Chapitre 389
Traducteur : FenrirTL
Éditeur / relecteur / notes : Saphartlantis
Chapitre 389 : Où se trouve la voie démoniaque du Jeune chef du Culte du Démon Céleste ?
C’était le moment où l’« opération conjointe » entre orthodoxes et démoniaques prit fin.
Et maintenant ? Tu dis que je parle beaucoup ces derniers temps ? Tu croyais que je te regardais pour entendre ce genre de réponse ? Et pourtant, les yeux dans les yeux, tu me poignardes dans le dos comme ça ?
Baek Jagang s’illumina, signalant ainsi la formation d’une nouvelle « opération conjointe » entre voies démoniaques et démoniaques.
« Ces sales hérétiques des voies démoniaques et du Culte du Démon Céleste ! » 1
Quoi qu’il en soit, Geom Woojin reprit la parole, comme pour montrer qu’il était sincère.
« Nous allons chasser ensemble, pêcher, et parfois nous jouons aussi au go. »
Geom Mugeuk fut stupéfait.
« Hein ? Mais nous ne sommes jamais allés pêcher ensemble ! »
À cet instant, les yeux de Jin Peicheon brillèrent froidement. Venait-il d’inventer ça ? Il ne parlait même pas à ses enfants ? Malgré les regards soupçonneux, Geom Woojin resta impassible.
« Tu crois que tu es mon seul fils ? »
Bien sûr, lorsque Geom Mugeuk avait posé la question, il s’était douté que son père était allé pêcher avec son frère aîné. Leur père n’était pas du genre à inventer des histoires. Il voulait simplement montrer ici qu’il prenait aussi soin de son frère.
« C’est trop injuste ! Allez pêcher avec moi aussi, je vous en prie ! »
Sans lui répondre, Geom Woojin se tourna vers Jin Peicheon.
« Passer du temps avec mon fils m’a fait du bien, mais j’en avais aussi besoin pour moi-même. »
Les regards des deux hommes se croisèrent.
Cette expression arrogante et hautaine, qui suffisait à irriter quiconque la voyait. Voilà pourquoi c’était évident : ce n’était pas un mensonge. Ce regard n’aurait pas jugé nécessaire de mentir.
« C’est vrai. Passer du temps avec son enfant, c’est bien, et en passer pour soi, c’est bien aussi. »
Le regard de Jin Peicheon se fit glacial.
« Et les autres, alors ? »
L’enthousiasme qui avait commencé à monter quelques instants plus tôt disparut aussitôt.
Il ne s’agissait plus d’un grand-père qui se vantait de ses enfants. C’était Jin Peicheon, chef de l’Alliance du Murim, qui posait la question.
Baek Jagang observait lui aussi en silence, attendant de voir quelle réponse Geom Woojin donnerait.
Geom Woojin fixa la bouteille d’alcool posée devant lui. Selon sa réponse, il se pourrait bien qu’elle ne soit même pas débouchée.
« Tu crois que prendre du temps pour les autres pourrait nous arrêter ? »
À peine eut-il fini de parler que l’atmosphère changea. Elle devint froide et pesante.
Bih Sa-in regarda Geom Mugeuk. Jin Hagun et Jin Haryeong tournèrent eux aussi les yeux vers lui.
Mais Geom Mugeuk ne leur rendit pas leur regard. Il fixa plutôt le dos de son père. Son père et l’Esprit du Démon Céleste gravé dans son dos n’étaient pas du genre à regarder en arrière. Ils ne faisaient qu’avancer.
Son père, qui s’était brièvement retourné à cause de son fils, regardait de nouveau devant lui. Il contemplait le Murim tout entier.
À l’instant, il venait de demander au chef de l’Alliance du Murim : « Pouvez-vous nous arrêter ? »
Les premiers à réagir furent les maîtres orthodoxes du premier étage.
Tous libérèrent leur énergie d’un même mouvement, prêts à frapper à tout instant. Les paroles du chef de culte, quelques instants plus tôt, constituaient une provocation manifeste.
Les maîtres des voies démoniaques se préparèrent eux aussi. Ils échangeaient des messages secrets et débattaient de la marche à suivre si un combat éclatait entre le Culte du Démon Céleste et les factions orthodoxes.
Le Démon Lame du Ciel de Sang continuait de fixer les maîtres orthodoxes devant lui, les bras croisés. Son expression était grave, comme s’il se demandait qui abattre en premier si les hostilités éclataient.
Mais, en vérité, il avait l’esprit ailleurs. Tant que Geom Woojin et Geom Mugeuk se trouvaient là-haut, il était convaincu qu’aucun combat n’éclaterait.
Il pensait à Seo Daeryong. En entendant leur conversation à l’étage, il s’était rendu compte qu’il n’avait jamais eu de véritable discussion avec son propre disciple. 2
« Je devrais trouver le temps de le voir seul, bientôt. »
Cette pensée le surprit. Pourtant, elle ne lui déplaisait pas. Autrefois, elle l’aurait révulsé. À l’époque, il croyait que ces sentiments mièvres ne faisaient qu’accélérer la mort.
Soudain, il se rappela une phrase que Geom Mugeuk lui avait rapportée, attribuée au chef du culte.
Quelle émotion dérisoire pour laquelle mourir.
Oui, c’était probablement ainsi qu’il aurait pensé. Il avait vécu en pensant exactement comme le chef du culte. Mais, ces derniers temps, il se disait souvent que ce sentiment était peut-être le plus précieux de tous ceux qu’il avait connus.
Gu Cheonpa tourna la tête vers la chaleur qu’il sentait à côté de lui.
So Yeonrang avait déjà choisi sa cible. Si une bataille chaotique éclatait, elle comptait tuer la Divinité de l’Épée du Grand Principe.
Et comme Jin Gwang avait déjà senti son intention meurtrière, il espérait même secrètement que le combat commence.
« Nous devons exterminer jusqu’au dernier de ces salauds du Culte du Démon Céleste. »
Telle avait toujours été sa conviction, inébranlable.
Tandis que la tension montait, le Grand Démon Ivrogne déboucha une bouteille et en avala une longue gorgée.
Le léger parfum de l’alcool intensifia la pression dans la pièce.
Bien sûr, même dans une telle situation, certains gardaient leur calme.
Le Roi Poison avait ouvert la fenêtre et appuyait le menton sur l’appui, le regard tourné vers l’extérieur.
Avec n’importe qui d’autre, ils auraient peut-être lancé vers lui une vague d’énergie glaciale pour punir son arrogance. Mais personne n’osait chercher querelle au Roi Poison. On pouvait le tuer, certes, mais cela signifierait aussi la mort de tous les autres. Le Roi Poison avait toujours été une existence de cette trempe.
Alors que la tension menaçait d’atteindre son point de rupture…
Geom Mugeuk adressa un message secret à Baek Jagang.
― Essayez de calmer les choses.
― Moi ?
La demande d’aide le surprit, mais il ne pouvait pas dire qu’elle lui déplaisait.
― Qui d’autre, sinon ?
― Si les orthodoxes et le Culte du Démon Céleste se battent, ça nous arrange, non ?
― Et s’ils se rapprochent en combattant ?
― Hmm, ce serait problématique.
Des trois hommes présents, Baek Jagang restait le plus souple.
« Sa-in, sers-moi à boire. »
« Oui, Maître. »
Bih Sa-in remplit le verre de Baek Jagang.
Geom Woojin et Jin Peicheon comprirent tous deux son intention : ils n’allaient pas vraiment engager ici un combat à mort.
« Mugeuk, sers-moi à boire. »
« Oui, Père. »
Jin Peicheon ne voulut pas être en reste et prit la parole à son tour.
« Hagun, sers-moi à boire. »
« Oui, Grand-père. »
Ainsi, chacun des trois hommes vida un verre.
En reposant le sien, Jin Peicheon demanda à Geom Mugeuk :
« Tu dis que ta voie démoniaque se trouve ici ? »
« Oui, c’est exact. »
« Où se trouve donc cette voie démoniaque dont tu parles ? »
À la question de Jin Peicheon, tous les regards se tournèrent vers Geom Mugeuk. Jin Peicheon n’était pas le seul curieux : Baek Jagang se demandait lui aussi où, dans cette auberge, sa voie démoniaque pouvait bien se cacher.
Geom Mugeuk donna une réponse à laquelle personne ne s’attendait.
« Vous la regardez en ce moment même. »
« Qu’est-ce que tu veux dire ? »
Geom Mugeuk désigna Jo Chunbae, qui se tenait là, tout embarrassé, incapable de redescendre. 3
Ce n’est qu’alors que Jin Peicheon comprit : la voie démoniaque de Geom Mugeuk, c’était Jo Chunbae.
« Ce tavernier est ta voie démoniaque ? »
« Oui. »
Jo Chunbae était de loin le plus choqué. Ces derniers temps, il s’était habitué aux surprises, mais celle-ci battait son record personnel.
A-t-il déjà été la voie démoniaque de quelqu’un ? Ce type doit être ivre. Et devant le chef du culte, le chef de l’Alliance et celui de l’Alliance des voies démoniaques, en plus. Bon sang, il est complètement saoul.
Cette fois, Jin Peicheon adressa sa question à Jo Chunbae.
« Êtes-vous la voie démoniaque du Jeune chef du Culte du Démon Céleste ? »
« Comment oserais-je… »
Jo Chunbae, si décontenancé, ne savait que répondre.
« J’aimerais entendre votre avis. Je veux savoir ce qu’en pense la personne concernée. Je ne vous menace pas, vous pouvez répondre librement. »
Mais comment aurait-il pu se sentir « libre » dans une telle situation ? 4
Affolé, Jo Chunbae regarda autour de lui, égaré, puis jeta soudain un coup d’œil à Geom Mugeuk.
Geom Mugeuk le regardait en souriant. Comme toujours, ses yeux lui disaient : « Je suis là, n’aie pas peur. »
Comment aurait-il pu rendre la bonté de quelqu’un qui avait donné un tel sens à une personne aussi insignifiante que lui ? Même en offrant sa vie, il ne pourrait jamais s’acquitter de sa dette.
« Je… »
Dès qu’il commença à parler, le silence se fit tout autour. Même les respirations cessèrent. Il sentait que tous les regards étaient braqués sur lui.
« Oh, mon cœur… Arrête de battre si fort ! »
Jin Peicheon sourit et dit :
« Parlez comme ce matin, en me considérant comme cette personne. Vous vous étiez bien exprimé, n’est-ce pas ? »
Bien exprimé ? Il ne s’était pas contenté de parler : il avait même un peu réprimandé le chef de l’Alliance.
Jo Chunbae prit une profonde inspiration et se lança. À vrai dire, ces paroles, il voulait les adresser non seulement à Jin Peicheon, mais aussi au Démon Céleste, Geom Woojin. Et c’était sa seule chance. Alors Jo Chunbae rassembla son courage.
« Le Jeune chef du Culte du Démon Céleste a ouvert une antenne du Pavillon des Enfers en face de notre auberge. Il nous a dit d’y aller et de signaler toutes les injustices. Nous avions passé notre vie à nous faire malmener par les artistes martiaux, mais maintenant, nous avons vu ceux du Pavillon des Enfers de nos propres yeux et nous leur avons même transmis des plaintes. Ces derniers temps, nous nous sommes rapprochés d’eux. Quand nous préparons quelque chose de bon, nous en apportons aux gens de l’antenne pour qu’ils en profitent aussi. »
Sa voix tremblait tant que ses paroles n’en paraissaient que plus sincères.
« Le Jeune chef du Culte du Démon Céleste venait souvent dans mon auberge et buvait avec nous. Et il m’a dit : “Ma voie démoniaque ne casse pas les tables.” »
Les maîtres du premier étage, qui entendaient cela pour la première fois, se regardèrent. Avaient-ils mal entendu ? Il ne cassait pas quoi ?
« Depuis, ceux qui avaient l’habitude de se saouler et de semer le trouble en frappant les autres ont commencé à disparaître. Les artistes martiaux qui traitaient les marchands d’ici comme des domestiques ont cessé de venir, eux aussi. Il y a moins de morts accidentelles et moins de gens qui disparaissent. Je ne sais pas ce qu’est une voie démoniaque, ni ce que sont la Voie orthodoxe ou les voies démoniaques. »
Jo Chunbae parlait les yeux étroitement fermés. Seule sa dévotion envers Geom Mugeuk lui donnait la force de surmonter sa peur.
« Pourtant, si je devais choisir une seule “voie” parmi toutes celles du monde, je choisirais sans hésiter la voie démoniaque du Jeune chef du Culte du Démon Céleste. Même sans savoir ce que c’est, je la choisirais quand même. Je peux vous assurer que tous les habitants du village de Maga feraient de même. Quand tous les autres étaient loin, le Jeune chef du Culte du Démon Céleste est resté à nos côtés. »
Parvenu jusque-là, Jo Chunbae révéla une vérité qu’il n’avait jamais exprimée à voix haute.
« J’espère que le Jeune chef du Culte du Démon Céleste ne fera rien de trop grand. Parce que je sais qu’il continuera à prendre soin des gens qu’il rencontre et à agir pour le bien de tous. J’ai peur que ce soit trop dur pour lui. J’ai peur qu’il finisse épuisé. » 5
Comme en transe, Jo Chunbae baissa profondément la tête lorsqu’il eut fini.
« Moi, qui ne suis qu’un homme de rien, je suis allé bien au-delà de ma place. Je vous prie de me pardonner. »
Son corps tremblait violemment. Maintenant qu’il avait fini de parler, la peur le submergeait. Il ne se souvenait même plus exactement de ce qu’il avait dit. Avait-il manqué de respect ? Avait-il fait quelque chose qu’il n’aurait jamais dû faire ?
Geom Mugeuk s’approcha de lui et lui parla avec douceur.
« Merci, tavernier. Quel tavernier au monde se tiendrait ici pour parler en mon nom ? »
« C’est plutôt l’inverse. Quel Jeune chef du Culte du Démon Céleste parlerait au nom d’un tavernier ? Pour le Jeune chef du Culte du Démon Céleste, je mourrais ici sans le moindre regret. »
Geom Woojin, Jin Peicheon et Baek Jagang observèrent en silence les yeux brûlants de sincérité de Jo Chunbae. Geom Muyang, Bih Sa-in, Jin Hagun et Jin Haryeong firent de même. Les Suprêmes Démoniaques et les maîtres orthodoxes et des voies démoniaques du premier étage aussi.
Certains comprenaient profondément le lien qui unissait les deux hommes. D’autres ne le comprenaient pas du tout. Quelques-uns y voyaient une ruse, une mise en scène. D’autres trouvaient cela pitoyable. 6
Et puis…
Ttorororong.
Dans un tintement clair et vibrant, Geom Woojin versa de l’alcool dans le verre posé devant lui.
« Tavernier, venez recevoir un verre de ma main. » *
« ! »
Jo Chunbae pâlit aux paroles de Geom Woojin.
« Comment le pourrais-je ? »
Il tremblait de tous ses membres, mais qui aurait pu simplement ignorer un tel ordre ?
Jo Chunbae s’empressa d’approcher et reçut le verre avec respect.
« Maintenant, buvez-le et servez-m’en un à votre tour. »
Après l’avoir bu, Jo Chunbae servit un verre à Geom Woojin. Ses mains tremblaient tant que l’alcool déborda de la coupe.
Mais l’alcool renversé reflua dans le verre comme par magie. Geom Woojin avait utilisé la Télékinésie du Vide à un niveau extrême pour ramener le liquide débordant dans la coupe. Pas une seule goutte ne toucha le sol.
À cet instant, Jo Chunbae croisa le regard de Geom Woojin pour la première fois.
Ce ne fut qu’un bref instant, mais Jo Chunbae n’oublierait jamais ce regard, pas même au terme de sa vie.
À ce moment-là…
« Permettez-moi de vous offrir un verre, moi aussi. »
Incroyablement, c’était Jin Peicheon qui venait de parler. La sincérité de Jo Chunbae envers Geom Mugeuk avait touché le cœur du chef de l’Alliance. Ces paroles venaient donc, elles aussi, du fond du cœur.
« Je ne comprends pas encore tout à fait la voie démoniaque du Jeune chef du Culte du Démon Céleste, mais je vois au moins clairement pourquoi elle est ici. »
Jin Peicheon servit un verre à Jo Chunbae.
Baek Jagang ne resta pas en retrait.
Il fit signe à Jo Chunbae de s’approcher, sans un mot.
Baek Jagang ne dit rien. Il se contenta de servir un verre à Jo Chunbae et de faire doucement tinter son propre verre contre le sien. 7
Tchin.
Le tintement clair des verres résonna doucement dans l’auberge.
Ce son devint le signal qui dissipa la tension suspendue dans l’air.
Geom Mugeuk lança d’une voix forte :
« Père, chef de l’Alliance, trinquons nous aussi ! »
Geom Woojin et les deux chefs d’Alliance acquiescèrent. Geom Mugeuk emmena alors les quatre autres et s’installa dans un coin du deuxième étage.
« Tavernier, apportez-nous à boire ! »
« Oui, j’arrive ! »
Jo Chunbae accourut avec de l’alcool et des coupes.
Alors qu’ils allaient tous s’asseoir, boire un verre et faire connaissance…
Un plat vola depuis le fond de l’auberge et flotta lentement vers leur table.
Porté par la Télékinésie du Vide, le plat de champignons sautés atterrit juste devant Bih Sa-in.
Puis la voix de Baek Jagang s’éleva derrière eux.
« Des champignons, le plat préféré de Sa-in. » 8
Les yeux de Bih Sa-in s’écarquillèrent. Depuis le début de la réunion, il n’avait jamais affiché une expression aussi décontenancée.
Le plat de canard posé sur la table de Jin Peicheon ne tarda pas à suivre.
Le plat envoyé par Jin Peicheon traversa les airs et atterrit devant Jin Hagun.
« Hagun, du canard, ton plat préféré. Ne bois pas le ventre vide. »
Puis se produisit quelque chose que personne n’aurait imaginé : le plat de la table de Geom Woojin s’éleva lui aussi dans les airs.
Le plat envoyé par Geom Woojin atterrit devant Geom Mugeuk.
« Mais c’est justement celui que je déteste… »
Geom Woojin lui répondit :
« Voilà pourquoi je te l’ai envoyé. Je le déteste aussi. »
Depuis sa place, Geom Mugeuk ne voyait que le dos de son père. Il lui sembla que l’Esprit du Démon Céleste gravé dans ce dos arborait le même sourire que son père.
« Bien sûr ! Le sang ne ment pas. Nous avons les mêmes goûts ! Mais quand même, le plat que mon père m’a envoyé est le meilleur ! »
À l’exclamation de Geom Mugeuk, Jin Hagun lança à son tour :
« Non ! Le meilleur, c’est le plat envoyé par le chef de l’Alliance ! »
Bih Sa-in, qui n’était pas du genre à s’avouer vaincu, cria encore plus fort :
« Non ! Le meilleur, c’est celui que mon maître m’a envoyé ! »
En regardant cette nouvelle compétition, Jin Haryeong sourit d’un air qui semblait dire : « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de ces types ? » Elle se rappela un dicton : les hommes, même en vieillissant, restent de grands enfants. Et pour étudier les hommes, autant étudier les enfants. Voilà ceux qui protégeaient le Murim.
« Pourquoi souriez-vous comme ça ? »
À la question de Geom Mugeuk, elle leva son verre et répondit :
« Parce que je me sens rassurée. Allez, trinquons tous ensemble ! »
1 : Haha, ils retournent leur veste tellement vite ! XDXDXD
2 : Ce sont toujours les petites ondulations qui, en s’accumulant, peuvent changer le cœur de quelqu’un pour le meilleur.
3 : Loooool, j’avais oublié qu’il était coincé ! XDXDXD Il a raté le bon moment pour s’échapper ^^
4 : Ouais… C’est comme si le président des États-Unis débarquait chez toi et te demandait ce que tu penses de la vie. Bien sûr que tu serais décontenancé ! XDXDXD
5 : C’est vraiment un ami. Même s’ils n’ont pas passé tant de temps ensemble, lui aussi sent que Mugeuk se tue à la tâche.
6 : Tout le monde ne peut pas comprendre, ni même en avoir envie. L’essentiel, c’est que le message parvienne à ceux auxquels il était destiné.
7 : Ses petits-enfants ne croiront jamais ses vantardises ! XDXDXD Quel heureux dilemme ^^
8 : Haha, il continue de se vanter, même maintenant. Quelle mesquinerie ! XDXDXD
* : Dans les cultures orientales, offrir un verre et en recevoir un en retour est l’une des marques de respect les plus importantes.
Que ce soit entre des époux lors de leur mariage, pendant des négociations entre tribus sur le partage des pâturages, lorsqu’un enfant honore ses ancêtres ou qu’on accueille un pèlerin chez soi, il s’agit de l’un de leurs plus anciens rituels sociaux.
Les boissons varient, de l’alcool au thé, selon les régions et les ressources locales disponibles (il va sans dire que l’eau est plus précieuse dans le désert qu’au bord d’un lac. Et puis, se saouler dans le désert est une très, très mauvaise idée ! XDXDXD).
Cette tradition s’étend du Maroc au Japon et remonte à au moins mille ans (les historiens débattent pour savoir si elle est apparue au huitième ou au neuvième siècle. Ce n’est pas si important, à vrai dire).
Il existe même des théières chinoises en terre cuite vieilles de quatre cents ans qui conservent encore aujourd’hui la patine due à leur usage répété, même si elles nécessitent un entretien régulier (la scène de la cérémonie du thé dans l’épisode deux de la première saison de Sherlock l’explique bien ; allez la regarder).
En résumé, recevoir un verre de la part de l’une des personnes les plus puissantes du monde est plutôt un grand honneur pour un humble tavernier ^^