Chapitre 220
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’hôtel mystérieux ◈
Épisode 219 : Repos – Cuisine de l’Hôtel de l’Enfer (1)
──────
[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 98
Emplacement actuel : Niveau 1, couloir
Conseil du Sage : 3]
– Han Ga-in
Après le dîner, je fis le tour du deuxième étage pour voir si quelque chose avait changé. Malheureusement, le « paquet » et l’Artisan mystérieux que j’avais trouvés dans le monde extérieur du deuxième étage n’avaient pas bougé.
Heureusement, je pouvais de nouveau utiliser mon pouvoir pour résoudre cette question.
[Conseil du Sage : 3 -> 2]
« Est-ce que je dois accomplir une quête à part pour activer le paquet et l’Artisan mystérieux ? »
Cela faisait un moment que je n’avais pas utilisé le Conseil du Sage. Sa réponse ne fut qu’une courte phrase, mais cela me suffit.
[Le temps guérit toutes les blessures.]
Cela signifiait que je n’avais rien à faire. Je devais juste attendre.
À bien y réfléchir, je pouvais deviner pourquoi. J’avais découvert le paquet et l’Artisan mystérieux en explorant le deuxième étage ; ils se débloqueraient donc probablement au fil de ma progression. Comme nous nous étions attaqués à la salle 104, qui n’avait rien à voir avec le deuxième étage, c’était peut-être pour cette raison qu’ils n’avaient pas évolué.
Je demandai ensuite conseil au sujet d’un problème que j’avais remarqué après avoir longtemps pris possession de Pero. Je ne savais pas voler, sans parler de me transformer en forme grotesque de Pero.
[Conseil du Sage : 2 -> 1]
« Les capacités spéciales de la cible dont je prends possession sont trop difficiles à utiliser. Vous auriez un conseil ? »
[Un long entraînement est nécessaire. Il n’y a pas de raccourci.]
« Il faut s’entraîner longtemps et il n’y a pas de méthode facile ? »
Alors que j’y réfléchissais, le médecin qui se trouvait à proximité me demanda ce qui n’allait pas. Je lui expliquai.
« Hmm. Je comprends pourquoi. Tu veux en connaître la raison ? »
« Tu peux me l’expliquer simplement ? »
« C’est simple. La plupart des mouvements des êtres vivants ne sont pas exécutés parce qu’ils en comprennent les principes. Les gens commencent généralement à marcher vers l’âge d’un an, mais reproduire la marche bipède avec un robot est extrêmement difficile. Il faut plusieurs doctorats et des spécialistes qui ont consacré leur vie à la robotique. »
« Ah, j’ai vu ça à la télé quand j’étais petit ! Des chercheurs japonais avaient mis au point un robot capable de marcher sur deux jambes. »
« Si marcher sur deux jambes est déjà si difficile, imagine à quel point voler l’est. Et ni les humains ni les oiseaux ne le font parce qu’ils en comprennent les principes. Les gens ne savent pas vraiment comment ils marchent sur deux jambes, et les oiseaux ne savent pas vraiment comment ils volent. Ils ont simplement un mode d’emploi de la marche ou du vol programmé dans leur tête dès la naissance. »
« Donc, je ne peux pas voler même dans le corps de Pero, parce que je n’ai pas le mode d’emploi avec lequel les oiseaux naissent. »
« C’est ça. C’est pareil pour la transformation en forme grotesque de Pero. Tu n’as pas ce mode d’emploi dans la tête. »
« Hmm… »
J’avais compris le principe. Que ce soit pour voler, se transformer ou utiliser n’importe quel autre pouvoir surnaturel, si je n’en connaissais pas le mode d’emploi, même en empruntant le corps d’un être doté de ce pouvoir, je ne pourrais en maîtriser qu’une partie.
Alors, y avait-il une méthode difficile, à défaut d’une méthode facile ? Ça ne ressemblait pas à un problème que je pourrais résoudre rapidement. J’utilisai le Conseil du Sage qu’il me restait pour poser des questions sur le fonctionnement du Grimoire, mais je n’en tirai pas grand-chose non plus.
* * *
– Lee Eun-sol
Nous étions sortis de la salle 104 et avions savouré une journée de repos bien méritée. Le lendemain matin, tout le monde quitta sa chambre pour aller prendre le petit-déjeuner.
Comme nous nous étions échappés de la salle au lieu de la résoudre, il n’y avait pas d’Heure de fête. Tout le monde le savait ; nous avions donc l’air fatigués et parlions peu.
Puis un cadeau inattendu nous attendit.
/Aujourd’hui, l’hôtel est fermé. Les repas seront servis./
Mes compagnons, qui s’attendaient à devoir entrer dans une Salle maudite dès aujourd’hui, poussèrent tous des cris de joie !
Est-ce qu’ils s’étaient gardés de nous le dire exprès, hier, pour nous faire plaisir maintenant ? En tout cas, ça ressemblait bien à un cadeau surprise.
Song-i et Ga-in discutèrent à côté de moi.
« Je suppose qu’il ne s’agit pas d’une Heure de fête, mais juste d’un jour de repos. »
« L’Heure de fête est une récompense pour avoir résolu une Salle maudite. C’est sûrement pour ça. On avait déjà eu un jour de repos après avoir fui les salles 101 et 102 l’une après l’autre. Ça y ressemble. »
A-ri ajouta :
« Si ce n’est pas l’Heure de fête, on ne peut ni aller au Sanctuaire des Bénédictions ni explorer quoi que ce soit. »
Toutes les annonces d’Heure de fête affichées par l’hôtel se terminaient par ces mots.
« On dit qu’il y a aussi des secrets de l’hôtel qui ne se révèlent que pendant l’Heure de fête ? »
Autrement dit, les secrets cachés par l’hôtel ne se dévoilaient pas en dehors de l’Heure de fête.
Nous n’avions donc rien à faire aujourd’hui. C’était un jour de repos, inutile d’entrer dans une Salle maudite. Et puisque ce n’était pas l’Heure de fête, nous ne pouvions pas aller au Sanctuaire des Bénédictions ; explorer les environs ne nous apprendrait rien non plus.
Mais il y avait justement une activité parfaite pour une journée comme celle-ci !
Je fis aussitôt apporter un tableau blanc et me plaçai devant tout le monde.
« Tout le monde, écoutez ! J’ai une bonne nouvelle. »
Tous me regardèrent, perplexes.
« Ma Main avide est réactivée ! »
« Oh ! Le moment est venu ? »
« La Main avide, c’est un peu comme une compétence de récolte. Je dois l’utiliser régulièrement dès que son temps de recharge est terminé. »
Tout le monde hocha la tête.
« Aidez-moi à trouver une idée. Qu’est-ce que je devrais souhaiter ? »
« C’est ton souhait, grande sœur, alors c’est à toi de décider. »
« J’aime ta façon de voir les choses, Ga-in. En fait, j’ai déjà une vague idée. Cette fois, je veux souhaiter quelque chose d’assez utile. »
« D’assez utile ? »
« Quand je souhaite quelque chose avec trop de désespoir, la fin devient un peu effrayante. »
Je désignai mon œil.
« Je m’en suis rendu compte quand j’ai obtenu cet œil. La définition du “risque” de l’hôtel doit être plus étroite que je le pensais. Par exemple, j’ai eu cet œil, mais j’ai perdu le mien. Et celui-là est plutôt… moche, non ? »
« J’imagine que, selon les critères de l’hôtel, ça ne compte pas comme un risque. »
« Comme ma vue s’est améliorée, il ne considère pas que perdre mon vrai œil est risqué. Je ne deviendrai aveugle qu’après avoir quitté l’hôtel. Et il ne doit pas non plus trouver que cet œil moche est un gros problème. »
Grand-père hocha la tête, comprenant ce que je voulais dire.
« Je vois. Comme tu as formulé un souhait désespéré, le prix à payer a été plus élevé. Et avec le mépris habituel de l’hôtel pour la vie humaine, il exauce les souhaits en se disant : “Perdre une main, ce n’est pas si grave, hein ?” »
« Oui. »
« Je trouve que c’est une bonne idée. Essaie de formuler un souhait plutôt modeste. »
Tout le monde acquiesça. Dès que je me concentrai, une notification apparut dans les airs.
[Main avide]
« Donne-moi quelque chose d’assez utile ! »
…
« Si possible, je ne veux pas subir de dommage physique. »
…
« Si possible, évite aussi de me faire de la peine ! »
…
« Tu sais que ça me fera de la peine si mes compagnons souffrent trop, pas vrai ? »
« Grande sœur, c’est un peu une façon de contourner les règles… »
« Silence ! »
…
« Cette fois, c’est vraiment le dernier ! »
« Formule tous tes souhaits en même temps ! »
J’eus l’impression d’entendre quelque part une voix agacée.
« Tu pourrais m’accorder deux choses au lieu d’une ? »
« Tu es vraiment un être avide. Tu ne penses qu’à obtenir quelque chose sans rien donner en échange ! Mais j’aime aussi cette avidité. Et obtenir quelque chose sans rien donner ? Quelque chose à manger ? J’aime bien l’idée. »
Qu’est-ce que ça voulait dire ? Arrête de balancer tout ce qui te passe par la tête !
J’entendis quelque part un rire grave et puissant qui semblait résonner dans une immense caverne. Mon dernier souhait avait peut-être plu à mon commanditaire. L’hôtel se mit à trembler, comme si son rire faisait vibrer l’espace tout entier. Des sons étranges retentirent, comme si des travaux de construction se déroulaient quelque part !
Les visages de tout le monde se tendirent.
Même dans cette situation, Ga-in trouva le moyen de me sermonner.
« Grande sœur ! Tu avais dit que tu ferais un souhait plutôt modeste ! »
« Il était plutôt modeste. »
« Si tu demandes “cent milliards de wons, modestement”, est-ce que ça devient un souhait modeste juste parce que tu dis que c’est modeste ? »
« Vu tout ce que j’ai enduré à cause de ma bénédiction presque inutile, ça me paraît raisonnable. »
Ga-in se tut.
Un instant plus tard, une notification apparut devant tout le monde.
/À la demande d’un participant, un événement surprise va avoir lieu.
.
.
.
Événement surprise : Cuisine de l’Hôtel de l’Enfer/
???
« Qu’est-ce que c’est que ça ? »
« Qu’est-ce que ça disait ? »
« Cuisine de l’Hôtel de l’Enfer. »
« Qu’est-ce que… »
/Participants ! Veuillez vous rendre dans le hall du niveau 2 !/
Nous nous rendîmes dans le hall du deuxième étage comme on nous l’avait demandé, puis nous restâmes un instant sans voix. En si peu de temps, le deuxième étage s’était complètement transformé !
Le sapin de Noël avait disparu, remplacé par une immense table au centre de la pièce. Devant elle se trouvait une vraie cuisine, avec des cuisinières à gaz, des fours, des couteaux et tout le nécessaire pour cuisiner. Les pièces vides du deuxième étage avaient toutes été remplies d’ingrédients.
Le Marchand apparut alors devant nous, vêtu d’une impeccable tenue blanche de chef et tout sourire.
« … »
« … »
« Bwahaha ! Quelle journée réjouissante ! Enfin, depuis votre arrivée à l’hôtel, pas une seule journée n’a été déplaisante ! Bon, bon ! Chef Eun-sol, pourriez-vous venir par ici ? »
« … Je ne suis pas chef. »
« Venez donc par ici. »
Encore hébétée, je fis ce qu’il me disait et m’assis à la table. Un chapeau blanc y était posé.
« Comme vous pouvez le constater, cet endroit regorge d’excellents ingrédients et d’ustensiles de cuisine qui ont servi à préparer vos repas jusqu’à présent. Participants, faites-en le meilleur usage possible pour concocter les plats les plus raffinés ! »
« … C’est moi qui vais les juger ? »
« Exactement, participante Lee Eun-sol. Quelqu’un doit classer les plats. Je vous prie de les juger équitablement. »
Tandis que tout le monde regardait autour de soi, l’air perdu, le Marchand poursuivit ses explications.
« Vous devez vous demander quelle autre connerie cet hôtel désespérant a bien pu inventer. »
« … »
« L’hôtel ne vous fait jamais travailler sans vous récompenser ! Le gagnant du concours de cuisine d’aujourd’hui recevra bel et bien une récompense. Bien sûr, une punition adaptée attendra la personne qui aura préparé le pire plat. »
« Et moi ? »
« Haha ! Bien entendu, une récompense à la hauteur attend aussi la participante Lee Eun-sol, qui sera chargée du jugement. »
Le Marchand nous expliqua le déroulement de cet absurde concours de cuisine.
Au premier tour, les huit autres participants devaient chacun préparer un plat. On sélectionnerait les deux meilleurs et les deux moins bons. Au deuxième tour, les deux meilleurs s’affronteraient de nouveau pour déterminer le gagnant. Enfin, au troisième tour, les deux derniers s’affronteraient pour savoir qui finirait bon dernier.
Tout le monde était encore abasourdi, mais A-ri, qui retrouvait toujours ses esprits avant les autres quand la situation tournait au chaos, leva la main.
« Ça commence quand ? On aura combien de temps pour cuisiner ? »
« Dans dix minutes. Une heure devrait suffire pour cuisiner, non ? »
Comme le Marchand l’avait annoncé, un tintement retentit dix minutes plus tard. Mes compagnons partirent un à un vers les pièces remplies d’ingrédients, toujours aussi perplexes.
Bientôt, des cris retentirent dans les pièces où se trouvaient les ingrédients.
« Aah ! Le poisson est vivant ! Il essaie de me mordre alors qu’il est hors de l’eau ! »
« Pourquoi cette foutue patate douce a des mains ? »
« J’ai rêvé ou le pied de porc a bougé tout seul ? »
… Les ingrédients n’avaient rien de normal.
Et je devais manger les plats qu’on préparerait avec.
« Je ne suis pas obligée de goûter ces plats, si ? »
Les lèvres du Marchand s’étirèrent en un sourire.
« Chef Eun-sol, ne vous ai-je pas demandé de “juger équitablement” ? Vous devez manger une assiette de chaque participant. »
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