Chapitre 135 – Couilles
Chapitre 135 – Couilles
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Le silence dans la salle était palpable. Tout le monde regardait Atticus, choqué et incrédule.
La confiance de cet enfant de 10 ans était hors du commun !
Qu’est-ce qu’ils venaient de voir !
Tout le monde dans la salle était étonné de ce dont ils venaient d’être témoins. L’audace de cet enfant de 10 ans à s’adresser à un Edward, devant tant de personnes puissantes, avec une telle autorité, a suscité des réactions de surprise et de stupéfaction.
Et il l’a fait à un individu de rang de Grand Maître, rien de moins ! Lui demander de s’agenouiller ?! Les couilles de cet enfant de 10 ans étaient plus grosses qu’un gratte-ciel !
Le message d’Atticus était clair pour tous ceux qui regardaient dans la salle ; même si ses actions étaient mauvaises, qui était Edward pour les remettre en question ?
Tant de confiance ! Il était difficile de croire qu’une personne aussi jeune puisse faire cela.
Les actions d’Atticus suscitèrent différentes réactions chez les personnes présentes dans la salle.
Sirius ne put s’empêcher d’arborer un large sourire, ses dents blanches comme la neige bien en vue. « Ce garçon », marmonna-t-il avec un petit rire amusé.
Nathan regarda la silhouette d’Atticus, légèrement choqué. Il avait pensé que Sirius était trop généreux dans ses éloges plus tôt, mais en voyant Atticus en action en personne, il n’en était plus si sûr.
Tandis que les lèvres de Lyanna se retroussèrent en un sourire narquois. Elle n’avait pas encore rencontré Atticus en raison de son emploi du temps chargé, c’était prévisible. Mais d’après ce dont elle avait été témoin, ‘je l’aime bien’, pensa-t-elle, complètement impressionnée par les actions d’Atticus.
Lyanna avait toujours aimé les personnes qui partageaient son état d’esprit. Même depuis son plus jeune âge, elle avait toujours été impitoyable avec ceux qu’elle considérait comme des ennemis. Leurs raisons n’avaient aucune importance à ses yeux. Et d’après les actions d’Atticus, il était facile de dire qu’il partageait le même état d’esprit.
En revanche, Avalon avait du mal à contenir ses émotions. Les larmes lui montaient aux yeux et il luttait contre l’envie de pleurer devant toute l’assemblée.
S’il n’avait pas été là où il était, il aurait sauté de son trône, embrassé Atticus et laissé couler ses larmes. Il était tellement fier de son petit garçon !
Sa réaction, son calme, son assurance, son discours, tout était parfait ! Son fils était un roi en devenir !
‘Je lui ferai un cadeau après ça’, pensa Avalon en essuyant subtilement une larme qui était sur le point de tomber de ses yeux, en s’assurant que personne dans la salle ne le surprenne.
Anastasia, quant à elle, était complètement déconcertée par l’événement qui se déroulait. Elle avait toujours considéré Atticus comme son petit garçon, et c’était normal puisqu’il n’avait que 10 ans.
Même si le comportement d’Atticus était très éloigné de celui d’un enfant de 10 ans, Anastasia le considérait toujours comme son bébé.
Elle avait fièrement endossé le rôle d’une mère surprotectrice. Mais quelle mère surprotectrice ne sait pas tout de son enfant ?
Tout ce qu’Atticus montrait maintenant était complètement choquant. C’était la première fois qu’elle voyait ce côté de lui, et c’était tout simplement stupéfiant. Son visage ne put s’empêcher de se crisper légèrement.
Edward, quant à lui, se retrouva submergé par une intense bouffée de gêne. Lui, un individu de rang de grand maître, se faisait parler ainsi par un enfant ? C’était un coup dur pour son orgueil !
Son visage, habituellement impassible, se couvrit d’un rouge furieux. La colère bouillonnait en lui, menaçant de se déverser.
Alors qu’il s’apprêtait à répondre à Atticus,
« Assez », la voix autoritaire de Magnus résonna dans toute la salle, tranchant la tension comme une lame acérée.
La salle retomba dans un silence feutré, chaque personne présente cessant rapidement ses discussions et ses bavardages.
Edward se tourna vers les trônes et s’inclina en signe de respect, bien que ses mains serrées et la colère qui couvait sur son visage restaient apparentes.
Un changement soudain de l’atmosphère se produisit lorsque Magnus tourna son regard pénétrant vers la zone où étaient assis les stagiaires. Fixant du regard un stagiaire particulièrement Rondouillard, il dit : « Toi. »
Immédiatement, tous les yeux de la salle se tournèrent vers la direction que Magnus regardait.
À ce moment-là, le cœur de Rondouillard sembla s’arrêter alors que l’angoisse s’emparait de lui. ‘Mais qu’est-ce qui se passe ?’ pensa-t-il frénétiquement.
L’attention combinée de tous ces individus puissants suffisait à le faire trembler, mais ajouter le regard de Magnus à l’ensemble était comme un choc glacial pour tout son être. La pression était si écrasante qu’il ne pouvait même pas réussir à frissonner !
Rondouillard n’était pas stupide ; il savait pourquoi on l’appelait, même si Magnus n’avait encore rien dit. C’était évident vu les circonstances.
Mais la seule question qu’il se posait sans cesse était : « Pourquoi moi ? » Il y avait beaucoup de stagiaires dans la salle, alors pourquoi fallait-il que ce soit lui qui soit appelé ?
Était-ce à cause de son poids ? ‘Ce serait de la honte corporelle !’ pensa-t-il avec un soupçon d’humour ironique.
Aussi loin qu’il se souvienne, Rondouillard avait toujours essayé de se fondre dans le décor, en se faisant aussi discret que possible pour éviter d’attirer l’attention.
Mais peu importe comment il y réfléchissait, il n’arrivait pas à comprendre pourquoi Magnus l’avait choisi parmi tous ceux qui étaient là.
En réponse à l’appel de Magnus, Rondouillard se leva rapidement de son siège et tomba sur un genou, s’inclinant devant la présence redoutable de Magnus, faisant de son mieux pour empêcher son corps de trembler.
Il répondit : « O-oui, Maître Magnus », sa voix tremblant. Il s’efforça de ne pas bégayer, mais échoua lamentablement. Tous les enfants de 10 ans n’avaient pas de si grosses couilles qu’Atticus.
« Explique ce qui s’est passé », ordonna Magnus, sa voix exigeant obéissance.
Alors que Rondouillard était sur le point de raconter tout ce qui s’était passé, un regard soudain et intense de son côté le fit détourner son attention.
Il suivit le regard et vit William, qui le fixait intensément, une tension palpable remplissant l’air.