Chapitre 656
Livre 5 : Chapitre 143 : Yehua ressuscité
La dynastie céleste Qian se trouvait au nord du Continent divin.
La dynastie céleste Yan se trouvait à l’est du Continent divin.
À présent, Gu Hai volait vers l’est depuis le nord du Continent divin.
En chemin, il devait traverser de nombreuses sectes et dynasties. La plus puissante était bien sûr le Palais divin du Soleil, au nord-est du Continent divin.
Le voyage durait depuis deux mois. Ce jour-là, Gu Hai disputait une partie de go avec Long Sanqian.
« Monsieur Gu, vous jouez remarquablement bien au go ! » loua Long Sanqian.
« Le jeune prince joue lui aussi remarquablement bien. Pourtant, vous vous retenez sans cesse. Me prenez-vous pour un adversaire trop faible ? » sourit Gu Hai.
« Comment le pourrais-je ? » Long Sanqian haussa les sourcils.
« Inutile de continuer. Puisque le jeune prince ne veut pas jouer à fond, autant nous arrêter là. » Gu Hai secoua la tête et retira sa main du plateau de go.
Long Sanqian esquissa un sourire amer, mais ne protesta pas.
Gu Hai se leva et regarda au loin. Même s’ils voyageaient à bord d’un navire volant, ils avaient parcouru une très longue distance en deux mois, traversant deux dynasties impériales et une secte de rang intermédiaire.
À son arrivée dans cette région, Gu Hai remarqua que les esprits animaux étaient plus nombreux. Chaque jour, il apercevait des groupes issus de leurs différentes races.
« Nous entrons à présent sur le territoire du Palais divin du Soleil. Maître de salle, ne devrions-nous pas redoubler de prudence ? » demanda Sima Changkong en fronçant les sourcils.
Avant que Gu Hai ait pu répondre, Long Aotian ricana : « Qu’y a-t-il à craindre ? Nous sommes des émissaires de la dynastie céleste Qian. Les gens du Palais divin du Soleil oseraient-ils nous chercher querelle et nous empêcher de partir ? »
« Tout ira bien. Mais le marquis Aotian ferait mieux de se montrer prudent », dit Gu Hai.
« Hahaha ! Quelle plaisanterie ! Pourquoi devrais-je me montrer prudent ? Je n’ai pas offensé le Palais divin du Soleil. On dirait plutôt que c’est toi qui es ennemi du Souverain divin de la Grande Lumière, non ? Et tu t’es aussi attiré l’hostilité de la lignée de la Suprême Genèse, puisque tu as tué nombre de ses anges. C’est toi qui devrais te méfier ! » railla Long Aotian.
« En effet. Le Souverain divin de la Grande Lumière et moi sommes ennemis, mais je n’ai tué ni ses proches ni ses amis. Je suis également ennemi de la Suprême Genèse, mais je n’ai tué que quelques anges ordinaires. Toi, en revanche, c’est différent. Ton père a fait obstacle à la Suprême Genèse, tandis que ton oncle a tué son fils. Autrement dit, Yehua est mort à cause de ton père. Si la Suprême Genèse apprend que tu es sorti… qui sait ce qui pourrait arriver… » dit Gu Hai avec un sourire.
Long Aotian se raidit. Il l’avait oublié.
« Pour éviter tout incident, que diriez-vous de dissimuler notre identité ? » proposa Gu Hai d’un ton détaché.
« Hmpf ! » Long Aotian renifla froidement et détourna la tête en s’éloignant.
Peu après, Long Aotian revêtit une robe noire. Ao Shun, Long Sanqian, Sima Changkong et Gu Hai firent de même.
Le navire volant poursuivit sa route.
——
Sur un sommet lointain :
Le Taoïste Moustique plissa les yeux. « Ils sont entrés sur le territoire du Palais divin du Soleil ? C’est vrai. D’après mes précédentes investigations, Gu Hai est en mauvais termes avec le Souverain divin de la Grande Lumière et la lignée de la Suprême Genèse. »
« Parfait. Je peux laisser ce grand paon et la Suprême Genèse s’occuper de lui. Hmpf ! » ricana froidement le Taoïste Moustique.
——
Une immense ville flottait au-dessus d’une mer de nuages. Des brumes blanches enveloppaient ses bâtiments d’un blanc immaculé.
D’innombrables anges et mouettes volaient autour de la cité flottante, qui semblait être un havre de paix sacré.
Au centre de la ville, une grande stèle portait ces caractères imposants : « Ville céleste ».
Une lumière blanche, pure et sacrée, émanait du cœur de la Ville céleste.
Une vaste piscine diffusait cette douce lumière blanche. Son eau semblait d’un blanc laiteux.
Les anges se pressaient autour du bassin et regardaient le liquide bouillonner.
« Il va sortir ! Il va sortir ! Le deuxième jeune maître… Le deuxième jeune maître ressuscite ! Il ressuscite ! » s’écria soudain un ange, fou de joie.
Une silhouette émergea alors du bassin. C’était Yehua, que Long Shenwen avait battu à mort pendant la Convention des dix mille sages. Mais Yehua n’était plus un ange à six ailes : il n’en avait qu’une paire dans le dos.
« Félicitations pour votre résurrection, deuxième jeune maître ! » s’inclinèrent respectueusement d’innombrables anges.
Yehua semblait encore un peu hébété. Il lui fallut un moment pour se souvenir de ce qui s’était passé.
« Le Bassin de résurrection ? J’ai ressuscité ? J’ai ressuscité ? » Yehua serra soudain le poing.
Un homme vêtu de blanc se tenait à l’entrée du Bassin de résurrection. Il ressemblait à Yehua, mais paraissait plus mûr. Les anges alentour le traitaient avec un profond respect.
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En voyant Yehua revenir à la vie, l’homme en blanc poussa doucement un soupir de soulagement.
« Yehua, souviens-toi : la résurrection n’est pas toute-puissante. Chaque ange n’a droit qu’à une seule résurrection », dit l’homme en blanc.
Yehua se précipita vers lui. « Frère aîné, ma cultivation a été anéantie. Tu dois me venger ! »
« Je sais déjà tout ce qui s’est passé dans la dynastie céleste Qian. Elle est actuellement florissante. Père nous a dit de ne pas agir à la légère. Les trois princes héritiers du royaume de Qian ont soigneusement dissimulé leur véritable puissance. Pour le moment, il est impossible de te venger. » Le frère aîné de Yehua secoua la tête.
Yehua reprit anxieusement : « Outre le royaume de Qian, il y a aussi Gu Hai. Frère aîné, ce Gu Hai m’a humilié tant de fois. Il… »
« Ça suffit. Tu viens de ressusciter. Cesse de penser à la vengeance et concentre-toi sur le rétablissement de ta cultivation », dit d’un ton détaché le frère aîné de Yehua.
« Oui ! » Yehua hocha la tête.
« Il y a pourtant quelque chose d’étrange chez Gu Hai. Aucun des anges qu’il a tués n’a pu ressusciter. » Une pointe de perplexité apparut sur le visage du frère aîné de Yehua.
« C’est bien pour cela qu’il faut le venger. Gu Hai a gravement humilié mon Palais divin du Soleil pendant la Convention des dix mille sages. À l’époque, de nombreux sages de mon Palais divin du Soleil étaient présents ! » s’exclama Yehua, anxieux.
« Père est allé voir le Monarque de l’Est, la Singularité suprême. Nous en reparlerons à son retour », dit froidement le frère aîné de Yehua.
« D’accord ! » Yehua prit un air résigné.
Un ange accourut soudain derrière eux. « J’ai un rapport à faire ! »
« Hein ? » Le frère aîné de Yehua prit un air grave.
« Jeune Maître An, une flèche a frappé la barrière de la Ville céleste tout à l’heure ! » Le subordonné tendit une flèche à laquelle était attachée une lettre.
« Oh ? » Le frère aîné de Yehua parut soupçonneux.
« Qui a tiré sur la barrière de ma Ville céleste ? Quelqu’un a-t-il vu le coupable ? » demanda Yehua en lançant un regard furieux.
« Non. » L’ange secoua la tête.
Le frère aîné de Yehua prit délicatement la lettre et la lut. Il plissa soudain les yeux. « Gu Hai ? »
« Quoi ? Gu Hai se trouve sur notre territoire ? » Yehua se précipita pour jeter un coup d’œil. Son expression devint féroce.
——
De nombreux paons volaient autour d’une vaste île.
Fouush !
Soudain, une flèche fila vers l’île.
Cocorico ! D’innombrables paons poussèrent des cris furieux, le visage bouleversé.
Beaucoup se lancèrent à la poursuite de la flèche, mais elle allait trop vite : nul ne put l’arrêter. En un instant, elle atteignit le centre de l’île et fonça droit sur un grand palais.
Boum !
La flèche s’écrasa contre la barrière du palais.
« Hein ? Qui est là ? » lança froidement une voix depuis le palais.
Boum !
L’eau de mer alentour explosa soudain. Depuis le centre de l’île, un ouragan souffla dans toutes les directions, soulevant de puissantes vagues.
Pourtant, sur cinq mille kilomètres à la ronde, les alentours restaient dégagés : rien ne permettait de deviner d’où venait la flèche.
Des rafales balayèrent les environs.
Le Souverain divin de la Grande Lumière s’éleva dans le ciel au-dessus de l’île et scruta froidement les alentours. « Quel ami taoïste est venu ici ? Kong Xuan n’a pas su vous accueillir à temps. Veuillez vous montrer ! »
La voix du Souverain divin de la Grande Lumière retentit au loin.
Mais aucune réponse ne vint. La mer s’apaisa lentement, sans laisser paraître le moindre signe de vie.
« Hmpf ! À jouer les mystérieux ! » marmonna froidement Kong Xuan, le Souverain divin de la Grande Lumière.
Le Souverain divin de la Grande Lumière agita la main.
Fouush !
La flèche vola jusqu’à Kong Xuan. Une lettre y était attachée ; il la détacha et la lut.
À la lecture de la lettre, Kong Xuan plissa soudain les yeux. « L’emplacement de Gu Hai ? Qui l’a envoyée ? Pourquoi m’adresser cette lettre ? »
Il scruta froidement les alentours, mais ne vit personne.
Hmpf !
Kong Xuan balaya l’air de ses manches et regagna le palais en contrebas.
De retour dans le palais, il examina attentivement la lettre. « On essaie de m’attirer dehors ? Ou bien c’est un ennemi de Gu Hai ? Avec de tels moyens, pourquoi faire appel à moi ? »
——
Le navire volant de Gu Hai s’arrêta. De nombreux esprits aigles l’encerclèrent.
Un ange à quatre ailes et un homme aux cheveux d’or se tenaient devant le navire. L’homme aux cheveux d’or le dévisagea froidement, puis se tourna vers l’ange avec un air obséquieux.
« Ange Jia Mi, est-ce bien ce navire volant ? » demanda l’homme aux cheveux d’or.
« C’est bien lui. Ce sont eux ! » L’ange à quatre ailes fixa le navire avec haine.
Sur le pont se tenait un groupe d’hommes en robes noires. Leurs subordonnés se tenaient autour d’eux et lançaient des regards furieux à l’ange à quatre ailes.
« Oh ? Vous vous appelez Ange Jia Mi ? » demanda d’un ton détaché le chef des hommes en noir.
« Hmpf ! Tu n’as pas entendu ce que j’ai dit tout à l’heure, devant la ville ? » demanda froidement l’Ange Jia Mi.
« Je ne retiens jamais le nom des anges à quatre ailes. Je t’ai seulement donné une petite leçon parce que tu voulais voler mon navire : je ne t’ai pas tué. Et voilà que tu as rameuté cette bande d’aigles ? Ha ! Jia Mi, tu ne sais même pas qui je suis et tu n’arrêtes pas de venir me chercher des ennuis ? » lança froidement Gu Hai, leur chef.
« Hahaha ! Je l’ai senti depuis le début. Votre navire transporte une Pilule de l’âme mortelle. Si je ne l’avais pas détectée, je ne me serais pas donné cette peine. Soyez raisonnables et remettez-la-moi ! » exigea l’Ange Jia Mi en les foudroyant du regard.
« Oh ? Une Pilule de l’âme mortelle ? » Gu Hai fronça légèrement les sourcils et regarda tout le monde. Il finit par poser les yeux sur Long Aotian, vêtu de noir.
« Comment aurais-je pu savoir qu’il la remarquerait ? Je ne m’en servais que pour cultiver ! » Long Aotian haussa les épaules.
« Ha ! Puisque c’est toi qui nous as exposés, tu ne devrais pas t’en occuper ? » demanda Gu Hai d’un ton détaché.
« C’est à toi qu’il la réclame, pas à moi. En quoi cela me concerne-t-il ? » Long Aotian fit comme si l’affaire ne le regardait pas.
« Ha ! Nous sommes sur le territoire de la Suprême Genèse. Tu ne fais que courir à ta perte ! » dit froidement Gu Hai.
« Hmpf ! » Long Aotian renifla froidement et ignora Gu Hai.
« Maître de salle, dois-je… » demanda Ao Shun en fronçant les sourcils.
« Inutile. Ce ne sont que des gens insignifiants. Pas besoin que tu interviennes. » Gu Hai secoua la tête.
« Qui traites-tu d’insignifiant ? » lança l’homme aux cheveux d’or en le foudroyant du regard.
« Tu es un esprit aigle, n’est-ce pas ? Tu nous barres la route pour faire plaisir à cet ange ? » demanda Gu Hai d’un ton détaché.
L’homme aux cheveux d’or prit un air glacial.
« Jin Ying, cette Pilule de l’âme mortelle m’est très utile. Avec elle, je pourrai devenir un ange à six ailes. Le moment venu, je ne manquerai pas de chanter tes louanges auprès du premier jeune maître et de l’aider à demander la main de Bing Ji pour toi », cria l’Ange Jia Mi.
[Note du traducteur : Jin Ying signifie « Aigle doré ».]
« Oh ? » Gu Hai plissa soudain les yeux.
Cette promesse surprit aussi Jin Ying. « Hahaha ! Parfait ! Ange Jia Mi, ne t’inquiète pas. Si tu veux que je les aplatisse, je les aplatirai. Si tu veux que je les roule en boule, je les roulerai en boule. Ils voyagent en navire volant ; il suffit de les regarder pour voir que ce ne sont pas des experts ! »
« Je me disais la même chose. Haha ! Jin Ying, tu viens d’atteindre le Royaume du Palais céleste intermédiaire. Ils ne font certainement pas le poids. Vite ! Mets-les hors d’état de nuire ! » pressa l’Ange Jia Mi, le visage féroce.
« Feu ! » lança froidement Mu Chenfeng depuis le côté.
Une Foudre explosive céleste apparut aussitôt devant Jin Ying.
Boum !
Jin Ying explosa sur-le-champ, se changeant en une brume sanglante qui emplit l’air.
Ange Jia Mi : « … »
Chapitres de juillet : 08 / 30