Chapitre 9
Chapitre 9 : L'autre rue Luo Xin
Song Shuhang se trouvait dans la région de Jiang Nan. Avec son tempérament serviable, il n'aurait certainement pas refusé de rendre un petit service comme montrer le chemin. Cependant, à cet instant, il avait la volonté d'aider, mais pas les moyens. Car la cité universitaire se trouvait à deux heures de route de l'aéroport de Jiang Nan. La région de Jiang Nan était un comté après tout, son territoire n'était pas petit.
De plus, Song Shuhang ne connaissait pas la ville J et n'avait jamais entendu parler de ce temple de la Lampe Fantôme.
Tout ce qu'il savait, c'est que la ville J était adjacente à la région de Jiang Nan et qu'il s'agissait d'une ville très connue au sein de Huaxia.
Comme cet endroit est aussi un lieu saint pour diverses religions, la multitude de fidèles peut donner le tournis. Chaque année, lors des fêtes religieuses, le nombre de pèlerins qui se rendent dans la ville J est suffisant pour qu'elle soit bondée au point qu'une fourmi ne pourrait s'y frayer un chemin.
Il y avait autant de temples que de poils sur le dos d'un bœuf ; essayer de trouver un petit temple dans une ville pareille était une tâche ardue.
« Maintenant que j'y pense, le nom de rue Luo Xin me semble très familier. L'ai-je déjà entendu quelque part ? » murmura Song Shuhang.
En grignotant sa brioche à la vapeur, Song Shuhang se cala dans son fauteuil à bascule et se balança. Cherchant les mots « rue Luo Xin » dans son esprit, il essaya de remonter à la source de cette sensation de familiarité mystérieuse.
Le cerveau humain a toujours été étrange ; certains souvenirs refont surface, que l'hôte le veuille ou non, alors que lorsqu'il essaie de se remémorer ce souvenir, il ne surgit jamais, peu importe les efforts fournis.
« J'ai probablement entendu ce nom sur une chaîne d'information, non ? » Shuhang abandonna, ne voulant plus gaspiller ses neurones sur cette affaire.
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Plume Douce traîna son énorme valise jusqu'à la station de taxis.
En un instant, plusieurs taxis se dirigèrent vers elle, ce qui prouve qu'un joli visage est un avantage en toute situation. Sinon, rien qu'à la vue de cette valise imposante, de nombreux chauffeurs auraient renoncé à prendre cette passagère.
« Mademoiselle, où allez-vous ? » Un taxi rouge prit la première place. Le conducteur était un homme d'âge mûr au visage carré, parlant un mandarin avec un fort accent de la région de Jiang Nan.
« Monsieur... Savez-vous où se trouve le temple de la Lampe Fantôme ? » demanda Plume Douce. Sa voix était douce, contrastant avec son apparence jeune et pleine de vie, mais tout cela ne faisait que la rendre encore plus séduisante.
L'homme au visage carré réfléchit intensément, puis secoua la tête : « Le temple de la Lampe Fantôme ? Je n'en ai jamais entendu parler. »
En voyant l'homme secouer la tête, le cœur de Plume Douce se serra. Son petit visage rougit légèrement, trahissant sa profonde déception.
Heureusement, le chauffeur demanda immédiatement : « Savez-vous dans quelle rue il se trouve ? »
« Oui, c'est rue Luo Xin ! » répondit aussitôt Plume Douce.
« La rue Luo Xin, je connais bien cet endroit, j'y habite même. Mais mademoiselle, êtes-vous sûre du nom du temple ? J'y vis depuis de nombreuses années et je n'ai jamais entendu parler de ce temple de la Lampe Fantôme », répondit sérieusement l'homme.
De par son métier, il connaissait parfaitement tous les environs. Il connaissait particulièrement bien la rue Luo Xin où il résidait ; pour exagérer un peu, chaque centimètre de terrain n'avait plus de secret pour lui, et pourtant, il n'avait jamais entendu ce nom.
« Ah ? » Le visage de Plume Douce devint encore plus rouge, mais elle répondit immédiatement avec détermination : « Alors, monsieur, s'il vous plaît, emmenez-moi rue Luo Xin ! »
Elle était prête à aller sur place pour se renseigner. Si vraiment elle ne trouvait rien... elle n'aurait d'autre choix que de ravaler sa fierté et d'appeler son père. Cependant, c'était son dernier recours, à n'utiliser qu'en cas d'absolue nécessité.
« Mademoiselle, êtes-vous pressée ? Si ce n'est pas le cas, vous pouvez prendre un bus pour la rue Luo Xin. Le taxi reviendra un peu cher, car c'est un trajet de deux heures », expliqua le chauffeur.
Ce n'était pas qu'il ne voulait pas gagner d'argent, mais le prix d'une course de deux heures n'était pas négligeable. La jeune femme n'avait visiblement aucune idée de la distance ; si le prix n'était pas clairement établi avant le départ, un conflit pourrait facilement éclater à l'arrivée.
« Ce n'est pas grave, vous avez juste à m'y emmener. » Plume Douce afficha un sourire timide ; l'argent n'était absolument pas un problème pour elle.
Lorsque l'homme au visage carré eut confirmation, il fut ravi. La somme qu'il allait gagner sur ce trajet était plutôt importante.
« Très bien, vous pouvez monter, la valise peut aller dans le coffre. » En disant cela, il ouvrit le coffre, puis sa portière pour descendre et aider à soulever le bagage.
Après tout, cette valise était très encombrante ; où cette jeune fille trouverait-elle la force de la soulever ?
Cependant, lorsqu'il se retourna, sa bouche s'ouvrit en un « O » parfait et resta bloquée ainsi pendant un long moment.
Ce qu'il vit, c'est la jeune fille, pourtant frêle et délicate, soulever l'énorme valise d'une seule main... Elle ne l'avait pas traînée, ni serrée contre elle, rien de tout cela. C'était comme si elle soulevait une petite assiette ; elle saisit la valise avec agilité d'une main et la déposa dans le coffre.
Se pouvait-il que la valise ait l'air lourde mais soit en réalité très légère ?
Au moment même où il pensait cela, il sentit l'arrière de la voiture s'affaisser légèrement. Le chauffeur était taxi depuis de nombreuses années et avait atteint un tel niveau de symbiose avec son véhicule qu'il pouvait estimer le poids d'un objet rien qu'à la réaction de la suspension.
Cette valise devait peser plus de 60 kg, non ? Peut-être même plus, le poids d'un homme adulte.
Cette demoiselle fait-elle de l'haltérophilie ? C'est une force surnaturelle.
L'homme au visage carré déglutit. Heureusement, il était un chauffeur honnête ; si quelqu'un de malintentionné avait vu une telle beauté dotée d'une telle force, il aurait été terrassé en un clin d'œil.
Plume Douce ne se rendait pas compte à quel point ses actions étaient choquantes. Après avoir déposé la valise, elle fit deux pas vers la portière arrière et monta.
« Mademoiselle, vous avez de la force, accrochez-vous bien. » L'homme au visage carré rit et appuya sur l'accélérateur. Le taxi rouge quitta la station en direction de la rue Luo Xin.
......
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Groupe des Neuf Provinces (1).
Plume Douce de l'île du Papillon Spirituel (En ligne via mobile) : « Aîné Rivière du Nord, je me dirige vers la rue Luo Xin en ce moment, mais le chauffeur ne connaît pas le temple de la Lampe Fantôme. J'ai l'intention d'interroger les résidents une fois sur place, peut-être que quelqu'un saura. »
« Très bien, j'ai demandé à plusieurs personnes, mais personne ne sait rien pour le moment. Quoi qu'il en soit, je te contacterai s'il y a des informations », répondit le Pratiquant Libre Rivière du Nord.
« Merci, Aîné. » Plume Douce envoya un smiley et serra discrètement le poing. Grâce à la réponse de Rivière du Nord, son agitation se calma légèrement. Pour être honnête, c'était la première fois qu'elle voyageait aussi loin de chez elle toute seule. Par le passé, soit son père l'accompagnait, soit elle ne voyageait que dans des régions proches de l'île du Papillon Spirituel.
Elle se sentait un peu excitée.
......
......
Song Shuhang n'avait pas encore lu le journal de discussion... Comme il s'ennuyait à mourir, il était retourné lire près de la fenêtre.
Il transportait le gros livre qu'il avait loué précédemment. C'était un livre qu'il n'avait pas fini. Pour lui, si un livre n'est pas lu dans la boutique, il perd beaucoup de son charme.
Tout comme les nouilles instantanées « Handsome Guy Kang », le goût est totalement différent selon qu'on les mange sèches ou cuites.
[Note du traducteur : Le texte original mentionne les nouilles 康帅哥, mais je pense qu'il s'agit d'une parodie de 康帅傅, peut-être que l'auteur essayait d'être drôle.]
Avant de partir, il avait pris son téléphone portable par coïncidence. Song Shuhang n'avait pas l'habitude de se déplacer avec son téléphone.
De nos jours, les téléphones ont de plus en plus de fonctions et, par conséquent, leur taille a augmenté. Il est presque impossible de trouver un téléphone qui ne sert qu'à passer des appels. À cause de leur taille imposante, Song Shuhang utilisait même cet appareil comme un téléphone fixe.
« 7 % de batterie, ça devrait suffire. »
Il n'en restait pas beaucoup, mais pour recevoir des appels et répondre à des messages, cela devrait tenir tout l'après-midi.
En pensant à cela, il prit son téléphone, son livre loué et se dirigea vers la librairie pour profiter de la lecture près de la fenêtre.
......
Le temps passa.
Environ une heure et demie plus tard.
« Étrange, est-ce que je me suis levé du mauvais pied ce matin ? » Song Shuhang rangea le gros livre sur l'étagère. Contre toute attente, il n'arrivait plus à lire !
Qu'il s'agisse de fiction, de théories sur les voitures, de mangas ou d'œuvres classiques, il ne parvenait absolument pas à se plonger dans sa lecture. C'était la première fois de sa vie qu'il lui arrivait une chose pareille.
« C'est bizarre », murmura Song Shuhang avant de soupirer. Il choisit un autre livre au hasard et se dirigea vers le comptoir de location.
S'il ne peut pas s'immerger dedans, alors la lecture à la fenêtre n'a aucun sens.
Après avoir réfléchi un moment, il décida de faire un tour dans les environs de la cité universitaire pour tromper son ennui.
Pour ce qui est de tuer le temps, il faut mentionner l'endroit le plus connu près de l'université de Jiang Nan : le Paradis des Gourmets.
Je vais aller manger quelque chose de bon !
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Le Paradis des Gourmets est une rue commerçante prospère, située à deux rues de l'université de Jiang Nan, à vingt minutes de marche. Mais cette petite distance est absolument incapable d'arrêter la marche des gourmets.
Ici, à part les avions qui volent dans le ciel et les tabourets à quatre pieds qui restent au sol, on trouve de tout. Tous les appétits peuvent être satisfaits.
Depuis toujours, cet endroit est appelé « Paradis des Gourmets » ou « Paradis de la Nourriture », tandis que son nom d'origine a été oublié.
Comment cet endroit s'appelle-t-il déjà ?
Song Shuhang leva la tête pour regarder le panneau de la rue.
« La rue Luo Xin vous souhaite la bienvenue », le panneau avec ses cinq grands caractères dorés brillait intensément sous le soleil.
Oh, c'est vrai, cet endroit s'appelle la rue Luo Xin, quel nom magnifique.
Shuhang pensa cela et entra dans la rue.
Après avoir fait deux pas, il se retourna brusquement. Il revint rapidement vers le grand panneau et fixa les cinq grands caractères dorés éblouissants.
La rue Luo Xin vous souhaite la bienvenue !
Il n'avait pas eu d'hallucination, c'était bien la rue Luo Xin.
Song Shuhang resta sans voix.