Chapitre 383 – Défaut
Chapitre 383 – Défaut
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Dès qu’Atticus partit à contrecœur, le trio ne put s’empêcher de pousser un soupir de soulagement.
C’était l’une des raisons pour lesquelles aucun d’entre eux n’aimait même parler quand il était là. Il faisait bien trop peur !
La dernière chose que l’un d’entre eux aurait voulu, c’était dire la mauvaise chose et s’attirer sa colère.
Beaucoup penseraient que c’est idiot de faire ça. C’était l’occasion idéale de se rapprocher d’Atticus, mais après tout le temps qu’ils avaient passé avec la bête, ils savaient bien que si ce n’était pas sincère ou si ça ne se passait pas naturellement, c’était un rêve insensé.
Poussant un soupir de soulagement, le trio se tourna l’un vers l’autre avant d’acquiescer à l’unisson. Puis ils se retournèrent et entrèrent dans la pièce.
Atticus descendit les escaliers du manoir. Son regard était complètement neutre, mais lui seul connaissait la quantité stupéfiante de pensées qui lui traversaient l’esprit.
Après quelques secondes, Atticus arriva dans le salon du manoir où il vit chacun des jeunes Ravenstein engagés dans une vive dispute.
Sans surprise, Nate était au centre de ladite dispute tandis que Lucas s’appuyait simplement contre le mur, les yeux fermés.
Les autres jeunes Ravenstein étaient tous debout, l’expression de chacun d’eux remplie d’une colère intense.
Atticus n’avait même pas besoin d’écouter pour savoir de quoi ils parlaient.
Dès que l’un d’eux entendit quelqu’un entrer, il détourna le regard, et lorsqu’il vit qu’il s’agissait d’Atticus, chacun s’inclina pour lui rendre hommage une fois de plus.
Mais avant même que la salutation n’ait eu le temps de s’installer, Nate tonna :
« Atticus, dis-le et nous mettrons cette académie sans dessus dessous ! » L’expression de Nate était complètement empreinte de fureur.
C’était la première fois que beaucoup d’entre eux voyaient Nate aussi en colère.
Le garçon était toujours enjoué et avait toujours envie de se battre et de devenir plus fort ; beaucoup ne pensaient pas voir ce côté de Nate.
Mais aucun des jeunes Ravenstein ne s’intéressait à cette évolution, chacun d’eux reflétant l’expression de Nate. Ils étaient tous en colère.
Aucun d’entre eux n’était proche d’Aurora ; ils ne lui parlaient même pas. Beaucoup se demanderaient pourquoi ils étaient tous aussi en colère.
La réponse était simple.
Ils avaient attaqué un Ravenstein.
La famille Ravenstein était loin d’être unie. Comme dans toute organisation composée d’humains, il y avait encore de nombreuses luttes et disputes ici et là. C’était la même chose partout.
C’était la nature humaine.
Et c’était la même chose dans le domaine humain. On pourrait penser qu’en voyant la menace qui pesait sur leur planète, ils se seraient tous unis pour y faire face.
C’était exactement ce qu’ils avaient fait, mais cela n’avait pas été sans difficultés.
On ne comptait plus le nombre de fois où les familles de rang un avaient voulu se faire la guerre au cours de l’histoire.
Les humains ont toujours été des êtres imparfaits, et la famille Ravenstein n’échappait pas à ce destin.
Mais comme pour tout dans la vie, il y avait toujours une exception à cette règle, et c’était simple, vraiment ; lorsqu’un Ravenstein était attaqué par des forces extérieures, quelle que soit l’inimitié, quel que soit le fait que ladite personne n’était proche de personne, l’attaquant s’attirait la colère de chacun des membres de la famille Ravenstein.
Et maintenant n’était pas une exception.
Les autres jeunes Ravenstein avaient tous fixé Atticus du regard, comme pour le supplier de donner le signal.
Même le rondouillard, d’habitude discret, le regardait directement.
Elijah, calme et humble, avait les bras croisés sur la poitrine. Son visage était calme, mais à voir la force avec laquelle il serrait son biceps, il était évident qu’il s’efforçait d’empêcher sa colère d’éclater.
Chacun d’eux était extrêmement en colère, et ce ne serait pas un euphémisme de dire qu’ils s’attendaient tous à voir la même colère sur le visage d’Atticus.
Mais ils ne purent s’empêcher d’être choqués de voir que celui qu’ils s’attendaient tous à voir encore plus furieux qu’eux avait actuellement une expression neutre sur le visage.
Tout le salon sombra dans un silence palpable alors qu’Atticus fixait les jeunes Ravenstein sans dire un mot.
Ce silence dura quelques secondes avant qu’Atticus ne se retourne soudainement et ne commence à marcher vers la sortie du manoir.
« Quoi… » juste au moment où Nate s’apprêtait à le suivre, une main ferme saisit soudainement l’épaule de Nate, l’empêchant de bouger.
La tête de Nate se tourna brusquement pour voir que c’était Lucas qui avait posé une main sur son épaule.
« Pourquoi est-ce que tu m’arrêtes, Lucas ? Ne me dis pas que tu penses qu’on devrait laisser tomber cette affaire ! » Nate tonna instantanément, essayant de se libérer. Mais la main de Lucas resta ferme.
Malgré la réaction furieuse de Nate, Lucas conserva un air calme. Il secoua légèrement la tête, utilisant son crâne pour faire un geste vers Atticus.
« Calme-toi. Ce n’est pas parce qu’il ne le montre pas sur son visage qu’il n’est pas en colère. N’oublie pas qui est Aurora pour lui. »
« Mais… » Alors que Nate s’apprêtait à parler, Lucas l’interrompit et continua : « Attendons qu’il se calme. S’il y a une chose que je sais d’Atticus, c’est qu’au bout du compte, les responsables de tout ça souhaiteraient être morts. »
Ces mots semblèrent calmer un peu Nate qui poussa un soupir, se retourna et s’assit sur un siège voisin, son expression de colère inchangée.
Lucas se tourna également vers les autres jeunes de Ravenstein et s’adressa à eux : « Vous devriez tous vous calmer. Nous ne pouvons pas aller sur le campus de l’académie aujourd’hui de toute façon. Les gars qui ont fait ça vont certainement le payer. »
Certains jeunes de Ravenstein acquiescèrent de la tête. Ils ne pouvaient de toute façon pas se rendre sur le campus de l’académie aujourd’hui.
Beaucoup d’entre eux prirent place, certains choisissant encore de rester debout.
Ils attendraient qu’Atticus revienne et leur dise ce qu’ils devaient faire.