Chapitre 326
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Réviseur : Abstract
Discord : https://dsc.gg/wetried
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 326 : Ce fut un honneur.
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Ce fut un honneur.
Enkrid était à moitié mort après avoir encaissé de plein fouet le coup d’épée du chevalier, mais, après deux jours au lit, il se sentit enfin un peu mieux.
Sa guérison monstrueuse avait encore fait des merveilles.
Bien sûr, il n’était pas encore en pleine forme.
Je n’arrive toujours pas à serrer le poing.
Il avait peut-être eu de la chance de se déboîter l’épaule juste après avoir reçu le coup.
S’il avait tenu plus longtemps, la tension se serait propagée de son avant-bras à tout son bras.
Il n’était pas encore au mieux de sa forme, mais il ne pouvait pas manquer la fête.
Non, même s’il se reposait, pour être plus exact, il ne pouvait pas rester sans rien faire.
Les gens autour de lui ne le lui auraient pas permis.
« Capitaine ! »
À commencer par Helma, les soldats qui le connaissaient défilèrent dans la tente où Enkrid était allongé.
« Tu veux goûter à l’anguille ? »
Même le soldat qui s’occupait de la cuisine était venu.
« Tu as été incroyable. »
Un commandant de l’équipe de reconnaissance était venu, lui aussi.
Il y avait aussi bon nombre de soldats qui, autrefois, ne se privaient pas de parler pour ne rien dire.
Certains avaient l’air gêné, mais ils étaient tout de même venus.
« Ce fut un honneur de combattre à vos côtés. »
Ils le dirent tous ensemble.
Enkrid les contempla en silence.
Ils étaient arrivés tout excités, mais quand Enkrid ne répondit rien, ils se turent tous.
Ils n’arrivaient même plus à remuer les lèvres.
Le silence envahit la tente.
Un vent d’hiver glacial s’engouffra par l’entrée et laissa derrière lui un froid mordant.
Quelques soldats frissonnèrent.
J’ai peut-être trop parlé, à l’époque.
Ouais, sûrement.
Les soldats commencèrent à scruter son expression.
« Euh… Capitaine ? »
Helma finit par prendre la parole, n’y tenant plus.
Enkrid la regarda sans l’ombre d’un sourire.
Il n’avait pas besoin de mettre de l’ordre dans ses pensées.
Il allait simplement dire ce qu’il avait toujours pensé.
Mais il voulait d’abord regarder chacun d’eux en face.
Pas des paroles en l’air, mais des mots empreints d’une véritable sincérité.
Regarder quelqu’un droit dans les yeux, savoir exactement qui il était, puis lui parler.
Il avait appris cela d’un homme du nom de Crang.
Alors Enkrid fit exactement cela.
Il mit en pratique ce qu’il avait appris.
À leurs yeux, son regard avait la morsure d’un vent d’hiver, mais Enkrid pensait qu’une chose comptait davantage : mettre une sincérité véritable dans ses paroles.
« Je ressens la même chose. »
Enkrid prit enfin la parole.
Avait-il parlé d’honneur parce qu’il avait reçu le coup d’épée du chevalier ?
À ses yeux, combattre aux côtés de ces hommes s’en rapprochait — non, c’était un honneur plus grand encore.
Comment aurait-il pu en être autrement ?
C’étaient des alliés qui avaient pris la lance pour protéger leur famille, leurs amis et leur vie.
Certains avaient peut-être saisi une lance pour quelques kronas, c’était vrai. Mais étaient-ils vraiment différents ?
Au bout du compte, une chose ne changeait pas : ils se battaient pour les camarades à leurs côtés.
Si le mot « camaraderie » existait, ce n’était pas sans raison.
Voilà pourquoi ils étaient pareils.
C’étaient des hommes qui risquaient leur vie pour explorer le territoire ennemi.
Des hommes devenus les yeux et les mains de l’armée.
Sans eux, il n’aurait pas pu se battre comme il le faisait aujourd’hui.
Alors, comment cela aurait-il pu ne pas être un honneur ?
Pour la même raison, il n’avait pas à leur cacher le respect qu’il leur portait. Il ouvrit donc la bouche et dit simplement ce qu’il fallait dire.
« Ce fut un honneur. »
Enkrid acheva la phrase qu’il avait commencée.
Après un bref silence, l’un des soldats se tapa sur la tête.
La claque résonna avec éclat.
« … Ah, merde, quel idiot. »
Le soldat qui s’était frappé marmonna dans sa barbe.
C’était l’un de ceux qui avaient le plus critiqué Enkrid.
Helma le vit et éclata de rire.
Le soldat regarda Helma qui riait et déclara d’un ton solennel : « Va-t’en. Pour le capitaine, je le permets ! »
« Qu’est-ce que tu racontes, espèce d’idiot ? » répliqua Helma.
Elle l’attrapa par le cou et le coinça sous son bras.
Il toussa et suffoqua, mais ne lui demanda pas de le lâcher.
Mais était-il vraiment normal qu’il appelle « capitaine Enkrid » en ignorant son propre commandant ?
Quand Enkrid demanda si cela ne posait pas de problème, un homme d’âge mûr à côté de lui brandit une bouteille de vin et annonça qu’il avait apporté de la bonne bouteille.
« Aucun problème.
Le capitaine, c’est le capitaine ! »
D’après ce qu’Enkrid avait compris, cet homme était l’officier responsable de cette troupe, ainsi que son commandant.
Et il était le premier à s’être avancé pour le dire.
Et ce n’était pas tout.
Nurat arriva à son tour.
« Le capitaine va bien ? »
Enkrid l’entendit chuchoter à Kraiss, comme s’ils étaient soudain devenus proches.
Nurat était la garde personnelle et la lieutenante du commandant de bataillon Garrett.
Autrement dit, elle aurait dû appeler Enkrid quelque chose comme « commandant de compagnie ».
Pourtant, elle aussi l’avait tout de suite appelé « capitaine ».
Après avoir écouté un moment, Enkrid comprit grosso modo ce qui se passait.
« Hé, capitaine, raconte-nous quelques histoires.
Je meurs d’envie de savoir ce que tu as fait jusqu’ici. »
Même Garrett lui parlait ainsi.
Dès son premier jour sur le champ de bataille, Enkrid avait foncé seul dans les lignes ennemies et s’était mis à brandir son épée.
Cela avait fait basculer la bataille dès le premier jour.
Par la suite, il y avait eu des disparitions et toutes sortes d’incidents, mais quelle image avait le plus marqué les esprits des soldats ?
Le dos d’un seul homme.
L’épée brandie par cet homme.
L’élan insufflé par un homme nommé Enkrid.
« Lame du capitaine ! »
Quelqu’un l’avait vu combattre et lui avait donné ce surnom étrange ; alors tout le monde s’était mis à l’appeler « capitaine », « capitaine ».
Puis, grâce au médecin qui lui avait remis l’épaule en place, un surnom encore plus étrange avait commencé à circuler.
« On t’appelle aussi la Lame de la patience. »
Kraiss avait naturellement l’oreille fine.
Voilà ce qu’il lui avait dit après l’avoir entendu.
Pour un surnom censé désigner sa capacité incroyable à endurer la douleur, ça sonnait bien trop classe.
En vérité, le surnom de Commandant de la Compagnie des Fous s’était répandu bien davantage que les autres, mais les surnoms ne faisaient jamais long feu.
La fête de la victoire dura deux jours.
Enkrid récupéra de ses efforts excessifs, comprit par lui-même à quel point le repos était important et décida de ne pas le négliger.
En bref, il mangea, but et se reposa.
« De l’anguille ! »
« De la truite ! »
Des fruits de mer en tout genre, un cochon de lait entier à la broche, du vin et même du whisky hors de prix circulèrent.
« À la Lame du capitaine ! »
« Mangeons jusqu’à en crever ! »
Garrett tenait mieux l’alcool que prévu.
Enkrid n’avait jamais été le dernier à boire, mais Garrett, lui, était un sacré buveur.
Il descendit trois ou quatre bouteilles d’alcool fort à lui seul, puis entonna une chanson d’une voix claire.
Il avait dû la chanter plus d’une fois, car quelques soldats ponctuaient les couplets de leurs acclamations, comme un chœur.
« Hourra ! »
Quand le monde nous appelle !
« Hourra ! »
On dit qu’on vend nos épées contre des pièces d’or !
« Hourra ! »
Alors vendons nos épées contre des pièces d’or !
« Hourra ! »
Nous sommes des mercenaires !
« Hourra ! »
Nous vendons nos épées contre des pièces d’or !
« Hourra ! »
Des mercenaires qui risquent leur vie par loyauté !
Enkrid avait entendu cette chanson en parcourant le continent.
Mais c’était la première fois qu’il l’entendait chantée aussi juste.
La voix de Garrett semblait innée.
S’il s’était agi d’escrime, sa voix aurait été une épée droite mais souple.
Elle jaillissait quand il le fallait, puis, l’instant d’après, enveloppait tout avec douceur.
Au milieu des soldats qui criaient « Hourra ! », Garrett termina sa chanson, s’approcha d’Enkrid et lui dit : « Je t’en ai déjà composé une, à toi aussi. »
Enkrid pencha la tête.
Une chanson pour moi ?
« Je te la chanterai plus tard », dit Garrett.
Il se tapota le ventre et rit.
Il avait une bonne tête, et son caractère était à l’avenant.
C’était vraiment un brave homme.
Marcus ne l’avait pas placé là sans raison.
À bien y réfléchir, Graham, le seigneur de la Garde-frontière et commandant de bataillon, avait lui aussi eu l’air de quelqu’un qui ne se souciait jamais d’être trahi.
À l’époque, c’était Kraiss qui s’inquiétait.
Enkrid fut une nouvelle fois frappé par l’inutilité de cette inquiétude.
« D’accord. Je l’écouterai plus tard, alors. »
Il avait déjà bu quelques verres, ils avaient gagné, et il avait acquis de nouvelles connaissances et tiré des leçons de cette expérience.
Il avait reçu le coup d’épée du chevalier et parlé d’honneur.
À présent, il célébrait la victoire avec des gens qu’il pouvait appeler ses camarades.
C’était agréable, ça aussi.
Quelques soldats qui l’observaient murmurèrent qu’après tout, un homme restait un homme.
Bien sûr, un homme. Quoi d’autre, un monstre ?
« Vous ne pigez pas, hein ? Le capitaine fait la fête et boit comme un trou, puis demain matin, il s’entraîne dès le réveil.
Je parie là-dessus.
Il s’entraînera encore à l’aube.
Parce qu’il est complètement dingue ! »
Kraiss, peut-être agréablement ivre, cria à tue-tête.
En parlant, il se donna même une tape entre les jambes.
C’était une blague, mais il mettait sa virilité en jeu dans un pari.
« Vraiment ? »
« Si vous me croyez pas, pariez. »
La conversation s’enchaîna tout naturellement.
Kraiss récolta des pièces de cuivre et d’argent auprès de quelques soldats.
Enkrid cessa d’écouter après les premières répliques.
Les petits manèges de Kraiss étaient toujours évidents.
Pas la peine d’y prêter attention.
Son regard croisa celui de Ragna, qui buvait dans un coin.
Ragna lui fit un simple signe de tête, auquel Enkrid répondit en levant son verre.
Merci.
Il l’avait dit au Passeur, mais c’était quelque chose qu’il voulait dire à tout le monde, y compris à Ragna.
Il avait créé l’Épée écrasante.
Si Ragna n’avait pas été là pendant ce processus…
Il aurait trouvé un moyen et aurait continué d’avancer, d’une façon ou d’une autre.
C’est ce qu’Enkrid aurait fait.
Mais il était tout aussi vrai que la présence de Ragna lui avait épargné du temps.
Non. À présent, il savait qu’il avait besoin de ce salaud dans les parages.
Au point que si Ragna annonçait son départ, Enkrid lui demanderait au moins une fois s’il était sérieux.
C’était peut-être pour cela qu’il avait parlé à Jaxon, parti en disant qu’il avait quelque chose à faire, comme s’il était évident qu’il reviendrait.
Est-ce que je suis égoïste ?
Garder les gens près de lui.
Les garder à ses côtés.
Était-ce vraiment la bonne chose à faire ?
Ai-je besoin d’un rempart pour cacher mes piètres capacités ?
C’était le prolongement d’une pensée qui l’avait effleuré dans son enfance.
Bien sûr, à présent, cela n’avait plus aucun sens.
De piètres capacités ?
Enkrid ferma le poing, puis le rouvrit.
La douleur s’atténuait à vue d’œil.
Grâce au corps régénérateur qu’il devait à la Technique d’isolement, son organisme ne cessait de récupérer.
Son corps avait changé.
L’épée qu’il maniait avait changé.
Son état d’esprit n’était pas si différent de celui d’autrefois, mais le changement n’en était pas moins réel.
Non.
Pas un rempart. Des amis.
Des camarades.
Parfois des maîtres, parfois des frères d’armes qui combattaient à ses côtés.
Il leur demanderait leur avis.
S’il se retrouvait à un carrefour décisif, il leur poserait la question.
Non, il leur dirait.
Qu’ils pouvaient partir.
Si c’était une voie comme celle-ci, où la mort était certaine ?
Je vais me servir de ce jour.
C’était la mentalité de quelqu’un qui se servait même de la malédiction.
Il n’adoptait plus une attitude passive, mais active.
Cela ne voulait pas dire qu’il cesserait de faire de son mieux pour dépasser la journée en cours.
Et si, malgré tout, ils ne pouvaient rien changer à cette journée, il les laisserait partir.
C’était la bonne voie.
Enkrid ne se tourmenta pas.
Il ne se rongea pas les sangs.
Il prit simplement une décision.
« Mangeons jusqu’à en crever ! »
Dans un coin, Helma cria, le haut du corps dénudé.
Seule sa poitrine était couverte.
N’avait-elle pas froid ?
Ses abdos étaient visibles.
Les cicatrices qui marquaient son corps aussi.
« Tu es à moi ! »
Un soldat prit la confiance, reçut des coups à la tête et au ventre, roula sur le côté et vomit tripes et boyaux.
Oui, bien sûr. Comme si elle allait un jour être à toi.
Enkrid laissa échapper un petit rire.
Pour cette journée, il chassa ses pensées inutiles.
Il se consacra au repos.
« L’esprit doit se reposer autant que le corps.
Frère. »
Audin n’avait-il pas dit la même chose ?
Il en oublia même de ruminer.
Ce ne fut qu’une journée, mais il ne pensa à rien.
Il se contenta de vivre dans le présent.
Il passa ce temps sans fin qu’on appelait aujourd’hui.
Puisqu’aujourd’hui ne revenait jamais, rares étaient les choses aussi précieuses.
Enkrid rit, mangea et but.
« Je vais devenir cuisinier. Un cuisinier. »
Le soldat qui cuisinait bien était arrivé à un moment et marmonnait cela. Enkrid lui répondit :
« Pourquoi tu me racontes ça ? »
« Viens manger chez moi. »
Quel sens des affaires, celui-là.
Pas au niveau de Kraiss, mais pas mal.
« D’accord. »
« Ce serait un honneur. »
À ces mots, deux soldats qui observaient la scène bondirent soudain dans la conversation :
« Moi aussi. »
« Ce serait un honneur. »
Ils se fichaient de lui, là ?
Ils étaient complètement ivres.
Bande d’idiots.
Enkrid rit et leur donna à tous deux une tape sur la tête.
« Aïe ! »
Les deux soldats encaissèrent les coups en riant.
Quelle imitation bâclée !
À l’aube du lendemain, Enkrid poursuivit son entraînement malgré ses deux petites heures de sommeil.
Il se contenta de délier ses muscles et de faire monter sa température, sans forcer. Mais quelques soldats, réveillés à moitié morts de leur gueule de bois, se frottèrent les yeux en le voyant.
Il a bu, mangé et fait la fête comme ça hier, et maintenant il se lève à l’aube pour s’entraîner ?
C’est sérieux, là ?
Qu’y pouvaient-ils ? Enkrid était devenu le genre d’homme dont le corps se portait mieux quand il s’entraînait que quand il s’en abstenait.
Naturellement, Kraiss remporta quelques pièces de cuivre grâce au pari.
Après trois jours de repos, Enkrid avait à peu près remis son corps d’aplomb.
L’heure était venue de repartir.
Il ne pouvait toujours pas marcher correctement, alors Garrett lui fournit une voiture.
Juste avant le départ, Garrett vint voir Enkrid.
« Commandant de compagnie Enkrid. »
« Tu voulais me dire quelque chose ? »
Garrett ne l’avait-il pas souvent harcelé pour qu’il lui raconte ce qu’il avait vécu et comment il s’était battu ?
Bien sûr, cela ne le dérangeait pas, mais être observé par cet homme d’âge mûr aux yeux brillants pouvait tout de même être un peu pesant.
Il avait même dit qu’il avait composé une chanson.
Enkrid ne l’avait toujours pas entendue.
« Ça te dirait de devenir commandant de bataillon de la Perle Verte ? »
Garrett lui fit cette proposition.
Il s’appuya contre la voiture et parla en bâillant.
Il n’avait pas l’air tendu le moins du monde.
Enkrid avait déjà reçu des propositions semblables, et même de meilleures, à vrai dire, mais les avait refusées.
Il parlait du seigneur de la Garde-frontière, qui était lui aussi commandant de bataillon.
« Non, je ne veux pas. »
Il refusa sur-le-champ, et Garrett eut un petit rire.
« Je m’en doutais. »
« Si tu le savais, pourquoi demander ? »
« Parce que je prends ma retraite. »
« Alors, pourquoi ? »
« Parce que mon successeur va en baver un peu. »
Enkrid demanda d’un regard de quel genre de difficultés il parlait, et Garrett les énuméra.
« Si tu prends ce poste, la pression venue du centre est loin d’être négligeable.
Pour l’instant, le seigneur Marcus semble en retenir une partie, mais qui sait combien de temps il pourra continuer ?
Et surtout, la situation ne tourne-t-elle pas au chaos total ? »
De quoi parlait-il ?
« Tu veux dire qu’une guerre civile pourrait éclater ? »
Kraiss intervint derrière eux.
Encore une fois, c’était surtout une conversation que ces deux-là comprenaient, mais Enkrid en saisit suffisamment.
Repousser Azpen, c’était bien, mais d’un autre point de vue, cela pouvait aussi déclencher autre chose.
Naturellement, ce n’était pas une chose dont il fallait se soucier pour le moment.
Enkrid s’en fichait.
Pour l’instant.
L’épée du chevalier.
Il était trop occupé à assimiler ce qu’il avait reçu.
Il s’installa donc dans la voiture et rentra à la Garde-frontière dans un état proche du demi-sommeil.
Comme le capitaine semblait indifférent, Kraiss le fut tout autant.
Lui aussi pensait qu’il ne se passerait rien dans l’immédiat.
À leur retour, une fois devant la Garde-frontière, les visages familiers furent naturellement les premiers qu’il vit.
« Te voilà de retour ? »
« Teresa la Vagabonde souhaite la bienvenue au capitaine. »
« Frère, ton voyage s’est-il bien passé ? »
Enkrid eut le sentiment d’être vraiment rentré chez lui.
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