Chapitre 372
Livre 4 : Chapitre 48 : Wanyu se précipite à l’intérieur
« Merci beaucoup pour vos conseils. Mon Dao de l’épée n’a pas encore atteint la perfection, et vous pouvez aller plus loin dans votre Dao du sabre. Lorsque nos Dao du sabre et de l’épée seront achevés, Sha reviendra vous demander conseil ! » déclara Sha d’un ton grave.
« Très bien ! » acquiesça Gu Hai.
Boum !
Une immense flamme s’éleva vers le ciel et fondit sur eux trois.
Lorsque le feu s’approcha, Gu Hai remarqua enfin ce qui ressemblait à une multitude de qi d’épée azur qui lui barraient la route. Ils semblaient former une fleur de lotus azur. Dès qu’elle apparut, plus aucune flamme ne put passer.
Sha tourna la tête vers le brasier.
« Le feu de Hanba ? Elle va sortir ? Cela fait trois mille ans. » Sha haussa les sourcils.
« Elle ? De qui parlez-vous ? » demanda Gu Hai, perplexe.
« Gu Hai, partons. Nous ne devrions pas nous attarder ici. Monsieur Dongfang ? Ha ! Il cherche la mort en la réveillant. Et vous, vous avez fait encore mieux : vous avez directement détruit le palais principal. Ces gens vont le payer. Allons-y ! » Sha esquissa un sourire.
Tandis qu’il parlait, les qi d’épée du lotus azur jaillirent dans toutes les directions, repoussant les flammes et ouvrant un passage hors de la zone couverte de sang.
Gu Hai se retourna vers l’autel qu’avait brisé Xi Yan. Les flammes qui en jaillissaient le détruisirent davantage encore, laissant s’échapper un flot plus abondant de feu.
Le feu de Hanba envahit les lieux.
Tous trois sortirent au plus vite.
« Votre Majesté, vous allez bien ? » demanda Ju Lu, qui accourut anxieusement.
À cause de la brume de sang qui recouvrait les environs, Ju Lu n’entendait que les cris alentour et ne distinguait que des silhouettes floues.
« Gu Hai, comme je vous l’ai dit, merci beaucoup pour vos conseils. Ces deux talismans d’épée sont pour vous. C’est mon incarnation précédente qui les a fabriqués. Ils vous permettront de quitter la Ville de la Veine du dragon », déclara Sha d’un ton grave.
« Oh ? »
Gu Hai prit les talismans.
Deux talismans de jade en forme d’épée ?
« Qing Feng et moi allons partir devant. Si cette femme sort… Ha ! Avec ma force actuelle, je ne peux rien contre elle. Adieu ! » déclara Sha gravement.
Sha s’envola avec Qing Feng. Ils atteignirent bientôt la barrière qui entourait la Ville de la Veine du dragon.
Puis, chacun prit un talisman d’épée et le brisa doucement.
Bzzz !
Les talismans se changèrent soudain en une lumière azur acérée, en forme d’épée, qui les enveloppa.
Boum !
Les lumières azur fusèrent, déchirant la matrice rituelle.
Bzzz !
La matrice rituelle se rétablit aussitôt, mais Sha et Qing Feng se trouvaient déjà à l’extérieur.
« Des talismans d’épée ? Ils permettent de sortir ? » Les yeux de Gu Hai s’illuminèrent.
« Votre Majesté, les environs sont extrêmement chaotiques. Personne ne peut sortir, pas même le Roi Bi-An. »
« Tant pis. Pour l’instant, j’ai déjà du mal à me sauver moi-même. Je ne peux pas les aider. Il reste deux talismans d’épée, un pour chacun de nous. Sortons d’abord. Les autres nous attendent dehors », dit Gu Hai.
« Oui ! »
Ju Lu reçut un talisman d’épée de Gu Hai, puis tous deux s’élevèrent dans les airs et atteignirent en un instant le bord de la matrice rituelle.
Bzzz !
Ju Lu brisa le talisman d’épée, qui forma soudain une lumière azur en forme d’épée autour de lui.
Fuiou !
La lumière azur l’emporta hors de la matrice rituelle, qui se répara aussitôt.
« La lumière azur en forme d’épée ne peut contenir qu’une seule personne ? Quel dommage ! » soupira Gu Hai.
Boum !
Un grondement retentit soudain en contrebas.
La zone sanglante venait d’exploser. Le feu jaillit et éclata dans toutes les directions, tel un volcan en éruption. Les flammes consumèrent instantanément tout ce qui se trouvait dans la matrice rituelle.
« Oh non ! L’autel a été détruit. Le feu de Hanba s’est entièrement déchaîné ! » Le visage de Gu Hai s’assombrit.
Soudain, une langue de feu de Hanba atteignit le bras de Gu Hai.
Bzzz !
Le feu lui brûla aussitôt la peau.
« La divinité du feu ! » Le visage de Gu Hai s’assombrit.
Gu Hai mobilisa immédiatement l’énergie de son palais de la divinité du feu pour absorber le feu de Hanba.
Bzzz ! Bzzz !
L’embryon naissant de son palais de la divinité du feu s’employa à absorber le feu de Hanba. Celui-ci était toutefois si féroce que l’opération se révéla extrêmement difficile.
Il fallut un bon moment à Gu Hai pour absorber cette petite quantité de feu de Hanba. À ce stade, son bras était déjà rouge et brûlé.
Il inspira brusquement.
Quel feu de Hanba prodigieux !
Une simple étincelle avait suffi à me brûler le bras. Si une grande quantité de ce feu me consumait, mon embryon naissant de la divinité du feu ne pourrait peut-être pas y résister.
En contrebas, on aurait dit qu’un volcan entrait en éruption.
Gu Hai n’osa pas s’attarder. Il s’apprêta à briser son talisman d’épée pour partir.
« Gu Hai ?! » Un rugissement furieux retentit soudain au loin.
En voyant la matrice rituelle de longévité qu’il avait installée exploser, Monsieur Dongfang entra dans une colère noire.
Comment était-ce possible ? Personne ne pouvait pénétrer dans ma matrice rituelle de sang. Au moindre contact, elle les aurait corrodés. Tous ceux qui s’y trouvaient étaient entravés ; seul Xi Yan était libre d’éliminer tout le monde et de protéger cet autel.
Et pourtant, la matrice rituelle de sang avait explosé ?
« C’est fini. Le sceau est brisé ! C’est fini ! Oh non ! Je ne voulais que le trésor à l’intérieur, pas briser le sceau ! Non ! » s’écria Monsieur Dongfang, horrifié.
Mais comment la matrice rituelle avait-elle pu exploser ? Pourquoi avait-elle explosé ?
Lorsque la lueur ardente s’éleva dans le ciel, elle illumina vivement un secteur et permit soudain à Monsieur Dongfang d’apercevoir Gu Hai, haut dans les airs.
À la vue de Gu Hai, son expression changea. Il se rappela que la dernière fois, Gu Hai était entré sans encombre dans sa matrice rituelle de longévité.
La matrice rituelle de sang ? Gu Hai avait-il pu y entrer sans encombre, lui aussi ? Tout cela était-il son œuvre ?
Gu Hai avait-il également détruit l’autel ?
À cette pensée, Monsieur Dongfang frissonna. Si son corps principal l’apprenait, comment pourrait-il s’expliquer ?
« Gu Hai ! » rugit Monsieur Dongfang, fou de haine.
Gu Hai ignorait ce qui se passait. Il ne prêta aucune attention à la colère de Monsieur Dongfang, mais tourna tout de même la tête pour jeter un coup d’œil au loin.
Monsieur Dongfang se tenait sur un immense dragon de sang couvert d’écailles où se dessinaient des visages humains.
Une femme se trouvait pourtant sur la tête du dragon, cernée par les différents visages. Elle pleurait, terrifiée.
« Wanyu ? » L’expression de Gu Hai changea.
Elle n’était pas déjà sortie ? Elle n’était pas déjà sortie ? Comment Monsieur Dongfang avait-il pu la capturer ?
« Beau… beau-frère ? » cria Long Wanyu, épouvantée.
Long Wanyu vit que Ju Lu avait réussi à sortir et que Gu Hai s’apprêtait à partir. L’horreur, la peur et le regret emplirent alors son regard.
Pourquoi n’avais-je pas écouté mon beau-frère ?
——
Plus tôt, Gu Hai avait fait sortir Long Wanyu en utilisant le mot secret.
Lorsqu’elle avait quitté la ville, Long Wanyu s’était sentie profondément frustrée.
« Non ! Je dois rentrer ! Je dois y retourner. Un grand malheur s’y prépare ; c’est très dangereux ! » dit Long Wanyu, incapable de trouver le repos.
« Vous ne pouvez pas y retourner, princesse. Qu’est-ce que Monsieur Gu vous a dit ? Vous avez déjà oublié ? Écoutez-le ! » l’exhorta aussitôt Sima Feng, inquiet.
Inquiète, Long Wanyu répondit : « Nous ne voyons pas bien ce qui se passe depuis la porte est. Allons à la porte sud. Nous observerons de là-bas ! »
Sima Feng ne s’opposa pas à sa demande. Il pilota le vaisseau volant et emmena Long Wanyu jusqu’à la porte sud.
De là, ils aperçurent Gu Hai prisonnier d’une montagne de glace.
« Oh non ! Mon beau-frère est en danger ! » Long Wanyu voulut se précipiter à l’intérieur.
« Non ! Princesse, n’y allez pas. Écoutez Monsieur Gu ! Il ne peut pas se tromper ! » Sima Feng la retint.
« En effet. Un grand malheur s’y prépare. N’allez pas compliquer les choses ! » conseilla le fantôme démoniaque qui habitait son corps.
« Mais mon beau-frère est en danger ! Ils sont cent mille contre lui ! » s’écria Long Wanyu, anxieuse.
« Qu’est-ce qu’ils ont ? Ils sont enceintes ? » s’exclama Sima Feng.
Long Wanyu se figea en regardant, stupéfaite, les cent mille cultivateurs. Ils étaient tous à terre.
Tous ceux qui se trouvaient hors de la ville se frottèrent les yeux, comme s’ils avaient vu un fantôme.
Enceints ? Des hommes enceints ?
« Monsieur Gu va bien ! Monsieur Gu sort ! » s’exclama Sima Feng, ravi.
Quand Gu Hai et la Fée Waner sortirent de la montagne de glace, Sima Feng et les autres poussèrent aussitôt un soupir de soulagement.
Après avoir libéré les deux personnes, l’une grosse et l’autre maigre, puis renvoyé la Fée Waner, Gu Hai s’occupa des autres.
Sima Feng était ravi, mais Long Wanyu semblait troublée.
« Ce pressentiment de grand malheur s’intensifie. Beau-frère, pourquoi ne sors-tu pas ? Sors vite ! » dit Long Wanyu, épouvantée.
« Hein ? » Sima Feng la regarda d’un air perplexe.
« Esprit démoniaque, dis-moi, est-ce que mon beau-frère va bien ? Et si… » dit Long Wanyu, effrayée.
« Je n’en sais rien. Mais un pressentiment aussi funeste signifie pratiquement qu’il n’y a aucune chance de survivre. C’est encore pire que la dernière fois… Cela dit, ne t’inquiète pas. Tu es déjà sortie de la ville et tu as échappé au danger. Il te suffit de partir immédiatement », conseilla le fantôme démoniaque.
« Quelle sottise ! Mon beau-frère est toujours là-dedans ! Il y est toujours ! Je dois le prévenir. Beau-frère, sors vite ! » Long Wanyu était folle d’inquiétude.
« C’est fini ! Tout le monde va mourir là-dedans ! Gros lard, dépêche-toi de fuir ! » Longévité se précipita vers les portes de la ville, terrifié.
« Gros lard, mon cul ! Tout ça, c’est ta faute ! Longévité, si tu m’appelles encore comme ça, je te casse la figure ! » hurla Subtilité pourpre.
« D’accord, d’accord. Partons vite. Sinon, nous allons mourir ici, nous aussi ! » dit Longévité avec anxiété.
Mourir là-dedans ? Mon beau-frère va mourir là-dedans ?
« Beau-frère ! » Alarmée, Long Wanyu fonça vers les portes de la ville.
« Petite, tu… tu… tu ne vas quand même pas… Tu vas te jeter dans la gueule du loup ! N’y va pas ! Je me mets à genoux devant toi, d’accord ? N’y va pas ! Tu vas droit à la mort ! » s’exclama le fantôme démoniaque.
« Tu peux toujours courir ! Si tu ne m’aides pas, j’irai seule ! » jura Long Wanyu.
« Non ! Ce n’est pas que je ne veux pas t’aider, c’est que je ne peux pas. Un pressentiment aussi funeste annonce la fin. Je… je… Regarde-moi qui bafouille. Petite, tout ira bien. Gu Hai s’en sortira. Ne t’inquiète pas. Il survivra à coup sûr ! » la rassura le fantôme démoniaque.
« Pff ! Tu crois que je vais te croire ?! » Long Wanyu refusa naturellement d’ajouter foi à ses paroles.
« Sima Feng, écarte-toi. J’entre ! » dit Long Wanyu, anxieuse.
« Princesse, vous ne pouvez pas ! N’entrez pas. Vous avez oublié ce que vous avez promis à Monsieur Gu ? » s’exclama Sima Feng.
Long Wanyu se mordit les lèvres, mais son regard resta anxieux. « Je ne l’ai pas oublié. Mais je ne peux pas rester là à regarder mon beau-frère mourir. C’est le seul membre de ma famille qu’il me reste ! »
« Mais vous ne pourrez pas l’aider, même en y allant. Et Monsieur Gu ne voudra peut-être pas de votre aide », insista Sima Feng, à cran.
« Peu importe qu’il veuille de mon aide ou non. S’il peut s’en sortir grâce à moi, j’irai. Je sais lire les signes de bon et de mauvais augure. Peut-être que je pourrai l’aider ? L’essentiel, c’est qu’il aille bien ! » dit Long Wanyu, anxieuse.
« Ah ! Nous sommes enfin sortis ! » Subtilité pourpre haletait.
Sima Feng et les autres les observèrent avec curiosité.
À cet instant, Long Wanyu lança soudain un coup de paume à Sima Feng.
Bam !
Long Wanyu le renversa aussitôt.
Fuiou !
Puis elle se précipita dans la ville.
« Quoi ? Princesse ! » s’écria Sima Feng.
Boum !
À cet instant, les portes de la ville se refermèrent dans les quatre directions.
Tous les autres furent bloqués dehors ; seule Long Wanyu parvint à se précipiter à l’intérieur.