Chapitre 380
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 380 : [Je n’en ai pas envie.]
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380. Je n’en ai pas envie
Le Passeur poursuivit :
« Pour que tout s’arrête, tu dois la tuer de tes propres mains. »
Autrement dit, ce mur ne disparaîtrait jamais s’il ne tuait pas Eisia.
« Est-ce que je dois vraiment le faire ? »
Enkrid posa la question avant même de s’en rendre compte.
« Je t’ai donné des indices depuis le début. »
À ces mots du Passeur, Enkrid ferma un instant les yeux et se plongea dans ses pensées.
Qu’est-il arrivé à Eisia au-delà du couloir ?
Elle était probablement morte.
Ce n’était qu’une supposition, mais elle semblait presque certaine.
Sa mort était-elle donc le déclencheur qui faisait recommencer cette journée ?
Enkrid se rappela la mort d’Eisia, lors de cette toute première journée.
« C’est exact. »
Le Passeur répondit comme s’il avait lu dans ses pensées.
Enkrid sentit instinctivement que ces paroles ne contenaient pas la moindre once de mensonge.
Le Passeur ne s’était jamais joué de lui en lui mentant.
Il lui avait tout expliqué correctement. C’était Enkrid qui n’avait pas pris ses paroles au pied de la lettre.
« Tue-la. Et tu pourras passer. »
À ces mots, sa vision se brouilla.
Au milieu du voile qui s’effaçait, il entendit une dernière fois la voix du Passeur.
« Profite aussi de ça. »
Sa voix était empreinte d’impatience.
Enkrid ouvrit les yeux. Une nouvelle journée avait commencé.
Est-ce que je dois la tuer ?
Le Passeur avait dit que c’était là le mur, et qu’il devait le franchir.
C’était l’aube, avant le lever du soleil. Enkrid reprit ses habitudes : il sortit et fit travailler son corps. Technique d’isolement. Tout en s’entraînant, il continua de réfléchir.
Quand son corps bougeait, son esprit fonctionnait mieux aussi.
Est-ce que je dois la tuer ?
La même question tournait en boucle dans sa poitrine.
Il n’arrivait pas à se concentrer. Il le savait, mais ne pouvait rien y faire.
Pourquoi ?
Il chercha une raison. La réponse lui sembla toute proche, puis lui échappa. Il passa longtemps à ruminer.
Andrew passa au milieu de son entraînement et lui adressa quelques mots, mais Enkrid lui répondit sèchement avant de reprendre ses mouvements répétitifs.
C’est ainsi que commença cette journée, l’esprit encombré de pensées parasites.
« Espèce d’enfoiré ! »
Il rencontra le commissaire, puis répéta ce qu’il avait fait tant de fois lors des journées précédentes, comme s’il suivait une vieille routine.
Si je la tue, je passe.
La réponse était toute trouvée. Elle était claire. Il n’avait plus qu’à passer. Combien de personnes avait-il déjà tuées de ses mains ?
En temps de guerre, tuer n’avait rien d’inhabituel.
Eisia lui barrait la route.
Elle appartenait à un ordre de chevalerie et était chevalière junior. Si elle combattait quelqu’un, elle savait qu’elle risquait de mourir. Elle devait être prête à cette éventualité.
Il n’avait donc qu’à la tuer.
« Tue-la. Et tu pourras passer. »
Ces mots résonnaient comme une hallucination. La voix du Passeur persistait dans ses oreilles, encore et encore.
Aussi, lorsqu’il se retrouva face à Eisia, il ne saisit pas les mêmes occasions que les fois précédentes. Trop de pensées parasites lui encombraient l’esprit. Il ne parvenait pas à la vaincre par sa seule maîtrise.
« Tu es à bout. Si tu ne veux pas te battre, retourne en arrière. »
Un combattant du niveau d’un chevalier junior maîtrisait au moins une parcelle de la Volonté. C’était une composante de la force mentale. Quand l’esprit de quelqu’un s’embrouillait, son maniement de l’épée aussi.
Eisia le lui fit remarquer.
« Je n’en ai pas envie. »
Il lui répondit sans détour, puis tira de nouveau son épée. Il tint bon grâce à sa technique et se battit par réflexe. Cette journée passa ainsi.
Une journée où il ne parvint pas à tuer Eisia, mais où Eisia ne put pas non plus tuer Enkrid.
Une journée qui lui sembla vaine.
La culpabilité d’avoir perdu son temps.
Tout cela lui pesait sur le cœur.
Ce n’était arrivé qu’une fois, mais c’était une journée où il s’était abandonné à ses habitudes au lieu de lutter désespérément.
Puis il eut l’impression que quelqu’un lui assénait un coup derrière la tête.
Non, quelqu’un venait réellement de lui asséner un coup.
Paf !
« … Je crois que tu me dois une explication. »
Enkrid posa la question sans changer la posture dans laquelle il avait été frappé, le cou penché en avant.
« J’ai vu tout de suite qu’on t’avait planté une malédiction dans la tête. Les malédictions de ce genre se soignent avec le remède et la sainteté de ma paume. »
Rem leva la main vers le ciel en parlant. La lumière du soleil vint baigner sa paume.
« Bénie soit la sainteté qui repose dans la main de ce corps. »
Un cinglé qui faisait des trucs de cinglé.
« … Pourquoi cette chose est-elle encore en vie ? »
Jaxon se permit, chose rare, de lâcher une remarque.
« Si tu veux mourir, viens donc. »
Ragna informa aimablement tout le monde qu’il voulait tuer Rem.
« La ferme, si tu n’y connais rien. »
Rem répliqua sèchement. En le regardant, une idée traversa l’esprit d’Enkrid.
Et s’il tuait simplement cet enfoiré ? S’il avait reçu l’ordre de tuer Rem plutôt qu’Eisia, il se serait peut-être senti un peu mieux.
Bien sûr, Rem n’était pas du genre à mourir simplement parce qu’on le lui demandait.
Et si quelqu’un lui ordonnait vraiment de tuer Rem, Enkrid n’aurait pas l’intention d’obéir non plus…
Un éclair lui traversa la tête. Le choc du coup lui fit vibrer le crâne et remua son cerveau.
« Une malédiction ? »
C’est ce qui lui échappa.
« Ça veut dire : ne te prends pas la tête avec des pensées inutiles. »
Rem ajouta ces mots en mimant de petits coups d’index contre son propre crâne.
« Qu’est-ce qu’il y a de si compliqué ? »
« Ah. »
Un souffle lui échappa.
Pourquoi s’était-il senti coupable d’avoir perdu une journée ?
Pourquoi n’avait-il pas fait de son mieux ce jour-là ?
Il avait l’impression d’avoir les bras et les jambes entravés par des chaînes.
Ces chaînes prenaient leur source dans les paroles du Passeur.
« Si tu la tues, tu pourras passer. »
Parce qu’il n’aimait pas cette proposition.
Son cœur refusait de suivre.
Il savait qu’il devait la tuer, mais il n’en avait pas envie. Il ne voulait pas le faire. Alors son cœur ne pouvait s’y résoudre.
Il décida que ce mur ne se franchirait pas en tuant Eisia.
Gardant ce sentiment tel quel, avec calme et sincérité, Enkrid ouvrit la bouche.
« Je n’en ai pas envie. »
Trois petits mots.
Ils tranchaient avec tout ce qui les précédait et tout ce qui les suivait.
Mais ils étaient sincères.
Les mots n’avaient de pouvoir que lorsqu’ils venaient de quelqu’un qui les avait prouvés par ses actes.
Toutes ces journées qu’Enkrid avait traversées, toute cette journée, tout cela donnait désormais du poids à ses paroles.
Elles résonnèrent donc.
Elles retentirent. Ces mots, prononcés par un cœur entièrement résolu, traversèrent sa poitrine et atteignirent tous ceux qui l’entouraient.
Rem se gratta la tête avec les doigts qui venaient de la tapoter et dit :
« Alors continue. »
Il avait affirmé avec tant de force qu’il n’en avait pas envie. Comment quelqu’un aurait-il pu l’en empêcher ?
Personne n’était parfait en ce monde. Même leur capitaine devait parfois traverser ce genre de conflit intérieur.
« Ouais. Je n’en ai pas envie. »
Enkrid le dit avec un grand sourire.
« J’ai compris, je t’ai dit. »
« Je n’en ai pas envie. »
Il le répéta en souriant, les yeux dans ceux de Rem.
« Ah, merde. J’ai compris. »
« Je n’en ai pas envie. »
« Mais je t’ai dit que j’avais compris ? »
« Je n’en ai pas envie. »
« J’ai compris, j’avais tort. Frappe-moi. »
Rem lui tendit l’arrière du crâne. Enkrid le regarda et dit :
« Je n’en ai pas envie. »
« Putain ! »
Puis il rit.
Ce n’était pas à Rem qu’il s’adressait. Cela n’avait rien à voir avec lui.
Que cette journée recommence ou non, qu’importait le malentendu de Rem ?
De toute façon, il l’oublierait bientôt.
La journée recommença. Enkrid endura, encore et encore, comme avant. Cette fois aussi, il eut l’occasion de tuer Eisia, mais il la laissa passer.
Le Passeur apparut de nouveau dans son rêve. Il prit la parole.
« C’est à moi que tu as dit ça, n’est-ce pas ? »
Un hochement de tête.
Enkrid acquiesça.
« Alors tu seras coincé dans cette journée. Tu crois que c’est mieux ainsi ? Tu vas renoncer à ton rêve pour sauver une seule personne, juste parce que vos chemins se sont croisés ? »
Le Passeur évoqua son rêve.
Ses paroles étaient une lame acérée, un coup porté droit au cœur.
Mais le cœur d’Enkrid était protégé par l’Armure de cœur de grenouille ; la lame s’y brisa.
« Je vais la neutraliser complètement et continuer mon chemin. »
« Quoi ? »
Le rêve d’Enkrid était de devenir chevalier.
Un chevalier au sens ancien du terme.
Tout ce qu’il savait des chevaliers, il l’avait appris dans les poèmes et les chansons.
C’était sa norme. Sa ligne de conduite. Sa conviction. Un serment de protéger les faibles et ses compagnons.
N’avait-il pas dit la même chose au marquis ?
« Je suis venu pour réduire le nombre de Créatures démoniaques et de Bêtes magiques. Je suis venu protéger ceux qui savent prendre soin des leurs. Je suis venu punir ceux qui oppriment les autres par la force. Je suis venu parce que je veux protéger les faibles et les rêves de ceux qui en ont. »
Eisia avait ses raisons. À force de revivre cette journée sans fin, il l’avait vaguement compris.
« Je vais la neutraliser sans la tuer et continuer mon chemin. »
« Tu crois que c’est possible ? »
Pourquoi cela aurait-il été impossible ?
Enkrid lui répondit du regard, et le Passeur n’ajouta rien.
Il ferma les yeux, puis les rouvrit. C’était la même journée, mais son état d’esprit avait changé. Ou, plus exactement, il avait désormais un objectif.
Ne pas tuer Eisia, mais la neutraliser. Voilà ce qu’il ferait. Voilà ce qu’il avait décidé.
Il ne voulait pas tuer.
Espèce de cinglé.
La voix du Passeur lui parvint de nouveau comme une hallucination, mais cette fois, il n’y prêta pas attention.
Et il affronta une fois de plus cette journée, qui commençait avec le commissaire et se terminait avec Eisia.
Deux cent quarante autres journées passèrent ainsi.
* * *
« Quoi ? »
Eisia réagit à ce qu’il venait de dire.
« Je te demande pourquoi. Pourquoi est-ce que tu continues à me barrer la route ? »
Il s’en doutait depuis le début. Eisia était-elle vraiment là parce qu’elle le voulait ?
À moitié.
Si elle était vraiment passée du côté ennemi, elle aurait pu se contenter de le mettre à terre et de le regarder mourir. Mais elle ne l’avait pas fait. Elle lui avait encore barré la route. Elle avait dit qu’il n’était pas nécessaire de le tuer, mais elle risquait malgré tout sa propre vie.
Avant de mourir, elle avait parlé une fois de son cadet. Il s’en souvenait.
Mais surtout, il avait senti certaines choses en échangeant des coups d’épée avec elle.
Tout ce qu’il avait vu, entendu et déduit en revivant cette journée.
Enkrid rassembla tout cela dans son esprit. Il démêla l’écheveau et remit chaque élément à sa place, en silence.
Comme Kraiss le répétait souvent, Enkrid avait un don naturel pour l’intuition et le Sixième Sens.
« Ton cadet est retenu en otage ? »
La main d’Eisia tressaillit. C’était une chevalière junior, et ils s’étaient affrontés un nombre incalculable de fois. Elle n’était pas du genre à se laisser déstabiliser par quelques mots ou une petite provocation.
Pourtant, sa réaction était différente. Cela signifiait forcément que son cadet comptait beaucoup pour elle.
À peine eut-il terminé sa phrase qu’une sorte d’intention meurtrière se dégagea du corps d’Eisia. Elle était bien plus dense que tout ce qu’elle avait montré jusque-là. La Pression s’activa d’elle-même et s’abattit sur lui.
Naturellement, la Volonté du Refus qui sommeillait en Enkrid s’activa.
Il repoussa la Pression, ouvrit sa poitrine et la regarda droit dans les yeux.
Alors, la fougue d’Eisia s’atténua un peu.
Non, elle était toujours là, mais l’intention meurtrière, si dense, s’était dissipée.
Ce n’était plus la volonté de tuer. Elle s’était muée en esprit combatif, en volonté de se battre.
« Ouais, je savais bien que tu n’avais pas pu te retrouver mêlée à des enfoirés pareils. Comment tu l’as compris ? »
« J’ai observé la situation. »
« … Tu as vraiment la tête bien faite, quoi qu’on en dise. »
Eisia se souvint qu’elle avait elle-même parlé de son cadet pendant son séjour chez Andrew.
Il avait dû faire le rapprochement.
Bien sûr, Enkrid l’avait découvert assez facilement parce qu’il avait revécu cette journée. Eisia ne pouvait pas le savoir.
« Ça, c’est la moitié de la réponse. »
Eisia poursuivit. Enkrid aussi pensait qu’elle n’était pas là pour un seul otage.
Elle avait d’autres options.
Alors pourquoi continuait-elle à lui barrer la route ?
« Et l’autre moitié ? »
Eisia entrouvrit plusieurs fois la bouche, puis expira avant de répondre.
Elle semblait plus vivante que lors de n’importe quelle autre journée.
« Si tu ne veux pas mourir, retourne en arrière. C’est tout ce que j’ai à dire. »
Elle parla d’un ton raide, comme si elle écrasait de force cette vivacité en elle.
« Pourquoi ? Parce que si j’y vais, je vais mourir, c’est ça ? »
Là encore, ce n’était qu’une supposition, et il avait vu juste.
« Tu as appris à lire dans les pensées, ou quoi ? Ce serait embêtant. »
« Rien de tel. »
Il le savait seulement parce que cette journée s’était répétée. Quelqu’un, derrière Eisia, coupait ce fil.
À quel point était-il fort ? À peu près au niveau de Rem et de Ragna, probablement. Sinon, même épuisés, ils n’auraient pas pu capturer Eisia aussi facilement. C’était sans doute pour cela qu’elle ne cessait de mourir.
Sa première tâche était probablement d’atteindre cet endroit.
Enkrid réajusta sa prise sur son épée. À cette vue, l’éclat dans les yeux d’Eisia s’apaisa. Elle dit :
« Retourne en arrière. La moitié, c’est une demande. »
Encore une moitié.
Enkrid la regarda droit dans les yeux et demanda :
« Et l’autre moitié ? »
« Une menace. »
Enkrid acquiesça.
« Je respecte ton jugement, chevalière junior Eisia. »
Il était sincère. Comme toujours, ses paroles étaient empreintes d’une sincérité tranquille.
Et parce qu’il respectait le jugement de l’autre, qu’il le respectait plus que suffisamment,
Enkrid décida de passer outre.
« Même si je te laisse partir, tu mourras. »
Eisia le répéta tandis que l’élan d’Enkrid changeait, mais celui-ci ne l’écouta pas.
À la place, il régula sa respiration et resserra sa ceinture d’épée. Il changea de posture et mémorisa tout ce qui se trouvait à portée de vue.
Il avait revécu cette journée plus de trois cents fois. Il se souvenait de la plupart des endroits après un simple coup d’œil.
L’épée d’entraînement décorative accrochée sur le côté, la fenêtre, le vase, tout.
« Tu ne peux pas m’arrêter. »
Enkrid prit sa garde et le déclara.
Si ce n’était pas aujourd’hui, ce serait un autre jour : il finirait par passer. Alors, au bout du compte, elle ne pourrait pas l’arrêter.
Dans les souvenirs d’Eisia, Enkrid n’avait jamais réussi à franchir ne serait-ce que sa Visée de la pointe de l’épée.
« Prouve-le. »
Un sourire se dessina sur son visage avant même qu’elle s’en rende compte. Cette assurance, cette posture qui ne cédait jamais, n’était-ce pas agréable à voir ?
Devenir chevalière junior dans un ordre de chevalerie, c’était vivre avec une telle intensité.
Mais surtout, Enkrid avait une ferveur qui entraînait tous ceux qui l’entouraient.
Cela touchait naturellement Eisia, elle aussi.
Elle souhaitait sincèrement qu’il ne meure pas ici ; elle ne le laisserait donc pas partir. Et elle ne le tuerait pas non plus.
Elle tendit son épée devant elle et le prit pour cible.
Visée de la pointe de l’épée.
S’il ne pouvait pas franchir cette technique, le combat ne pouvait même pas commencer. Sans s’en rendre compte, Eisia se surprit à attendre quelque chose.
Elle pensait qu’il réussirait peut-être à passer outre sa technique.
Est-ce que je me dis vraiment : peut-être ?
Son assurance était-elle donc si grande ?
Il avait toujours montré la même détermination pendant leurs entraînements, alors pourquoi cela lui semblait-il nouveau, cette fois ?
Elle n’en savait rien.
Ce n’était qu’un pressentiment. L’instinct d’une chevalière junior.
Elle se concentra plus que jamais et rassembla sa Volonté.
Elle renonça même à la Pression, qui affirmait qu’elle ne céderait pas, et consacra toute sa Volonté à la Visée de la pointe de l’épée.
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