Chapitre 422 – Au centuple
Chapitre 422 – Au centuple
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Atticus était furieux.
Il était tellement en colère que son poing était serré, son intention de tuer devenant encore plus puissante.
‘Bien sûr, cela ne se serait jamais produit sans qu’il le sache.’
Si Atticus devait être complètement honnête, tout s’était bien passé. Cela avait été fait à son insu, mais il avait réussi à surmonter le costume et s’était assimilé à lui.
Et bien qu’il n’ait pas encore eu le temps d’évaluer les changements en lui, Atticus était certain que sa force au combat avait considérablement augmenté.
Tout s’était bien passé, mais… peu importe à quel point Atticus voulait laisser tout cela derrière lui, son cœur ne le lui permettait pas.
C’était ce qu’il était au plus profond de lui-même. Il savait au fond de lui que peu importe le temps qui passait, cette affaire allait continuer à le hanter s’il ne la réglait pas.
Il était la première personne à réussir cette expérience depuis des années ! Et si quelque chose s’était passé ?
Atticus était sûr à 100 % que s’ils lui avaient posé des questions à ce sujet et lui avaient expliqué tous les risques, il aurait quand même accepté de réaliser l’expérience, mais au moins il aurait été au courant et se serait préparé en conséquence !
Mais comme s’il n’était qu’un vulgaire déchet, ils avaient fait des expériences sur lui sans même prendre la peine de lui demander son avis.
Atticus bouillait de rage.
Il ne demandait qu’à torturer tous les responsables de cet événement.
C’était dans sa nature depuis le début ; Atticus détestait qu’on se moque de lui.
Mais heureusement ou malheureusement, il savait exactement où se situaient ses limites. Atticus avait toujours été vindicatif ; il avait toujours attaqué sans prendre la peine de parler ou même de demander les raisons pour lesquelles ils faisaient ce qu’ils faisaient.
Beaucoup pourraient le qualifier d’impulsif, mais chacune de ces attaques impulsives était bien réfléchie. Atticus réfléchissait toujours avant d’agir.
Peu importe à quel point il était en colère, il ne se jetterait jamais volontairement dans la gueule du loup juste parce qu’il était en colère.
Dans toutes ces attaques, il suivait toujours le même principe, se posait les mêmes questions : pouvait-il gagner et en même temps gérer les retombées s’il le faisait ?
Mais en regardant les faits, il ne pouvait pas vaincre un individu de rang Grand Maître, et Harrison était de ce rang, sans compter le nombre impressionnant d’individus de rang Maître+ qu’il devrait affronter à l’académie. Il ne pouvait ni gagner ni gérer les retombées.
Il était encore faible.
L’autre scientifique s’était depuis longtemps éloigné du groupe, ses formes à quelques centimètres de la porte, regardant le groupe comme s’il se préparait à courir s’il apercevait le moindre signe de combat.
L’intention meurtrière d’Atticus qui remplissait la pièce s’était soudainement dissipée, et alors qu’ils pensaient tous que les paroles d’Isabella l’avaient calmé, Atticus s’était soudainement exprimé, la colère et la douleur dans sa voix étant palpables.
« Vous savez, quand je suis entré à l’académie, vous avez tous ouvert votre grande gueule, en parlant de l’équité et du fait que c’était un endroit pour former la jeune génération, pour nous former à devenir des guerriers. »
Isabella et Zarathustra écoutaient Atticus parler, la première toujours avec un regard inquiet et le second fixant Atticus froidement.
« Vous avez établi toutes ces règles que nous étions obligés de suivre, et pendant toute l’année que j’ai passée dans cette académie, je n’ai jamais enfreint une seule règle. Chaque jour, chaque tâche quotidienne, chaque tâche hebdomadaire, chaque tâche mensuelle a été accomplie. »
« Malgré mes altercations, j’ai respecté les règles de l’académie et j’ai agi comme un jeune qui était là pour grandir, pour devenir un guerrier. »
La douleur dans la voix d’Atticus augmenta en intensité alors qu’il poursuivait :
« Mais en retour, j’ai été traité comme une ordure, comme un sujet d’expérimentation, comme un imbécile sans importance. »
La voix d’Atticus était empreinte d’une fureur totale. Il n’avait jamais été du genre à parler autant, surtout quand on lui avait fait du tort.
Mais cette fois-ci, c’était différent ; cette fois-ci, il ne pouvait pas se sortir de cette situation par la force parce qu’il était faible. Un fait qui le mettait en colère au plus haut point.
Il venait d’apprendre une fois de plus à ses dépens à quel point la force était importante dans ce monde. Il aimerait voir la personne qui oserait faire ça à Magnus.
Isabella ferma les yeux, prenant une courte inspiration.
Les mots ne pouvaient décrire à quel point elle avait honte. Ils venaient peut-être de perdre la confiance du plus grand génie à apparaître dans l’histoire du domaine humain.
« Étudiant Att… » Juste au moment où Isabella s’apprêtait à répondre, le son d’un rire audible retentit derrière elle alors que Zarathustra parlait froidement :
« Et alors ? Arrête de pleurnicher comme un petit enfant. Le domaine humain est actuellement en guerre avec la planète entière en jeu, et tu penses que nous avons le luxe d’être justes ? Si expérimenter sur des milliers de personnes est ce dont nous avons besoin pour sauver des milliards de vies, alors nous n’hésiterons pas à le faire. »
Atticus fit une pause de quelques secondes, après quoi il se tourna vers Zarathoustra, croisant son regard furieux.
Zarathoustra laissa échapper un autre ricanement, voyant qu’Atticus ne disait rien. « Tss, les enfants », mais l’instant d’après, il fut tiré de ses pensées lorsque le regard cramoisi d’Atticus se détourna et que ses yeux reprirent leur couleur bleue perçante habituelle.
Le regard de Zarathustra ne put s’empêcher de se rétrécir lorsqu’il croisa les yeux désormais clairs d’Atticus. ‘Pourquoi est-ce que je me sens encore plus menacé ?’ se demanda-t-il.
« Tu peux expérimenter, tuer et torturer des millions de personnes autant que tu veux. Je m’en fous complètement. »
La voix d’Atticus était calme, effroyablement calme. Et on pouvait en dire autant de ses yeux, mais chacun de leurs cœurs bondit à chaque mot.
« Une seule chose compte ici : c’est toi qui m’as fait ça à moi, Atticus Ravenstein. Je te le promets, peu importe le temps que ça prendra, même si je dois démolir cet endroit pièce par pièce, bloc par bloc, je vous rembourserai chacun d’entre vous au centuple. »
L’expression de Zarathustra se déforma de colère alors qu’il libérait instantanément son aura,
« T- » mais avant même qu’il ne puisse répondre, Atticus se retourna soudainement et se dirigea vers la porte de la pièce d’où il venait.