Chapitre 545
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[SYSTÈME] Une instruction de travail du « Supérieur » est arrivée.
▶ Je savais qu’il y avait beaucoup d’humains, surtout dans certains pays, qui ne souhaitaient pas survivre, mais qui aurait pu imaginer que les choses s’aligneraient de façon aussi catastrophique ? Je ne pouvais pas intervenir dans ce domaine, alors j’ai laissé faire, et maintenant, je dois aussi réparer les dégâts… Ah, quelle vie.
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Le Système grommela, puis reprit ses explications.
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[SYSTÈME] Une instruction de travail du « Supérieur » est arrivée.
▶ Bref, comme c’était un cas sans précédent, j’ai vérifié plusieurs choses pour trouver une solution. Les exigences de Kim Wonjoo étaient très fermes, donc il était facile de définir une base, mais…
[SYSTÈME] Une instruction de travail du « Supérieur » est arrivée.
▶ Tu sais bien, Kim Iwol, que tu avais pas mal de problèmes. Honnêtement, si on veut aider quelqu’un, il faut qu’il soit en état de recevoir cette aide. Alors, en tenant compte de diverses circonstances, j’ai fait une opération assez lourde.
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Je crus comprendre suffisamment ce que le Système entendait par « opération lourde ».
Moi, qui ouvrais les yeux au Dortoir de Spark. Ma famille, qui s’était déjà éloignée de moi, et ma sœur, qui ne faisait même plus partie de cette famille.
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[SYSTÈME] Une instruction de travail du « Supérieur » est arrivée.
▶ J’ai traité tout ce qui s’était passé après la naissance de Kim Wonjoo comme si cela n’avait jamais eu lieu, et j’ai tout repris depuis le début.
[SYSTÈME] Une instruction de travail du « Supérieur » est arrivée.
▶ Tu peux considérer que j’ai modifié les paramètres pour que la mise en place du tableau se déroule sans accroc. Je n’ai rien fait de particulièrement radical. J’ai simplement changé quelques choix qui auraient pu être faits. C’était quand même pénible. Vraiment.
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Autrefois, nos parents avaient hésité à abandonner ma sœur, puis avaient fini par la ramener à la maison. Mais cette fois, ils étaient allés au bout de leur hésitation. Tout avait changé à partir de là.
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[SYSTÈME] Une instruction de travail du « Supérieur » est arrivée.
▶ Après ça, j’ai simplement déplacé le temps jusqu’au moment où Assistant manager Kim a ouvert les yeux… Comment les jeunes appellent ça, déjà ? Une régression, ou un truc du genre ? C’est comme cliquer sur un endroit de la barre de lecture de MiTube pour lancer une vidéo en plein milieu. C’est le même principe. L’histoire d’avant n’a pas été coupée ni effacée. On « commence à partir de là », c’est tout.
[SYSTÈME] Une instruction de travail du « Supérieur » est arrivée.
▶ Heureusement, Assistant manager Kim était mort depuis peu, et tu n’avais même pas encore entendu les explications sur le « Règlement » ou les « Occasions ». Je n’avais qu’à extraire ta conscience et la fourrer dans le corps de la vidéo ! On a eu de la chance.
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Le Système parlait de ramener quelqu’un qui était sur le point de voir sa vie défiler devant ses yeux comme si de rien n’était.
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[SYSTÈME] Une instruction de travail du « Supérieur » est arrivée.
▶ Le fait est que toute cette situation est arrivée parce que j’essayais de répondre autant que possible à la demande de madame Kim Wonjoo. Alors, je te serais reconnaissant de t’excuser pour toutes les fois où tu m’as insulté en me traitant de système de merde ou je ne sais quoi, d’accord ?
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« Pour quelqu’un qui prétend avoir fait tout son possible pour répondre à sa demande, tu n’as pas vraiment réussi à faire quoi que ce soit, non ? »
Je ne savais pas quel souhait ma sœur avait formulé, mais je comprenais que le Système s’était donné tout ce mal pour en poser les bases.
Je compris aussi pourquoi il m’avait mis à l’épreuve pour voir si je sauterais encore d’un pont et m’avait sans cesse poussé à changer ma façon de penser. Le Système avait dû juger que la personne que j’étais à l’origine n’était pas en état d’exaucer le souhait de ma sœur.
Alors, sous prétexte d’atteindre son Objectif, il n’avait cessé de me pousser à continuer de vivre. Si je mourais en cours de route, il ne pourrait pas corriger l’erreur.
Un Système qui fonctionnait uniquement selon un Objectif fixe n’avait aucune raison de se comporter comme un humain. Voilà pourquoi il avait adopté une attitude aussi agressive, alors qu’il était censé me guider dans une direction positive.
J’avais compris tout cela. Mais le plus important restait un mystère. Après s’être donné tant de mal pour les obtenir, le Système m’avait-il vraiment transmis correctement les dernières paroles de ma sœur ?
Que signifiait ce choix entre ma sœur et les membres ? Cela faisait-il aussi partie de ce qui devait me préparer à entendre sa demande ? Comment étais-je censé relier tous ces événements absurdes pour en faire des « mesures raisonnables » ?
J’étais tellement irrité que je n’en pouvais plus. Mon corps était peut-être épuisé ou mon moral à bout, mais j’avais envie de tuer le Système, qui se servait de ma sœur comme excuse. Tout cela était trop pour moi.
J’aurais peut-être dû rester allongé. J’aurais dû lui crier d’oublier ses balivernes sur les principes fondateurs de son entreprise et de tout laisser tomber.
Mais je savais aussi que je n’en aurais pas été capable. S’il existait le moindre moyen de découvrir ce que ma sœur avait ressenti, je ne pourrais jamais m’en détourner. Depuis le début, c’était un combat que j’étais destiné à perdre.
Le Système s’adressa à moi.
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[SYSTÈME] Une instruction de travail du « Supérieur » est arrivée.
▶ Tu sais qu’il te reste encore une partie du formulaire de demande d’assistance laissé par Kim Wonjoo que tu n’as pas lue, pas vrai ?
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Je relevai brusquement la tête. Après la disparition de ma sœur, j’avais oublié, trop absorbé par ma conversation avec le Système… mais une fois la consultation des données terminée, j’étais censé me réveiller de ce rêve comme d’habitude.
Pourtant, j’étais toujours dans l’illusion. Les archives de ma sœur continuaient de défiler.
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[SYSTÈME] Une instruction de travail du « Supérieur » est arrivée.
▶ Ce cas était extrêmement inhabituel, alors j’ai pris le temps de lire très attentivement les documents de madame Kim Wonjoo. Ce n’est pas comme dans les affaires précédentes, où il suffisait d’atteindre l’objectif.
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Le Système fit apparaître une petite fenêtre supplémentaire remplie de texte. Alors que je m’apprêtais à la lire, il ajouta quelques mots.
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[SYSTÈME] Une instruction de travail du « Supérieur » est arrivée.
▶ Kim Wonjoo était vraiment modeste. Et en même temps, elle souhaitait quelque chose d’immense.
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Je survolai les paroles du Système et m’approchai de la nouvelle fenêtre. Le document s’intitulait « Transcription ». Une note précisait qu’il s’agissait d’une pièce jointe à la demande d’assistance.
Ce qui était inhabituel, c’est que le document ne consignait pas des paroles, mais des « pensées ». L’auteur était « Ami ».
Pourquoi cette gamine ne sourit-elle jamais ?
C’était indéniablement la façon de parler de ma sœur. On aurait vraiment dit que ses pensées avaient été retranscrites telles quelles. Elle se posait beaucoup de questions. Et elle avait tout autant de reproches et d’inquiétudes.
Ça fait longtemps que je suis morte ?
C’est pour ça qu’il a l’air aussi déprimé ?
Je ne sais pas combien de temps a passé. C’est frustrant.
(Ami : Ça fait environ un an que tu te reposes et que tu réfléchis, Wonjoo.)
Toute une année ?
Qu’est-ce qu’il a bien pu faire pour perdre une année comme ça ?
Le temps passe vite, ici, on dirait.
Et Kim Iwol a été comme ça tout ce temps ?
Quand est-ce qu’il va se ressaisir ?
Il disait que sa famille partait en morceaux parce que le soutien de famille d’un foyer d’une personne ne pouvait pas rentrer à cause des heures sup.
Il devrait vite reprendre le cours de sa vie.
Ma sœur était du genre à ne pas laisser ses émotions s’envenimer, si possible. Elle n’essayait pas de tout garder pour elle. Elle disait que c’était comme ça qu’on préservait sa santé mentale et, quand quelque chose la mettait en colère, elle allait le soir même dans un centre de baseball pour taper quelques balles et se défouler. Elle avait un moral sans commune mesure avec le mien : moi, j’effaçais simplement les souvenirs douloureux, incapable de les affronter.
C’est parce qu’il n’a personne à ses côtés ?
Pour Noona, qui était comme ça, il avait fallu un an pour mettre de l’ordre dans ses sentiments. Et savoir que tout cela n’était que culpabilité à mon égard était compliqué et amer. Je ne trouvais pas les mots pour en dire davantage.
Je lui ai dit qu’il devrait voir ses amis plus souvent.
Faire les trajets pour aller au travail et en revenir. Travailler même le week-end.
Eh ben, putain, avec autant de boulot, quand est-ce qu’il est censé voir ses amis ou même prendre des congés ?
Ce manager est un vrai fils de pute.
En voyant son tempérament explosif, prêt à s’emporter, je reconnus sans l’ombre d’un doute ma sœur. Ces traces de sa personnalité intacte me firent sourire. Ses pensées devenaient de plus en plus vivantes. Ses émotions fluctuaient comme si elle s’était mise en colère en même temps que moi, en me regardant.
C’est quoi, toutes ces putains de conneries qu’ils lui font faire ? Putain.
Tu pourrais au moins avoir la décence d’installer toi-même les tuteurs pour tes tomates cerises, non ?
Et Kim Iwol le fait vraiment parce qu’on le lui a demandé. Sérieusement.
Bon, c’est vrai, qu’est-ce qu’un employé ordinaire peut faire contre les ordres de ses supérieurs ?
N’empêche, c’est quoi ces putains de trucs que ce manager lui fait faire ?
L’Équipe RH, c’est juste pour faire joli ?
Ah oui, c’est l’Équipe RH.
Regardez-moi cette boîte de merde : elle a l’air impeccable de l’extérieur, mais à l’intérieur, rien ne va.
C’est ma faute, j’aurais dû lui dire de mieux se renseigner sur l’entreprise avant de postuler…
Je devrais peut-être ajouter à mes regrets de lui avoir acheté ce survêtement dont ce groupe faisait la pub.
C’est trop tard, maintenant que le « Règlement » ou je ne sais quoi est déjà terminé ?
Lire ses commentaires sans filtre me réconforta étrangement. Rien que de savoir que quelqu’un comprenait ce que je traversais me faisait du bien.
Quand même, si j’avais eu ma sœur à mes côtés, j’aurais sans doute pu vivre bien mieux.
Mais elle n’était pas là, n’est-ce pas ? Cette pensée m’attrista.
Les archives de ma sœur ne parlaient que de moi. On aurait dit qu’elle n’était pas allée voir le reste de la famille. Même si ses amis devaient lui manquer, elle ne regardait que moi.
Elle avait tout observé, y compris mes activités de fan officieux de Spark. Elle s’était indignée que je sois accaparé par des tâches sans rapport avec l’entreprise et que je ne puisse pas rentrer chez moi, puis avait regardé l’écran pour voir sur quoi je travaillais avec tant d’acharnement. Je ricanai en lisant son indignation devant les publicités roses dans le métro.
Mais combien y a-t-il de stations de métro… ?
Alors, quand ils disent qu’il y a toujours une publicité pour une Idole quelque part, ce sont les fans qui la fabriquent et l’installent eux-mêmes.
Je croyais que c’étaient les agences qui s’en chargeaient.
La vie des Idoles doit être sympa.
Les fans ouvrent des cafés et affichent des pubs pour leur anniversaire.
Je me demande si Kim Iwol a eu droit à une fête pour son anniversaire cette année.
Il va zapper son propre anniversaire et s’occuper seulement de celui des autres ?
J’aurais peut-être dû finir de mettre de l’ordre dans mes pensées un peu plus tôt.
J’aurais au moins pu lui organiser un anniversaire Bluetooth.
Tu ne voulais pas fêter mon anniversaire parce que tu avais peur que je me sente seul ? Alors, une « fête Bluetooth », sans que la personne puisse la voir, ne va pas vraiment à l’encontre de l’idée de départ ?
Je râlai tout bas sans m’en rendre compte. Je ne faisais que lire des souvenirs passés, mais j’avais l’impression de lui parler pour la première fois depuis une éternité.
J’aurais voulu qu’elle me voie et qu’elle ressente la même chose. J’aurais dû lui montrer que j’allais bien, pour qu’elle se dise : « Kim Iwol se comportait comme s’il était le seul au monde à avoir des problèmes, mais regarde-le maintenant. »
Au moins, ma sœur n’avait pas l’air déprimée. Cela me réconfortait.
Ma sœur avait été profondément choquée d’apprendre qu’une chemise décontractée d’Idole coûtait 1,08 million de won. Tout lui était étranger : les émissions en direct avec des gâteaux d’anniversaire commandés sur mesure, les bouquets et les cadeaux envoyés aux ambassadeurs par les entreprises qui faisaient leur publicité, et même les surprises organisées par les fans pendant les concerts.
Qu’est-ce que ça fait d’être aimé quand on travaille ?
La satisfaction au travail est plus élevée dans ce genre de métier ?
Ou alors le stress qui va avec finit par compenser ?
Oh, c’est Spark.
On dirait qu’ils ont encore fait une séance photo de groupe.
Mais les photos ne sont pas censées être retouchées avant leur publication ?
Pourquoi Kim Iwol les retouche encore ?
Je ne comprends pas…
Ils ont dit que le membre le plus âgé avait le même âge que Kim Iwol.
Les autres doivent avoir à peu près le même âge, non ?
Dans un groupe composé de gens du même âge, on doit tous se sentir amis.
C’est bien de travailler avec ses amis.
On peut bien s’entendre, compter les uns sur les autres et parler plus facilement de ses soucis.
Avoir ne serait-ce qu’un collègue avec qui on s’entend vraiment, ça change tellement de choses.
S’ils sont tous ensemble, ça ne doit pas leur donner beaucoup plus de force que s’ils étaient seuls ?
Et les Idoles ont aussi des fans.
Je ne suis qu’une personne ordinaire, alors qu’est-ce que je peux bien comprendre à ce que ressent une célébrité quand elle regarde ses fans ? Mais avec autant de soutien, j’imagine mal qu’on ne se sente pas porté.
Apparemment, voir Spark réuni devant une caméra pour prendre des photos, puis me voir les retoucher ensuite, semblait assez étrange à ma sœur. Surtout en comparaison avec moi, qui souriais rarement depuis sa mort.
Ma sœur devint peu à peu plus silencieuse. Quand elle arriva au passage où je rentrais du travail pour m’allonger et fixer le plafond, les phrases se mirent à être séparées par des points de suspension.
Ce qui m’avait vraiment intrigué, c’était ce qu’elle pensait à ce moment-là.
Alors que j’avalais ma déception persistante, une courte phrase attira mon regard.
Est-ce que ce gamin a déjà été heureux, dans sa vie ?
Les points de suspension se poursuivaient à l’infini. La page suivante était vide, comme celle d’après.