Chapitre 141 – Tu as bien fait
Chapitre 141 – Tu as bien fait
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Dès qu’Atticus ouvrit la porte, il se retrouva soulevé dans les airs et tournait sur lui-même dans des cercles vertigineux. Son environnement devint flou alors qu’il tournoyait dans les airs.
En regardant vers le bas, Atticus vit Avalon avec un énorme sourire sur le visage, le tenant fermement par les aisselles.
« Hahaha, c’est mon garçon ! » s’exclama Avalon, faisant tourner Atticus avec un enthousiasme débordant, ne montrant aucune intention de s’arrêter.
Atticus se sentait de plus en plus fatigué par les pirouettes vertigineuses, ce qui lui brouillait la vue.
« Papa ! » cria-t-il rapidement, mais Avalon ne l’entendit qu’après quelques pirouettes supplémentaires. Finalement, Avalon le déposa sur le sol.
Avalon ébouriffa vigoureusement les cheveux d’Atticus, son sourire s’élargissant alors qu’il parlait d’un ton plus doux. « Tu as bien travaillé aujourd’hui », dit-il en offrant à Atticus un sourire chaleureux et sincère.
Atticus ne put s’empêcher de lui rendre son sourire. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas vu Avalon aussi sincèrement heureux, et cela lui réchauffa le cœur.
Même si cela avait coûté une joue abîmée, cela valait la peine de voir son père ainsi. « Merci, papa », répondit Atticus avec gratitude. Son sourire se transforma en un rictus malicieux lorsqu’il ajouta : « J’aurai une récompense, hein ? »
Les lèvres d’Avalon se tordirent, amusé par l’audace de son fils. Bien qu’il ait déjà prévu de faire un cadeau à Atticus après les événements de la journée, il ne put s’empêcher de secouer la tête devant l’effronterie de son fils.
« Ce garçon », marmonna-t-il en riant. Malgré l’impudence d’Atticus, Avalon ne put s’empêcher de sourire. « Attends-toi à quelque chose de bien ! » déclara-t-il, faisant battre le cœur d’Atticus. Il adorait les cadeaux ! Et si Avalon disait qu’il fallait s’attendre à quelque chose de bien, alors ça devait être bien !
Détournant son regard d’Avalon, Atticus remarqua que le reste de la famille était déjà assis à la table à manger, les yeux rivés sur le drame qui se déroulait entre lui et Avalon.
Ils s’efforçaient de réprimer leur rire en voyant Atticus demander une récompense à Avalon. Anastasia, Freya et les enfants étaient tous présents.
Avec un sourire chaleureux, Atticus se dirigea vers la table à manger, s’asseyant entre Anastasia et Aurora, qui regardait la nourriture avec impatience, une petite traînée de bave s’échappant déjà de ses lèvres.
« Oh, regardez tous, c’est l’homme du jour ! » s’exclama Caldor avec une excitation contagieuse, attirant l’attention de tous sur Atticus alors qu’il prenait place à la table à manger.
Atticus lui lança rapidement un regard embarrassé, lui faisant comprendre silencieusement qu’il devrait arrêter de le taquiner.
Atticus fut pris au dépourvu par le commentaire de Caldor, son embarras ne pouvant pas passer inaperçu. Voyant Atticus tout embarrassé, Aurora éclata de rire, ses gloussements résonnant dans toute la salle à manger.
Pendant leur séjour au camp du Corbeau, Atticus arborait toujours une expression neutre ou froide sur son visage. Ce n’est que lorsqu’il s’adressait à elle ou à Ember qu’il montrait un changement d’émotion.
C’est lorsqu’elle est venue au manoir Raven qu’elle avait vu cet autre côté d’Atticus, et c’était pour le moins drôle ! Qui aurait cru que le froid et silencieux Atticus pouvait être embarrassé !
Aurora, dont le rire s’estompa peu à peu, remarqua le silence soudain dans la pièce et se retourna pour voir toute sa famille la regarder, Atticus la regardant avec une expression suffisante sur le visage.
Aurora tressaillit immédiatement, son visage devint cramoisi et elle baissa la tête, comme si elle souhaitait pouvoir se cacher sous terre. La chaleur de l’embarras lui picota les joues.
Voyant sa réaction, Atticus ne put résister et éclata de rire, utilisant son rire le plus agaçant pour amplifier son embarras, « Mouahaha », ce qui fit baisser encore plus la tête d’Aurora.
Après quelques instants, pendant qu’Atticus se moquait d’Aurora, la famille commença à manger tout en discutant.
Pendant le dîner, Atticus fut bombardé de questions, toutes portant sur les choses qu’il avait apprises et qu’il montrait aujourd’hui.
De la façon dont il marchait comme Magnus à sa confiance en parlant à Edward. La plupart des questions venaient d’Anastasia elle-même.
Pendant les quelques heures où Atticus avait dormi, Anastasia avait eu beaucoup de temps pour réfléchir à tout. Elle avait fini par se rendre compte à quel point sa réflexion avait été absurde.
Il n’était pas possible de tout savoir sur Atticus, même s’il était son bébé. C’était un être humain, et il n’était pas possible de tout savoir sur une personne, quel que soit le temps passé avec elle.
Bien qu’il ait encore 10 ans, Atticus avait déjà une personnalité, à la fois pratique et évidente. Cela se voyait dans sa façon de faire les choses.
Anastasia ne comprenait pas comment il avait grandi si vite, mais cela n’avait pas d’importance. Même si elle ne savait pas tout de lui, il restait son fils, et elle allait l’aimer, quels que soient les secrets qu’il gardait.
Mais cela ne signifiait pas qu’elle allait cesser d’essayer d’en savoir plus sur lui. Pendant ce dîner, elle s’assura de bombarder Atticus de questions.
Atticus, cependant, évita habilement les questions, donnant surtout des réponses vagues, comme s’il avait appris cela dans un livre.
Après avoir enduré une heure de questions et satisfait dans une certaine mesure la curiosité de la famille, Atticus fut finalement excusé de la salle à manger.
Il ne perdit pas de temps et se rendit dans sa chambre pour enfiler sa tenue d’entraînement.
Tout au long de la journée, Atticus s’était senti agité. C’était comme une démangeaison agaçante qu’il ne pouvait pas gratter. Il se sentait toujours ainsi lorsqu’il ne s’entraînait pas pendant un certain temps.
Atticus avait également ressenti cette sensation pendant les deux jours où il avait promis à Anastasia de se reposer et de ne pas s’entraîner. La journée avait été remplie d’événements inattendus, ne lui laissant pas le temps de s’entraîner comme d’habitude.
Il ne pourrait pas profiter de son sommeil s’il ne se débarrassait pas de cette démangeaison. Atticus était déterminé à rattraper le temps perdu ; il comptait s’entraîner avant de se coucher.
Vêtu de sa tenue d’entraînement, Atticus sortit de sa chambre, son Katana attaché à la taille.
Alors qu’il traversait le couloir, Atticus rencontra soudain quelqu’un qu’il n’aurait jamais imaginé rencontrer ce soir-là, qui se tenait sur son chemin : Magnus.