Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Comme prévu, toute l’équipe fut stupéfaite par les progrès fulgurants d’Atticus. Si auparavant, ils pensaient pouvoir livrer un combat acharné contre Atticus sans être sûrs de l’emporter, il en allait désormais tout autrement.
Face à Atticus, ils se sentaient comme des proies. Ils savaient qu’ils n’avaient aucune chance.
Voir Atticus en personne confirma ce qu’Avalon leur avait dit plus tôt : Atticus avait coupé le bras d’un grand maître+.
L’équipage de l’Aegis avait ramené Avalon au domaine, et pendant le trajet, Avalon s’était assuré de vanter les exploits d’Atticus comme s’il s’agissait des siens.
Naturellement, ils avaient été choqués et avaient même soupçonné qu’il s’agissait d’une exagération. Les pères ont souvent tendance à exagérer les exploits de leurs enfants.
Cependant, après avoir vu Atticus, ils commençaient à croire que c’était vrai.
Après cela, comme ils allaient tous rester dans le même dirigeable, Atticus présenta Niall à l’équipage. Ils furent immédiatement effrayés lorsqu’ils découvrirent que Niall était en réalité une bête.
Ils le bombardèrent immédiatement de questions, qu’il ignora complètement, les fixant d’un regard intense qui les fit se disperser comme des fourmis.
Qu’il ait ou non le rang de maître+, Niall était un grand maître+, malgré son statut d’esclave.
S’excusant, Atticus retourna dans ses quartiers pour se rafraîchir.
Il prit l’une des douches les plus relaxantes de sa vie, et après quelques minutes, Atticus s’effondra sur le lit et sombra dans un sommeil profond.
Une femme marchait avec élégance dans un grand couloir.
Elle glissait dans le couloir, chaque pas précis et silencieux.
Ses cheveux argentés contrastaient avec sa robe cramoisie, scintillant comme de l’acier froid.
Sa peau était pâle et impeccable, rayonnante de vitalité. Elle semblait sans âge, avec la silhouette et l’apparence d’une adulte, mais avec une vitalité juvénile. Ses yeux dorés se fixèrent sur la porte au bout du couloir alors qu’elle s’approchait.
En poussant la porte, elle fut accueillie par le chaos.
Un homme, une montagne de muscles et de puissance, était occupé à lutter avec une énorme bête. La créature, massive et ressemblant à un rhinocéros, rugissait, ses cornes pointées vers l’avant alors qu’elle essayait de repousser l’homme.
Mais celui-ci la tenait fermement, sa peau sombre luisante de sueur, ses muscles tendus alors qu’il luttait pour dominer la bête à la seule force de ses bras.
« Gideon », dit Elysia d’une voix qui trancha l’air. Même si elle semblait être une fillette de 9 ans, enfantine et innocente, Gideon savait qu’il n’en était rien.
Gideon se figea. Il se retourna et, dès qu’il aperçut Elysia, ses muscles gigantesques se tendirent soudainement. Avec une force incroyable, il souleva la bête et la projeta de l’autre côté de l’arène.
Secouant les bras, il se retourna et fixa Elysia du regard, l’agacement se lisant sur son visage. « Tu sais vraiment comment gâcher un bon combat. »
Un petit sourire apparut sur ses lèvres. « Je suis sûre que tu pourras continuer ton combat inutile plus tard. J’ai des nouvelles. »
Gideon fronça les sourcils. « Plus importantes que de terrasser cette bête ? »
« Ronad est mort », déclara-t-elle.
Ces mots le frappèrent comme un coup de massue. « Quoi ? »
Gideon s’approcha d’Elysia, le regard glacial. Il était le chef de la branche de l’Ordre Obsidien dans le Secteur 5, tandis qu’Elysia dirigeait celle du Secteur 6. Sa simple présence indiquait qu’un événement important venait de se produire.
« Et Alvis a été capturé », ajouta-t-elle, toujours sur le même ton enfantin.
Gideon serra les poings, faisant trembler le sol sous ses pieds. Il avait complètement oublié la bête.
Malgré les circonstances, Ronad et lui étaient proches. Certains auraient même pu les qualifier d’amis.
Ils s’étaient liés grâce à leur intérêt commun pour le chaos. Gideon vivait pour le combat ; tous ses désirs étaient centrés sur la domination et le pouvoir. Les deux hommes s’étaient rapprochés dès leur première rencontre, comme si cela avait été prédestiné.
« Qui ? » demanda-t-il d’une voix glaciale.
« Les Ravenstein. »
« Les Ravenstein… ces salauds ! » Gideon frappa du pied sur le sol, faisant apparaître des fissures qui serpentaient sur le sol et faisant trembler le bâtiment sous la force de son coup.
« Calme-toi, gros dur. C’est une cachette secrète, tu te souviens ? »
Gideon prit une profonde inspiration.
« Ces singes aux cheveux blancs deviennent un vrai problème », grogna-t-il.
« Oui, c’est vrai, et c’est pourquoi je pense que c’est l’occasion de faire d’une pierre deux coups. Les Ravenstein sont l’une des forces combattantes les plus puissantes, voire la plus puissante, du domaine humain. Leur lignée leur confère une quasi-absence de faiblesses. Les Stellaris sont limités par le soleil, les Frostbane par les bêtes en lesquelles ils se transforment. Les seuls autres dignes d’être mentionnés sont la famille Starhaven, mais sans leurs esprits, ils ne sont rien. »
« Cependant, les Ravenstein n’ont pas de faiblesses aussi évidentes. Dans notre conquête du domaine humain, ils seront l’obstacle le plus difficile à surmonter », expliqua Elysia.
« Un obstacle que j’écraserai de mes poings ! » Gideon serra les poings, ses muscles se gonflant encore plus.
Elysia secoua la tête. ‘Idiot’, pensa-t-elle.
« Je suis sûre que tu auras l’occasion de le faire. Quoi qu’il en soit, compte tenu de ces faits, j’ai fait une proposition aux autres branches dans différents secteurs, et nous sommes tous d’accord. Il ne reste plus que toi et le secteur 2 », dit-elle.
« Tu veux dire… ? » Gideon eut soudain une révélation.
Elysia acquiesça. « Nous entrons en guerre. »
L’aura de Gideon explosa. « Compte sur moi. »
Quelques heures plus tard, Atticus dormait d’un sommeil très paisible. Très vite, son caractère obstiné le poussa à sortir du lit, et il s’étira longuement.
‘Ça fait du bien’, pensa-t-il.
Atticus n’avait pas particulièrement faim. Depuis qu’il avait acquis Niall, il n’avait pas manqué un seul repas. Tout ce qu’il demandait lui était toujours apporté instantanément.
Sortant du lit, Atticus enfila des vêtements plus appropriés avant d’appeler Dario et Yotad dans la pièce. Il avait déjà pris des dispositions pour que Niall ait sa propre chambre.
Dès que le duo entra, Dario commença à bombarder Atticus de questions sur ce qui s’était passé dans le gouffre et qui avait conduit à son formidable développement, tandis que Yotad écoutait en silence.
Atticus n’avait aucune raison de cacher quoi que ce soit à ses « esclaves », alors il leur raconta ce qui s’était passé, mais il omis instinctivement la partie concernant le katana et la bête paragon. Même s’ils lui étaient tous deux liés, il était dans sa nature de ne pas tout révéler aux autres.
Le ton d’Atticus devint soudainement sérieux.
« Racontez-moi tout ce qui s’est passé après que papa soit sorti du gouffre », ordonna-t-il.