Chapitre 398
Chapitre 398
Chapitre 398 - Mercredi | Journée médias II
Traduction: Moonkissed
« Alors, ça fait quoi ? » demanda Alex en passant la tête dans le vestiaire tandis que Fatih enfilait enfin la combinaison de course officielle de Helios AlphaTauri, sur laquelle figuraient son numéro, son nom et son drapeau.
« Ça fait plutôt du bien. On dirait que mes mensurations sont pas encore dépassées », répondit Fatih en laissant la partie supérieure de sa combinaison retomber autour de sa taille, ne gardant sur le torse que son sous-vêtement ignifugé à manches longues.
« Voilà ton casque », déclara Alex en entrant avec une boîte contenant le casque que l’équipe avait fait venir à l’avance.
« Sur les photos, il avait l’air incroyable. Voyons ce que ça donne en vrai », dit Fatih en se frottant les mains, impatient de découvrir le nouveau casque qu’il utiliserait désormais.
Il était différent de celui qu’il avait porté pendant son roulage de 300 km, puisque ce dernier était un modèle spécial conçu uniquement pour cette occasion.
« Oooh, il est vraiment magnifique », s’exclama-t-il en ouvrant la boîte.
Le casque scintillait sous la lumière et arborait une teinte rose.
« Pourquoi du rose ? » demanda Alex en observant le casque, visiblement très impressionné malgré sa question.
« Le prénom de ma mère peut se traduire par “bouton de rose” ou “pétale de rose”. D’où la couleur », expliqua Fatih en passant doucement la main sur le casque.
« J’imagine que les lignes bleues et roses représentent les jumeaux ? » demanda Alex en haussant les sourcils.
Il était assez surpris par la direction qu’avait choisie Fatih pour le design de son premier véritable casque de course en Formule 1.
« Exactement », confirma Fatih avant de remettre le casque dans sa boîte.
« Ils en ont fabriqué combien ? »
« Cinq. »
« Ils ont vraiment mis le paquet », répondit Fatih avec un petit rire.
Il savait que l’écurie prenait entièrement en charge le coût de la peinture personnalisée, qui s’élevait à plusieurs milliers de dollars, tandis que les casques eux-mêmes étaient fournis gratuitement aux équipes par les fabricants en échange de la visibilité considérable que leur offrait la Formule 1.
« Tu vas en utiliser au minimum douze cette année, alors cinq pour commencer, c’est déjà pas mal », déclara Alex.
Il prit la boîte avec lui tandis qu’ils se dirigeaient vers le studio pour commencer le tournage.
......
« Vous avez déjà quelques poses en tête ? » demanda le réalisateur à Fatih, qui se tenait devant un immense fond vert éclairé par de puissants projecteurs.
« J’en ai quelques-unes auxquelles j’ai réfléchi au fil des années », répondit Fatih en se grattant l’arrière de la tête.
Parmi ces idées se trouvaient même certaines poses qu’il avait imaginées dans sa vie précédente.
« Dites-les-moi et nous verrons lesquelles nous allons filmer. Ensuite, nous déciderons plus tard laquelle sera utilisée pour l’introduction et les autres séquences d’animation », déclara le réalisateur en retournant vers sa chaise, prêt à écouter ce que Fatih avait préparé.
La scène lui appartenant désormais, Fatih commença à énumérer ses idées les unes après les autres.
Il passa cinq bonnes minutes à toutes les présenter, allant même jusqu’à montrer des maquettes pour illustrer certaines d’entre elles.
Tout le monde dans la pièce resta silencieux en l’écoutant.
Pas parce que chacun était entièrement absorbé par ses explications.
Mais plutôt parce que personne ne s’était attendu à ce qu’il ait imaginé autant de poses différentes.
Lorsqu’il eut enfin terminé, le réalisateur consulta sa montre.
« Il y en a plusieurs que j’aime beaucoup, mais puisqu’il ne nous reste que vingt minutes, commençons tout de suite dans l’ordre où vous les avez présentées. Nous nous arrêterons simplement lorsque notre temps sera écoulé. Ça vous convient ? »
Il était évident que Fatih avait passé énormément de temps à réfléchir à tout ça.
Le réalisateur comprenait qu’il avait conçu chacune de ces poses avec soin.
Et vu l’enthousiasme avec lequel il en parlait, il décida simplement d’en filmer autant que possible.
« Oui », répondit Fatih, sa voix laissant encore transparaître une excitation presque enfantine.
« Très bien. Action... »
Comme Fatih s’était entraîné encore et encore à réaliser chacune de ces poses, ils purent les enchaîner extrêmement rapidement, ne les répétant généralement que pour obtenir un angle différent.
Ils réussirent ainsi à en filmer une quinzaine avant que leur temps ne soit écoulé.
Fatih dut alors rejoindre le studio suivant pour commencer sa séance photo.
Contrairement au studio vidéo, il n’avait ici aucune liberté concernant les poses.
Ces photos étaient destinées à des usages extrêmement précis, ce qui l’obligeait à suivre exactement les instructions du photographe.
Il leur fallut une demi-heure entière avant d’en avoir enfin terminé.
Grâce au fait qu’il avait avancé la signature des produits dérivés et le tournage des contenus de l’équipe, Fatih disposait désormais d’une courte période de repos avant de devoir se rendre à ses interviews avec les médias de la FIA.
Pendant qu’il se reposait, un autre groupe de personnes s’était déjà mis au travail dès que les photos qu’il venait tout juste de prendre eurent été retouchées et préparées pour leur utilisation.
Les organisateurs du Grand Prix de Monaco récupérèrent immédiatement les images et commencèrent à les imprimer.
Pendant ce temps, une autre équipe s’affairait déjà à retirer absolument tous les panneaux et visuels représentant Yuki Tsunoda de chaque recoin du circuit.
Même ceux du parking.
Une fois les nouvelles images imprimées, les équipes commencèrent à les installer partout où celles de Yuki avaient été retirées.
Elles veillaient à ce que le résultat donne l’impression que les visuels de Fatih avaient toujours été là depuis le début.
Des photos et des vidéos de ces employés en train d’effectuer les changements commencèrent rapidement à circuler sur Internet, prises puis publiées par les fans présents aux abords du circuit.
Pour les supporters de Yuki Tsunoda, le spectacle était particulièrement douloureux.
Fatih, qui avait l’impression de venir à peine de commencer à se reposer, dut déjà se relever et quitter l’Energy Station.
Il prit la direction du Media Pen pour commencer une session d’interviews de quarante-cinq minutes auprès d’une quinzaine de médias différents.
Parmi eux se trouvait TRT Spor.
Avec les débuts de Fatih désormais prévus pour cette saison, la chaîne avait acquis les droits de diffusion de la Formule 1 en Turquie.
Cela lui permettait également d’envoyer ses journalistes et ses équipes de télévision directement sur les circuits afin de produire toutes les émissions prévues avant les différentes séances.
Ses commentateurs étaient eux aussi présents afin d’assurer les commentaires en turc de la retransmission destinée aux spectateurs qui pourraient suivre gratuitement la Formule 1 en Turquie.