Chapitre 444
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditrice : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 444
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Ffuit, paf, vrrr, crac !
Le combat contre les Harpies pouvait se résumer à ces quatre sons.
Quand tout fut terminé, Rem avait déchiqueté deux frondes et tiré dix-neuf fois.
Strid ! Strid !
Les Harpies hurlaient tandis que leurs crânes s’enfonçaient. Toujours en train de crier, elles repartaient à l’assaut et lançaient des sorts.
Le vent s’enroula sur lui-même et forma quelque chose qui ressemblait à un mur. En y regardant de près, on distinguait l’air se tordre et onduler en formes grossières, inachevées. Même sans le voir, on le sentait très bien.
Et alors ? Qu’est-ce qu’une barrière allait bien pouvoir faire ?
Fouuu, crac !
Les sorts des Harpies ne pouvaient rien contre la force physique écrasante de la fronde de Rem. La pierre, libérée par la lanière de cuir tournoyante, traversa la barrière sans ralentir.
Strid ! Strid !
Les cris des Harpies commençaient alors à ressembler à des rires.
Mourir en riant ?
Ah. Elles avaient toujours voulu mourir, et leur malheur venait de ce que personne ne voulait s’en charger.
Eh bien. Un barbare était arrivé, avec des pierres.
Il était venu, il était venu, les poches pleines de pierres, prêt à en découdre.
Enkrid fredonnait à mi-voix une vieille ritournelle de marche. Il n’avait rien d’autre à faire.
« Elles sont nombreuses. »
La main posée sur la poignée d’Aker, il leva les yeux. D’autres Harpies déferlaient, leurs cris claquant et crépitant. Leurs ailes battaient à toute vitesse, des plumes s’éparpillaient, et une odeur aigre, mêlée de poisson et de sang, lui parvint aux narines.
Rien que dans ce groupe, il y avait plus de trente Harpies.
Cinquante, peut-être ?
Tandis qu’Enkrid observait, d’autres encore jaillirent du sommet de la tour de pierre. Elles allaient bientôt dépasser la cinquantaine.
Ffuit ! Paf !
Une autre pierre fendit l’air.
Elle filait plus vite que l’œil ne pouvait la suivre.
La pierre traversa la poitrine d’une Harpie et une pluie de sang noir s’abattit du ciel. La créature chuta comme une météorite et s’écrasa au sol, la poitrine trouée.
Boum !
Un nuage de poussière se souleva à l’impact.
Les Harpies n’allaient pas se laisser faire.
Trois mâles aux pectoraux épais et puissants piquèrent vers le sol, rabattirent leurs deux ailes vers l’avant et lancèrent une volée de plumes.
Des dizaines de plumes-lames, acérées comme des couteaux, s’abattirent sur le groupe.
Enkrid sortit un bouclier rond d’environ deux empans, calcula les trajectoires et para.
Toc, toc, toc.
Les plumes s’enfoncèrent dans la face huilée du bouclier et y restèrent fichées. Elles ne le traversèrent pas.
Parer était facile. Il lui suffisait d’intercepter celles qui le visaient ; pour les autres, il n’avait qu’à esquiver en lisant leurs angles.
Il aurait sans doute pu les trancher en plein vol. Dans les deux cas, rien de bien compliqué. Elles étaient arrêtées, c’était tout ce qui comptait.
Ruagarne dégaina son Épée en boucle et en utilisa le plat pour protéger la zone près de son cœur, sans se soucier du reste. Elle portait l’Armure du Cœur : trois couches, voire davantage, de fines plaques d’acier recouvraient son cœur, sous du cuir de Bête magique de qualité et un tissu ensorcelé enroulé autour. Les plumes rebondissaient dessus sans qu’elle ait besoin de les parer.
Les Grenouilles avaient toutefois une peur profonde de tout ce qui touchait leur cœur.
Même avec deux ou trois couches de protection, il était normal qu’elles se sentent inquiètes et effrayées.
Ruagarne était l’une des rares Grenouilles assez disciplinées pour prononcer le mot « cœur » sans tressaillir.
Plusieurs plumes la touchèrent aux bras et aux jambes. Deux autres frappèrent son ventre.
Poum, tic.
Dans un léger bruit, elles glissèrent sur sa peau et tombèrent. Pas même une égratignure.
La peau des Grenouilles était enduite d’un mucus naturel qui faisait glisser la plupart des lames. Rien d’étonnant, donc. Peu importait à quel point la pointe des plumes était acérée : à moins que le coup ne puisse trancher un membre, il ne ferait pas grand-chose.
Dunbakel bondit hors de portée de la volée.
Rem resta exactement où il était, faisant tourner sa fronde, et ne bougea que pour esquiver.
Les trois Harpies qui avaient lancé les plumes semblèrent hésiter.
Elles venaient de tirer quelque chose qui aurait dû faire détaler n’importe qui dans la panique, et ce groupe l’avait encaissé sans broncher. C’était probablement la première fois qu’elles voyaient ça.
Enkrid comprenait leur réaction. Lui aussi aurait été un peu surpris.
« Connais ton ennemi avant d’affronter la bataille », avait dit quelqu’un un jour. Il l’avait appris en nageant dans les eaux profondes d’une expérience durement acquise.
Connais ton ennemi et connais-toi toi-même.
Connais-toi toi-même et connais ton ennemi.
Il fallait le savoir avant le premier coup.
Les larges pectoraux des trois Harpies se soulevaient et s’abaissaient.
Qu’est-ce que c’est que ça ? Des petits monstres ?
Enkrid aurait presque pu entendre cette pensée chez les Créatures démoniaques.
Elles hésitèrent, et ce fut une erreur.
Elles étaient descendues pour lancer leurs plumes, ce qui signifiait qu’elles étaient assez près du sol pour qu’on les atteigne d’un bond.
Dunbakel s’élança. Elle prit appui sur le mur de la tour de pierre comme s’il s’agissait du sol et, après quelques foulées rapides, se retrouva à la hauteur des Harpies. Elle pivota en plein vol ; sa lame recourbée et ses griffes éventrèrent les têtes et les poitrines des trois créatures.
Elle tourna sur elle-même, se ramassa sur son corps et atterrit presque sans bruit.
Boum, paf, boum.
Trois Harpies s’effondrèrent au sol.
Tout ce temps, la fronde de Rem n’avait cessé de déchirer l’air.
Ffuit ! Paf !
Le chef de la Colonie était une Harpie aux flèches de vent. Rem lui réserva le même traitement, équitable et sans distinction : une pierre dans le crâne.
Cette fois, il ne lança pas depuis une position immobile. Il fit tournoyer la fronde, qui siffla en prenant de la vitesse, pivota de tout son corps et lâcha la pierre.
La force de rotation doubla la vitesse du projectile.
Ce fut la fin de la Colonie des Harpies. Le chef perdit tout ce qu’il avait au-dessus du cou sans avoir pu lancer un seul sort.
Kiaaaaa !
Les Harpies restantes poussèrent des cris. Certaines chargèrent, furieuses. D’autres s’enfuirent.
Dunbakel et Ruagarne abattirent une à une celles qui chargeaient.
« On s’attaque à la suivante, maintenant ? »
Enkrid le proposa. Il n’avait pas eu besoin d’intervenir, le groupe se débrouillait bien et la nuit était encore jeune.
La lune éclairait le ciel. L’aube était encore loin.
« Allons-y. »
Rem laissa tomber au sol la fronde hors d’usage et répondit.
Trouver la Colonie de chiens noirs fut encore plus facile.
« Même devenus des Bêtes magiques, les chiens marquent leur territoire. »
Suivre les excréments. Suivre l’odeur. Rien de bien compliqué.
Dunbakel avait l’instinct d’une chasseuse. Traquer une proie à l’odeur lui venait naturellement. Quand elle parcourait le continent, elle travaillait principalement comme chasseuse de primes.
C’est ainsi qu’ils trouvèrent la deuxième Colonie de Créatures démoniaques.
La créature qui en sortit était un chien marchant sur deux pattes. Une variante de chien de l’enfer.
Et ils n’étaient qu’aux frontières de la Terre Maudite.
Rien de ce qui se trouvait dans les environs n’était ordinaire.
Des Harpies qui lançaient des sorts.
Des chiens qui marchaient debout.
Ce n’était même pas une zone maudite majeure, et c’était déjà comme ça.
La Terre Maudite du sud serait pire encore.
« Les Créatures démoniaques qui vivent près de la Terre Maudite ne sont pas normales. C’est ce qui les rend dangereuses. »
Ruagarne regardait une tête de chien tranchée, qui aurait pu tout droit sortir des enfers. Elle faisait distraitement tournoyer l’Épée en boucle dans une main ; le lourd acier chantait dans l’air.
Quelqu’un avait mentionné qu’on ne pouvait pas utiliser de cavalerie dans ces parages. On disait que les animaux proches de la Terre Maudite étaient en proie à une peur instinctive constante. L’environnement en était devenu étrange. On ne voyait presque jamais d’animaux ordinaires rôder dans les environs. À la place, les Créatures démoniaques et les Bêtes magiques étaient partout.
Grrr !
Le chef des Bêtes magiques, le chien bipède, crachait du feu et avait des crocs venimeux. Ce n’était pas le problème d’Enkrid.
Il lui trancha la tête en deux coups.
Le gladius dans sa main gauche fendit l’air et coupa une patte avant. Aker, dans sa main droite, enchaîna et trancha le cou.
Entre-temps, Rem et les autres avaient tailladé et frappé des dizaines d’autres Bêtes magiques. Il y en avait plus d’une centaine en tout ; ils en tuèrent environ la moitié avant que les autres ne se dispersent dans toutes les directions. Inutile de les poursuivre une par une.
« Laisse-les. Elles mourront toutes seules. »
Ruagarne ajouta que les Créatures démoniaques du coin étaient féroces. Sans une Colonie pour les garder ensemble, elles n’avaient aucune chance de survivre seules. Les Bêtes magiques ordinaires pouvaient à peine subsister dans cet endroit.
Elle poursuivit ensuite son exposé sur la biologie des Créatures démoniaques. Enkrid l’écouta. C’était vraiment intéressant.
L’essentiel, c’était ça.
« Donc, les Créatures démoniaques près de la Terre Maudite évoluent ? »
Enkrid avait vu juste pendant le chemin du retour, et Ruagarne hocha la tête.
Ils exterminèrent les deux Colonies de Créatures démoniaques, rentrèrent, dormirent et, quand Enkrid se réveilla, Eisia l’attendait.
« Qu’est-ce que tu as fait, exactement, là-bas ? »
Elle ne parvenait pas à dissimuler sa surprise. Ce n’était probablement pas parce qu’il s’était entraîné avec la chevalière Aoara. Elle venait tout juste de se réveiller et de recevoir les rapports.
Enkrid lui avait parlé, quand ils étaient entrés dans la ville, de l’extermination de deux Colonies et du déserteur devenu chef de culte qu’il avait tué. La nouvelle lui était manifestement parvenue.
Enkrid comprit le sens de sa brève question et répondit simplement :
« Je me suis occupé des requêtes. »
Il parlait tout en essuyant soigneusement ses lames avec un chiffon huilé, imbibé d’une fine huile de lin.
La nourriture de cette ville n’avait rien d’exceptionnel, mais le matériel d’entretien des armes était de qualité. Excellente, même.
On aurait dit un endroit conçu pour ceux qui s’attendaient à mourir au combat.
Ce qui se comprenait, pour une ville qui n’était en somme qu’une immense caserne.
C’était peut-être précisément le cas.
Eisia réagit à sa réponse laconique.
« En deux jours ? »
Sa main glissa naturellement jusqu’à sa hanche. Ses doigts trouvèrent la poignée de son épée. Rien que de la toucher l’aidait à retrouver son calme.
Elle ne cherchait pas la querelle, mais comment quelqu’un pouvait-il être aussi efficace ?
Enkrid était assis sur une souche devant son logement. Eisia était venue en tenue légère, avec pour seule arme une épée à la hanche.
Devant la souche se trouvait une sorte de tapis de cuir épais, sur lequel il avait disposé ses armes. Il les entretenait l’une après l’autre, en les huilant et en les nettoyant.
Entretenir ses armes était aussi important que s’entraîner.
« Deux jours, c’est suffisant, non ? »
« Ha. »
Eisia expira.
Elle savait qu’ils étaient de bons combattants, mais c’était autre chose. Ils traquaient et chassaient aussi bien qu’un ranger d’élite.
Mille Briques comptait quelques soldats d’un niveau comparable. Ils étaient partis avec l’épéiste Jack quand il avait déserté.
Alors cet homme se battait mieux qu’elle et pistait mieux qu’elle ?
Enfin. Le résultat était bon.
Son travail leur avait permis de souffler. Le problème des Harpies, qu’elle s’était apprêtée à régler elle-même en sautant des remparts, avait disparu.
Elle avait prévu de bondir des créneaux et de les abattre une à une si elles attaquaient de nouveau, puis de remonter en vitesse sur le mur. Ce n’était pas impossible, mais ça aurait été pénible.
« Tu es vraiment doué pour ça. »
Eisia le répéta, et une autre visiteuse apparut derrière elle tandis qu’elle parlait.
Eisia portait une chemise à manches courtes, bien lacée et nouée, qui ne laissait voir que ses avant-bras. La nouvelle venue, elle, en portait beaucoup moins.
Une chemise légère qui dévoilait son décolleté, et un pantalon court qui laissait ses deux genoux à découvert.
La chevalière Aoara. Elle secoua ses cheveux bruns d’une main et prit la parole.
« Hé. Ça te dit de sortir t’amuser un peu ? »
Une question impossible à prévoir. Celle d’Eisia était facile à comprendre avec le contexte. Celle d’Aoara tombait de nulle part.
Enkrid répondit ce qu’il avait sur le cœur.
« Un duel ? »
S’il s’agissait d’un combat, il était prêt. N’importe quand. Son intention était évidente, et la volonté qui l’animait faisait naître en lui un instinct combatif naturel.
Eisia sentit ses muscles se tendre en percevant cette ardeur. Une part d’elle voulait aussi se lancer. Ce genre d’esprit combatif vous donnait envie de relever le défi.
« Pas aujourd’hui. »
Mais Aoara refusa, sans détour.
Enkrid la fixa.
Alors, qu’était-elle venue faire ici ?
« C’est un jour de repos. »
« Qu’est-ce que c’est ? »
« Si tu as travaillé six jours, repose-toi le septième. C’est ce que Dieu enseigne. »
Apparemment, certains dieux disaient ce genre de choses.
Enkrid avait entendu ça au détour d’une conversation.
Aoara brandit son collier en parlant. Ce n’était pas un objet doté d’un pouvoir divin, mais il portait le symbole de sa foi.
Aoara était pieuse.
Audin serait ravi de discuter avec elle. Il préférait échanger sur la religion plutôt que de rejeter ceux qui croyaient autrement.
« On m’a dit que tu avais mené ta mission à bien. Alors, maintenant, place à la détente. »
Les yeux bruns d’Aoara se posèrent droit sur Enkrid.
Ses yeux avaient une expression douce. Eisia, qui connaissait assez bien le caractère d’Aoara, garda le silence.
Aoara sourit, puis pinça le devant de sa chemise et l’agita plusieurs fois. Il faisait si chaud qu’on transpirait à flots. L’air était humide et étouffant. Une pluie aurait été la bienvenue.
Être chevalière ne la rendait pas insensible à la chaleur. Elle aussi transpirait.
Une fine traînée de sueur lui coulait le long du cou.
« Laisser vagabonder ton regard va en attrister plus d’une. »
Ruagarne avait parlé d’un côté. Elle pressait contre son nez une tige d’herbe sèche et en humait l’odeur avec délectation.
« C’est une drogue ? »
La question d’Enkrid était sincèrement inquiète. Ruagarne gonfla les joues. C’était ainsi qu’elle riait.
« C’est une plante qui met de bonne humeur, mais ce n’est pas une drogue pour les humains. Pour eux, ce serait plutôt un poison. »
Elle n’avait rien pris, alors pourquoi parlait-elle comme ça ?
Aoara le regarda et répondit sans détour :
« Il faut se reposer quand on se repose, et travailler quand on travaille. C’est ma façon de faire. Alors, en ce moment, tu t’amuses. »
Elle avait l’air de lui forcer la main, mais elle n’avait pas tort.
Enkrid s’en était rendu compte lui-même depuis quelque temps. Le repos comptait aussi.
Ruagarne lui avait également appris à élargir sa perspective. Le repos ne consistait pas seulement à laisser le corps souffler. L’esprit avait tout autant besoin de repos.
« Je vais te faire visiter la ville, beau gosse. Allez, viens. »
Aoara lui fit signe. Enkrid commençait à ranger ses affaires sur le tapis de cuir, une par une, lorsqu’il l’interpella :
« Dunbakel. »
« Quoi ? »
« Range-moi ça. »
Il n’avait pas d’écuyer ; il n’avait donc pas beaucoup de choix quant à la personne à qui demander.
Dunbakel ne demanda pas pourquoi elle. Quand Enkrid lui demandait quelque chose, elle s’exécutait.
« Eisia. Il n’y a plus de folles ailées ni de chiens puant le soufre, non ? Tu as du temps. Viens avec nous. »
Aoara entraîna aussi Eisia dans l’aventure.
Enkrid se leva et épousseta ses vêtements.
Rem se tenait un peu à l’écart et aiguisait soigneusement sa hache sur une pierre. Il leva les yeux.
« Allez-y sans moi. Je suis occupé. »
Il retourna à sa pierre à aiguiser. Il faisait toujours ça, mais aujourd’hui, il semblait particulièrement absorbé.
« D’accord. »
Enkrid hocha la tête et se mit en marche.
« Comment as-tu trouvé les Colonies ? »
Aoara posa la question en traversant le sol humide et boueux. Ses bottines courtes, qui laissaient ses chevilles nues, semblaient légères à ses pieds.
Enkrid les regarda puis répondit :
« J’ai une personne-bête au flair très fin et un membre de l’escouade qui sait pister les gens. »
Aoara pinça les lèvres, laissant échapper un petit son admiratif, puis se pencha pour écouter. Elle était tout ouïe.
Enkrid fit court et ne donna que l’essentiel.
Il n’y avait pas grand-chose à raconter sur l’élimination des chefs de Colonie. Il les avait trouvés, il les avait tués. Voilà tout.
Tous trois flânèrent tranquillement et s’arrêtèrent devant une taverne.
C’était bruyant. Des voix se mêlaient à d’autres voix, entrecoupées de cris qu’il était difficile de distinguer des acclamations ou des injures.
« J’ai misé sur toi, Ruben ! »
« Si tu perds, t’es mort ! Abruti ! Allez ! »
Il se passait quelque chose, là-dedans.
« L’interdiction de l’alcool a été levée. »
Aoara parla. La taverne était bondée.
Au milieu de tout ce monde, deux hommes chauves se faisaient face, les mains jointes, chacun forçant de toutes ses forces.
Un bras de fer.
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