Chapitre 207 – Avertissement
Chapitre 207 – Avertissement
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Alors que les mots d’Atticus résonnaient, l’atmosphère se tendit et soudain, Hen se retrouva suspendu par une main, avant d’être violemment projeté sur le sol inflexible comme une poupée de chiffon.
BAM !
La douleur parcourut le corps de Hen, sa prise sur les couteaux se relâchant involontairement.
Avant qu’il ne puisse comprendre ce qui se passait, il fut à nouveau soulevé dans les airs, soumis à un autre impact impitoyable, lui arrachant instantanément l’air des poumons.
BAM !
Et puis, tous les jeunes du quartier regardaient, leurs corps tremblant subtilement pendant qu’Atticus continuait à soulever et à claquer Hen sur le sol d’innombrables fois, chaque fois plus brutalement que la précédente.
**BAM ! BAM ! BAM !**
Atticus était précis à chaque fois qu’il frappait brutalement Hen au sol.
Bien qu’il voulait lui donner une bonne leçon, il n’avait pas l’intention de perdre ne serait-ce qu’un seul point, aussi petit soit-il.
Mais malgré la prudence d’Atticus, chaque fois qu’Hen était projeté sur le sol dur, c’était comme s’il était constamment frappé par un camion.
Hen n’avait même pas la possibilité de crier, car il perdait constamment tout l’air de ses poumons à chaque choc.
Après avoir cogné Hen d’innombrables fois sur le sol, Atticus s’arrêta enfin.
Et juste au moment où Hen et les autres jeunes pensaient qu’il avait fini, soudain, un craquement écœurant fendit l’air, accompagné du cri d’angoisse de Hen.
**HAAAAA !**
Tous les jeunes haletèrent en regardant avec horreur Atticus disloquer brutalement la main d’Hen de son articulation de l’épaule.
Sans même attendre que le cri se soit tu, il saisit l’autre main, la tordant de force et provoquant un autre cri déchirant.
À ce moment-là, l’autre jeune avec lequel Hen s’était battu tremblait de partout en commençant à reculer petit à petit, espérant pouvoir s’échapper.
Mais Atticus n’avait pas l’intention d’épargner l’un d’entre eux. Ils étaient tous les deux en faute et allaient tous les deux en payer le prix.
Atticus tourna soudain son regard dans sa direction, ses yeux bleus perçants se fixèrent sur lui, le paralysant sur place.
« S’il te plaît… » La supplique du jeune homme fut interrompue lorsque Atticus disparut de sa vue, pour sentir ensuite sa paume saisir son visage.
Le jeune homme sentit son corps être poussé par une force inimaginable alors que sa tête était brutalement claquée contre le sol,
**BAM !**
Atticus releva la tête, tournant son visage vers le sol, puis la claqua instantanément vers le bas,
**BAM !**
Puis de nouveau,
**BAM !**
Puis de nouveau,
**BAM !**
Chaque impact peignait de rouge le sol d’un blanc immaculé, brisant des os et déformant son nez.
Le jeune homme ne pouvait même pas émettre un son ; son visage tout entier était ensanglanté, le liquide cramoisi remplissant déjà sa bouche.
Il ne pouvait que laisser son visage être brutalement claqué contre le sol, espérant qu’Atticus s’arrêterait bientôt.
Atticus était bien plus brutal avec le jeune qu’il ne l’avait été avec Hen. Il n’avait aucune idée de qui il était, mais d’après ce qu’il avait vu en entrant dans le cercle, il était sûr que c’était ce jeune qui avait déclenché la bagarre.
Contrairement à Hen, ce jeune était légèrement plus fort, ce qui lui permettait de supporter plus de coups que Hen.
Après avoir brutalement cogné sa tête sur le sol à plusieurs reprises, Atticus finit par s’arrêter.
Comme précédemment, il attrapa immédiatement les deux mains du jeune, les tira avec force et lui déboîta rapidement les deux mains de l’articulation de l’épaule.
Le jeune poussa un gémissement, incapable de crier, le sang lui bouchant la gorge. Le jeune ne pouvait que supporter une douleur inimaginable
Puis, Atticus se redressa soudainement, ce qui fit instinctivement reculer rapidement les jeunes qui le regardaient, beaucoup d’entre eux faillirent trébucher sur les jeunes derrière eux.
Alors qu’Atticus tournait son regard froid vers les jeunes, ils détournèrent tous leur regard vers le sol, personne n’osant faire semblant d’établir un contact visuel.
« Ils doivent tous deux rester dans cet état pendant 24 heures », dit Atticus, ses paroles exigeant l’obéissance, puis il poursuivit :
« Je vous promets à tous que si je découvre que l’un d’entre vous a aidé à les guérir, vous subirez le même sort. Faites passer le mot », avertit-il sévèrement.
Les paroles froides d’Atticus poussèrent immédiatement de nombreux jeunes à hocher rapidement la tête en signe d’acquiescement à ses ordres.
Puis, sans dire un mot ni même regarder le duo qu’il venait de tourmenter, Atticus s’éloigna de la scène, les jeunes lui faisant immédiatement place.
En sortant du bâtiment, Atticus prit une profonde bouffée d’air frais.
Ce qu’il venait de faire là-dedans était un avertissement. Beaucoup d’entre eux y réfléchiraient à deux fois avant de faire quelque chose d’aussi stupide que de se battre.
Balayant du regard les lieux, il décida de faire le tour du camp pour voir ce qui avait changé depuis qu’il n’avait pratiquement pas quitté sa chambre pendant les trois semaines.
La première chose qu’Atticus remarqua fut la terre. Quand ils étaient arrivés ici, le paysage était recouvert d’herbe. Mais maintenant, en raison du nombre de jeunes qui se déplaçaient dans le camp, différents chemins s’étaient déjà formés.
Alors qu’Atticus traversait le camp, tous les jeunes qui le voyaient s’éloignaient comme la peste ou s’inclinaient à son passage.
Atticus se contentait de répondre à chacun d’un signe de tête, indifférent à toute cette mise en scène. Pour lui, tout cela était inutile.
En passant devant les terrains d’entraînement, Atticus remarqua le nouveau bâtiment en terre près du terrain d’entraînement. ‘Ça doit être la forge dont Lucas m’a parlé’, pensa Atticus.
Il changea de direction et se dirigea vers la forge.
Avant même d’y entrer, il put entendre le bruit du métal qui s’entrechoquait.
En entrant dans le bâtiment, il fut immédiatement assailli par une vague de chaleur. La température était élevée par rapport à l’extérieur.
Atticus balaya du regard l’atelier. Il était vaste, avec des zones différentes pour chacun des jeunes.
Atticus vit que chacun des jeunes qu’il avait choisis pour le groupe de forgerons était occupé à marteler et à fondre différentes armures.
La formation venait de se terminer ; de nombreux jeunes qui avaient des armures ou des armes défectueuses les avaient apportées pour les faire réparer.