Chapitre 730
Livre 3 : Chapitre 003 : Trahison sans scrupules
Tom fit de son mieux et déploya toute sa force. Pourtant, le sabre qu’il tenait ne bougea pas d’un pouce, alors que Gu Hai le pinçait simplement entre deux doigts.
« Non ! » hurla Tom, bouleversé.
[Note du traducteur : le « non » ci-dessus était en anglais dans le texte original.]
C’est impossible ! Je suis le Sabreur de l’Enfer ! Gu Hai a beau s’entraîner de temps en temps, comment pourrait-il rivaliser avec moi ? Comment a-t-il pu arrêter ma lame de la Faucheuse avec deux doigts ? C’est impossible !
Tom avait l’air d’avoir vu un fantôme tandis que Gu Hai continuait à tenir fermement le sabre entre ses doigts.
« Tom, tu as dit que j’avais disparu pendant cinq ans ? Je t’avais payé pour dix ans, acheté tes services pour dix ans. Ha ! C’est comme ça que tu m’accueilles ? » Gu Hai plissa les yeux, une lueur glaciale y passant.
Tom se mit soudain à trembler. Il avait déjà vu ce regard de Gu Hai à maintes reprises. C’était celui d’un homme qui voulait tuer.
Ffff !
Tom lâcha vite son sabre et dégaina son pistolet.
« Démon ! »
Avant que Tom ait pu viser Gu Hai, le manche de son sabre se retrouva, on ne savait comment, dans la main de celui-ci. Gu Hai posa la pointe de l’arme contre la gorge de Tom.
« On a assez joué, non ? » dit Gu Hai d’une voix grave.
La lame froide contre la gorge de Tom lui hérissa les cheveux. C’est bien Gu Hai, devant moi ?
« Non ! C’est une illusion ! » rugit Tom, incrédule. Il continua de lever son pistolet pour le pointer sur Gu Hai.
Fsching !
« Aaargh ! »
Un cri retentit tandis que le bras gauche de Tom, celui qui tenait le pistolet, était tranché net.
Après ce cri de douleur, Tom maîtrisa sa souffrance par la seule force de sa volonté. Il fixa Gu Hai avec horreur et balbutia : « T-tu… »
« Bien. Il est temps de parler. Que s’est-il passé pendant les cinq années où j’étais parti ? Pourquoi as-tu essayé de me tuer dès que tu m’as vu ? » Gu Hai lança un regard glacial à Tom.
« Pardonne-moi, patron ! » cria Tom, terrifié.
[Note du traducteur : Tom parlait anglais dans le texte original.]
« Parle ma langue ! » dit froidement Gu Hai.
« Oui, pardon. Patron, il s’est passé beaucoup de choses après ton départ. Maître Si t’a trahi. Il s’est allié à Hassan, et Maître Si m’a payé le double, alors… » supplia Tom.
« Maître Si ? Hassan ? » répéta Zang Yulian, intriguée.
« Petit Si ? Ha ! Cette petite ordure, quelle ingrate. Son frère s’est sacrifié pour moi ; c’est pour ça que je l’ai laissé me suivre. Quant à Hassan, c’est un chef pirate de la région. Je l’ai déjà vaincu et détruit deux de ses navires. Il ne m’a jamais affronté sur la terre ferme. Il lui est interdit d’approcher de mes champs d’épices. Humph ! Petit Si fait équipe avec lui ? » Une lueur glaciale passa dans les yeux de Gu Hai.
« Patron ! Épargne-moi. J’ai eu tort ! Je vais mourir ! Je perds encore du sang ! » cria Tom, horrifié.
——
Dans un manoir situé à quelque distance de Gu Hai, un homme vêtu de rouge observait les environs à travers une longue-vue, depuis l’un des grands bâtiments.
« Maître Si, regardez ! C’est… c’est Gu Hai ? » s’écria, horrifié, l’un de ses subordonnés à ses côtés.
Maître Si prit un air incertain en tenant la longue-vue. « C’est bien lui. Humph ! Il est revenu ? Et alors ? Tout ce qui se trouve ici m’appartient désormais ! Faites venir les deux tireurs d’élite du manoir. »
« Oui ! »
Peu après, deux tireurs d’élite se couchèrent à plat ventre près de Maître Si.
« C’est celui qui est en noir. Tuez-le », ordonna froidement Maître Si.
« Maître Si, ne vous inquiétez pas. Il n’est qu’à mille deux cents mètres. Il est fichu », dit l’un des tireurs avec un sourire froid.
« Oh ? Cette fille est plutôt jolie. Maître Si, elle est pour moi ! » s’exclama soudain l’autre tireur, tout excité.
« La fille appartiendra à celui qui tuera Gu Hai », répondit froidement Maître Si.
« Entendu ! » répondirent les deux hommes, ravis.
L’un des tireurs appuya sur la détente.
Ffff !
Une balle fila en direction de Gu Hai, au loin.
Gu Hai interrogeait Tom quand il tourna soudain la tête et tendit le bras gauche. Sa main se déplaça si vite que Tom en resta stupéfait.
Gu Hai ne tenait pas de sabre, mais Tom voyait à quel point sa main allait vite. Elle était plus rapide encore qu’un coup de sabre de Tom, au point de n’être plus qu’une image rémanente. Comment Gu Hai a-t-il pu devenir aussi fort en cinq ans ?
Et pourquoi Gu Hai bouge-t-il la main gauche ?
Thud !
Un bruit sourd retentit. Quand Tom y vit clair, Gu Hai tenait une balle entre le pouce et l’index. Sa pointe semblait rouge. Ça… ça vient d’un fusil de précision ?
[Note du traducteur : après quelques recherches, j’ai constaté qu’il n’existait pas de norme pour le marquage des balles. Toutefois, les balles à pointe rouge sont souvent des balles civiles de chasse à tête creuse, dotées d’une pointe en plastique rouge qui leur donne une forme aérodynamique pour les tirs à longue distance. Une autre possibilité fréquente est qu’il s’agisse de balles traçantes ou incendiaires utilisées dans les munitions militaires. Puisque des tireurs d’élite utilisent ces balles, je pense qu’il s’agit de balles civiles de chasse à tête creuse, car elles portent plus loin et infligent davantage de dégâts en se déformant dans le corps.]
Gu Hai a attrapé une balle de fusil de précision ?
C’est pas possible, si ?
Tom ouvrit de grands yeux, stupéfait.
« Quoi ? » L’expression du premier tireur d’élite, au loin, changea.
L’autre tireur ouvrit lui aussi de grands yeux. « Non ! »
[Note du traducteur : les « quoi ? » et « non ! » des tireurs d’élite étaient en anglais dans le texte original.]
« Qu’est-ce qui se passe ? » Maître Si fronça les sourcils, perplexe.
Les deux tireurs d’élite ne savaient que répondre. C’est impossible. J’ai vu un fantôme ?
« Je n’y crois pas. Encore ! » lança, paniqué, le tireur qui avait tiré.
Il ramassa son fusil et regarda Gu Hai au loin à travers la lunette. Mais Gu Hai le fixait froidement en retour.
Il est à mille deux cents mètres. Il ne peut pas me regarder, si ?
Le tireur n’en croyait rien. Il visa Gu Hai et s’apprêtait à tirer quand il vit celui-ci faire légèrement jouer son doigt et renvoyer la balle qu’il tenait. Le tireur eut aussitôt un mauvais pressentiment.
Ffff !
Boum !
La balle lancée par Gu Hai fit exploser la tête du tireur.
« Oh non ! Gu Hai a amené des tireurs d’élite ! » Maître Si changea d’expression et se mit aussitôt à couvert.
Après la mort de son compagnon, l’autre tireur d’élite eut le regard désespéré : il avait tout vu à travers sa lunette. À présent, il tremblait de peur.
Maître Si, la tête baissée, cria : « Vite ! Vite ! Abats Gu Hai ! Tue-le, et la fille sera à toi ! Dépêche-toi ! Tu n’es pas le roi des tireurs d’élite de l’Amazonie ? »
« Non ! » refusa aussitôt le tireur d’élite survivant, les yeux écarquillés d’horreur.
[Note du traducteur : le tireur d’élite parlait anglais dans le texte original.]
« Quoi ? Tu ne t’es pas battu en duel contre dix tireurs d’élite au Moyen-Orient ? Celui que Gu Hai a amené ne fait pas le poids face à toi. Dépêche-toi de l’abattre. Je doublerai ta paie. Non, je te paierai dix fois plus ! » cria Maître Si en le fusillant du regard.
« Non ! Non ! Non ! C’est un démon ! Je rentre chez moi ! J’arrête ! J’arrête ! » Le tireur jeta son fusil et s’apprêta à fuir.
« Humph ! »
Bang !
Maître Si tira sur le tireur et le tua.
« Humph ! Ce n’est que Gu Hai ! Tout le monde, chargez vos armes. On le tuera tout à l’heure ! » rugit Maître Si en lançant un regard furieux autour de lui.
« Oui ! » Plusieurs hommes à l’allure de mercenaires se mirent à installer des pièges autour du manoir.
Au loin, Gu Hai se retourna vers Tom après avoir fait exploser la tête du tireur.
« Il a eu tellement peur qu’il saigne des sept orifices ? » demanda Zang Yulian, perplexe.
Tom se souvint soudain de quelque chose et s’écria : « Du poison. Mon sabre est empoisonné. Patron, sauve-moi. Sauve-moi. Il me faut du sérum ! Injecte-moi du sérum. Je vais mourir ! Vite ! C’est du venin de cobra royal. Sauve-moi ! Sauve-moi ! »
« Allons-y. Je vais te faire découvrir la voiture », dit Gu Hai en souriant.
« Non ! Patron, ne m’abandonne pas ! Sauve-moi ! » cria Tom, horrifié.
Gu Hai ne prêta aucune attention à Tom. Sans sa force et ses capacités hors du commun, il serait déjà mort.
Zang Yulian, intriguée, s’assit dans la voiture avec Gu Hai.
Le terrain était accidenté et la route pleine de virages. Ils démarrèrent en direction du manoir, au loin.
« Ça va très lentement », fit remarquer Zang Yulian en fronçant les sourcils.
« C’est vrai. Mais ça m’avait manqué, après tout ce temps sans conduire. Bon. Nous arriverons bientôt au manoir. Nous allons entrer dans leur champ de tir. Descendons et finissons à pied », dit Gu Hai en souriant tandis qu’il sortait de la voiture.
Tout lui était inconnu ici, et Zang Yulian suivait Gu Hai en tout.
Tous deux se dirigèrent vers le manoir, au loin. À cet instant, une mer de fleurs l’entourait et le rendait magnifique.
« Quelles sont ces fleurs ? Il y en a tant. Elles sont jolies ! » s’émerveilla Zang Yulian.
« Ce sont des fleurs de pavot. Elles ne valent rien de bon. Haha ! À l’époque, je cultivais des épices ici. J’avais donné un ordre strict : quiconque oserait se mêler au trafic de drogue le paierait de sa vie », dit froidement Gu Hai.
« Oh ? De la drogue ? C’est un poison ? Où sommes-nous ? » demanda Zang Yulian en le regardant.
« En Somalie, le pays le plus pauvre et le plus chaotique de la Terre », expliqua Gu Hai.
À cet instant, dans un bâtiment au loin, Maître Si lança un regard furieux et ordonna : « Ils sont à portée. Vite ! Tirez au lance-roquettes ! »
Un mercenaire près de Maître Si leva un lance-roquettes et visa Gu Hai et Zang Yulian, au loin.
Ffff !
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Une roquette partit aussitôt en direction de Gu Hai et arriva en un clin d’œil.
« Hahahahaha ! Crève ! » ricana Maître Si.
« Maître Si est bien pressé. Pourquoi mobiliser toutes nos forces pour deux personnes ? »
« Ils sont fichus. Une roquette va les tuer à coup sûr ! »
« Ils n’auront pas le temps de fuir, même à quatre pattes ! »
« Hein ? » Alors que les mercenaires se réjouissaient, leurs rires s’interrompirent soudain. Ils virent Gu Hai tenir la roquette par l’arrière.
La charge explosive d’une roquette se trouvait dans son ogive. Celle-ci n’ayant touché aucun obstacle, elle n’avait pas explosé. À présent, Gu Hai tenait le projectile dans sa main.
« Ce lance-roquettes est un faux ? » demanda Maître Si, dubitatif.
Puis il vit Gu Hai, au loin, renvoyer la roquette d’un geste vers le bâtiment.
Ffff ! La roquette fila en direction des mercenaires.
« Non ! »
Boum !
« Aaargh ! »
« Aaargh ! »
« Aaargh ! »
Des cris retentirent tandis que de nombreux mercenaires périssaient.
Maître Si ouvrit des yeux ronds de stupeur.
« Tirez encore ! Encore ! Encore ! » rugit Maître Si.
Au loin, Zang Yulian parut légèrement surprise. « Ces choses explosent ? »
« Oui. Ce sont des armes à feu », répondit Gu Hai en hochant la tête.
« Nous subissons les événements. Ça ne me plaît pas. Je vais les aider à tout faire exploser », lança Zang Yulian.
Tout en parlant, Zang Yulian piétina un rocher et le brisa. Puis elle donna un léger coup de pied.
Ffff ! Ffff ! Ffff ! Ffff !
De nombreux éclats de roche fusèrent comme des balles, frappant avec précision les ogives des roquettes que tenaient les mercenaires au loin et les faisant exploser.
« Nani ?! » Maître Si ouvrit de grands yeux.
[Note du traducteur : « nani » signifie « quoi » en japonais et a été repris comme argot en anglais et en chinois. Dans le texte original, l’exclamation était écrite en caractères chinois de prononciation identique.]
Boum ! Boum ! Boum ! Boum !
Des explosions retentirent de toutes parts. Toutes les roquettes, les explosifs et les réserves d’essence sautèrent. Des lueurs de feu jaillirent partout ; les flammes engloutirent la plupart des grands bâtiments du manoir.
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Chapitres de septembre : 22 / 30