Chapitre 407
[Traducteur – Night]
[Relecteur – Gun]
Chapitre 407 : Percée des offrandes (11)
— Hein ? Qu’est-ce que…
— C’est… la mariée… ?
— D-Du sang ! Sauvez-vous !
Quand Jiseon s’engagea dans l’allée nuptiale, tous les invités de la salle restèrent hypnotisés par sa silhouette.
Et pour cause.
— Aaaaaah !
À chaque pas, elle parcourait soixante à soixante-dix mètres, écrasant tout sur son passage.
Crac !
Les sièges des invités, recouverts d’écailles bleues, s’effritaient sous ses pieds comme de simples biscuits.
Les invités cosmiques qui avaient d’abord tenté de barrer la route à la mariée s’égaillèrent, terrorisés.
— C-C’est de la folie !
— Sauvez vos vies !
Bien sûr, elle n’avait pas l’intention d’écraser délibérément les invités en fuite.
Même lancée à pleine vitesse, elle inclinait le corps pour les éviter.
— Poussez-vous, bande de bâtards !
Mais c’était là son erreur.
Avec ses deux cent cinquante mètres de long, ses brusques changements de posture déplaçaient considérablement son centre de gravité.
— Hein ? Oh non…
Déséquilibrée, elle trébucha et croisa les pattes avant pour retrouver son aplomb.
CRAC !
Ses mouvements erratiques semèrent la confusion parmi les invités. Puis, lorsqu’elle vacilla de nouveau pour les éviter, le même chaos recommença.
— Merde… Je suis foutue !
BOUM ! BOUM !
Les mouvements de Jiseon devinrent totalement imprévisibles.
— Elle essaie de tous nous tuer ?!
— Écartez-vous !
— Je vous en prie… épargnez-moi… !
Invités comme renforts se jetaient dans toutes les directions pour échapper à ses énormes pieds. Ce chaos ahurissant se poursuivit sur six cents mètres, jusqu’à l’endroit où les trois examinateurs retenaient les prisonniers de Rohm.
■ … Qu’est-ce que… ?
En entendant cette charge qui faisait trembler la terre, Gern et les deux examinateurs levèrent les yeux.
Et, profitant de cette brève distraction, les prisonniers saisirent leur chance.
BAM !
■ Argh !
■ Bande de salauds !
Même entravés, les prisonniers avaient encore assez de force pour se défendre.
■ S’en prendre à des fonctionnaires est un crime grave ! Vous voulez pourrir dans la Grande Prison ?!
Furieux, Gern passa les bras autour du cou d’un prisonnier pour le maîtriser, tandis que les deux autres examinateurs s’efforçaient de retenir les autres.
Et au beau milieu de ce chaos…
— Dégagez le passage !
Jiseon, le Dragon de Glace, fonçait sur eux en faisant trembler le sol.
CRAC !
Les sièges fracassés volèrent dans toutes les directions comme des balles.
Les trois examinateurs tentèrent d’éloigner les prisonniers de la force qui fonçait sur eux, mais ceux-ci s’accrochèrent avec acharnement.
■ Qu’est-ce que… ?!
— Hahaha ! Où croyez-vous aller ?!
— Mourons tous ensemble !
Les prisonniers ricanaient tandis qu’une immense ombre bleue se dressait au-dessus d’eux, accompagnée d’une pression écrasante.
FROUF !
Jiseon était arrivée.
— Aaaaaah !
Elle piétina le sol et son énorme genou couvert d’écailles projeta les examinateurs dans les airs.
BAM !
■ Gah !
■ Argh !
Bien sûr, ces examinateurs n’étaient pas assez faibles pour mourir d’un simple coup de patte de dragon.
Mais le vrai problème, c’étaient les prisonniers.
— C’est le moment !
— Hahaha !
Profitant de la diversion, les prisonniers s’éparpillèrent dans toutes les directions.
■ Gern ! Ils s’échappent !
Un des examinateurs, un homme décharné, désigna les prisonniers qui escaladaient déjà les murs en direction du plafond.
Gern hésita, une main agrippée à un côté de son masque.
Il devait choisir : empêcher la Percée ou poursuivre les fugitifs.
Puis il prit sa décision.
■ … Nous faisons respecter la loi.
En tant que fonctionnaire, son devoir passait avant tout.
Renonçant à arrêter la charge de Jiseon, il bondit dans les airs avec les autres examinateurs pour poursuivre les prisonniers en fuite.
FROUF !
Jiseon jeta un regard de côté, momentanément perplexe.
— Quoi… ?
Elle ne comprenait pas pourquoi, mais les obstacles avaient soudain disparu.
Il ne lui restait plus que cent quarante mètres à parcourir.
Elle distinguait clairement son époux et son fils qui l’attendaient devant l’autel.
Mais il y avait un problème.
Toma, Lemu et la Présidente Dogo se tenaient à proximité.
CLANG !
Toma brandit une énorme lame de guillotine. Jiseon se hâta de reprendre forme humaine et atterrit au sol.
À partir de là, elle se trouvait sur le territoire de la Présidente.
Forcer le passage par la seule force brute risquait de la courroucer, et elle ne voulait pas prendre ce risque.
— Hmm.
Comme prévu, la Présidente Dogo laissa échapper un son intéressé.
Penchant le buste en avant depuis son trône, elle l’examina attentivement.
— Jiseon, qu’as-tu en tête ?
Voyant que la Présidente voulait engager la conversation, Toma abaissa lentement son arme.
Sans même dégainer son épée, Jiseon se contenta de brandir un Aratubank et répondit :
— Puisque vous êtes de fait l’hôte de cette cérémonie, j’attends votre autorisation.
Dogo pencha la tête.
— Mon autorisation… Ma décision est déjà prise.
Puis elle leva un doigt couvert d’une armure de fer et le pointa droit vers le coffret nuptial que Jiseon serrait contre son bras droit.
La prime offerte pour ce coffret nuptial s’élevait à deux milliards de wons.
Tel était le testament de la Présidente.
Pour que cette cérémonie extravagante se déroule comme prévu, il fallait faire ses preuves.
— L’équité a déjà été garantie. Jeonggu a bien atteint l’autel, lui aussi, non ?
C’était à la fois vrai et faux.
La Présidente, l’invitée la plus puissante de cette salle de mariage, n’était peut-être pas intervenue en personne, mais les êtres de rang quatre ne la représentaient-ils pas ?
Comme pour Yeongwoo, même si Lemu choisissait de ne pas intervenir, Jiseon n’avait aucune chance de passer devant le Président Toma seule.
Après tout, si Jeonggu avait atteint l’autel, c’était uniquement parce que la Présidente avait délibérément reculé.
C’était pour cela que Jiseon devait s’en assurer une nouvelle fois.
— Alors… l’équité continuera d’être respectée, n’est-ce pas ?
— Bien sûr.
Dogo hocha la tête et regarda Jiseon, qui reprit sa forme de dragon.
Kwaaaaaah !
[Traducteur – Night]
[Relecteur – Gun]
— Quoi… ?
La Présidente en resta bouche bée. Profitant de cet instant, Jiseon ouvrit son immense gueule et poussa un rugissement tonitruant.
— Je distribuerai équitablement cinq milliards de karma à ceux qui m’aideront à atteindre l’autel !
— Quoi ?!
À cette annonce soudaine de Jiseon, la Présidente se leva aussitôt. Toma, lui, jeta un regard à Dogo tout en faisant nerveusement tourner la lame dans sa main.
Il semblait se demander s’il devait s’emparer du coffret nuptial de cette dragonne de glace cinglée avant que la situation ne dégénère davantage.
Pendant ce temps, au fond de l’allée nuptiale, là où la foule s’était livrée à de violents combats quelques instants plus tôt…
— …
Un silence glacial tomba sur la foule.
Au moment où Jiseon annonça la récompense de cinq milliards de karma, tout le monde se figea.
Puis…
Clac !
Un pas lourd résonna quelque part sur la longue allée nuptiale.
— C-Cinq milliards ? Même partagés entre dix personnes, ça fait cinq cents millions chacun !
C’était le crapaud tatoué, l’artisan de Pegua.
À ses paroles, une vague d’énergie écrasante déferla sur toute l’allée nuptiale.
— C-Cinq cents millions !
— Ouaiiiis !
— On fonce !
Les invités qui barraient le cortège nuptial, tout comme les renforts de Yeongwoo, se mirent à courir d’un même élan.
Tous pour abattre Toma, qui se dressait sur le chemin de Jiseon.
— P-Présidente…
Devant la force écrasante de l’armée d’invités, Toma leva les yeux vers Dogo.
Dogo, qui fixait d’un air absent le fond de l’allée nuptiale, applaudit soudain une fois et éclata de rire.
— Magnifique !
Puis elle se tourna vers Toma et lança :
— Toma ! Tu es dans de beaux draps, maintenant !
— Ah.
Comprenant que la Présidente comptait bel et bien respecter « l’équité », comme elle l’avait annoncé, Toma prit un air résolu et empoigna sa lame.
Bien sûr, puisque les lieux relevaient de la Cour familiale, tuer qui que ce soit était exclu.
Aussi, le choix du « grand guerrier » reconnu par Dogo fut-il…
Frouf !
Il fit pivoter la poignée de sa lame pour inverser le tranchant et le dos.
Comme s’il maniait une épée à lame inversée.
— M-Monsieur Toma… !
En voyant cela, Yeongwoo ne put s’empêcher d’être impressionné.
Même en tant qu’être de rang quatre, il faisait face à des dizaines d’adversaires sans reculer et choisissait de combattre sans tuer…
— Ce n’est pas un fou ordinaire. Pas étonnant que la Présidente le reconnaisse.
— Hyaaaah !
Déjà, les dizaines d’invités qui avaient répondu à l’offre de cinq milliards de karma de Jiseon s’élançaient en faisant trembler le sol, avec Kubu, Chobu et Tobu en tête.
— Tous en avant… !
— À bas Toma !
— Ne vous laissez pas intimider par sa présence !
Ils criaient même des ordres en avançant.
Juste derrière eux, Aldo et ses chevaliers, le corps auréolé d’une énergie féroce, couraient à toute allure.
— Ces cinglés… Ils veulent tous toucher le pactole.
Devant ce spectacle absurde, Yeongwoo se frotta le front.
Mais si investir cinq milliards pouvait rapporter des offrandes nuptiales valant des centaines de milliards…
« Personne ne mourra dans cette salle de mariage, de toute façon ! N’ayez pas peur, chargez ! »
Yeongwoo brandit Bâtard bien haut pour galvaniser les invités, tandis que Toma faisait rouler ses épaules pour s’échauffer.
Crac, crac !
Puis…
Boum !
Il avança le pied gauche, pencha le corps à demi vers l’arrière et saisit sa lame à deux mains.
Cette posture…
« U-Une frappe à pleine puissance ! »
À l’instant où Yeongwoo ouvrit de grands yeux, comprenant ce qui se préparait, Toma lança un coup horizontal en engageant tout son poids.
— Insolents !
Ce n’était pas seulement une question de vie ou de mort : quiconque serait touché risquait de voir son corps réduit en poussière.
Kwoooosh !
Dans un bang supersonique monstrueux, la lame fendit l’air et frappa le premier rang des invités.
BANG !
Les trois Kwaya en tête tournoyèrent dans les airs comme des quilles de bowling.
À cette vue, Aldo et ses chevaliers hésitèrent, comme s’ils voulaient interrompre leur charge.
Mais ils ne le pouvaient pas.
— Ouaiiiis !
— En avant… !
Le flot d’invités qui les poussait par-derrière ne leur laissait pas le choix.
— A-Attendez tous ! Les Kwaya viennent de… !
Poussé par le flot incessant des invités, Aldo n’avait pas le temps de regarder autour de lui.
Voyant cela, Jiseon désigna tour à tour Aldo et Toma, puis cria :
— Jetez le prince par là ! Ils ne pourront pas s’en prendre à un membre de la famille royale !
[Traducteur – Night]
[Relecteur – Gun]