Chapitre 288
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 288 : Fuyons
= = =
Au moment où Jaxon agrippa Enkrid, son Sixième Sens s’embrasa d’un mauvais pressentiment.
Ces fichus tarés.
Dès que Lykanos, ce bâtard de bandit sans mère, se replia, les autres se ruèrent pour combler la brèche.
Ils se déplaçaient comme des hommes entraînés. Cette attaque avait été préparée pour cette situation précise.
Il entendit les lames fendre l’air avant même de les voir.
Fffffou !
Personne ne savait depuis combien de temps ils attendaient, mais des hommes vêtus de noir portèrent des coups d’estoc avec leurs épées effilées comme des pieux.
Chacune de leurs charges faisait fi de leur propre vie. Chacune était fulgurante.
Ils visaient tous un seul et même point.
Des coups lourds et rapides, du genre à consumer toute une vie en une seule frappe.
Jaxon tira Enkrid vers lui de la main gauche et balança son épée de la droite.
Dans le même temps, il prit la décision la plus réfléchie de toute la journée.
Je ne peux pas tout bloquer.
L’épée de Jaxon dansait. On aurait dit le battement d’ailes d’un papillon léger.
La pointe dressée, son épée se glissa au milieu de la pluie de longues lames.
Ses ailes heurtèrent ces armes, les firent dévier en tous sens, rebondirent encore et encore, et détournèrent la plupart de leurs trajectoires.
Clac-clac-clac-clac !
Il ne put pas toutes les repousser. Deux coups lui échappèrent.
L’un effleura le tibia gauche d’Enkrid.
Plus exactement, Enkrid avait tourné la taille pour éviter de le recevoir de plein fouet.
Le cuir et le tissu de sa protection furent déchirés et battirent au vent.
Le dernier coup s’abattit sur sa taille.
Il ne produisit qu’un bruit sourd, puis rebondit sans transpercer son corps.
L’armure.
C’était celle qu’il avait reçue plus tôt. Jaxon avait vu le forgeron l’envelopper autour de lui comme des bandages.
Il força sur son bras gauche. Il comptait projeter Enkrid en arrière et abattre les autres.
Mais dès qu’il le repoussa, ces salauds se dispersèrent.
Bon sang.
Jaxon n’était pas doué pour se battre tout en protégeant quelqu’un.
Il s’était déjà battu avec des ennemis derrière lui, mais il n’avait presque aucune expérience des combats où il devait garder un allié. C’était assez rare pour relever de l’exception. Voilà pourquoi il en était là.
Erreur.
Il aurait dû accepter de prendre quelques coups et garder Enkrid juste derrière lui, ou bien l’éloigner complètement, hors de portée des ennemis. Il avait manqué le bon moment.
Des hommes en noir sautèrent par-dessus sa tête, surgirent d’en bas et chargèrent aussi des deux côtés.
Leurs lames frappaient sans relâche, avec une frénésie presque écœurante.
Alors qu’il détournait son attention vers l’arrière,
« Ça va. »
Il entendit la voix d’Enkrid. Son bras droit était blessé et il était épuisé, mais il n’était pas encore à l’article de la mort.
Le problème, c’était ça.
Ces fous sont de vrais pros.
Les soldats d’assaut en noir se jetaient dans la mêlée sans se soucier de ce qu’il adviendrait de leur corps.
Il ne pouvait pas prendre à la légère des hommes qui portaient du cuir fin et souple à la place d’une armure.
Celui qui les avait formés avait fait du bon travail. Leur estoc visant un point précis était redoutable.
Jaxon continuait de frapper et de se déplacer.
Pik, pouk, pouk.
Des avant-bras furent tranchés à moitié. Des cuisses transpercées. L’épée de Jaxon faisait son œuvre comme un acier sans âme, mais tant qu’ils n’étaient pas morts, ils tordaient le corps et repartaient à l’attaque.
On aurait dit un groupe de fous dépouillés de toute personnalité, qui ne vivaient que pour transpercer leurs cibles à toute vitesse.
Il esquiva d’un pas ; une lame fendit l’espace où il se tenait. Il l’avait sentie venir un instant plus tôt et s’était dérobé. L’arme s’enfonça dans la terre froide.
Boum !
L’homme qui releva la tête, l’épée plantée dans le sol, avait dans les yeux le regard d’un fantôme.
Jaxon n’en avait cure. Il planta simplement un couteau dans le front de l’assaillant qui avait raté son coup.
Un couteau ordinaire fendit l’air et devint une faucheuse qui emporta une vie.
Jaxon estimait que le combat ouvert et frontal n’était pas son fort, mais il continuait tout de même à réduire leurs rangs, un par un.
Enkrid jeta un coup d’œil au combat de Jaxon, puis suivit des yeux les hommes qui fondaient sur lui.
Ça se présente mal.
Lykanos avait déjà mis son bras droit hors d’usage, et le coup qu’il venait de recevoir lui avait ouvert le tibia. Ce n’était pas une blessure qu’on pouvait réduire à une égratignure.
La protection de cuir avait été tranchée net, et sa peau comme ses muscles étaient entaillés.
Le coup visant son torse avait été arrêté par l’armure, mais le choc, lui, était toujours là.
Ses organes avaient été secoués. Il avait réussi à s’en tirer à si bon compte en contractant ses abdominaux. Un homme ordinaire aurait eu un organe perforé.
Et le dernier coup de Lykanos avait laissé son bras droit à moitié paralysé.
Seul son bras gauche pouvait bouger.
Alors Enkrid fit ce qu’il pouvait.
Il rengaina son gladius, prit son épée habituelle de la main gauche et frappa.
Il réduisit les mouvements de ses jambes au minimum et tint sa lame avec souplesse.
Le style de l’Épée fluide.
Il para, puis para encore. Sa respiration ne s’était pas déréglée. Pour ce qui était de l’endurance, on pouvait le qualifier de monstre face à n’importe quel vivant.
Clac-clac-clac !
Il prit une décision en un éclair et repoussa trois ou quatre lames. Juste après, une autre se retrouva soudain devant son nez. Elle avait été aiguisée à maintes reprises, jusqu’à briller d’un éclat glacial.
Je ne peux pas bloquer celle-là.
Le Cœur de la Bête lui força les yeux à s’écarquiller, et le Point de concentration mit son cerveau en feu.
Même en choisissant la meilleure parade possible, il pensait qu’il perdrait un œil.
Leur manœuvre avait été supérieure.
Ils n’avaient pas réussi à immobiliser et à tuer le gros de leurs forces avec Lykanos, alors ils avaient aussitôt déployé cette unité de bretteurs qu’ils avaient préparée.
Voilà où ils en étaient.
Il voyait clairement l’avenir où il perdait un œil. Dans ce fragment de seconde, il ne pouvait pas esquiver, mais il pouvait se poser la question et y répondre.
Perdre un œil ? Et alors ?
Même avec un œil en moins, rien ne changerait.
Enkrid tourna la tête. Il tenta de pivoter pour esquiver.
L’idée de mourir ici pour tout recommencer ne lui vint jamais à l’esprit.
S’il avait été du genre à jeter sa vie par-dessus bord, à renoncer et à repartir de zéro, il serait resté coincé dans une journée répétée depuis longtemps et aurait été laissé pour compte.
La pointe de l’épée grossit dans son champ de vision et lui parut aussi épaisse qu’une massue.
Boum !
Un choc net retentit, et la massue qui lui barrait la vue disparut.
Le propriétaire de l’épée qui l’avait pris pour cible fut projeté dans les airs. Son arme s’envola avec lui, bien sûr.
« Gaaaah ! »
Il hurla en volant. Il volait bien. À cet instant, un oiseau n’aurait pas eu de quoi l’envier.
Son envol fut de courte durée, et l’atterrissage ne fut jamais une bénédiction.
Il s’écrasa au milieu des soldats réguliers de la Garde-frontière. Un soldat, surpris par ce corps qui lui arrivait dessus, leva sa lance ; l’homme fut empalé en plein vol et mourut.
Enkrid avait basculé en arrière en bloquant, en encaissant et en refusant de mourir. Il atterrit lourdement sur le derrière.
Puis il tourna la tête et aperçut un cheval sauvage qui venait d’envoyer un homme dans les airs d’un coup de sabot.
Hiiiiii !
« Grands Yeux ? »
Hiiiiii !
On aurait dit qu’il criait qu’il détestait ce nom, mais dans un moment pareil, Enkrid ne se souvenait même plus du nom qu’il lui avait imposé.
Grrrr.
Et Esther était déjà là, elle aussi.
Comme elle ne pouvait pas reprendre forme humaine, elle avait gardé celle de la Panthère du Lac.
Son corps était enveloppé d’une fourrure noire et soyeuse qui lui rappelait ses cheveux lorsqu’elle était humaine.
Puis, coupant la route à l’unité d’assaut à l’estoc vêtue de noir, arriva un homme qui pouvait survivre n’importe où tant qu’il avait une épée, même s’il se perdait.
Fouh, boum, fouh, pik, fouh, paf, fouh, fendu.
Les yeux d’Enkrid ne cessaient de tourner. Il essayait de suivre l’enchaînement des coups qui se déroulait devant lui.
Ragna surgit de côté et abattit cinq hommes de cinq coups, en un seul pas.
Quel genre de tour est-ce encore ?
Un pas, cinq coups.
Comment était-ce seulement possible ?
Impossible de mesurer la maîtrise de son épée.
Une vitesse qui devançait celle de l’ennemi, une lame qui prenait les devants. L’épée de Ragna incarnait tout cela à la perfection.
« Je les tuerai tous et je vous rejoindrai. Partez devant. »
Il avait parlé d’un ton bourru, sa frange tombant devant ses yeux.
Ses yeux rouges et ternes fixaient l’avant à travers les mèches blondes.
Il repoussa les flèches qui fusaient au-dessus de sa tête et tua les hommes qui s’approchaient.
L’épée de Ragna se mit à bouger si vite qu’Enkrid lui-même ne la vit plus que par fragments.
Alors que des flèches pleuvaient au-dessus d’Enkrid, plusieurs soldats portant des boucliers s’approchèrent par-derrière.
« Il manie sacrément bien son épée. »
C’était Dunbakel, qui observait la scène depuis le côté.
Elle prononça ces mots en fracassant le crâne d’un assassin qui s’était rué sur elle par-derrière, deux dagues à la main.
Dès qu’elle sentit son mouvement, elle planta le pied droit au sol et abattit son genou gauche sur sa tête.
Enkrid avait réagi lui aussi, l’épée déjà levée.
Quoi qu’il en soit, elle gardait également les yeux sur Ragna.
Les flèches pleuvaient au-dessus d’eux, Grands Yeux avait déboulé comme s’il volait pour le sauver, Esther et Dunbakel étaient arrivées, et, derrière elles, leurs alliés s’étaient rassemblés autour de lui, armés de grands boucliers ronds. En voyant tout cela, il comprit qu’il ne mourrait pas ici.
Son regard se tourna naturellement vers l’avant.
Lykanos.
L’épée de Ragna était rapide, mais la lame de Lykanos, au tout dernier moment, l’avait été davantage.
Et les lames des hommes qui venaient de lui foncer dessus lui avaient semblé tout aussi rapides.
Les hommes qui s’étaient jetés dans la mêlée se replièrent après que Ragna en eut abattu quelques-uns.
Dans l’échange, Ragna reçut une éraflure au-dessus de la cuisse.
Son armure était entaillée et le sang tachait ses vêtements, mais il revint comme si de rien n’était.
« Ne ménagez pas vos flèches ! »
« Crève, espèce de salaud ! »
« L’infanterie, c’est la fleur du champ de bataille ! »
« Au bout de la douleur, il y a le plaisir ! »
Des combattants s’affrontaient de toutes parts, hurlant des jurons et des cris de guerre.
Certains moururent, le crâne transpercé par des flèches.
D’autres furent touchés par des haches de lancer et s’effondrèrent en pleine charge.
« Yorororororo ! »
Un mercenaire ennemi vêtu d’une étrange armure de fourrure se frappa la poitrine en poussant ce cri bizarre.
Bell surgit de nulle part, lança une lance, l’atteignit et le fit tomber.
« Battez-vous si vous ne voulez pas crever ! »
Le cri de Bell retentit.
On emmena Enkrid à l’arrière. Trois soldats le soutenaient. La blessure à son tibia gauche semblait trop grave ; il renonça donc à marcher.
« Putain, il est sacrément fort. »
Graham dit cela en regardant au loin le champ de bataille.
Lykanos s’y trouvait.
Enkrid le vit lui aussi.
Il ne s’était pas contenté de recevoir un coup au tout dernier instant.
Il avait réussi à entailler le visage de Lykanos.
Le sang coulait, couvrant la moitié de son visage, mais l’homme restait calme.
Lykanos ne sourit pas. Il observa Enkrid et les siens en silence, puis se détourna.
Lorsqu’il battit en retraite, les mêmes soldats d’assaut vêtus de noir, armés de lames rapides, se rassemblèrent autour de lui.
« Ils sont trop nombreux. »
Graham marmonna.
« Oui. »
Derrière lui, Kraiss, livide, acquiesça.
Une unité prête à risquer sa vie pour tuer d’un seul estoc.
Rien qu’à les voir, il devait en rester plus de cinquante.
Et ce, après avoir compté les morts et en partant du principe qu’ils pouvaient aussi continuer à repousser les assassins cachés qui attaquaient entre les lignes.
Ça va être un vrai casse-tête.
Enkrid le pensa, et Kraiss était tout à fait d’accord.
La bataille fut brève.
Audin ne s’engagea pas dans le combat, car l’homme qu’on appelait l’Évêque-Loup n’y avait pas pris part non plus, et Ragna ne s’avança pas davantage.
Jaxon était revenu entre-temps.
On ne voyait chez aucun des deux commandants l’intention d’en finir en une seule journée.
Avant même qu’ils aient pu réorganiser la situation, Graham, le visage pâle, s’approcha d’Enkrid, à qui l’on posait des bandages sommaires pour arrêter le saignement.
Kraiss le vit et prit la parole.
« Je savais dès le départ qu’un seul affrontement ne suffirait pas. Nous en finirons en trois. Il nous suffit de briser le cœur de leurs forces. Plus que tout, ce sont les troupes d’élite qui décident de l’issue des batailles. »
Sa voix semblait épuisée.
Et pour cause. Kraiss avait foi dans la force d’Enkrid.
Il s’était dit qu’ils ne parviendraient peut-être pas à faire éclater le crâne du commandant ennemi d’un seul coup, mais qu’ils finiraient quand même par gagner.
Mais non.
Le premier affrontement n’avait rien eu d’autre qu’une défaite.
Reculer à l’intérieur des remparts de la forteresse aurait été le pire choix possible ; ils devaient donc en finir ici.
Et aussi vite que possible.
Trois batailles, dans ce délai limité.
Si nous nous contentons d’endurer, nous perdrons.
Derrière la Garde-frontière, Azpen n’avait même pas encore tiré son épée.
Putain de merde.
Kraiss garda un visage impassible et élabora en secret des itinéraires de fuite. Il lui fallait désormais repérer de vraies voies de sortie.
On pourrait passer par un trou à rats ?
Il avait prévu quelques solutions, au cas où.
« Ces enfoirés de Cultistes avaient l’air de se contenter d’observer, non ? Ils n’ont envoyé que quelques bêtes magiques loups. »
Graham avait évalué l’état général du champ de bataille et retardé le déploiement de l’infanterie lourde.
Si l’ennemi économisait ses forces, eux aussi devaient le faire.
S’ils engageaient toutes leurs troupes trop tôt et se faisaient repousser, ce serait l’anéantissement total.
Si le combat d’élite restait aussi disputé, le reste dépendrait des principales lignes d’infanterie.
Et l’infanterie lourde y jouerait un rôle considérable.
« Oui. Je ne sais pas s’ils se contenteront d’observer demain aussi. »
Kraiss dit cela en regardant Enkrid.
Comme toujours, leur capitaine avait l’air calme. Son visage ne laissait rien paraître.
Ah, je vais vraiment mourir, moi.
Il ne pouvait pas l’abandonner et s’enfuir. Kraiss avait été marchand, voleur et même pickpocket, autrefois.
Malgré tout, il n’avait jamais tourné le dos à quelqu’un qui lui avait sauvé la vie.
Ce n’était pas une question de métier, mais de caractère.
Et il pouvait le sauver en prenant un petit risque. Ce n’était même pas une affaire où il fallait risquer sa vie.
« La prochaine fois, je les abattrai. »
« Ils étaient rapides. »
Ragna prit la parole, et Enkrid lui répondit du même ton posé.
« Si c’est tout ce qu’ils savent faire, je n’aurai qu’à les trancher. »
Devant les paroles fermes de Ragna, Enkrid se tut un instant, songeur.
Oui, ils avaient été sacrément rapides.
Il ne pouvait plus se servir de son bras droit, et son tibia gauche était mal en point lui aussi.
L’armure avait arrêté le coup au torse, mais son ventre était couvert d’ecchymoses. Ses organes n’étaient pas touchés, mais ils le lançaient.
La Technique d’isolement était un art forgé par l’accumulation de jours répétés.
Il avait tenu bon grâce à la force qu’il avait entretenue, travaillée et développée au fil du temps.
Avec de bons repas et une journée entière de sommeil, un coup au corps de ce genre guérirait donc vite.
Mais pas son bras droit.
« Reposez-vous d’abord et tenez jusqu’à ce soir. Restez sur le qui-vive en cas de raid nocturne, et que les unités de reconnaissance poursuivent leurs patrouilles sans relâche ! »
Graham cria.
L’infanterie lourde assurerait elle-même la garde cette nuit.
Le combat avait été bref, mais les pertes étaient plus lourdes que jamais.
Le nombre de morts se chiffrait déjà à deux chiffres.
Enkrid resta plongé dans ses pensées.
Kraiss l’observa un instant, puis se plaça devant lui.
Une torche brûlait derrière lui ; son ombre vacillait et se déplaçait au-dessus de la tête d’Enkrid.
Ils se trouvaient dans une tente qu’on venait de dresser. Dehors se tenait le cheval sauvage. À l’intérieur se trouvaient Ragna, Audin, Dunbakel, Teresa et Esther.
Fouuu.
Un vent froid s’engouffra par le rabat entrouvert et fit vaciller la flamme de la torche.
L’ombre instable de Kraiss se dédoubla, puis se fondit de nouveau en une seule.
« Pourquoi ? »
Enkrid était appuyé en arrière, légèrement de biais.
Kraiss venait de remplacer tous ses bandages.
Kraiss déglutit et prit la parole.
« Fuyons. »
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