Chapitre 110 – J’ai perdu _
Chapitre 110 – J’ai perdu ?
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Dès qu’Astrion en arriva à cette conclusion, son expression s’assombrit immédiatement.
Il marmonna avec une froide détermination : « Très bien, je vais te montrer ta place », sa colère scintillant.
L’air même qui entourait Astrion semblait répondre à ses paroles. En un instant, sa forme s’enroula et se déforma et il disparut.
Sa réapparition fut aussi rapide que sa disparition, se matérialisant à vingt mètres d’Atticus, sa voix portant un ton glacial alors qu’il invoquait « Contrôle de la gravité ».
L’air dans un rayon stupéfiant de cent mètres autour de lui commença à se déplacer et à se déformer, le rendant immédiatement dense et oppressant. C’était comme si le concept même de gravité s’était soudainement intensifié deux cents fois.
Tout, y compris Atticus et Vorlock, se retrouvait soumis à une force inflexible et impitoyable.
Ils plongeaient à une vitesse vertigineuse, écrasés sous le poids d’une gravité devenue capricieuse.
‘Il peut contrôler la gravité ? Est-ce la lignée spatiale ?’ Atticus réfléchissait calmement à la situation alors qu’il tombait. Il avait lu des articles sur les différentes lignées du domaine humain, il connaissait donc bien la plupart de leurs capacités.
Peu de personnes possédaient la capacité de contrôler la gravité, et comme Astrion s’était téléporté alors qu’il avait failli se couper la tête, Atticus put facilement identifier sa lignée.
‘Je dois trouver un moyen de m’en sortir’, pensa-t-il, l’esprit en ébullition. Ses mouvements étaient actuellement limités au point que le simple fait de lever un doigt demandait un effort considérable. Il savait que même bouger serait difficile dans cet état, et encore plus se battre.
L’intelligence accrue d’Atticus, résultat de la puissance qu’il avait reçue, fonctionnait rapidement, lui permettant de trouver diverses solutions alternatives en moins d’une seconde.
D’une seule pensée, Atticus stimula sa lignée aérienne avec du mana et la fit circuler dans son corps, le processus se déroulant en quelques millisecondes. Il sentit immédiatement son corps devenir plus léger et, en un instant, en apesanteur.
Il sentit immédiatement l’effet de la gravité sur lui diminuer dans une large mesure, mais pas complètement.
La gravité pouvait encore affecter les objets ou les entités qui n’ont pas de poids, tant qu’ils possèdent une masse.
Indépendamment de la mesure dans laquelle le corps d’Atticus imitait l’air, la gravité affectait toujours l’air.
Il manipula rapidement l’air autour de lui et parvint à stopper sa descente. Atticus pouvait sentir la difficulté à manipuler l’air en raison de l’augmentation de la gravité.
Le poids supplémentaire rendait l’air plus difficile à contrôler, mais il réussit à maintenir son équilibre en manipulant l’air sous ses pieds, créant ainsi un point d’appui dans les airs.
La surprise d’Astrion était palpable alors qu’il observait Atticus insensible à l’augmentation de la gravité. Sans perdre un instant, il disparut et réapparut instantanément juste devant Atticus.
Sa main se tendit pour donner un coup de poing, l’espace lui-même sembla onduler autour de son poing. L’air entourant son poing se déforma et se tordit, augmentant la vitesse du coup de poing. Rapidement, il frappa.
La vitesse du coup de poing généra un bang sonique, provoquant un bruit assourdissant semblable au tonnerre.
Les sourcils d’Atticus se froncèrent alors que ses pensées s’emballèrent.
Ce coup de poing… il était impossible de le bloquer. Le coup de poing contenait un élément spatial pur ; sa seule présence déformait déjà l’espace. Si ce coup de poing atterrissait… il n’y aurait aucun survivant.
Réagissant rapidement, Atticus cessa de stimuler l’élément air et arrêta de manipuler l’air. La gravité agit immédiatement sur lui, le tirant vers le sol.
Cependant, l’expression d’Astrion resta inchangée, et son coup de poing continua sa trajectoire vers Atticus alors qu’il marmonnait, d’une voix glaciale : « Contrôle de la gravité ».
Immédiatement, la descente d’Atticus s’arrêta brusquement alors que la gravité tombait presque à zéro.
Les lèvres d’Astrion se retroussèrent dans un sourire sinistre alors qu’il assistait à cela, son coup de poing se dirigeant toujours sans interruption vers Atticus.
Atticus observait tout ce qui se passait au ralenti. Il ne paniqua même pas quand Astrion modifia la gravité.
Son esprit fonctionnait si vite qu’il avait déjà pensé aux plans A à J lorsqu’il avait d’abord prévu d’arrêter de stimuler sa lignée de l’air.
Rapidement, il initia le plan B en stimulant sa lignée du feu avec du mana. Il leva les mains et les pointa vers Astrion, libérant une explosion de feu colossale et expansive de ses paumes.
Les flammes engloutirent immédiatement la forme d’Astrion et propulsèrent Atticus loin de la zone.
Atticus exécuta une vrille en plein vol, fixant du regard l’endroit où il venait de se trouver. Il remarqua qu’Astrion était complètement indemne, l’espace autour de lui étant déformé et crépitant, le feu ne semblant pas pouvoir s’approcher de sa forme.
« L’espace déformé autour de lui est un problème », Atticus était parfaitement conscient du problème posé par l’espace entourant Astrion.
Lors de leur première interaction, alors qu’il avait presque tranché la tête d’Astrion, dès qu’il était entré dans l’espace, il avait observé un ralentissement important de sa vitesse.
S’il n’avait pas été initialement en mouvement à grande vitesse, il était certain qu’il aurait ralenti à une vitesse d’escargot.
S’il ne faisait pas attention et se laissait piéger ne serait-ce qu’une seconde, il était certain qu’Astrion ne manquerait pas cette occasion et le frapperait d’un de ces coups de poing ralentis par l’espace.
Mais avec cette seule interaction, Atticus avait déjà trouvé un moyen de contourner cette faiblesse. C’était simple : UNE VITESSE ÉPOUSTOUFLANTE.
S’il se déplaçait à une vitesse folle, les effets de l’espace sur lui seraient au mieux minimes.
Atticus n’avait jamais aimé les batailles interminables ; c’était tout simplement une perte de temps. À moins qu’il ne s’entraîne, il aimait se donner à fond dès le début et en finir le plus vite possible.
Il libéra immédiatement un nombre stupéfiant de 9 rafales rapides de son noyau de mana, un contraste frappant avec sa limite précédente de 5, en concentrant trois sur chacune de ses jambes, de ses mains et de sa lame.
Astrion, qui remarqua le changement d’aura autour d’Atticus comme s’il se préparait à attaquer, sourit. « Cet idiot pense-t-il pouvoir passer ? » ricana-t-il.
L’intensité de l’espace déformé qui l’entourait ne pouvait être comparée à la dernière fois où il avait réussi à passer.
La dernière fois, ce n’était même pas 30 % de son meilleur niveau. Actuellement, l’espace qui l’entourait était à 80 % !
Même les rangs d’experts entrant dans cet espace ralentiraient à un rythme d’escargot.
‘Une fois qu’il sera pris dans l’espace, je lui briserai les membres et le rendrai incapable de bouger.’ Ses lèvres semblèrent se recourber alors qu’il arrivait à cette conclusion.
Il allait enfin pouvoir donner une leçon à ce chiot !
Flottant en suspension dans les airs, Atticus adopta une posture qui défiait l’imagination.
Les deux mains fermement agrippées à la poignée du katana et la lame se pliant contre son dos, les genoux rapprochés de sa poitrine, la silhouette d’Atticus semblait figée dans les airs.
Puis, comme si le temps lui-même s’était brisé, Atticus bougea.
Ce fut une éruption de vitesse qui défia toutes les tentatives de la suivre. Pour Astrion et les autres spectateurs, Atticus semblait ne pas avoir bougé du tout, sa posture inchangée.
Astrion ressentit soudain une sensation surréaliste, alors que le monde autour de lui devenait flou. Il eut l’impression de tomber dans le vide.
« Que se passe-t-il ? » dit-il, sa voix chargée de perplexité.
Mais la réalité le frappa comme un coup de tonnerre lorsqu’il vit Atticus flotter près de son corps sans tête, une entaille bleu azur à la place de ce qui aurait dû être sa tête.
Il avait été décapité.
Le choc d’Astrion était palpable : ‘J’ai perdu ?’
Sa question resta en suspens dans l’air, empreinte d’incrédulité, alors que sa tête coupée descendait des cieux.