Chapitre 4
## Scène 1 — Amphithéâtre B104
L’amphithéâtre était bien plus vaste que je ne l’avais imaginé. Les rangées de sièges formaient un large demi-cercle qui descendait progressivement vers une estrade située au centre de la salle. Chaque place possédait un pupitre individuel, équipé d’un casier de rangement intégré sous le plateau ainsi que de prises destinées aux appareils électroniques.
Le plafond, particulièrement haut, était soutenu par d’imposantes poutres de pierre entre lesquelles étaient discrètement intégrés des panneaux d’éclairage. De larges baies vitrées occupaient tout un côté de la pièce et laissaient entrer une abondante lumière naturelle, suffisamment douce pour ne pas éblouir les étudiants.
Face aux gradins, un immense écran occupait presque toute la largeur du mur. À côté, un tableau noir traditionnel côtoyait un tableau numérique interactif, comme si l’Académie refusait de choisir entre les méthodes d’enseignement anciennes et les plus modernes.
Rien n’était luxueux, mais tout semblait avoir été conçu avec soin. Chaque élément avait sa place, chaque détail paraissait destiné à favoriser l’apprentissage plutôt qu’à impressionner les nouveaux arrivants.
« C’est encore plus grand que mon ancien lycée…, » soufflai-je.
Odessa balaya lentement la salle du regard.
« Je crois que je n’avais jamais vu une classe aussi grande. »
« Et nous sommes cent à devoir suivre le cours ici. »
« Au moins, personne ne pourra dire qu’il n’y avait pas assez de place. »
Nous gagnâmes deux sièges situés à peu près au milieu de l’amphithéâtre. De là, nous pouvions voir parfaitement l’estrade sans être trop proches du bureau du professeur. Les étudiants prirent progressivement place autour de nous. Certains groupes d’amis s’installèrent côte à côte, tandis que d’autres choisirent de rester seuls, leurs cartes d’étudiant posées devant eux ou leurs carnets déjà ouverts.
Je m’assis et posai mes mains sur le pupitre. Le bois était lisse sous mes doigts, encore froid malgré la chaleur qui montait lentement dans la salle. Je laissai mon regard parcourir une dernière fois l’amphithéâtre, les gradins, l’écran noir et les grandes fenêtres derrière lesquelles les tours de l’Académie découpaient le ciel.
Dans quelques instants, notre premier cours d’Histoire et d’origine des runes commencerait.
Je découvrirais enfin ce que signifiait réellement étudier dans la plus prestigieuse Académie du royaume.
Les conversations se poursuivirent encore un moment, jusqu’à ce que la porte de l’amphithéâtre s’ouvre une nouvelle fois.
Un homme entra d’un pas calme et se dirigea vers le bureau. Il devait approcher de la cinquantaine. Ses cheveux bruns, légèrement grisonnants aux tempes, étaient soigneusement coiffés, et une paire de lunettes rectangulaires reposait sur son nez.
Comme tous les enseignants de l’Académie, il portait l’uniforme officiel des Arcanistes. Le dragon brodé sur sa poitrine, d’une couleur différente de celui qui ornait l’uniforme des étudiants, permettait de l’identifier immédiatement comme membre du corps professoral.
À son entrée, les dernières conversations s’éteignirent d’elles-mêmes.
Sans un mot, il posa ses affaires sur le bureau, ouvrit le terminal intégré à celui-ci, puis parcourut rapidement l’amphithéâtre du regard. Ses yeux s’arrêtèrent brièvement sur chaque étudiant, comme s’il cherchait à retenir nos visages avant même de connaître nos noms.
« Bonjour à tous. »
Sa voix était posée et claire, sans chercher à s’imposer. Pourtant, elle porta jusqu’aux derniers gradins.
« Je me nomme Adrian Ashford. Je serai votre professeur d’Histoire et d’origine des runes, mais également votre professeur principal durant cette première année. »
Quelques étudiants échangèrent discrètement un regard. À mes côtés, Odessa redressa légèrement le dos et posa ses deux mains sur son pupitre.
Le professeur poursuivit :
« Avant de commencer notre premier cours, nous allons procéder à l’appel. Lorsque vous entendrez votre nom, répondez simplement : « Présent ». »
Il baissa les yeux vers son terminal.
« Marlowe Mistwalker. »
« Présente. »
« Alister Wavecrest. »
« Présent. »
Les noms s’enchaînèrent à un rythme régulier. Certains étudiants répondaient d’une voix assurée, tandis que d’autres murmuraient leur réponse en gardant les yeux fixés sur leur pupitre.
« Elrick Morgan Hayes. »
Je relevai la tête.
« Présent. »
Le professeur leva brièvement les yeux dans ma direction avant de poursuivre.
« Odessa Windrunner. »
« Présente. »
Odessa répondit d’une voix claire, puis se tourna légèrement vers moi avec une expression satisfaite, comme si elle venait de réussir une épreuve importante. Je réprimai un sourire et reportai mon attention sur le professeur.
Quelques instants plus tard, Adrian Ashford termina l’appel.
« Parfait. Tout le monde est présent. »
Il contourna lentement le bureau, les mains croisées dans le dos, puis s’arrêta au centre de l’estrade. Un léger silence s’installa dans l’amphithéâtre. Je pris mon crayon et le fis rouler entre mes doigts avant de le poser devant moi.
« Comme je vous l’ai indiqué, je serai votre professeur principal durant cette première année. Nous aurons largement le temps de faire connaissance au fil des prochains mois. Pour l’heure, je souhaiterais commencer par une question très simple. »
Son regard parcourut les gradins.
« À votre avis… qu’est-ce qu’une rune ? »
Quelques étudiants échangèrent des regards hésitants. Je connaissais la réponse générale, mais je n’aurais pas su la formuler avec précision. Une main finit par se lever au premier rang.
« Oui ? »
« Un symbole utilisé pour canaliser le pouvoir ? »
Le professeur acquiesça.
« Une réponse correcte. »
Une deuxième main se leva un peu plus loin.
« Une forme d’écriture ancienne ? »
« Également. »
Il se tourna vers le tableau numérique. D’un simple geste, l’écran s’illumina. Un unique titre apparut en lettres blanches : Histoire et origine des runes
Adrian Ashford demeura quelques instants face à l’écran avant de se retourner vers nous.
« Les runes sont probablement les éléments les plus importants de notre civilisation. Pourtant, beaucoup de personnes se contentent de les utiliser sans chercher à comprendre d’où elles viennent. »
Il marqua une courte pause, laissant ses paroles s’installer dans le silence.
« Aujourd’hui, nous allons donc remonter à leur origine. »
Plusieurs symboles apparurent sur l’écran.
« Avant de devenir un système complexe permettant de maîtriser le pouvoir, les runes étaient déjà utilisées comme symboles. Mais au fil du temps, leur véritable nature fut progressivement découverte. »
Les étudiants commencèrent à prendre des notes. Autour de moi, les pointes des crayons se mirent à courir sur le papier.
« La question que nous devons nous poser est donc simple : comment sommes-nous passés de simples symboles à un système capable de produire et de transmettre du pouvoir ? »
Quelques mains se levèrent. Le professeur désigna un étudiant.
« Oui ? »
« Les premières runes étaient-elles déjà capables de produire du pouvoir ? »
Adrian Ashford esquissa un léger sourire.
« C’est précisément l’une des questions qui a longtemps divisé les chercheurs. »
Il se dirigea vers le tableau.
« Les premières traces connues ne nous permettent pas de déterminer avec certitude si leurs créateurs comprenaient réellement leur potentiel. Certaines preuves suggèrent qu’ils utilisaient déjà certaines propriétés des runes. D’autres indiquent que leur véritable fonctionnement n’a été compris que bien plus tard. »
Il fit apparaître plusieurs représentations de runes anciennes.
« Ce que nous savons, en revanche, c’est que les premières civilisations ont progressivement appris à reconnaître les différences entre les runes, leurs propriétés et leurs interactions. »
Une étudiante leva la main.
« Donc toutes les runes n’ont pas le même pouvoir ? »
« Exactement. »
Il se retourna vers nous.
« Chaque rune possède une structure et une propriété qui lui sont propres. Certaines sont liées à la force, d’autres au mouvement, à la matière, à l’énergie ou à des phénomènes beaucoup plus complexes. »
Son regard s’attarda sur les symboles affichés derrière lui.
« Mais une rune seule ne représente qu’une partie de ce système. La véritable maîtrise commence lorsque l’on comprend comment elles peuvent être combinées. »
Cette fois, plusieurs étudiants semblaient particulièrement attentifs. Même Odessa avait cessé de prendre des notes et observait le tableau avec concentration.
« C’est pour cette raison que l’étude des runes ne consiste pas simplement à mémoriser des symboles. Vous devez comprendre leur origine, leur évolution, leur fonctionnement et surtout les relations qui existent entre elles. »
Il fit apparaître une nouvelle série de symboles.
« Au cours de votre formation, vous apprendrez également à distinguer les différentes familles de runes et les systèmes qui se sont développés au fil des siècles. Vous étudierez notamment les premiers alphabets runiques connus et leur évolution. »
Il s’arrêta devant l’écran.
« Parmi eux, le Futhark occupe une place fondamentale. »
Quelques étudiants se redressèrent légèrement.
« Le Futhark est l’un des plus anciens systèmes runiques connus. Il constitue l’une des bases historiques de l’étude des runes et nous permet de comprendre comment les premiers systèmes runiques ont été organisés. »
Plusieurs symboles apparurent, alignés sur l’écran.
« Mais comprendre le Futhark ne signifie pas simplement apprendre une suite de symboles. Vous devrez comprendre pourquoi ces symboles ont été créés, comment ils ont évolué et comment leur utilisation a progressivement changé notre civilisation. »
Le silence régnait désormais dans l’amphithéâtre. Je cessai moi aussi d’écrire pendant quelques secondes, incapable de détacher mes yeux des signes qui défilaient sur l’écran. Ils semblaient simples, presque austères, mais l’idée qu’ils aient pu façonner le monde dans lequel nous vivions leur donnait une importance nouvelle.
« L’histoire des runes est donc aussi l’histoire de notre développement. Nos connaissances, notre technologie, nos méthodes de combat et une grande partie de notre civilisation ont évolué avec notre compréhension des runes. »
Il se tourna vers nous.
« Si vous voulez comprendre le monde dans lequel vous vivez, vous devez d’abord comprendre les runes qui ont contribué à le façonner. »
Il effleura le tableau du bout des doigts. Plusieurs titres apparurent aussitôt à l’écran, annonçant les grandes parties du programme qui nous accompagnerait tout au long de l’année.
Le professeur se retourna vers nous.
« Commençons. »
Les deux heures qui suivirent passèrent plus vite que je ne l’aurais cru. Adrian Ashford retraça les grandes étapes de l’histoire des runes, revenant sur leurs premières apparitions connues, l’évolution des anciens systèmes runiques ainsi que les découvertes qui avaient progressivement permis de mieux comprendre leur fonctionnement.
Loin d’énumérer de simples dates ou des noms, il cherchait avant tout à expliquer les liens qui unissaient chaque découverte à la suivante. Ses gestes accompagnaient ses explications : il désignait les symboles du bout des doigts, se déplaçait lentement devant l’écran et s’arrêtait parfois pour laisser les étudiants réfléchir avant de poursuivre.
À plusieurs reprises, des étudiants levèrent la main pour poser des questions auxquelles il répondait avec calme, n’hésitant pas à compléter ses explications par quelques anecdotes historiques. Les échanges rendaient le cours plus vivant que je ne l’aurais imaginé.
Même les plus dissipés finirent par suivre avec attention.
Lorsque la sonnerie retentit enfin, je réalisai que personne n’avait vu le temps passer.
Le professeur referma son terminal avant de nous adresser un dernier regard.
« Nous nous arrêterons ici pour aujourd’hui. Prenez le temps de relire vos notes. Lors du prochain cours, nous commencerons à étudier les fondements théoriques de l’énergie runique. Je vous souhaite une excellente journée. »
À peine eut-il quitté l’estrade que les conversations reprirent dans tout l’amphithéâtre. Les étudiants rangèrent leurs affaires, échangèrent leurs premières impressions sur le cours et commencèrent à quitter la salle.
Je refermai mon carnet, puis me tournai vers Odessa.
« Je ne m’attendais pas à apprécier un cours d’histoire. »
Elle sourit en rangeant sa carte d’étudiant.
« Tu dis ça maintenant. Attends de voir la quantité de notes qu’il va falloir relire. »
Je jetai un coup d’œil à mon carnet déjà bien rempli.
« Tu crois qu’il nous donnera des devoirs ? »
« À l’Académie d’Oirt ? Mais non »
Je poussai un soupir, ce qui lui arracha un rire discret. Puis nous nous levâmes à notre tour et quittâmes l’amphithéâtre avec le reste des étudiants.
## Scène 2 — Travaux dirigés
Les couloirs de l’Académie avaient à peine retrouvé leur tumulte qu’une nouvelle notification s’afficha sur les cartes des étudiants, et cette fois encore, le flot des discussions changea d’orientation avec une rapidité presque mécanique, chacun relisant les lignes qui venaient de s’inscrire devant lui.
Travaux dirigés — Histoire et origine des runes
Heure : 16 h 10
Lieu : Terrain d’entraînement B104
Responsable : M. Lysander Crowe
« C’est pour nous », murmura Odessa après avoir consulté sa carte.
Nous nous mêlâmes alors au mouvement général de ceux qui quittaient les bâtiments d’enseignement, et, contrairement au cours théorique du matin, nul ne semblait savoir avec exactitude ce qui nous attendait. La destination, déjà, suffisait à éveiller la curiosité, car elle ne correspondait en rien à l’image qu’on pouvait se faire d’un simple cours d’histoire.
« Un terrain d’entraînement pour un TD d’histoire... »
« Tu crois qu’on va vraiment utiliser des runes ? »
« Impossible. On vient d’arriver. »
Les voix se croisaient tandis que nous traversions les allées de l’Académie, et les bâtiments d’enseignement laissèrent peu à peu place aux installations réservées aux exercices pratiques. Six terrains s’étendaient au loin, chacun identifié par une désignation précise, comme autant de repères tracés dans l’immensité du campus : A201, A305, B102, C1000, C750, puis enfin B104.
Après quelques minutes de marche, nous nous arrêtâmes devant une vaste enceinte entourée d’un haut grillage métallique, et une plaque fixée près de l’entrée portait simplement l’indication de notre destination. Terrain d’entraînement B104.
À l’intérieur, l’espace se révélait assez vaste pour accueillir plusieurs centaines de personnes ; au centre, une large surface minérale occupait presque tout le terrain, bordée de zones couvertes d’herbe courte, tandis que des gradins longeaient un côté de l’enceinte et que divers équipements étaient disposés aux extrémités, comme si l’ensemble avait été conçu pour recevoir des exercices bien plus exigeants qu’un simple exposé.
Les étudiants pénétrèrent peu à peu sur le terrain avant de se regrouper devant une estrade de pierre installée au centre, et quelques instants plus tard, la porte du bâtiment voisin s’ouvrit sur un homme qui s’avança vers nous d’un pas calme.
Il semblait avoir une trentaine d’années, grand, élancé, vêtu d’une robe sombre marquée de l’écusson de l’Académie, et le dragon vert brodé sur sa poitrine signalait sans ambiguïté son appartenance au corps professoral.
Lorsqu’il arriva devant nous — nous étions une centaine tout au plus — les conversations s’éteignirent presque d’elles-mêmes, comme si sa seule présence suffisait à imposer le silence.
« Bonsoir à tous. »
Sa voix était posée, nette, sans dureté, mais elle portait assez pour que chacun l’entende sans effort.
« Je m’appelle Lysander Crowe. Je suis l’assistant du professeur Adrian Ashford, et je serai chargé d’encadrer vos travaux dirigés cette année. »
Son regard parcourut lentement l’assemblée, s’arrêtant ici et là sur quelques visages attentifs, puis il se tourna vers le tableau installé derrière lui.
« Ce matin, le professeur Ashford vous a présenté l’origine des runes, l’apparition du Futhark ainsi que l’évolution des différents systèmes runiques. »
Il marqua une brève pause, comme pour laisser ces notions s’installer dans les esprits.
« Cet après-midi, nous allons poursuivre ce travail, mais d’une manière différente. »
Quelques étudiants échangèrent un regard, et l’intérêt se fit plus visible dans les rangs, car chacun comprenait déjà qu’il ne s’agirait pas d’un simple prolongement du cours théorique.
« Vous avez passé la matinée à découvrir l’histoire des runes. Vous savez désormais qu’elles constituent le fondement de notre civilisation et que leur évolution a accompagné celle de notre monde. Mais connaître leur histoire ne suffit pas. »
Il prit une craie, s’approcha du tableau et y traça un premier symbole, puis un second, avant de se redresser légèrement pour reprendre.
« Avant de pouvoir comprendre un système runique, il faut d’abord être capable de reconnaître les symboles qui le composent. »
Il posa un instant la craie dans sa main et demanda, d’une voix presque familière :
« Si vous deviez apprendre une nouvelle langue, quelle serait la première chose à connaître ? »
Une réponse monta du groupe après un bref flottement.
« L’alphabet ? »
« Exactement. »
Il accompagna son approbation d’un léger geste de la main, puis fit apparaître un troisième symbole sur le tableau.
« Vous ne pouvez pas lire un mot si vous ne connaissez pas les lettres qui le composent, et vous ne pouvez pas écrire une phrase si vous êtes incapable de les reconnaître. Les runes fonctionnent selon un principe très proche. »
Il s’écarta de quelques pas, observa ce qu’il venait de tracer, puis ajouta :
« Le premier système que vous allez étudier est le Futhark. »
Plusieurs étudiants se redressèrent aussitôt, et Lysander poursuivit sans se presser.
« Le Futhark constitue le premier degré du système runique. Il est composé de vingt-quatre symboles. »
Puis, d’un mouvement précis, il fit apparaître les vingt-quatre runes sur le tableau, les unes après les autres, jusqu’à ce qu’elles forment une ligne complète et dense, presque solennelle dans leur disposition.
Je les observai avec attention ; certaines m’étaient familières, parce que je les avais déjà croisées dans les documents consultés avant notre entrée à l’Académie, mais les voir toutes réunies ainsi leur donnait une autre présence, plus nette, plus concrète, comme si elles cessaient d’être de simples signes pour devenir un véritable langage.
« Ces vingt-quatre symboles constituent la base de votre apprentissage runique. »
Il désigna la première rune du bout de la craie.
« Vous devez apprendre leur forme. »
Puis la suivante.
« Leur nom. »
Puis encore une autre.
« Leur ordre. »
Il se tourna ensuite vers nous, le visage calme, presque impassible, mais avec cette fermeté tranquille qui retenait d’emblée l’attention.
« Et surtout, vous devez être capables de les reconnaître sans hésitation. »
Une étudiante leva la main, et Lysander lui accorda un signe discret.
« Monsieur, est-ce qu’on doit déjà apprendre ce que fait chaque rune ? »
Il secoua légèrement la tête.
« Pas aujourd’hui. »