Chapitre 24
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’hôtel mystérieux ◈
Épisode 23 : Chambre 102, la salle maudite – « Maison de l’Horreur » (9)
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[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 8
Emplacement actuel : Niveau 1, chambre 102 (Salle maudite – Maison de l’Horreur)
Conseil du Sage : 0]
J’avais commis une erreur. La même qu’avant.
Si j’avais apporté un poignard, l’autre camp pouvait en avoir un aussi.
Si j’avais une carte dans ma manche, il devait lui en rester une aussi.
Le prêtre avait lâché sa brochette en se tordant de douleur sous les jets du spray ; j’avais donc cru, à tort, qu’il n’était pas armé.
J’étais trop épuisé. La tension extrême, l’ascension sous la pluie, le combat brutal… Tout cela m’avait vidé de mes forces, et je m’étais approché trop lentement, laissant au prêtre le temps de surmonter la douleur.
Au moment où j’arrivai près de lui, un couteau de cuisine jaillit de sa taille et me frappa à la cuisse.
Heureusement, je portais un épais imperméable et le prêtre n’avait presque plus de force. Le couteau de cuisine roula au sol avant de pouvoir vraiment me couper.
« Haa… Argh… Vous avez passé dix ans à vous battre sur un champ de bataille, mon père… ? »
Il n’avait peut-être pas la force de répondre. Sans un mot, le prêtre s’approcha de moi.
Ah… Mon corps ne bougeait plus. Il fallait que je remue, ne serait-ce que pour esquiver…
Je sentis mes dernières forces me quitter, de la tête aux pieds.
La main du prêtre se referma sur ma gorge. Ma vie défilait-elle devant mes yeux ? Au loin, j’entendis la cloche sonner…
La cloche ?
Le prêtre tourna les yeux vers le vide. Son regard égaré errait sans parvenir à se fixer sur quoi que ce soit.
Quelqu’un d’autre était apparu.
Comme avec A-ri. La cloche avait sonné, là aussi. Cette fois encore ?
Le corps n’avait pas changé, mais l’homme, lui, était clairement différent. Le vieil homme devant moi n’était plus le majordome digne de son rang ni le prêtre consumé par une rage contenue…
C’était quelqu’un que je n’avais jamais vu.
Une expression que je ne lui connaissais pas.
On aurait dit qu’il me taquinait, voire se moquait de moi. Une expression enjouée que ni le majordome ni le prêtre n’auraient jamais eue.
« Tu as fait une erreur, mon garçon, pas vrai ? Tu n’as même plus la force de répondre ? Ha ! Les jeunes d’aujourd’hui n’ont aucune endurance.
« À l’hôtel, tu ne peux jamais baisser ta garde. Un instant d’inattention, et c’est la mort.
« Bon, quand on a de nombreux compagnons fiables, on peut se détendre et fermer les yeux… Mais toi, tu es presque seul, maintenant.
« Cela dit, ce n’était pas si mal. Tu manques lamentablement d’endurance, mais tu as la tête bien faite. »
L’hôtel.
Le vieil homme venait de dire « hôtel », pas « manoir ».
Ce vieil homme…
Il savait que tout ce qui nous arrivait se déroulait dans la chambre 102 de l’hôtel.
Quand je le dévisageai, stupéfait, le vieil homme gloussa et me tapota doucement la tête.
Un geste étrangement familier. Cela voulait-il dire qu’il n’avait pas l’intention de me tuer ?
« Tu comptais tuer de tes propres mains au moins trois sacrifices avant que l’Ancien ne devienne incontrôlable, pas vrai ? Pas mal. Tu sais aussi prendre des décisions. Mais tu manques de technique. Il faut que tu deviennes plus fort.
« Je suis un peu inquiet, mais à ce rythme, tu t’en sortiras. Pour être honnête, je n’ai pas non plus de bonne idée. Nous avons commencé comme des “personnages du manoir”, alors nous ne pouvons pas nous échapper par nos propres moyens.
« Je compte sur toi. Retrouvons-nous dehors. »
Celui qui n’était ni le majordome ni le prêtre prononça ces mots, puis s’éloigna. Il se dirigea vers la falaise et sauta sans hésiter.
* * *
Ma vue était trouble.
Lentement, en mobilisant le peu de forces qu’il me restait, je descendis la montagne. Grimper sous la pluie et le vent, combattre ensuite, et même me faire poignarder, si superficiellement que ce soit…
Je n’avais plus la moindre force dans le corps.
Je dévalais la pente en titubant, sans savoir si je descendais vraiment ou si je me laissais simplement glisser par la gravité, quand j’aperçus quelqu’un au loin.
Une petite silhouette. De longs cheveux noirs qui lui tombaient jusqu’à la taille. Ce ne fut qu’une fois A-ri tout près que je parvins enfin à articuler une phrase.
« C’est toi qui as fait sonner la cloche, pas vrai ? Merci. »
« On aurait dit que tu n’y arriverais pas tout seul. »
« C’est quoi, exactement, cette cloche ? Au début, je pensais que c’était une sorte d’objet donné par l’hôtel pour réprimer les pouvoirs du démon… Mais j’ai l’impression qu’il y a autre chose. »
« La cloche est bien ce que tu crois. Disons simplement que mon grand-père et moi avons un autre moyen de nous réveiller. »
« De vous réveiller des rôles que l’hôtel vous a imposés… Tu peux vraiment le faire quand tu veux ? »
« Concentre-toi sur ce que tu dois faire maintenant. Tu sais de quoi il s’agit, non ? »
« Peu importe ce que je dois faire. Je n’arrive à rien. Je ne peux même pas bouger le petit doigt. »
Avant même que j’aie fini de parler, A-ri me tendit une petite fiole.
« Bois. Même avec ton endurance pitoyable, ça te rendra assez de forces pour tenir debout. »
Le goût était étrange.
C’était rouge sombre, avec une légère odeur de poisson. Est-ce que ça pouvait être… ? Seules des idées répugnantes me traversèrent l’esprit, alors je cessai d’y penser.
La sensation était étrange.
Je sentis une chaleur monter en moi. Lentement, le liquide qui avait coulé dans ma gorge se répandit dans tout mon corps.
La chaleur, partie de ma gorge, m’envahit peu à peu.
Je ne me sentais pas aussi reposé qu’après une bonne nuit de sommeil, mais, comme l’avait dit A-ri, j’avais assez de force pour me tenir debout.
Je me redressai et m’étirai légèrement. A-ri s’approcha.
« Ah, je vois enfin le bout de ce manoir interminable. »
« Toi… Qui êtes-vous, le prêtre et toi ? Enfin, la personne qui joue le rôle du “prêtre” ? »
« Tu le découvriras de toute façon quand tu sortiras. Et tu as déjà une petite idée, non ? Arrête de perdre du temps et fais ce que tu as à faire. »
En regardant cette fille digne d’une fée, je me sentis oppressé. Était-ce vraiment la meilleure solution ?
La meilleure issue pour le majordome, le prêtre, A-ri et sans doute moi-même, c’était de mourir avant que le démon ne nous dévore ?
Au moment où j’hésitai, A-ri s’avança et croisa mon regard.
« Tu es arrivé jusqu’ici et tu n’arrives toujours pas à te décider. Je vais t’aider. »
Ses yeux cramoisis s’approchèrent si près que nos nez faillirent se toucher, et je paniquai tchkpyjdgsoo
Tournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencoreretournerencore
Ahjeregardemamainseleverseuletentourerl’enfantparlecoujevaisrecouvrirsoncoucommeuneécharpechaudeiln’yaplusqu’àlecasserl’écraserentermineruninstantpourqu’ellepuissepartirenpaix
Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip--------------------------------------
* * *
M’appuyant sur les forces que j’avais à peine récupérées, je me forçai à descendre la montagne et pris la direction du manoir.
La fin de ce maudit manoir était enfin proche.
La pluie avait presque cessé. J’avançai lentement et aperçus le portail d’entrée ainsi que la statue grotesque que j’avais vue le premier jour. Un visage familier se tenait devant elle.
« Ga-in ! Ça va ? »
« Plus ou moins. Je ne suis pas encore mort, alors j’imagine que ça va. »
Le silence s’installa autour de nous. Nous en savions déjà assez. Cette mascarade était devenue si ridicule qu’elle me donnait envie de rire.
Song-i tendit le bras et caressa le cœur de la statue.
« À quoi ça te fait penser ? »
« Le propriétaire a vraiment des goûts bizarres. C’est pire que le dinosaure en argile que j’avais fabriqué à l’école primaire. »
« Ah, hé hé hé. C’est un peu vexant. Je pensais qu’elle avait son charme primitif. »
« Ça suffit. Où est Seung-yeop ? »
« Où sont A-ri et le majordome ? »
« Quelque part sur la montagne. »
« Hé, c’est vraiment drôle. Pas vrai ? Tous ceux qui devaient mourir sont morts, et il ne reste que les meurtriers. Je n’aurais jamais cru que le moment que j’attendais depuis toutes ces années se déroulerait ainsi.
« Dire qu’il y avait parmi nous un sacrifice assez fou pour tuer les autres sacrifices de ses propres mains. »
« Des meurtriers ? Soyons précis. C’est toi le meurtrier, et moi la victime. Ancien, je ne sais pas comment tu as pris possession du corps de Song-i, mais ferme-la et viens par ici. »
« Tu as une sacrée grande gueule pour un gamin. Tu as rendu tout ça plutôt divertissant, alors je vais laisser passer. »
« Arrête tes conneries. J’en ai vraiment marre, maintenant. »
« Oui, oui. De toute façon, il faut bien aller jusqu’au bout. Mais… laisse-moi te poser une question. Pourquoi ne t’es-tu pas suicidé ? »
« Pourquoi tu veux le savoir, espèce d’idiot ?! »
L’instant d’après, nous nous dirigeâmes chacun vers notre objectif. Tandis que je courais vers l’église, je réfléchis.
La cloche de l’église.
Quand j’avais vu le mot « cloche » dans le mot qu’Eun-sol m’avait donné, j’avais interrogé le majordome à ce sujet. Il m’avait alors raconté quelque chose.
La cloche avait simplement été laissée dans le clocher. Personne n’était là pour la sonner et, comme elle appartenait à l’église, ils l’avaient laissée tranquille.
C’était absurde.
Si l’Ancien détestait la cloche, ce n’était pas simplement parce qu’il n’aimait pas son son.
N’avions-nous pas clairement vu que le pouvoir surnaturel de cette cloche pouvait briser celui de l’Ancien ?
Quelqu’un qui cherchait à invoquer un démon laisserait-il près de lui un objet capable de frapper son point faible, pour une raison aussi futile qu’une question de propriété ?
Impossible.
Peut-être que l’Ancien et les serviteurs imprégnés de son pouvoir ne pouvaient tout simplement pas s’approcher de la cloche.
Quand je me retournai, Song-i donnait vie à toutes les statues du manoir d’un simple contact.
Ah, c’étaient celles qui servaient de cartes de défense dans le jeu de cartes contre A-ri.
Pour la première fois, je fus reconnaissant envers la tempête et la pluie qui s’étaient abattues pendant des jours.
Je n’avais pas prévu que cela m’aiderait autant en échafaudant mon plan, mais la pluie avait détrempé et ramolli le sol.
Les pieds des statues s’enfonçaient dans la boue ; elles ne pouvaient donc pas me poursuivre aussi facilement que je l’avais craint.
Je courus encore et encore, et finis par atteindre l’église, hébété.
Je ne pouvais toujours pas me détendre.
Le majordome, l’un des serviteurs de l’Ancien, avait lui aussi pu entrer dans l’église. Ce n’était pas l’église elle-même qui comptait, mais la cloche.
Ce ne fut qu’après avoir gravi l’échelle et saisi la cloche que je poussai un soupir de soulagement.
À ce stade, j’avais rempli mon rôle dans le plan.
L’Ancien arriva au loin, entraînant les statues derrière lui.
« Tu comptes tenir bon avec ça ? »
« Si ça te déplaît de me voir tenir bon, pourquoi ne t’approches-tu pas ? »
« Tu es bien arrogant. Je l’admets. J’ai encore du mal à toucher cet objet sacré, mais… est-ce que ça change vraiment quelque chose ?
« S’il le faut, je n’ai qu’à te suivre partout pour t’empêcher de manger ou de dormir. »
« Désolé. »
L’Ancien me regarda d’un air perplexe.
« À bien y réfléchir, même si tu n’es pas mort et que tu as commis toutes les horreurs possibles, il y a clairement une différence d’âge entre nous. Dans un pays où le respect des aînés compte, je devrais au moins répondre à ta question. »
« Quelle question ? »
« Tu me l’as demandée tout à l’heure, non ? Pourquoi je ne m’étais pas suicidé. Ce n’était pas que je voulais vivre, ni que je m’efforçais désespérément de te vaincre. J’étais simplement… en train d’attendre le bon moment pour mourir. »
« Le bon moment pour mourir ? Tu parles par énigmes, maintenant ? À ce stade… »
Goooooooooooooooo-----------------
J’entendis un bruit qui ébranla le ciel et la terre.
Du trou le plus profond du manoir me parvint le cri d’un être pas encore né.
C’est seulement alors que je sus que le moment était venu.
Le poignard.
Ce n’était pas facile. Je m’étais tant de fois résolu à me tuer quand le moment viendrait… Mais ce n’était vraiment pas facile.
Je fermai les yeux et réfléchis. Je n’allais pas mourir. J’allais seulement sombrer dans un profond sommeil, le temps de me réveiller de ce cauchemar et de retrouver mes compagnons.
Le poignard s’enfonça dans ma gorge. Une douleur insupportable me submergea en un instant. Je ne priai que pour que cette douleur prenne fin.
C’était ma deuxième mort depuis mon arrivée à l’hôtel.
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