Chapitre 668
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Réviseur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 668 : C’est amusant
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« Bon, qui veut mourir aujourd’hui ? »
Rem s’investissait comme toujours dans l’entraînement de son unité. Ou plutôt, dans ce que n’importe quel observateur aurait qualifié de maltraitance.
Il choisissait ses soldats un par un pour des combats singuliers, ou les forçait à affronter plusieurs adversaires. Dans ce dernier cas, ils devaient tenir tête à trois combattants de niveau comparable, ce qui restait naturellement préférable à un duel contre Rem.
Personne ne répondit. Seule montait en eux la détermination d’écraser quiconque leur chercherait des noises.
Ceux qui, autrefois, râlaient et se plaignaient avaient appris à économiser leur souffle. Ils avaient compris la logique : faire des histoires, se faire rouer de coups, puis finir par faire ce qu’on leur demandait de toute façon.
« Bande de malins. »
Rem les poussait d’autant plus à bout. Il estimait qu’un entraînement brutal permettait de mieux se battre quand l’heure était venue.
Les soldats que la hache de Rem avait conduits au bord de la mort pendant les exercices combattaient avec nettement plus de sang-froid lorsqu’ils affrontaient réellement des Créatures démoniaques. Avec le système soldat-mercenaire, quand ils sortaient de la ville pour éliminer des bandes de Créatures démoniaques ou de Bêtes magiques, ils faisaient preuve d’une férocité remarquable.
Et ça ne se limitait pas au combat.
L’unité ne harcelait pas les femmes du territoire, ne pillait rien, ou presque, et ne réclamait pas de repas gratuits à la cantine.
À les voir, on ne l’aurait jamais deviné, mais les unités aussi fiables et bien élevées que celle-ci étaient rares dans les territoires où elles étaient stationnées.
La réputation de Rem évoluait donc de jour en jour. Tous ceux qui venaient les trouver savaient qu’ils avaient affaire à l’unité d’assaut de Rem.
Grâce à cela, certains nobles du sud du royaume avaient récemment cessé de garder leurs distances avec Rem. Cela dit, personne qui l’avait rencontré en personne ne s’avisait de se montrer particulièrement amical.
Rem avait passé un bon moment absorbé par son propre entraînement et, dernièrement, il épuisait ses soldats sur le terrain d’entraînement de l’unité d’assaut.
Crac. Crac.
Il entendit d’abord des pas désinvoltes. Quelqu’un qui ne cherchait pas à se dissimuler. À chaque pas, l’individu laissait filtrer son intention meurtrière sans faire le moindre effort pour la cacher.
« C’est donc lui, le Tueur d’aristocrates ? Les cheveux gris, ça doit être lui. Il a une sale gueule, en plus. »
Un homme s’approcha en lançant ces mots sans détour. Le terrain d’entraînement de Rem se trouvait au pied de la Chaîne de montagnes de Pen-Hanil. Ils avaient bien une cour d’exercice, mais dès qu’ils le pouvaient, ils s’entraînaient au pied de la chaîne.
Grâce à cela, les bandes de Créatures démoniaques ou de Bêtes magiques trop dangereuses pour que l’avant-poste local s’en charge descendirent rarement jusque-là. L’endroit avait d’abord été choisi à la demande de Kraiss, mais Rem l’avait jugé excellent pour l’entraînement.
« Des Créatures démoniaques et des Bêtes magiques descendent régulièrement ? Parfait. »
C’est ainsi qu’il avait choisi l’endroit.
L’homme aux pas désinvoltes descendit de la Chaîne de montagnes de Pen-Hanil, l’épée dégainée et encore luisante de sang noir.
Rem avait senti son intention meurtrière avant même qu’il approche. Il s’était donc levé et se tenait déjà de biais sur les marches, à côté de l’estrade.
Les marches de fortune en bois gémirent sous son poids lorsqu’il s’adossa. Rem n’avait pas dégainé sa hache. Il laissa reposer un bras sur les marches, les jambes étendues : sa posture arrogante parlait d’elle-même.
« Je me demande d’où ce débris a bien pu sortir. »
« Un débris ? Si tu parles de moi, tu vas mourir aujourd’hui. »
L’homme répondit sans hésiter. Son armure était fine, mais d’excellente facture, et l’épée qu’il tenait n’avait pas l’air d’une arme ordinaire. Il aurait pu passer pour un noble, mais l’intention meurtrière féroce qui émanait de lui disait le contraire.
« Ce type a perdu la tête ? »
Un membre de l’unité marmonna ces mots. C’était un soldat marqué d’une profonde cicatrice sous l’œil, un ancien mercenaire autrefois connu sous le nom de Hache Folle.
Ces derniers temps, il passait pour quelqu’un d’assez décontracté, mais c’était uniquement dû à l’endroit où il était affecté.
« Hé, si tu tiens à la vie, casse-toi. Allez, ouste. »
Un autre vétéran lui fit signe de partir du revers de la main. Ils savaient qu’il ne servait à rien de provoquer Rem.
« Tu sais seulement à qui tu as affaire ? Tu crois que cet endroit est un sanctuaire où venir se suicider ? »
Tandis que tous s’en mêlaient, celui qui avait le cœur un peu plus tendre s’avança.
« Va-t’en, tout simplement. Si tu cherches des ennuis ici, tu vas vraiment mourir. Essaie plutôt l’infanterie divine, là-bas, ils ne te tueront pas. »
L’infanterie divine vous plaquait au sol et vous faisait porter des rochers en guise d’exercice, mais elle ne vous tuait pas. Cette unité, c’était autre chose. Les soldats de Rem étaient de vrais brutes. Ce n’était pas le genre à refuser un combat.
L’homme brandit son épée ensanglantée sans le moindre mouvement préparatoire. Même Rem ne réagit qu’au moment où la lame traçait déjà son arc. Le coup était si peu télégraphié qu’il ne donnait aucun avertissement.
« À terre ! »
Fouish !
L’air se fendit au moment où retentit le cri de Rem. Une voix gravée dans les os par l’entraînement. Les abdominaux du soldat se contractèrent par réflexe.
Lors des exercices où ils affrontaient plusieurs adversaires, Rem leur criait parfois des conseils en plein combat. Ceux qui ne réagissaient pas comme il fallait finissaient sérieusement blessés. Ils avaient donc appris à obéir au doigt et à l’œil dès qu’ils entendaient sa voix.
Le soldat se laissa tomber en arrière. Il se jeta littéralement au sol, suivant à la lettre l’ordre de Rem.
Clang !
La lame qui avait fendu l’air était celle de la hache de Rem. Elle traversa le vide et rencontra l’arme de l’adversaire à l’endroit même où se tenait le soldat un instant plus tôt. L’acier hurla contre l’acier.
Ce n’était qu’une hachette, pas sa hache principale, mais lancer tout ce qui lui tombait sous la main avait toujours été la spécialité de Rem. L’adversaire la repoussa d’un simple revers d’épée.
Et le coup visait à l’origine la poitrine du soldat.
Cela signifiait que l’homme avait repéré la trajectoire de la hache en plein mouvement, changé la direction de son coup et dévié l’arme sans perdre sa posture ni laisser paraître la moindre surprise.
« D’où il sort, celui-là ? »
Rem s’avança et combla la distance en quelques foulées rapides. Il avait déjà quitté les marches d’une poussée. L’espace qui les séparait disparut en un instant.
Le bretteur frappa de nouveau sans prévenir, abattant sa lame droit sur la tête de Rem. Celui-ci riposta d’un coup de hache dans le même axe.
L’une descendait, l’autre montait. Les deux armes se croisèrent.
Clang ! Crîîîîîî !
La hache et l’épée s’entrechoquèrent dans une gerbe d’étincelles. Chacun tenta de dévier l’arme de l’autre, mais elles s’accrochèrent avant de rebondir de part et d’autre.
Rem contracta les cuisses pour absorber le choc et frappa de nouveau. Son bras devint un fouet et la lame de sa hache fila comme un éclair.
Un coup unique, comparable à la frappe qu’Enkrid portait en concentrant sa Volonté, déchira l’air.
Boum !
La hache sembla se téléporter et frôla le sommet du crâne de l’homme. La tête du bretteur parut se fendre en deux. Mais aucun sang ne jaillit. Ce n’était qu’une image rémanente.
Le bretteur recula le pied droit, abaissa sa posture et esquiva la hache.
Vu sous un certain angle, on aurait dit qu’il s’en était tiré par un coup de chance.
« Mon cul, oui. »
Rem savait que l’homme avait esquivé exprès. Il avait taillé une ouverture dans un intervalle infime. En se dérobant, il avait lancé une estocade.
« Oh ? »
Rem fut surpris, intérieurement. L’adversaire avait anticipé ses mouvements avec une précision remarquable. Après avoir esquivé proprement, la plupart des gens auraient tenté un grand coup ; lui, au contraire, saisit son épée de la main gauche près de la garde et porta une estocade en suivant la trajectoire la plus efficace possible.
Une estocade en demi-épée. Une technique élémentaire, mais redoutable lorsqu’elle était employée au bon moment.
« Je ne peux pas l’attraper d’un coup. »
Rem avança le pied gauche. Il avait prévu de suivre l’estocade jusqu’au bout et de ne pencher la tête qu’au dernier instant pour l’éviter.
L’adversaire ne poussa pas son estocade jusqu’au bout. Il s’écarta plutôt du pied de Rem.
D’un petit bond, il prit appui au sol, recula et releva son épée, la pointe dirigée vers le ciel, les deux mains déjà serrées autour de la poignée.
Rem leva sa hache et la posa sur son épaule. Deux postures de garde totalement différentes.
« Hm. D’où il sort, celui-là ? »
Rem marmonna. Quelque chose dans la posture de l’homme l’agaçait. Elle lui rappelait quelqu’un.
Le bretteur avait les cheveux et les yeux bruns. Son regard évoquait un lac immobile, mais son élan, une pluie battante.
Un drôle de type.
« Pourquoi veux-tu le savoir ? » demanda l’homme.
« Je m’en fiche, espèce d’ordure. »
Et il avait une façon de parler particulièrement agaçante.
Rem ne prenait pas de gants avec qui que ce soit. Encore moins avec un inconnu dont la posture l’agaçait au premier regard.
Le bretteur avança le pied droit et déplaça son centre de gravité.
La résolution de tout miser sur un seul coup se traduisit naturellement en Volonté, sans qu’il ait besoin de recourir délibérément à la Pression. Son attaque s’abattit tout de même sur Rem avec une force écrasante.
C’était la marque de quelqu’un qui avait poussé le Style de l’épée lourde à son paroxysme, puis était allé au-delà.
Rem eut une pensée toute simple.
« Et alors ? »
La hache vibra et sa lame frémit. Il était temps de balayer tout ce que cet homme cherchait à faire.
Rem passa à l’action.
Il leva sa hache pour intercepter la lame qui s’abattait, chargée de toute cette pression.
La force remonta des orteils à la taille et la sorcellerie explosa. La technique autrefois appelée Cœur de la Force surhumaine jaillit naturellement de son corps, et la puissance concentrée qu’il avait manifestée avec le Fendeur de Géant s’insuffla tout aussi naturellement dans sa hache.
Boum !
Une onde de choc éclata au point d’impact, comme si une météorite venait de frapper la terre.
« Incroyable. Ce sont deux monstres. »
Un membre de l’unité le dit tout haut, mais tous pensaient la même chose.
Rem ne tua pas l’homme. Il posa plutôt sa hache sur le sommet de son crâne.
Plus précisément, il avait incliné la hache pour dévier la moitié de la force de l’attaque et absorber l’autre moitié avec son corps, puis avait frappé la lame du poing gauche. Profitant de l’ouverture ainsi créée, il avait accroché la cheville de l’homme et rompu son équilibre.
Tout cela, il l’avait appris en affinant sa technique lors de combats d’entraînement contre cette ordure de Ragna, après le départ d’Enkrid.
Poser sa hache sur le crâne de l’homme déséquilibré n’était que la touche finale.
Avec la force et le savoir-faire d’un chevalier, même sans lever haut sa hache, il suffisait d’un léger coup pour fendre un crâne.
L’homme qui l’avait attaqué se retrouva à genoux. Le sang coulait à flots sous son épaulette en lambeaux.
« J’ai une question. Réponds correctement. »
L’intention meurtrière qui vibrait dans les paroles de Rem n’avait rien d’une plaisanterie. Elle n’avait rien à voir avec celle, enjouée, qu’il affichait pendant l’entraînement.
Si son intention meurtrière habituelle était un soleil qui se levait à peine et commençait tout juste à répandre ses premiers rayons, celle-ci était le soleil de midi, brûlant à la verticale.
C’était limpide. Ses paroles signifiaient exactement ce qu’elles disaient : s’il recevait la mauvaise réponse, la hache s’abattrait. Il ne cachait pas son intention de tuer.
« C’est quoi, ton lien avec cette ordure incapable de s’orienter ? »
demanda Rem.
* * *
Pendant que Rem était plongé dans cet échange, Audin faisait, lui aussi, une rencontre.
Des cheveux blonds, des yeux bleus, une mâchoire carrée et une carrure imposante. Pas au point d’égaler la sienne, mais tout de même robuste.
« Je suis venu voir quelqu’un », dit le blond. Audin allait lui demander comment il était entré, puis se ravisa.
Qu’il se soit faufilé discrètement ou qu’il soit passé par la porte principale, les gardes n’auraient pas pu l’arrêter.
Ruagarne, juste à côté d’Audin, fit rouler ses grands yeux.
« D’où il sort, celui-là ? »
Ses Yeux capables de lire le talent étaient parfaitement adaptés à l’évaluation du niveau d’un adversaire.
« Je n’arrive pas à y voir clair. »
Pour Enkrid, elle avait suivi les progrès au fil du temps et pouvait facilement voir jusqu’où allait son potentiel. Mais, chez les autres, surtout ceux du niveau d’un chevalier, même son regard ne parvenait pas à discerner de limite.
Elle se servait de cela comme repère pour estimer leur force.
Au moins du niveau d’un chevalier.
« J’ai entendu dire qu’il y avait quelqu’un ici, mais je n’étais pas sûr que ce soit vrai. »
Chaque fois qu’il parlait, l’homme semblait peser soigneusement ses mots. Il ne prenait même pas la peine de terminer ses phrases.
Audin l’accueillit d’un doux sourire.
« Vous feriez mieux de commencer par nous dire qui vous êtes, mon frère. »
Le blond regarda Audin sans réagir. Il ne faisait rien, mais l’instinct d’Audin lui soufflait qu’il pouvait dégainer à tout instant. Audin prit naturellement sa posture de combat.
Il écarta largement les pieds et laissa pendre les bras. Ses mains, capables de briser tout ce qu’elles saisissaient, étaient prêtes à agir en un instant.
« Alors, ce que je veux demander… enfin, plus précisément, je voudrais connaître votre nom. Êtes-vous Enkrid ? » demanda soudain le blond.
Ropord et Fell, qui observaient la scène derrière lui, eurent exactement la même pensée : qu’est-ce qu’il raconte, ce type ?
Dans cette région, Enkrid était le Tueur de démons, le protecteur des gardes-frontières, l’homme qui avait mis fin à la guerre civile. Personne n’ignorait la rumeur selon laquelle il avait les cheveux noirs, les yeux bleus et un visage capable de séduire les femmes de toutes les races.
« Vous trouvez qu’il a une tête de briseur de cœurs ? Où ça ? Regardez-le. Est-ce qu’il a l’air capable de briser des cœurs ? »
Fell parlait librement. Que le surnom signifie briseur de cœurs ou tueur de cœurs, peu lui importait : ce n’était pas le sien.
Audin était plutôt satisfait de son apparence. En entendant ces paroles, il ne ressentit donc que de la perplexité.
« … Frère Berger des Terres sauvages ? »
« Non, c’est non », dit Fell en détournant le regard d’Audin.
« Absolument pas. »
Teresa était là, elle aussi, et approuva aussitôt.
« Pas du tout. »
Elle insista une seconde fois pour qu’aucun malentendu ne s’installe.
« Sœur Teresa ? »
« Je vais m’assurer qu’il n’y ait aucune confusion. »
C’est ça, l’aider ? demanda Audin du regard.
« Quel genre de personne ne reconnaît pas notre commandant au premier coup d’œil ? Cet homme ne brise pas des cœurs, mais il coupe les gens en deux pour s’amuser. Surveillez vos paroles. Votre remarque vient de mettre sir Audin de mauvaise humeur », dit Ropord.
« Donc, mon passe-temps, c’est de couper les gens en deux ? »
« Ah. Ce n’est pas le cas ? Dans l’infanterie divine, on nous répétait toujours de faire attention, sinon on finirait coupés en deux à l’entraînement. »
La méthode d’entraînement de l’unité était-elle donc à ce point défectueuse ? Audin y réfléchit un bref instant. C’était sûrement parce que l’entraînement n’était pas assez intense. Un bon entraînement ne laissait aucune place aux pensées parasites.
Le blond cligna plusieurs fois des yeux. Il n’avait jamais entendu ce surnom. Mais une chose lui paraissait évidente.
Cet homme gros comme un ours n’était pas à prendre à la légère.
« Ce n’est pas le plus important, de toute façon », dit-il.
Une expression nouvelle traversa son visage, jusqu’alors détendu et nonchalant. De l’impatience. Du plaisir.
« Battons-nous. »
Audin comprit que l’homme allait se ruer sur lui avant même que ces mots ne finissent de résonner. L’élan était venu le premier.
L’épée fendit l’air et s’abattit. Du sable doré s’amassa et gonfla dans les deux mains d’Audin. Une armure forgée de puissance divine reçut la lame qui s’abattait.
Clang !
La puissance divine qui enveloppait ses gantelets heurta la Volonté qui parcourait la lame adverse, puis les deux forces se séparèrent.
Par habitude, Audin recourut à la Pénétration sacrée. Après le premier choc, son adversaire recula et s’en dégagea.
L’homme maniait une épée classique à une main. À sa teinte bleu-blanc et à la force ressentie lors de l’impact, il était évident que ce n’était pas une arme ordinaire.
« Un combattant chevronné. »
Audin cerna la nature de l’homme. Il possédait un talent remarquable, et son expérience avait affûté sa technique.
L’adversaire, lui aussi, jaugea Audin.
« Il n’avait peut-être pas tort en disant qu’il coupait les gens en deux pour s’amuser. »
La force de ses mains et la fluidité de sa technique rendaient la chose tout à fait plausible.
Un instant plus tôt, ces mains avaient tenté de saisir sa lame pour la briser. Il l’avait compris à temps et avait retiré son épée.
« Amusant », dit l’homme.
Audin sentit chez l’inconnu une odeur familière.
On aurait dit un mélange d’Enkrid et de Ragna, réunis en une seule personne qui se tenait devant lui.
« Je m’appelle Odinkar Zaun. »
« Audin Pumray. J’utilise la puissance divine. »
« Amusons-nous. »
Zaun : le même nom de famille que Ragna. L’homme qui s’était présenté comme Odinkar leva son épée. Une lueur se rassembla à la surface de la lame, phénomène né de la condensation de la Volonté.
Une Volonté d’une autre nature. Lui aussi était un génie qui avait franchi une sorte de mur.
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