Chapitre 68
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel mystérieux ◈
Épisode 67 : Chambre 101, Salle maudite — « Médias altérant le sens commun » (1)
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* * *
Troisième tentative
* * *
[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 22
Emplacement actuel : Niveau 1, chambre 101 (Salle maudite — Médias altérant le sens commun)
Conseil du Sage : 3]
Je devais descendre sous terre. J’avais le sentiment que je pourrais trouver d’autres choses en fouillant les étages supérieurs, mais c’était trop risqué.
Les étages supérieurs étaient pleins de bureaux, donc de monde.
Le badge du Bureau de gestion faisait presque office de laissez-passer officiel, mais il ne pouvait que faire s’écarter les gens. Je ne pouvais pas vraiment les faire sortir du bâtiment, alors aller dans un endroit bondé était trop dangereux.
Comme j’étais seul cette fois, mieux valait explorer le sous-sol, puis élaborer un plan avec les autres lors de la prochaine tentative et fouiller le bâtiment en groupe.
— Clic. Clic.
Le bruit de mes chaussures résonnait dans le couloir. Il n’y avait pas âme qui vive. Heureusement, le mal de tête et les acouphènes causés par la malédiction avaient disparu, mais quelque chose clochait.
Les employés devaient avoir garé leur voiture au parking souterrain. Il ne devrait donc pas y avoir des gens qui remontaient de là ? Un endroit pouvait-il vraiment être aussi désert ?
C’était peut-être la preuve que j’allais dans la bonne direction.
— Clic. Clic.
Être seul me mettait mal à l’aise. J’avais traversé tant d’épreuves à l’hôtel que la vue de cadavres humains ne me bouleversait plus, mais cette peur-là n’avait pas totalement disparu.
Je m’approchais du parking souterrain. Il y avait un poste de sécurité près de l’entrée. Je pouvais simplement laisser le badge faire son effet, non ?
J’inspirai brusquement.
Je me couvris le nez par réflexe et reculai.
Une puanteur atroce. Une odeur infecte et insupportable émanait du parking.
Ça sentait les excréments d’une vieille latrine à fosse.
Comme des déchets alimentaires en décomposition.
L’odeur était si immonde que je ne parvenais pas à me résoudre à entrer dans le parking.
Ce qui voulait probablement dire que je devais y aller.
C’était clairement anormal.
Qu’un parking sente ainsi était étrange, mais que personne ne fasse quoi que ce soit pour y remédier l’était encore plus.
Ce ne fut qu’après avoir résisté à l’envie de vomir et m’être approché que je compris que la puanteur venait du poste de sécurité.
Est-ce qu’il pouvait vraiment y avoir quelqu’un dans un bureau pareil ?
Je m’avançai jusqu’aux abords du poste. Depuis mon arrivée dans la chambre 101, j’avais acquis la capacité de détecter les personnes contaminées par la malédiction.
Il me suffisait de m’approcher d’une personne contaminée pour avoir mal à la tête et les oreilles qui bourdonnaient. Je pouvais donc savoir si quelqu’un se trouvait à proximité.
Même en m’approchant tout près de la porte, rien ne se produisit. Il ne semblait pas y avoir de personne contaminée par la malédiction à l’intérieur.
Pourtant, plus j’avançais, plus il devenait évident que le poste de sécurité était à l’origine de l’odeur.
Je devais au moins découvrir ce qu’il y avait là-dedans. Déchets humains ou nourriture pourrie, je voulais voir ça et en finir. J’ouvris brusquement la porte du poste de sécurité.
… Je vis l’enfer.
…
Qu’arriverait-il à quelqu’un enfermé dans un petit espace, incapable de sortir, et qui ne ferait que manger et se soulager encore et encore ?
Le sol, les murs, la poubelle, tout était maculé d’excréments humains et en empestait. Des traces d’aliments de longue conservation, comme des conserves, s’entassaient partout. De la nourriture pourrie. Des gribouillis indéchiffrables recouvraient tous les murs.
Mais quelque chose était plus terrifiant encore que cet horrible spectacle.
Un être humain… était encore en vie.
Quelqu’un qui avait renoncé à tout espoir et était devenu un animal, n’existant plus que dans la peur. Le terme du désespoir d’une personne née humaine, qui avait renoncé à vivre comme telle.
Une silhouette squelettique m’aperçut et s’approcha en titubant.
Peut-être s’était-elle arraché les yeux pour ne plus voir ce qui l’effrayait. Le contour de ses yeux était couvert de blessures. S’était-elle mutilé les oreilles pour ne plus entendre les sons terrifiants ? Plus de la moitié de chacune avait été arrachée. Tout son corps était couvert de ce qui ressemblait à des blessures qu’elle s’était infligées. Et, faute de soins adéquats, son bras gauche et sa jambe droite bougeaient à peine.
« Vous… Bureau de gestion… Pourquoi êtes-vous venu si tard ? »
« … »
« Aah ! Hngh… Ça ne sent pas bon ? »
« … »
« Toute la nourriture potable a disparu. Ça fait un mois. À votre avis, qu’est-ce que j’ai mangé ? »
« … »
La silhouette squelettique rampa sur le sol, remua un doigt décharné et désigna une feuille de papier.
Au milieu de ces ruines infernales, il n’y avait qu’une seule chose propre. Une feuille de papier plastifiée.
Une feuille impeccable, qui semblait venir d’un autre monde.
Quand je la ramassai, l’homme tituba, puis s’effondra dans cet enfer d’excréments et de restes de nourriture.
« … Vous voulez sortir avec moi ? »
« Je vous en prie… faites preuve de clémence. Cette chose, à votre droite. »
…
— Bang !
Je refermai la porte du poste de sécurité et ressortis.
La puanteur était toujours là. Mais je n’avais ni mal à la tête ni les oreilles qui bourdonnaient.
Maintenant qu’il avait trouvé la paix, cet homme n’était pas quelqu’un que la malédiction avait contaminé.
Peut-être avait-il simplement eu de la chance et évité la contamination au début. Il avait peut-être senti que quelque chose clochait dès qu’il avait regardé la télévision et l’avait éteinte aussitôt.
Et ensuite, avait-il pu éviter tout contact avec les autres parce qu’il travaillait dans ce coin isolé du sous-sol ?
Mais on l’avait simplement laissé là. Pendant que cet homme luttait pour garder la raison, le monde avait sombré dans la folie.
Incapable de faire ne serait-ce qu’un pas dans le monde terrifiant qui s’étendait dehors, il avait dépéri dans ce poste de sécurité…
Je sortis la feuille plastifiée que j’avais emportée. Elle était propre, mais, franchement, je n’avais pas envie de continuer à transporter quelque chose qui avait pris l’odeur du poste de sécurité.
Elle contenait trois consignes extrêmement simples.
1. Ne regardez pas à l’intérieur des voitures du parking.
2. Ne vous retournez pas dans les escaliers du sous-sol.
3. Pour chercher quelque chose dans la réserve souterraine, n’allumez pas la lumière. Utilisez une lampe torche.
Des instructions simples. Je les relus plusieurs fois jusqu’à les mémoriser, puis jetai la feuille.
Pour l’instant, je décidai de poursuivre mon exploration du sous-sol en respectant les consignes.
Après avoir traversé le parking un moment sans regarder les voitures, je trouvai un escalier qui descendait au deuxième sous-sol. Il était écrit de ne pas se retourner, c’est ça ?
Je descendis au deuxième sous-sol en regardant droit devant moi. Comme prévu, il ne se passa rien.
Il y avait une réserve, des toilettes, des bureaux et une pièce où fonctionnaient d’étranges machines.
Il n’y avait personne, nulle part.
Je vérifiai plusieurs pièces, mais ne trouvai rien de particulier.
La réserve souterraine.
La feuille donnait une consigne à suivre pour chercher quelque chose dans la réserve souterraine.
Y avait-il quelque chose là-bas ?
Je repris les escaliers pour descendre au troisième sous-sol.
— Clic… Scriiitch.
Quelques pas après m’être engagé dans l’escalier menant au troisième sous-sol, j’entendis derrière moi quelque chose racler le sol avec un bruit métallique.
…
Il était écrit de ne pas se retourner dans les escaliers du sous-sol.
Je continuai à descendre sans faire de bruit.
Peu à peu, j’eus mal à la tête.
Je ne me retournai qu’une fois arrivé dans le couloir du troisième sous-sol.
Il n’y avait rien.
Je comprenais de moins en moins ce qui se passait. J’avais commencé à explorer pour apprendre quelque chose, mais j’avais plutôt l’impression que les mystères s’accumulaient.
À quoi servaient ces consignes, au juste ?
Il n’y avait aucune autre pièce au troisième sous-sol. Au bout du couloir, une lampe torche était accrochée au mur, devant une immense porte.
C’était la réserve souterraine ? Il était écrit de ne pas y allumer la lumière.
Après avoir ouvert la porte de la réserve, j’ignorai l’interrupteur comme indiqué, pris la lampe torche et fouillai les lieux.
C’était une réserve tout ce qu’il y avait de plus ordinaire. Des piles de feuilles A4 propres, du matériel d’imprimante, des chaises et des tables de rechange. Le genre d’endroit où l’on venait quand quelque chose au bureau tombait en panne ou qu’on manquait de fournitures.
Je fouillai toutes sortes de choses pendant près de vingt minutes, me sembla-t-il, mais ne trouvai rien d’inhabituel. Personne, rien d’étrange.
…
Je n’avais pratiquement rien appris. Tout ce que j’avais découvert en venant au sous-sol, c’était un agent de sécurité qui avait échappé à la malédiction et était mort dans d’atroces souffrances, ainsi qu’une feuille de consignes.
Et si je m’y prenais de travers ?
Alors, je compris une chose.
Pourquoi étais-je descendu au sous-sol ? Pour survivre ? Non.
Je n’étais pas venu ici pour survivre. J’étais venu chercher des informations.
Lire les consignes sur cette feuille et les suivre à la lettre pour avancer sans danger.
C’était ce que ferait le protagoniste d’un film d’horreur pour survivre.
Je devais faire exactement le contraire.
Je devais enfreindre les consignes. Mon rôle était de découvrir ce qui se passerait si je les enfreignais, quitte à me faire battre à mort. Seung-yeop se chargerait de trouver une issue.
Il était temps que je meure pour tout le monde.
* * *
1. Ne regardez pas à l’intérieur des voitures du parking.
2. Ne vous retournez pas dans les escaliers du sous-sol.
3. Pour chercher quelque chose dans la réserve souterraine, n’allumez pas la lumière. Prenez une lampe torche.
Je relus les consignes.
À présent, je devais regarder à l’intérieur des voitures du parking, me retourner dans les escaliers du sous-sol et allumer la lumière dans la réserve souterraine.
Je remontai au parking et regardai autour de moi. La puanteur qui me piquait le nez revint, ainsi que les dizaines de voitures garées là.
Tout me parut de nouveau bizarre. Avec autant de voitures, leurs propriétaires n’auraient-ils pas dû venir au parking au moins une fois ? Et même si la malédiction avait déformé le sens commun, était-il vraiment possible que personne ne remarque cette odeur ?
En y repensant, quand j’étais entré dans la chambre 101 pour la première fois, ma fausse famille et moi avions déchiqueté de la viande de canard crue et l’avions trouvée fraîche en la mangeant. Si le sens commun avait été altéré à ce point, cette puanteur pouvait peut-être aussi sembler agréable.
D’abord, je devais regarder dans une voiture.
Une voiture dont les vitres teintées rendaient l’intérieur presque impossible à distinguer.
Au moment où je m’approchai et collai le visage à la vitre…
Je fus si surpris que je tombai en arrière.
Il y avait quelqu’un à l’intérieur. Et même en m’approchant autant, je n’avais pas eu mal à la tête.
Quelqu’un qui n’avait pas été contaminé par la malédiction.
Je me relevai, repris mes esprits et regardai de nouveau dans la voiture.
C’était incompréhensible.
Ce n’était pas l’intérieur d’une voiture. Je regardais clairement à travers une vitre de voiture, mais l’espace visible de l’autre côté n’avait rien à voir avec un véhicule. Un lit solide, qui semblait taillé dans un bloc de fer. Des menottes y étaient fixées.
Une personne inconnue était allongée sur le lit, attachée par des menottes.
De la bave coulait de sa bouche, et le lit d’hôpital était déjà couvert de vilaines taches. De toute évidence, on l’avait attachée là depuis longtemps sans lui prodiguer de soins convenables.
Je tapai contre la vitre, mais n’obtins aucune réaction.
On aurait dit que l’intérieur et l’extérieur de la voiture appartenaient à deux espaces différents.
— Bang !
Je brisai la vitre.
Ce n’est qu’alors que la personne émaciée à l’intérieur me regarda d’un air absent.
« Ça va ? Où sommes-nous ? Qui êtes-vous… »
« Hngh… Hngh… Étudiant… »
« … Oui ? »
« Appelez le professeur. Appelez le professeur. »
« De quel professeur parlez-vous ? »
« Professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur professeur. »
— Boum !
« Hé ! Je ne peux pas vous aider si vous ne m’expliquez pas de quel professeur vous parlez. »
— Scriiitch.
Quelque chose… le bruit d’un objet métallique qui raclait le sol.
La voix de l’homme tomba presque au murmure.
« Elle arrive… Elle arrive… L’infirmière arrive. Monsieur. Étudiant. Faites-moi sortir. Faites-moi sortir. »
Il me suppliait, mais n’arrivait même pas à élever la voix.
Comme si quelque chose de vraiment terrifiant approchait.
Cet homme n’avait pas toute sa tête. Je n’avais pas mal à la tête, donc il n’avait pas été contaminé par la malédiction. Il était simplement fou pour des raisons sans rapport avec elle.
Impossible de communiquer normalement.
Au moment où je soupirai et m’éloignai de la voiture, la vitre que j’avais brisée avec mon arme se reconstitua.
…
J’en étais au point où ce genre de choses ne m’étonnait plus.
Je brisai les vitres de deux autres voitures et regardai à l’intérieur de la même façon, mais ce n’était pas différent. Dans chacune, une personne folle était attachée à un lit, et je ne comprenais pas un mot de ce qu’elle disait.
Par « professeur », voulait-il dire un médecin ? Une infirmière ? Cet endroit était-il un hôpital ?
Ensuite, j’irais dans l’escalier souterrain.
Je me retournerais en descendant pour découvrir ce qui me suivait.
Avant ça, je remplis le chargeur avec mon sang.
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