FC :
Gardien : Sergio Bala
Latéral gauche : Iago Pena
Latéral droit : Gon Simon
Défenseurs centraux : Marquis Pena, Juan Cabello
Milieux : Huéves Ramos, Marcos Blaca, Sosá Herrera, José Martinez
Attaquants : Louis Sordano, Joseph Adeyemi
Alboraya FC :
Gardien : Marco Rosa
Latéral gauche : Kike Pena
Latéral droit : Vano Chi
Défenseurs centraux : Ben Joseph, Dmitri Sulvan
Milieux : Emery Ramos, Marco Alonso, Alex Herrera, Iñigo Martinez
Attaquants : Balogun Chalo, Christian Ndiya
L’arbitre siffla le coup d’envoi.
PREMIÈRE MI-TEMPS
12e minute :
Alboraya, dominatrice depuis le début, profita d’une erreur défensive de Valence.
Leur ailier centra un ballon parfait repris de la tête par Balogun.
« BUUUUUUT ! Superbe centre d’Alex Herrera, repris magnifiquement par Balogun ! Douzième minute : Alboraya 1, Valence 0. »
L’entraîneur Oryazabal fulminait sur la ligne de touche.
15e minute :
Le milieu d’Alboraya, Iñigo Martinez, élimina Huéves et fonça dans la surface.
Gon Simon tenta un tacle désespéré… penalty !
Balogun tira calmement et marqua de nouveau.
« Et voilà, 2 à 0 pour Alboraya après seulement 15 minutes ! »
Oryazabal serrait les poings. Comme si cela ne suffisait pas, Marcos Blaca se blessa en fin de mi-temps.
Le sifflet retentit, annonçant la pause.
« Qu’est-ce que c’était que ça ?! Aucune coordination ! Vous gardez la balle dans des zones dangereuses au lieu de passer ! Vous avez été nuls aujourd’hui ! » cria Oryazabal.
Dans un coin, Izan rit discrètement.
« Ça ne peut pas continuer. Izan, échauffe-toi. Tu entres à la place de Marcos. »
Surpris, Izan recracha son eau.
« D’accord, coach », répondit-il avant de sortir s’échauffer.
Il jeta un coup d’œil dans les gradins et aperçut sa mère.
Il lui fit signe.
« Hori, regarde, ton frère ! », dit Komi en agitant la main.
« Ah, il va sûrement jouer la deuxième mi-temps », répondit Hori avec un léger sourire.
Izan enfila le maillot n°21 et se plaça derrière les attaquants, le système passant en 4-3-1-2.
« Changement du côté de Valence : le numéro 21, Izan Miura Hernández, entre en jeu. À seulement 14 ans, il ne fait pas son âge ! Espérons qu’il redonne de l’énergie à cette équipe ! »
Le match reprit.
Dès les premières minutes, Izan se fit remarquer : il stabilisa le milieu, intercepta, criait des consignes, soutenait la défense.
Petit à petit, Valence reprit le contrôle.
38e minute :
« Izan récupère le ballon au milieu ! Quelle vitesse, quel contrôle ! Il efface deux joueurs d’Alboraya… superbe passe en profondeur pour Adeyemi… Adeyemi entre dans la surface et TIIIIRE ! »
GOOOAAALAZO !
« Splendide passe d’Izan pour Adeyemi ! Le ballon finit au fond des filets ! Valence revient à 2–1 ! »
Le tableau de bord affichait : Alboraya 2 – 1 Valence.
Oryazabal serra le poing, soulagé.
« Ce gamin est un monstre. Comment a-t-il vu Adeyemi avec un tel angle ?! » pensa-t-il.
L’arbitre rappela les joueurs pour la remise en jeu.
Fweee !
Le match reprit.