Chapitre 123 – Vous comptez résister _
Chapitre 123 – Vous comptez résister ?
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Tout au long de ce scénario, Sirius resta immobile, son visage masqué d’un air impassible, apparemment indifférent à la situation. Pour un observateur non averti, il pouvait sembler qu’il contrôlait parfaitement ses émotions, incarnant le calme.
Mais ceux qui connaissaient bien Sirius savaient qu’il était furieux au plus haut point.
Soudain, une aura écrasante et oppressante, surpassant l’intensité de l’explosion de Darius, s’abattit sur tout le voisinage, balayant l’aura de Darius comme une brise insignifiante.
Avec un air d’indifférence calculée, Sirius parla, sa voix conservant un ton calme et mesuré, presque conversationnel. Cependant, ses paroles résonnèrent dans tous les coins de la zone, entendues par tous.
« Nous sommes actuellement à la poursuite de deux fugitifs qui nous ont échappé. Nous avons bouclé tout le secteur et nous fouillons actuellement chaque centimètre carré du secteur »,
Sirius croisa le regard de Darius, son regard pénétrant jusqu’au plus profond de lui, et demanda : « Avez-vous l’intention de résister ? »
Dès que ces mots furent prononcés, l’air autour de Sirius sembla changer, et le poids de l’air dans la zone quadrupla.
Simultanément, tous les membres de la Garde de l’Ombre encerclant la zone, qui étaient restés immobiles jusqu’à présent, placèrent une main ferme sur la poignée de leur épée, leurs mouvements étant parfaitement synchronisés.
Chacun d’eux libéra son aura épaisse de maître avec une démonstration collective et retentissante de force.
Le message était clair : résistez et mourez.
Chacun des gardes de la famille Vermore eut immédiatement des frissons dans le dos. La sueur perla sur leur front et leurs mains qui tenaient leurs armes tremblaient alors qu’ils luttaient tous pour rester debout.
Les sourcils de Darius se froncèrent. ‘Il est sérieux’, réalisa-t-il.
Qui dans le domaine humain ne connaissait pas la deuxième étoile des Ravenstein ? Dans sa génération, Sirius était le deuxième après Avalon. Il était un monstre parmi les monstres dans le rang de grand maître.
Darius savait que, bien qu’ils soient du même rang, il ne pouvait pas rivaliser avec Sirius.
Darius remarqua alors soudain une bizarrerie. Normalement, avec les Ravenstein agissant de manière aussi effrontée, les Gardiens Sentinelles auraient dû au moins se montrer à présent, mais pas un seul d’entre eux n’était dans les parages.
Il le savait instinctivement ; ils n’avaient pas l’intention d’intervenir.
Darius serra les dents. Cette humiliation… elle ne serait pas oubliée.
« Baissez vos armes et obéissez », ordonna Darius brusquement, fixant son regard sur ses gardes.
Tous les membres de la famille Vermore présents, malgré l’intimidation exercée par Sirius et son unité d’élite, le regardèrent avec étonnement. Qui, au sein de la famille Vermore, ne connaissait pas le caractère de Darius ?
Il était du genre à ne pas hésiter à éteindre toute une lignée si elle osait lui manquer de respect. Ils étaient choqués qu’il prenne cet acte de manque de respect flagrant et qu’il le laisse passer.
Pourtant, alors qu’ils observaient l’expression glaciale gravée sur le visage de Darius, chacun d’eux se raidit aussitôt.
Leurs épées retournèrent dans leurs fourreaux et ils se retirèrent, bien que leurs regards émettent toujours des regards froids et perçants dirigés vers les Ravenstein.
Sirius ignora complètement tout cela. Pour être honnête, il espérait qu’ils résisteraient. Il était venu lui-même parce qu’il savait à quel point la famille Vermore était fière et qu’elle pourrait vouloir résister.
Il avait besoin de quelqu’un pour évacuer la colère intense qu’il ressentait actuellement.
« Effectuez les recherches », ordonna-t-il, et sur ce commandement, les Gardiens de l’Ombre disparurent rapidement, fouillant avec diligence chaque recoin du domaine.
Ils étaient minutieux, chacun utilisant des artefacts capables de détecter toute fluctuation de mana, à la recherche de signes de runes cachées ou de compartiments dans lesquels quelqu’un pourrait se cacher.
Après quelques minutes, ils avaient fouillé chaque centimètre carré du domaine, mais n’avaient rien trouvé.
Aussi brusquement qu’ils étaient arrivés, les Ravenstein repartirent sans un mot, laissant Darius bouillir de rage.
Partout dans le domaine humain, la même chose se produisit, les Ravenstein vérifiant chaque manoir, à la recherche d’Alvis et de Ronad. Aucune des familles de niveau deux n’eut le courage de refuser.
Après plusieurs heures, au cœur de la nuit, une silhouette solitaire descendit un grand escalier.
Alors qu’il avançait, les lumières murales de chaque côté s’allumèrent successivement, projetant leur douce lumière sur son chemin.
Après quelques secondes, il atteignit un mur d’apparence banale. Il semblait ordinaire, ce qui faisait se demander pourquoi l’homme ne tournait pas simplement à gauche et continuait à avancer.
Soudain, l’homme se mordit l’index, la morsure étant si puissante qu’elle aurait pu couper l’acier. Cette action révéla l’extraordinaire résistance de sa peau. Une goutte de sang apparut sur son doigt, qu’il posa sur le mur.
Instantanément, le mur rayonna d’une lueur émeraude brillante. Partant du centre, la luminosité tourbillonna et s’étendit, donnant naissance à un portail rond et imposant.
Sans hésiter, l’homme entra dans le portail et se retrouva dans un vaste royaume avec une étendue herbeuse sous ses pieds. Le vent murmurait, emportant avec lui le doux parfum de l’herbe. Il était évident qu’il ne s’agissait pas d’un royaume ordinaire.
Au cœur de la clairière se trouvait un bâtiment modeste et de taille moyenne. L’homme s’en approcha et entra par la porte d’entrée. Il fut immédiatement accueilli par un rire chaleureux et une forte intention de tuer émanant de la pièce.
Imperturbable, comme s’il en avait l’habitude, l’homme entra.
Dans la pièce, deux hommes étaient présents. Le premier, complètement chauve, avait le crâne rasé, dépourvu de sourcils et de poils.
Ses yeux verts brillaient alors qu’il savourait tranquillement un sac de chips, chaque bouchée croustillante s’accompagnant d’un craquement satisfaisant avant qu’il ne se mette à rire bruyamment.
« Hahahahahaha ! » Il n’y avait aucun doute, c’était Ronad.
Le deuxième homme, vêtu d’une robe chinoise traditionnelle, arborait une chevelure de jais. Un moignon de 10 cm occupait l’espace où aurait dû se trouver sa main gauche, et le moignon était clairement en train de guérir.
Ses yeux restaient fermés tandis qu’il respirait profondément et calmement, indiquant qu’il faisait un effort concerté pour retenir l’envie d’attaquer le singe sans poils à quelques mètres de lui. Cet homme était sans aucun doute Alvis.
Tous deux tournèrent leur regard vers l’homme qui venait d’entrer, aucun ne montrant de surprise, comme s’ils l’attendaient.
Et puis Ronad parla : « Ah, enfin tu es là… Darius. »