Chapitre 371
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 371 : Convaincre le commissaire à la sécurité
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371. Convaincre le commissaire à la sécurité
« Quoi ?! »
Polman Vertes. Enkrid n’avait pas cherché à retenir ce nom, mais il l’avait mémorisé malgré lui. Il dévisagea l’homme au visage rouge qui lui criait dessus.
Commissaire à la sécurité : un poste officiel.
Il était donc naturellement noble.
Mais alors, est-ce qu’ils sortaient les nobles d’une bourse sans fond, quelque part dans ce palais ?
« Il n’y en a pas un peu trop ? »
Le premier venu était vicomte, baron ou baronnet ; tous de nobles lignées, bien sûr.
Les titres avaient-ils été distribués à tort et à travers ?
Cette pensée inutile lui traversa l’esprit, puis s’évanouit.
Que les nobles fussent nombreux ou non n’avait rien à voir avec Enkrid.
Il n’empêche qu’avec un tel nombre, il se disait qu’on pouvait bien se permettre d’en perdre quelques-uns.
« Hé, toi. »
Rem se cura l’oreille et s’adressa à Polman, qui fulminait.
« Écoute bien. »
« Espèce de salaud, tu crois être où, à t’avancer comme ça ?! »
Un capitaine de la garde, à en juger par son allure, et le commandant d’une autre porte.
Clac !
Dès qu’il eut hurlé, le capitaine de la garde de la porte Sud, derrière lui, se frappa le front.
Comme s’il se disait : « Pourquoi cet idiot intervient-il pour tout gâcher ? »
Enkrid connaissait les armées et les soldats.
Combien de gens ici étaient venus de leur plein gré ?
Les soldats aux yeux perçants et à l’ouïe fine semblaient mal à l’aise. Ils savaient ce que les gens en face d’eux avaient fait.
C’étaient eux qui s’étaient occupés de la Bête lunaire, eux qui avaient protégé leurs familles, les citoyens, leurs camarades et leurs amis.
Ceux qui avaient fait leur devoir.
Leur regard était troublé, et leur expression le confirmait.
Le capitaine de la garde de la porte Sud comptait tout particulièrement beaucoup d’hommes dans cet état autour de lui.
Rem ignora gaiement le braillard et poursuivit :
« La Bête lunaire a tué des gens et menacé des citoyens. C’est bien ça ? Personne n’arrivait à s’en occuper, alors même la chevalière junior Eisia est venue nous aider à la capturer. Et une fois qu’on l’a attrapée, il s’est avéré que c’était un certain type du nom de Bantara, ou de grenouille-taureau, ou je ne sais quoi. Et maintenant, quoi ? Meurtre ? »
« Espèce de saaaalaud ! »
Un des capitaines de la garde était si furieux qu’il leva une lance plus longue que lui.
Il semblait prêt à charger sur-le-champ.
Rem baissa la main qu’il avait portée à son oreille et le regarda.
Si l’homme se jetait sur lui, Rem avait l’air prêt à le faucher sur place.
« A-attendez, un instant. »
Le capitaine de la garde de la porte Sud se hâta d’intervenir.
Si les choses continuaient ainsi, ce serait un désastre. Il avait vu Enkrid et ses hommes se battre.
Polman avait laissé sa jalousie exploser et s’était dit que c’était l’occasion rêvée ; il avait donc foncé sans attendre. Mais le capitaine de la porte Sud avait essayé de l’arrêter jusqu’au bout.
Une fois cette affaire réglée, il s’était tant opposé à lui qu’il risquait de perdre son poste.
Mais rien n’y avait fait.
Il avait quand même fini par être traîné ici. Il ne pouvait pas risquer sa vie en désobéissant aux ordres. Il était venu malgré tout, comme s’il léchait le sang d’une Goule en sachant qu’il était empoisonné.
Mais il ne pouvait pas non plus rester là sans rien faire.
Sinon, tous ses subordonnés mourraient. Ses camarades seraient tailladés à coups de hache et d’épée, leurs têtes tranchées rouleraient par terre. Il ne pouvait pas assister à ça.
« Il y a un malentendu. »
Polman vit le capitaine de la garde de la porte Sud s’interposer et plissa les yeux.
« Retire-toi ! Comment oses-tu t’avancer ici ?! »
D’où venaient l’autorité et la dignité ?
Il suffisait de regarder Crang pour le comprendre. Elles venaient de l’homme lui-même. Sa démarche était différente. Sa façon de parler aussi. Ses paroles avaient un autre poids.
La confiance et la loyauté gagnées par ses actes donnaient de la force à ses paroles.
« À genoux, tout de suite ! »
Et l’homme devant eux, avait-il de l’autorité et de la dignité ?
La force de sa voix ressemblait au bourdonnement geignard d’un moustique.
Un idiot repoussant, aveuglé par la jalousie, se tenait devant eux.
Il parlait d’une voix grave, comme pour imiter la dignité, mais il ressemblait à un enfant geignard. Cela dit, être venu jusqu’ici n’était peut-être qu’un caprice d’enfant.
« J’ai croisé trop de gens remarquables, ces derniers temps ? »
Crang, le marquis d’Okto, Ruagarne, Eisia et d’autres encore.
Même l’escorte armée de fouets était venue affronter la Bête lunaire.
Protéger leur seigneur passait avant tout, certes, mais ils savaient que répondre à sa volonté primait encore. Alors ils avaient agi.
Leur façon de se mouvoir trahissait leur fougue, leur devoir, leur objectif et leurs convictions.
Ils ressemblaient à des gens capables de faire leurs propres choix, pas à de simples outils de Crang.
À côté d’eux, le geignard en face de lui paraissait pitoyablement insignifiant.
Enkrid avait des oreilles, lui aussi. Il avait entendu dire que le commissaire à la sécurité grinçait des dents de jalousie parce qu’Enkrid avait assisté à la réception.
« Si vous n’êtes pas venus pour discuter, on commence ? »
Ragna, derrière eux, s’avança et lança ces mots.
Clac.
Le capitaine de la garde de la porte Sud se frappa une nouvelle fois le front.
Il avait l’air au bord de la crise de nerfs.
Le commissaire à la sécurité estimait avoir assez enduré.
Ces vermines méprisaient même l’autorité des nobles.
Ce n’était absolument pas parce que la dame qu’il admirait était tombée sous le charme d’Enkrid au premier regard.
Lui était commissaire à la sécurité, un noble, tandis qu’en face, il n’y avait qu’un vulgaire soldat.
À en croire les rumeurs, ce soldat avait gravi les échelons en volant les exploits de ses camarades.
Les gens qui enviaient Enkrid répétaient les mêmes histoires, et celles-ci enflaient de jour en jour.
En plus, le commissaire à la sécurité s’était bouché les oreilles et n’écoutait que ce qu’il voulait entendre.
Il avait entendu « héros des Gardes-frontières » et avait fait la sourde oreille.
Comment le vicomte Bantara aurait-il pu se transformer en monstre ?
Sans même parler du fait qu’il s’était bel et bien changé en créature démoniaque, cette affaire représentait une occasion pour le commissaire.
Et puis, le vicomte Mernes ne l’avait-il pas subtilement poussé à agir ?
« Vas-y et règle ça. »
Voilà le résultat, et voilà ce qui sortit de sa bouche.
« Ligotez-les ! »
Dès que le commissaire à la sécurité donna l’ordre, deux commandants du rang de capitaine de la garde et trois ou quatre cavaliers descendirent de cheval et s’approchèrent.
Leur élan avait quelque chose de menaçant.
La plupart des rumeurs étaient peut-être absurdes, mais les exploits de ces hommes étaient trop considérables.
Même si seule une partie de ces histoires était vraie, ils n’étaient pas de taille à les affronter.
S’ils s’avançaient tout de même ainsi, cela montrait aussi combien de fausses rumeurs avaient circulé sur Enkrid.
Enkrid observa le groupe qui s’approchait sans la moindre émotion.
Devait-il les suivre sans faire d’histoires ? Non. Même s’ils essayaient de lui parler gentiment, il ne devait pas les suivre.
Enkrid le savait d’instinct.
« Ça a déjà dégénéré. »
Sinon, avec Crang et Marcus présents, seraient-ils venus l’arrêter ?
« Arrêtez aussi le baronnet Andrew. Il est inculpé des mêmes faits. S’il résiste, tuez-le. »
« Hmph. »
Andrew renifla. Vas-y, essaie un peu. Telle était son attitude.
Polman promena son regard sur Enkrid et les armes de ses compagnons.
On aurait dit qu’il priait pour qu’ils attaquent. Enkrid exauça son souhait.
Pas besoin d’un véritable combat. Sans même prêter attention aux hommes qui avançaient vers lui, Enkrid dit :
« Dunbakel, attrape-le et amène-le ici. »
Ragna et Rem n’eurent même pas besoin de bouger.
Une femme-bête bondit en avant. Une silhouette blanche fila, toute en longueur, et ses cheveux blancs et courts semblèrent se fondre en un seul trait.
Un capitaine de la garde pointa sa lance par réflexe.
Il était fier de manier sa lance avec aisance. Parmi les soldats ordinaires, il était réellement doué, mais Dunbakel était une femme-bête que même Eisia reconnaissait comme redoutable.
Tout en courant, elle fit dévier la pointe de ses griffes, en saisit le manche et le repoussa sur le côté.
« Arg ! »
Le capitaine de la garde qui s’appuyait sur sa lance roula sur le côté.
Quatre autres soldats lui barrèrent la route. Dunbakel ne dégaina même pas son sabre courbe. Elle se glissa dans leurs rangs, faucha le tibia de l’un du pied pour le renverser, puis asséna son poing dans la mâchoire d’un autre.
Leurs casques ne protégeaient pas leurs mâchoires.
Ils étaient encore plus vulnérables aux uppercuts lancés de près, du bas vers le haut.
Mâchoire, ffff. Crac, paf.
Après quelques claquements secs, les soldats qui faisaient écran au commissaire à la sécurité s’écroulèrent en tas.
Dunbakel ne s’arrêta pas là. Ce n’était qu’une étape.
Elle continua d’avancer et, en la voyant approcher, le commissaire à la sécurité saisit l’épée à sa ceinture, une large épée à deux mains.
Avant même d’avoir réussi à la dégainer, Dunbakel avait déjà atteint son cheval.
Elle attrapa le poignet de la main qui cherchait à tirer l’épée et le tordit violemment.
Il était encore à cheval ; l’animal prit peur et se cabra en poussant un hennissement strident.
« Euh, attendez ! »
Affolé, le commissaire fut entraîné au sol, le poignet toujours prisonnier.
Son pied était encore coincé dans l’étrier et sa cheville se plia à l’envers dans un craquement écœurant.
Son pied gauche se libéra, mais le droit resta pris dans l’étrier.
« Aaaah ! »
Le commissaire hurla sous l’effet de la douleur soudaine.
Dunbakel le tira de là à la seule force de ses bras.
Son cri commença à cheval et s’acheva devant Enkrid.
Dunbakel avait mis cinq soldats à terre en un instant, puis tiré le commissaire par le poignet jusqu’à lui.
Le capitaine de la sécurité de la capitale, dont le rang venait juste après celui du commissaire et qui occupait le poste le plus élevé après lui, fit un mouvement, puis s’arrêta.
« Putain, c’est quoi, ça ? »
À vrai dire, il n’avait même pas osé s’interposer. Il se tenait juste à côté du commissaire et avait tout juste réussi à dégainer son épée.
Le léger chuintement de l’acier quittant son fourreau ressemblait au battement de son propre cœur : impuissant et hésitant.
Ou peut-être n’était-ce que son impression.
Il tenait toujours son épée pointée devant lui.
Mais devait-il vraiment frapper avec ?
Il suffisait d’un regard pour voir qu’elle n’était pas une combattante ordinaire. Il aurait dû amener des hommes de l’ordre de chevalerie. Autrement dit, il lui fallait une chevalière junior.
Lui-même était issu d’un milieu d’écuyer, et il avait amené un membre de l’ordre de chevalerie. Mais, dans cette situation, le choix était mauvais.
L’homme venu avec lui était un écuyer, pas un chevalier junior.
« Tu peux l’arrêter ? »
Le capitaine de la sécurité baissa la voix pour poser la question. À sa gauche, l’écuyer, les yeux écarquillés, fixait Dunbakel et répondit :
« Elle est au-dessus de mon niveau. »
Il ne précisa pas qu’elle le dépassait de beaucoup, mais l’écuyer l’avait compris au premier regard.
S’il se ruait sur lui, cette femme-bête pourrait-elle s’en sortir ?
Il faudrait un vrai combat pour savoir qui l’emporterait, mais l’écart de niveau sautait tout de même aux yeux.
Ses seuls mouvements suffisaient à le prouver. Elle était au minimum une écuyère de haut niveau, sur le point de devenir chevalière junior, voire déjà à ce niveau.
Sa gestuelle et sa technique ne laissaient aucun doute. Chaque mouvement exploitait pleinement les capacités physiques des femmes-bêtes.
Autre chose lui semblait encore plus dangereux.
Quelqu’un donnait des ordres à une combattante de ce niveau, tandis que d’autres observaient la scène comme si elle n’avait aucune importance.
Les soldats avaient déjà perdu toute combativité.
Personne n’osait prononcer un mot. Le capitaine de la sécurité, l’écuyer, tous gardaient le silence.
Leur commandant suprême venait d’être maîtrisé sous leurs yeux.
Incapable de se tenir debout avec sa cheville tordue, le commissaire gisait étalé au sol devant Enkrid, trempé de sueur froide. Tout le monde le voyait.
« Comment osez-vous ! »
Même brisé dans son élan, il résistait jusqu’au bout. Il n’avait ni autorité ni dignité, mais il avait de l’entêtement. Après tout, comment aurait-il pu occuper ce poste sans en avoir au moins un peu ?
Enkrid le regarda et demanda :
« La chevalière junior Eisia était là aussi. Est-ce qu’on l’accuse toujours d’avoir assassiné le vicomte Bantara ? »
« La chevalière junior Eisia ? Vous croyez qu’il suffit d’agiter un membre d’un ordre de chevalerie pour vous en tirer ? Ce sont des traîtres ! Qu’est-ce que vous attendez tous ?! »
Aveuglé par la jalousie, le commissaire à la sécurité ne comprenait pas la situation.
Il continuait de brailler.
L’écuyer qui observait la scène s’avança.
Quelqu’un devait parler clairement.
Le capitaine de la sécurité à ses côtés n’avait pas l’air de vouloir ouvrir la bouche, et, au bout du compte, c’était pour cela que l’écuyer était venu.
« C’est exact. La chevalière junior Eisia n’a nié aucune de ces accusations. »
L’écuyer éleva la voix pour le dire.
« Alors, elle a été arrêtée, elle aussi ? »
Enkrid tourna le regard vers lui. Ses yeux bleus croisèrent ceux de l’écuyer.
« Elle appartient à un ordre de chevalerie. »
L’écuyer dut réprimer l’envie d’avaler sa salive. Dès que leurs regards s’étaient croisés, la tension s’était resserrée. Malgré tout, il répondit d’un ton calme en apparence.
Enkrid l’écouta et réfléchit.
Donc, ils ne pouvaient pas tenir une membre d’un ordre de chevalerie responsable dans cette affaire ? C’était ce que cela voulait dire. Eisia n’avait pas été arrêtée.
Et pour le reste ?
Au moins une chose était certaine : quelque chose avait explosé au sein du palais. Enkrid reconstitua la situation à partir de quelques déductions rapides.
« Qu’est-ce que vous attendez ? Arrêtez ces traîtres, tout de suite ! »
Le commissaire s’accrochait à son entêtement jusqu’au bout. Les traces de larmes au coin de ses yeux avaient ôté tout poids à ses paroles.
Il pleurait de douleur, mais continuait de fanfaronner. À peine meilleur qu’une Goule, et uniquement grâce à sa langue.
Enkrid choisit le moyen le plus rapide de le convaincre. À vrai dire, l’homme était assourdissant.
Boum !
Il lui décocha un coup de pied à la mâchoire et l’assomma sur-le-champ.
Il l’avait frappé comme s’il se fichait de le tuer. La nuque de l’homme craqua violemment en se tordant, mais, par chance ou par malchance, il ne mourut pas.
La tête penchée sur le côté, il bavait et son visage heurta le sol. Enkrid jeta un coup d’œil et constata qu’il était seulement évanoui.
« Quoi ? Si tu comptais le tuer, fallait me le dire. »
Rem lança ces mots derrière lui, puis ricana avant d’ajouter :
« Tu as oublié mon surnom ? »
Chasseur de nobles, quel drôle de passe-temps.
Enkrid laissa l’homme inconscient où il était et prit la parole :
« Qui est le suivant dans la hiérarchie ? Si vous envisagez de lancer une attaque générale, réfléchissez bien. Je n’ai pas l’intention de transformer le domaine d’Andrew en cimetière. »
Il comptait au moins faire preuve d’un peu de courtoisie. Le capitaine de la garde de la porte Sud était là.
Cet homme s’était battu pour les gens, pour la sécurité de la capitale.
N’était-ce pas déjà digne de respect ?
Il avait suivi la bonne voie. Enkrid l’avait vu, et s’en servait donc comme critère.
Il ne pouvait pas tout savoir. Il était donc naturel qu’il fonde ses choix sur ce qu’il avait lui-même entendu, vu et appris.
C’était ainsi qu’Enkrid agissait.
« J’aimerais que quelqu’un m’explique ce qui s’est passé au palais. »
Il ajouta cela.
Il s’était forcément passé quelque chose. Sans quoi, rien de tout cela ne serait arrivé.
Le commissaire avait-il agi de son propre chef ?
S’il avait été du genre à prendre une telle initiative, il serait venu depuis longtemps avec n’importe quel prétexte.
Pourquoi seulement maintenant ? Cela signifiait qu’on lui en avait donné la permission.
Crang avait dit que le véritable problème était cet homme, le vicomte Mernes.
Une tension malsaine lui hérissa la peau. Enkrid s’interrompit au milieu de ses réflexions et tourna les yeux sur le côté.
Clop-clop ! Clop-clop !
Les sabots résonnaient déjà à toute allure. Quelqu’un approchait du domaine.
« À l’aide ! »
Un cri se mêla au bruit.
Enkrid laissa là les gens devant lui, prit appui au sol et bondit en l’air. D’un seul saut, il se hissa sur le mur du domaine.
Rem le rejoignit. D’un petit coup de pied contre le mur, il bondit vers le haut comme s’il s’élevait tout droit dans les airs.
Il était étonnamment doué pour escalader les murs.
À cette vue, quelques soldats de la sécurité tressaillirent et tentèrent de bouger.
« Pas un geste. »
Ragna leur barra la route. Sa présence imposait une tout autre pression. Tout le monde se figea.
Du haut du mur, Enkrid aperçut quelqu’un qui courait à toutes jambes sur la route pavée de pierres bleues.
C’était Marcus.
C’était lui aussi qui avait appelé à l’aide.
Quelqu’un le poursuivait.
Sa tenue était étrange. Il portait une sorte de cape de cuir superposée et, au-dessus de chacune de ses épaules, une lance flottait dans les airs en le suivant.
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