Chapitre 234
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
LE CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 234 : Pel était un génie
= = =
« Qu’est-ce qu’il vient de faire ? »
Personne n’était aveugle, alors tous avaient vu ce qu’Enkrid avait fait et l’avaient compris.
« Esquiver, se glisser à l’intérieur, frapper une fois. »
N’importe qui pouvait enchaîner ces mouvements.
Mais là, c’était différent. En théorie, tout le monde pouvait les reproduire ; les exécuter avec autant de précision était une tout autre affaire.
Si Enkrid avait obtenu ce résultat grâce à une technique d’épée inhabituelle ou à un quelconque stratagème, ils auraient admiré son ingéniosité, mais ils n’auraient pas été aussi stupéfaits.
« Hein ? »
Le sourcil du Demi-Géant tressaillit. À ses côtés, Lame Hirondelle eut la même réaction. Il serra brusquement la poignée de son épée.
Par réflexe.
« S’il me faisait ça, là, tout de suite, est-ce que je pourrais parer ? »
Oui. Il l’avait vu venir.
« Et si on commençait sans que je le voie venir ? »
La saison froide n’était pas encore arrivée, pourtant il sentit un frisson le parcourir.
Lame Hirondelle lâcha son épée et se frotta le bras sans raison.
Le frisson lui hérissa la peau.
« C’est quoi, ce salaud ? »
Quelques jours à peine s’étaient écoulés.
Lame Hirondelle n’était pas le seul à être surpris.
Même les compagnons d’Enkrid, Rem compris, étaient stupéfaits.
Pourtant, aucun membre de son unité ne laissa paraître sa surprise, et personne ne dit un mot.
À vrai dire, ils commençaient à s’y habituer.
Ils n’y comprenaient toujours rien. Mais comme cela s’était déjà produit plusieurs fois, ils avaient cessé de montrer leur étonnement.
« Qu’est-ce qu’il a fait ? »
Tandis que Rem se caressait le menton, Audin songeait à quelque chose de semblable.
« Même si la Technique d’isolement modifie la constitution d’une personne… »
Un talent qui n’existait pas pouvait-il vraiment apparaître ainsi ?
Audin se fiait à son regard. Grâce à la Technique d’isolement, il savait lire le corps.
Il était différent de Grenouille, le Lecteur de talents, mais il pouvait tout de même discerner le talent.
À ses yeux, Enkrid n’avait pas atteint le domaine du talent.
Ce n’était pas un génie. Et même sans parler de génie, il n’avait rien de ce qu’on appelait habituellement un don naturel.
« Seulement par la persévérance. »
Cette obstination qui ne cédait jamais.
Il ne reculait devant aucune épreuve que Dieu plaçait sur son chemin.
Voilà pourquoi il se tenait là, à présent.
Audin vit la volonté de Dieu.
Dieu parlait. Le Père transmettait sa volonté.
Vas-tu renoncer ? Pourquoi ? Parce que ton souhait ne s’est pas réalisé ? Alors ta foi s’arrête là.
La fleur de ta foi est donc tombée.
Ton printemps est donc passé.
Ta saison est donc terminée.
« Non, Père. »
Audin marmonna ces mots.
Ragna se tenait juste à côté de lui, mais elle ne se tourna même pas lorsqu’il parla.
Non, elle ne l’entendit même pas.
Elle était trop occupée à regarder Enkrid.
« Encore ? »
Il avait changé.
C’était tout. Il avait changé, elle en avait été surprise, et maintenant, elle le reconnaissait.
Voir Enkrid progresser était devenu familier.
Comment s’était-il amélioré ? Comment pouvait-il changer ainsi ?
Elle avait cessé d’en chercher la raison. La connaître ne changerait rien et, de toute façon, elle ne pouvait pas le savoir.
Si elle lui demandait, sa réponse était toute trouvée.
« J’ai juste continué à m’entraîner. »
Et s’il avait envie de plaisanter, il ajouterait sans doute :
« Apparemment, j’étais un génie. »
Inutile, donc, de lui poser la question. Elle n’avait qu’à accepter la réalité.
Tout le monde était surpris, mais celui qui l’était le plus était Edin Molsen, celui qui avait reçu le coup.
Le deuxième plus surpris était Enkrid lui-même.
« Encore ! »
Edin Molsen se releva d’un bond et cria.
Il avait l’air bien trop en forme pour quelqu’un qui venait de se faire frapper ainsi.
Enkrid avait retenu sa force au dernier instant, sans même le vouloir.
Plus exactement, au moment de porter le coup final, il avait eu l’impression que le fils du comte cracherait du sang s’il allait jusqu’au bout.
Il s’était donc retenu, ce qui avait permis à Edin Molsen de se relever et de recommencer à fanfaronner.
Enkrid cligna trois fois des yeux.
Il digérait ce qui venait de se passer.
« Ah. »
Une brève prise de conscience suivit. Des étincelles, comme celles d’un silex, jaillirent dans son esprit et s’éteignirent aussitôt.
« Pel. »
Pourquoi s’était-il tant acharné à gagner lorsqu’il avait rencontré Pel, des Bergers de la Nature sauvage, pour la première fois ?
« Parce que c’est un génie. »
Un génie plus jeune qu’Enkrid. Il lui rappelait le gamin qui l’avait roué de coups lorsqu’il avait débarqué sur le continent.
Pel était donc un génie.
Et ce génie n’avait cessé d’améliorer sa technique pour suivre la progression d’Enkrid.
Dans cette journée qui se répétait, Enkrid avait empêché Pel de dégainer, mais, l’épée à la main, Pel n’était pas un adversaire à prendre à la légère.
Il changeait souvent ses habitudes et corrigeait ses faiblesses sur-le-champ.
Enkrid était celui qui se retrouvait piégé dans la répétition de cette journée, pourtant son adversaire aussi avait changé.
Il ne pouvait donc pas sentir sa propre progression.
Le talent de son adversaire était trop écrasant.
« C’est grâce à Pel. »
Il avait été trop concentré sur cette épée pour bien voir les choses.
Non, il savait à quel point son adversaire était remarquable, mais il n’avait pas compris qu’il changeait lui-même pour s’adapter à cette excellence.
Une fois qu’il eut tout compris, Enkrid prit la parole.
« D’accord. »
Il acquiesça à la proposition d’Edin Molsen.
Il voulait lui aussi recommencer et ressentir à nouveau ce changement. Il devait aussi reconnaître et comprendre correctement ce qui avait évolué.
« … Toi. »
Même l’Épéiste à la rapière semblait sous le choc et n’arrivait pas à finir sa phrase. La bouche ouverte, les coins des yeux tremblants, il resta muet. Au lieu de lui répondre, Enkrid se tourna vers Edin Molsen.
« Ne compte pas sur la Déesse de la Fortune ! »
Edin avait lancé ces mots avec dureté. Il prétendait que leur dernier affrontement n’était dû qu’à la chance.
Edin abattit de nouveau son épée.
Fouu.
Enkrid esquiva avant qu’elle ne l’atteigne.
Quand il affrontait Pel, il devait lire ses appuis, ses épaules, ses mains, ses bras, sa taille, tout, puis anticiper ses mouvements.
Au moindre échec, il se faisait trancher sur-le-champ, et le combat s’arrêtait là.
Voilà ce qu’il avait acquis.
Il ouvrit la porte du Sixième Sens et s’en servit comme il fallait. Ses sens se déployèrent librement et déchiffrèrent les coups d’épée qui arrivaient.
C’était le prix de combats d’entraînement innombrables et de la traversée d’une Rivière de la Mort.
Après avoir esquivé, Enkrid appuya sur le poignet d’Edin, accrocha son talon avec son pied gauche et lui poussa la poitrine de la paume.
Edin tenta de pivoter pour résister, mais, bien qu’il eût attaqué le premier, il perdit en même temps sa position, son équilibre et son rythme.
Edin décolla du sol.
Un instant plus tard, il retomba lourdement et ouvrit puis referma la bouche.
On aurait dit une carpe.
À bien y réfléchir, lors de leur première rencontre, Enkrid l’avait pris pour un cocher ou un escorteur et l’avait renversé avec cette même prise.
C’était une projection du style Valaf, une rupture d’axe.
« Ça va ? »
demanda Enkrid. Le visage d’Edin devint rouge. Deux combats. Des résultats similaires à chaque fois.
Et, pour le second, Enkrid avait utilisé la même méthode qu’Edin avait déjà subie.
Il ne pouvait pas prétendre que la Déesse de la Fortune s’en était mêlée.
Edin n’était pas à ce point sans vergogne.
Il se releva.
« J’ai perdu. »
Il se détourna après l’avoir reconnu, puis regarda par-dessus son épaule et demanda :
« Tu as vraiment oublié mon nom ? »
Enkrid observa son visage un moment.
Il avait l’impression qu’il aurait dû s’en souvenir, et sa mémoire était généralement bonne.
Pourtant, son nom ne lui revenait pas.
Que se passerait-il s’il avouait qu’il ne le connaissait vraiment pas ?
Cette pensée s’interrompit juste avant que le visage d’Edin Molsen ne se crispe.
« Hyung-nim, c’était une provocation. Pourquoi poser la question ? »
Une voix claire retentit.
À première vue, c’était un cadet au sang mêlé.
À ces mots, Edin claqua la langue, se détourna et s’éloigna.
Il avait l’air contrarié, mais aussi étrangement soulagé.
Son cadet se contenta de fixer Enkrid d’un regard vide. Il était difficile de déceler la moindre émotion dans ses yeux.
Enkrid tourna la tête.
Il restait encore des adversaires.
Lame Hirondelle, le Demi-Géant, le garde du comte Molsen et l’Épéiste à la rapière.
« Qui passe en premier ? »
À cette question :
« Moi d’abord. »
La réponse fusa. Le Demi-Géant s’avança et frappa son bouclier de la main.
« Allons-y. »
Jusqu’à il y a plus de quatre cents jours, Enkrid s’était jeté comme un fou dans les combats d’entraînement contre ces gens.
Il se battait. Il ne reculait jamais. Et, au fil du temps, certaines choses avaient changé.
Pas des changements qu’Enkrid avait cherchés, mais des évolutions naturelles.
L’esprit combatif du Demi-Géant brûlait.
Il savait parfaitement que son humeur et son état d’esprit étaient différents de d’habitude.
« Je ne sais pas ce que tu as fait. »
L’homme en face de lui avait le don de donner envie aux gens de se battre contre lui. Il avait aussi celui de le pousser à penser à son épée et à son bouclier du matin au soir.
Et surtout :
« Je vais te briser. »
Il excellait à éveiller l’esprit de compétition et la soif de victoire.
Avait-il déjà eu un adversaire qu’il voulait absolument vaincre ?
Non. C’était la première fois.
Voilà pourquoi le coin de la bouche du Demi-Géant se releva. C’était un sourire. Un rictus.
En voyant cela, Enkrid se sentit perplexe.
« Je croyais qu’il ne montrait presque jamais ses émotions. »
Il s’en souvenait clairement. Il avait oublié le nom d’Edin Molsen, mais le visage du Demi-Géant, ses spécialités et ses capacités étaient restés gravés dans sa mémoire.
Quand Enkrid tendit son épée, le Demi-Géant la toucha de la sienne.
Ting.
Une salutation.
Puis le bouclier lui boucha la vue.
Le Mur gris, la spécialité du Demi-Géant, et une manœuvre qu’Enkrid avait subie maintes fois.
Jusque-là, il avait dû se déplacer rapidement pour la briser et contre-attaquer. Ce n’était plus nécessaire.
Dès que le bouclier lui barra la route, Enkrid fonça droit devant lui.
Il ne contourna pas son adversaire et ne fit pas danser ses pieds.
Il se rua sur lui sans détour.
Juste contre le bouclier, il passa son épée dans sa main gauche, plaça la lame à l’horizontale, en posa le plat sur le bord supérieur du bouclier, pivota et appuya le côté extérieur de son pied droit contre la partie basse.
Son flanc pressa naturellement contre le bouclier. Puis il posa sa main droite vers le bas, au milieu.
La force qui arrivait était immense, mais, justement à cause de cela, le Demi-Géant, qui tenait son bouclier, ne pouvait pas voir tous les mouvements rapprochés d’Enkrid.
Même le combattant le plus habile pouvait être touché par ce qu’il ne voyait pas.
Face au bouclier qui chargeait, Enkrid exécuta une variante de la projection du style Valaf : soulever et renverser.
« Excellent, frère ! »
Audin s’écria avant même de s’en rendre compte.
Enkrid ignora son exclamation et exécuta son mouvement à la perfection.
Fouu.
Il retourna la force qui l’assaillait contre son adversaire et le souleva par-dessous.
Si Enkrid avait manqué de force brute, il aurait été écrasé comme une mante sous un chariot dès qu’il aurait tenté sa manœuvre. Mais il possédait le Cœur de la Force surhumaine.
Ce cœur, durci et renforcé au fil de cette journée qui se répétait, faisait bouillonner son sang.
Son pied droit et sa main droite poussèrent, tandis que sa main gauche et son torse encaissaient l’élan et soulevaient.
Enkrid inspira silencieusement, contracta son tronc, puis souleva et projeta.
Celui qui était projeté et tous ceux qui regardaient ouvrirent de grands yeux, stupéfaits.
C’était la première fois que le Demi-Géant sentait son corps s’envoler ainsi sous la force d’un autre.
Il partit dans les airs, abasourdi.
La scène semblait défier le bon sens.
En plein vol, il inclina par réflexe son bouclier vers le bas et atterrit.
Boum !
Il se servit de son bouclier pour amortir sa chute sans ménagement, et ne fut donc pas gravement blessé.
Mais, après avoir atterri, il tarda à se remettre en garde.
Comme Enkrid l’avait prévu, son épée se trouvait déjà contre son cou. La lame s’arrêta juste avant sa peau.
Le Demi-Géant comprit qu’il avait perdu.
« … Tu m’as projeté ? »
dit-il, sous le choc.
« Pourquoi ? C’est la première fois ? Tout le monde a une première fois. »
répondit Enkrid d’un ton détaché.
Parfois, sa langue imprudente prenait les devants sur ce qu’il ressentait vraiment.
« Je vois. »
Le Demi-Géant reconnut sa défaite. Bien sûr, Enkrid ne pensait pas qu’il devait s’en aller parce qu’il avait perdu.
Et puis, cette fois encore, un peu de chance l’avait aidé.
Son adversaire n’avait pas pu évaluer son niveau.
Il avait changé brusquement, et le Demi-Géant n’avait pas eu le temps de s’y préparer. Ce n’était pas quelqu’un qui perdait si facilement, d’ordinaire. Enkrid le savait mieux que quiconque.
Il avait donc quelque chose à lui proposer.
« On recommence demain. »
À ces mots, le Demi-Géant le fixa.
De grands yeux bruns. Jamais ils n’avaient laissé paraître d’émotion, pourtant, à présent, on aurait dit qu’ils exprimaient quelque chose.
« Tu es vraiment bizarre. »
Le Demi-Géant dit cela, puis ajouta : « Oui, recommençons », avant de se relever.
Il paraissait franc et intrépide.
« Eh ben, tu sais sacrément bien projeter les gens. »
Derrière eux, Rem exprima son admiration à sa manière.
« Je peux aussi m’entraîner contre toi ? »
Le Demi-Géant était-il le seul qu’Enkrid avait marqué ?
Un garde brûlait lui aussi silencieusement de son propre feu.
Enkrid fit rouler ses bras.
« À l’instant… »
Le Cœur de la Force surhumaine n’avait-il pas battu un peu plus fort que d’habitude ?
Rem n’avait pas dit qu’il savait bien projeter les gens sans raison. Il avait dû le remarquer.
Le cœur avait envoyé sa force avec plus de vigueur.
C’était aussi un résultat obtenu grâce à cette journée qui se répétait.
« Bien. »
Enkrid acquiesça. Il commençait à y prendre goût.
Reconnaître ses changements en s’entraînant et apprendre à s’en servir.
Comment ne pas trouver ça amusant ?
L’affrontement contre le garde fut différent de celui contre le Demi-Géant.
Le garde fit preuve de prudence dès le début, et son épée fut entièrement consacrée à la défense.
Enkrid frappa d’abord lentement, puis accéléra.
En voyant cela, l’Épéiste à la rapière comprit qu’Enkrid cherchait à mesurer ce qu’il pouvait faire à présent.
Une question lui vint naturellement à l’esprit.
« Qu’est-ce qu’il fout, ce salaud ? »
Comment quelqu’un pouvait-il changer autant en quelques jours ?
Il n’avait pas soudainement appris une grande technique nouvelle.
C’était simplement que toutes les techniques qu’il possédait déjà…
« … s’étaient affinées. »
On aurait dit qu’il les avait éprouvées encore et encore, sa vie en jeu. Voilà pourquoi il avait confiance en ses capacités. Il y avait aussi chez lui cette obstination, celle de quelqu’un qui avait brandi son épée d’innombrables fois pour trouver la bonne voie.
Pas dans le mauvais sens. Celui qui s’est égaré maintes fois ne doute pas quand il trouve enfin le bon chemin.
Ces traces se lisaient dans ses coups d’épée et ses pas.
« Comment ? »
Dans le corps d’Enkrid, l’Épéiste à la rapière voyait des années d’expérience accumulées. Il ne comprenait simplement pas comment il avait pu les acquérir. Cela, c’était certain.
L’Épéiste à la rapière le remarqua.
Vraiment, c’était incompréhensible.
Le combat d’entraînement dura assez longtemps, mais le garde finit par perdre.
Il avait été désavantagé dès le début et s’était concentré sur la défense. Le résultat était donc naturel.
Non, Enkrid n’était pas du genre à cacher son niveau pour remporter la victoire. Le garde du comte Molsen avait dissimulé ses véritables capacités.
Bien sûr, cela ne concernait pas Enkrid.
Ce ne fut qu’alors que l’Épéiste à la rapière s’avança.
Il prit place en face d’Enkrid. À l’autre bout du terrain d’entraînement, il était temps d’écraser et de soumettre son adversaire avec Oppression.
« Même si ta technique s’est améliorée, rien ne changera. »
Tu as travaillé ce que tu savais déjà faire ?
Et alors ? Qu’est-ce que ça change ?
« La Volonté appartient à ceux qui sont nés avec. »
Si le désir, les efforts et le temps nécessaire suffisaient pour l’obtenir,
« alors tout le monde pourrait y parvenir. »
Si c’était vrai, il y aurait bien plus de chevaliers dans ce monde.
Si les efforts suffisaient, les ordres de chevalerie compteraient au moins deux fois plus de membres qu’aujourd’hui.
Il en était donc certain.
Son adversaire ne pourrait pas surmonter son Oppression.
« Renonce. »
En parlant, l’Épéiste à la rapière éleva sa Volonté.
Bientôt, des lames invisibles s’élevèrent.
Enkrid réagit en abattant toutes les lames invisibles qu’il pouvait voir. C’était ce qu’il faisait autrefois. Ce qu’il avait toujours fait.
Mais, cette fois, c’était différent.
Chring.
Enkrid rengaina son épée.
Inutile de la brandir. Il l’avait compris à l’instant où il avait fait face à l’Oppression.
= = =
Rejoignez notre Discord sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>