Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Atticus détenait depuis des années un artefact très puissant.
Cinq ans auparavant, après l’attaque du camp du corbeau et la cérémonie de remise des récompenses qui avait suivi, Avalon avait promis à Atticus de lui offrir un cadeau pour le remercier de son impressionnante performance lors de la cérémonie.
C’est ainsi qu’Avalon avait remis à Atticus un objet sphérique contenant cinq boucles d’oreilles bleues. Il n’en restait plus qu’une seule.
Atticus en avait donné deux à Aurora et Ember à l’académie, la troisième à Avalon, et la dernière était toujours fixée à son oreille gauche.
Les effets de l’artefact étaient simples mais profonds.
**Nom :**
Appel de l’Écho
**Rang :**
Grand maître+
**Fonction :**
Appel de L’Écho est un puissant artefact de téléportation. Chacune des cinq boucles d’oreille contenues dans la sphère est reliée par une connexion. Lorsqu’un porteur est en danger, il peut déclencher mentalement l’artefact, qui téléporte instantanément un autre porteur de la boucle d’oreille à son emplacement.
C’était un artefact incroyablement puissant qui servait de filet de sécurité à Atticus.
Le champ de bataille tout entier fut plongé dans un silence assourdissant.
Alvis et Ronad se retrouvèrent côte à côte à des centaines de mètres de là au moment où l’homme apparut.
Avalon Ravenstein.
L’une des quatre étoiles de la famille Ravenstein et l’un des plus grands génies jamais apparus dans le domaine humain.
Avalon avait battu presque tous les records laissés par Magnus et était censé devenir un être encore plus puissant que lui.
Avalon méritait vraiment le titre de chef d’une famille de fous. Seul un fou pouvait diriger une famille remplie de fous.
Avalon était connu dans tout le domaine humain pour deux choses : son talent et sa puissance écrasants, et son tempérament colérique.
Magnus était calme et posé, ne frappant que lorsqu’il était provoqué. Cependant, son seuil de tolérance à l’absurdité était encore relativement élevé, selon la situation, bien sûr. Mais Avalon était tout le contraire. Au moindre signe d’absurdité, Avalon explosait.
« Pouvons-nous le maîtriser ? » se demanda Alvis, toujours sous sa forme bestiale. Bien que son bras gauche ait commencé à guérir, il lui faudrait du temps pour qu’il repousse complètement.
Avalon était un grand maître+, mais il n’était pas comparable à Rowan, le père d’Aurora, que Ronad et lui avaient affronté au camp du Corbeau. Avalon était un monstre parmi les grands maîtres+.
Sa seule présence, sans même dégager d’aura, suffisait à alourdir l’atmosphère.
Ronad comprenait également la gravité de la situation et avait complètement perdu son sourire. Pour être honnête, il était plus inquiet qu’Alvis en raison de leur histoire.
[Nous allons nous battre ensemble. Il ne devrait pas pouvoir nous affronter tous les deux. Ce sera difficile, mais nous le tuerons comme nous avons tué cet idiot au camp du corbeau.]
Ronad manipula le flux d’air et communiqua avec Alvis. S’ils parvenaient à tuer le chef et l’héritier de la famille Ravenstein ici, ce serait un coup dur pour la famille Ravenstein.
Cependant, pendant que le duo était occupé à planifier sa prochaine action, Avalon prenait son temps.
Il était actuellement vêtu d’une robe royale et se dirigeait vers une réunion importante avant d’être transporté là de manière inattendue.
Bien que l’esprit d’Avalon fonctionnait comme un superordinateur, ses actions semblaient lentes.
La première chose qu’il fit fut de tourner son regard vers l’arrière. Il savait que seul son fils pouvait l’avoir appelé ici, et il devait d’abord évaluer son état.
En voyant Atticus ensanglanté lui adresser un faible sourire, Avalon resta impassible. Il s’était attendu à ce qu’Atticus soit au moins dans cet état pour que l’artefact s’active.
Puis, Avalon se tourna vers l’avant. À ce moment-là, seules deux choses occupaient son esprit. La première était l’état actuel de l’un des grands maîtres+ devant lui : l’une de ses mains avait été coupée.
Il ne fallait pas être un génie pour deviner qui avait fait ça, vu la situation.
Son fils de 16 ans avait coupé le bras d’un grand maître +.
Bien qu’ils se soient rencontrés et aient passé du temps ensemble à plusieurs reprises, Avalon n’avait pas pu passer beaucoup de temps avec Atticus au fil des ans en raison de son obsession à trouver le meurtrier d’Ariel.
Il avait toujours été fier de son fils, toujours.
Atticus était travailleur et possédait un talent jamais vu auparavant dans le domaine humain.
Mais un adolescent de 16 ans qui coupait le bras d’un grand maître+ ? La fierté qu’Avalon ressentait au plus profond de lui était si intense qu’un petit rire lui échappa. Il ressentit une envie irrésistible de se vanter !
Cependant, dès que le regard d’Avalon se posa sur l’homme à côté d’Alvis, tous ces bons sentiments s’évanouirent et son expression se figea.
Avalon fixa Ronad pendant quelques secondes sans prononcer un mot.
Pendant huit ans, huit longues années, il avait recherché cet homme. L’homme qui avait tué son frère, Ariel Ravenstein.
Et maintenant, cet homme se tenait juste devant lui.
Inutile de prononcer un mot.
Les lèvres d’Avalon s’entrouvrirent, et bien qu’il ne prononça qu’un seul mot, cela suffit à faire trembler tout l’espace.
« Domaine »
Le mot résonna comme un coup de tonnerre, se répercutant dans l’atmosphère.
L’instant d’après, cela se produisit. Une explosion de lumière orange aveuglante jaillit du corps d’Avalon, si intense qu’on aurait dit qu’un soleil s’était allumé sur le champ de bataille.
La lumière jaillit dans le ciel, formant un pilier de feu brûlant qui déchira les cieux.
On aurait dit qu’une explosion nucléaire venait de se produire, la force du souffle se propageant dans toutes les directions.
L’onde de choc qui suivit était un mur de chaleur et de puissance, incinérant tout sur son passage, réduisant le paysage en cendres en un instant.
La lumière orange continua de se propager, s’étendant à une vitesse terrifiante jusqu’à engloutir tout ce qui se trouvait à sa portée.
Le ciel, autrefois noir comme de l’encre, était désormais un brasier, tourbillonnant de feu et de fumée, les nuages eux-mêmes en feu.
Au centre de ce monde en furie, où la chaleur était si intense qu’elle pouvait faire fondre l’acier, Avalon se tenait debout.
Les flammes tourbillonnaient autour de lui avec férocité, mais elles semblaient presque apprivoisées en sa présence, comme si elles s’inclinaient devant leur maître.
Alvis et Ronad avaient immédiatement libéré leurs propres domaines dès qu’Avalon l’avait fait.
Cependant, au lieu de s’affronter pour la domination et d’essayer de vaincre le domaine d’Avalon, celui-ci était si écrasant que seuls deux petits mini-domaines se formèrent autour d’eux, chacun menant un combat perdu d’avance et sur le point d’être anéanti.