Chapitre 458 – Y mettre fin
Chapitre 458 – Y mettre fin
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
La silhouette d’Atticus filait à toute vitesse à travers la forêt. Il semblait toujours aussi flou, se déplaçant avec agilité et évitant les arbres et autres obstacles.
À vrai dire, Atticus n’avait aucune idée de l’endroit où il allait, tout comme Aurora qui le suivait.
Il ne savait qu’une seule chose, et c’était exactement celle qui tournait en boucle dans sa tête : il devait continuer à courir.
Les veines sur le front d’Atticus battaient si fort qu’elles semblaient sur le point d’éclater à tout moment. Atticus répétait ces mots sans cesse, les mains crispées et couvertes de sang, essayant de toutes ses forces de rester lucide.
Aurora avait le regard fixé derrière eux, inconsciente de la situation critique dans laquelle se trouvait Atticus, essayant de voir si quelqu’un les suivait. Les mots ne pouvaient décrire à quel point elle était heureuse de voir qu’ils avaient semé leurs poursuivants. Mais malgré cela, elle gardait toujours les yeux rivés derrière elle.
Après avoir couru pendant quelques instants véritablement tortueux, le regard étourdi d’Atticus aperçut une grotte devant lui.
L’intérieur de la grotte était plongé dans l’obscurité totale, seuls quelques mètres étaient éclairés par la lumière du soleil.
Atticus accéléra le pas et s’approcha rapidement, pénétrant dans la grotte une seconde plus tard.
Il n’avait parcouru que quelques mètres lorsqu’il s’effondra brusquement sur ses genoux, le regard trouble et le corps inerte.
« Atticus ! »
Atticus sentit son corps se ramollir et tomba face contre terre, un filet de bave s’échappant de sa bouche.
Aurora s’était immédiatement agenouillée dès qu’Atticus s’était arrêté, son expression se transformant instantanément en un regard inquiet alors qu’elle se précipitait vers Atticus.
« A-Atticus, que se passe-t-il ? » demanda Aurora d’un ton paniqué, soutenant la tête d’Atticus avec ses genoux. C’était la première fois qu’elle était confrontée à une telle situation.
Elle n’était pas douée pour graver des runes et elle n’avait aucune idée des conséquences d’une utilisation excessive de sa volonté. En substance, elle ne savait absolument pas quoi faire.
La vue des veines palpitantes autour de sa tête et de sa main trempée de sang ne fit qu’ajouter à son inquiétude. Elle ne pouvait même pas imaginer la douleur qu’il devait ressentir.
Aurora ne savait pas quand les larmes avaient commencé à couler de ses yeux.
« A-Atticus, ne me quitte pas. Q-Que se passe-t-il ? C-Comment puis-je arrêter ça ? » murmura Aurora entre deux sanglots, les yeux fixés sur Atticus.
À ce moment-là, une seule chose lui vint à l’esprit : tout cela était arrivé parce qu’Atticus était venu la sauver.
« Tout est de ma faute », dit Aurora en posant sa main sur la joue d’Atticus, les larmes coulant de ses yeux avec plus d’intensité.
« A-Aurora, réveille-moi », articula Atticus d’une voix pâteuse et incompréhensible, mais pour Aurora, c’était déjà quelque chose. Elle essuya ses larmes et approcha son oreille de la bouche d’Atticus afin de mieux l’entendre.
Atticus savait exactement quel était le problème ; il n’avait même pas besoin de réfléchir pour le savoir. Il avait abusé de sa volonté, et maintenant, il en payait le prix.
Son cœur battait à toute vitesse à cause des pensées folles qui se bousculaient dans sa tête. Ce qui l’effrayait le plus, c’était son incapacité à s’empêcher d’agir.
Il n’avait besoin que d’une seconde, une seule seconde pour dire à Aurora ce qu’elle devait faire. Le sang qui coulait de ses mains s’intensifia quand Atticus serra soudainement le poing, les veines déjà saillantes sur son front gonflant encore davantage.
Atticus chercha sa bouche pendant une fraction de seconde, qu’il utilisa sans hésiter.
« Assomme-moi maintenant ! »
Aurora se redressa, le visage confus pendant une seconde, essuyant à nouveau ses larmes. ‘Si Atticus me demande de le faire, c’est qu’il y a une raison.’
La confiance d’Aurora en Atticus était à son comble. Même s’il semblait actuellement à deux doigts de la mort, ses paroles avaient toujours une grande importance pour elle.
Aurora redressa rapidement Atticus. Elle pouvait sentir à quel point son corps était mou. Essuyant toutes les larmes et le mucus qui s’étaient formés, Aurora releva le menton d’Atticus d’une main, le positionnant et s’assurant qu’il était bien droit.
Il existait plusieurs façons d’assommer un être humain, et grâce à un entraînement intensif depuis son enfance, Aurora maîtrisait déjà parfaitement ce genre de techniques.
Une fois sa tête redressée, Aurora asséna un crochet sur le côté de la mâchoire d’Atticus. Le coup fut si violent que la tête d’Atticus pivota horizontalement.
Atticus sentit son esprit s’embrumer pendant quelques instants avant de perdre connaissance.
Aurora attrapa rapidement Atticus, le coucha doucement et posa sa tête sur ses genoux.
Atticus eut des visions. Chacune plus effrayante que la précédente. Elles le montraient en train de tuer ses proches, puis de se suicider.
‘Où suis-je ?’ se demanda Atticus. Il se trouvait dans un espace sombre et, partout où il regardait, il voyait différentes scènes brutales.
Dès qu’il se tuait, la scène changeait à nouveau, lui montrant un autre scénario.
Chaque fois qu’ « il » se tuait, Atticus sentait une petite partie de lui-même disparaître. C’était une sensation complètement surréaliste. Une sensation qu’Atticus devait faire cesser.
‘Suis-je à nouveau dans mon esprit ?’
Atticus ferma les yeux, faisant abstraction de tous les cris et hurlements qui l’entouraient, et se laissa atteindre un état de calme.
‘Ce n’est pas le vrai moi, ce ne sont que des illusions, tout cela n’existe que dans ma tête’,
répéta Atticus sans cesse, faisant abstraction de tout ce qui l’entourait à l’exception de sa propre voix.
Il avait déjà déterminé la cause de ces illusions. Chacune de ces scènes représentait simplement ce qui se passerait s’il venait à perdre complètement sa volonté.
Il perdrait la volonté de vivre, la volonté de protéger ses proches, la volonté de se venger. Une seule chose lui viendrait à l’esprit : quel était le sens de tout cela ?
Il valait mieux en finir maintenant.