Chapitre 224
TRADUCTIONS À L’ESSAI
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSIONNE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 224 : Une récolte abondante.
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À peine de retour à leur logement, Jaxon sortit un onguent.
Finn étala sur tout son corps l’onguent contenu dans un petit pot en bois, tandis que Kraiss l’enveloppait de bandages.
« Je te croyais mort.
Kraiss le dit tout en le bandant de mains expertes.
— Je me suis retenu pendant le combat.
À la réponse d’Enkrid, Kraiss laissa échapper un rire incrédule.
— Tu as vu l’avant-bras de cette femme ? Il était plus épais que celui de notre frère.
Il jeta un regard à Audin en disant cela.
Autrement dit, tu as vu ça et tu prétends quand même t’être retenu ?
— La taille de l’avant-bras ne prouve rien quant à la maîtrise.
Enkrid répondit sans changer d’expression. Il ne semblait même pas souffrir de ses blessures.
Laisse tomber. Inutile de discuter.
Kraiss le fit comprendre d’un regard, puis retira ses mains. Il avait soigné la plupart des blessures dangereuses.
— Euh, enfin… Même si le résultat n’est pas fameux, ne te décourage pas trop.
Finn intervint depuis le côté. Elle ne connaissait pas encore bien Enkrid.
Ceux qui voulaient progresser avaient généralement une volonté de vaincre féroce. C’était normal.
Ce n’était pas qu’Enkrid manquât de cette volonté. Le commandant de compagnie que Finn avait vu n’était pas du genre à apprécier la défaite. Ça, c’était certain.
Mais cette fois, c’était un peu différent.
La défaite n’était pas le problème.
En combattant cette guerrière demi-géante, Enkrid avait beaucoup appris.
Quelque chose de plus important que la victoire ou la défaite.
Quelque chose de plus important que la vie ou la mort.
La plénitude qu’il éprouvait à nourrir cette faim ardente qui brûlait en lui.
La satisfaction de savoir qu’il avançait toujours vers demain.
Demain encore.
Et ce n’était pas fini. Il n’était pas mort.
Ils s’étaient simplement séparés en se promettant de se revoir le lendemain. Pour l’heure, plus que d’avoir perdu, Enkrid était exalté d’avoir pu regarder le chemin parcouru et entrevoir celui qui s’ouvrait devant lui.
En somme, il était vraiment heureux de pouvoir l’affronter à nouveau le lendemain. Son visage le trahissait.
Un sourire lui échappa. En le voyant, Finn se redressa prudemment, se détourna et articula une question sans un mot.
Il s’est aussi cogné la tête ?
Personne ne répondit.
Audin, qui observait en silence, s’avança.
Il s’approcha d’Enkrid. Le monstre à l’allure d’ours mit un genou à terre et croisa son regard.
Allait-il invoquer le pouvoir divin ou quelque chose du genre ? Enkrid le regarda de son œil encore dépourvu de bandage.
— Tu aimes te faire frapper, mon frère ?
demanda Audin.
Bien sûr que non. La réponse allait de soi.
Voilà ce qu’Audin voulait vraiment dire. Ça ressemblait à un reproche, à sa manière, et Enkrid le prit comme tel.
— Personne ne peut esquiver toutes les attaques. Alors, que faut-il faire ?
Sans attendre de réponse, Audin poursuivit.
— Si ton corps commence à obéir à tes désirs et que tu t’enivres de cette sensation au point de t’arrêter là, tu auras du mal à aller plus loin, mon frère.
En parlant, il tapota sa tempe de l’index.
Même après avoir entendu cela, Enkrid ne comprit pas tout de suite.
Il sentit néanmoins qu’il pouvait tirer quelque chose de ces paroles. Alors, il garda le silence et les retourna dans son esprit.
Le monstre religieux recula. Puis le monstre à la hache s’avança et déclara :
— Tu n’as pas non plus à te laisser repousser par la force. Ne te contente pas d’encaisser. Fais-la exploser.
Là encore, Enkrid ne comprit pas immédiatement. Il continua simplement à y réfléchir.
Puis,
— Quand tu sais qu’un coup va arriver, il fait moins mal.
dit Jaxon.
— Tu t’es amusé ?
demanda Ragna.
Au moins, il pouvait répondre à cette dernière question.
— Beaucoup.
Enkrid répondit du fond du cœur, et Ragna esquissa un sourire.
Enkrid sourit lui aussi, l’œil et la joue toujours enveloppés de bandages.
Ragna sentit que ce seul sourire pouvait embraser le cœur des gens.
Et pour cause.
Voir Enkrid combattre ainsi avait aussi ravivé en lui une flamme nouvelle.
C’était pour cela que cette sensation lui était depuis longtemps inconnue.
Il avait envie de brandir son épée.
Qu’il ait un adversaire ou non, il voulait en profiter. De l’épée, de cet instant, de n’importe quel instant.
Alors il voulut dire la même chose à son capitaine.
Profite-en.
Enkrid répondit qu’il en profitait déjà.
Ragna sortit du logement et se rendit dans la cour d’entraînement privée.
Tandis qu’il faisait tournoyer son épée, quelques soldats des environs se mirent à l’imiter.
Certains le regardèrent même et lui demandèrent soudain de faire un duel d’entraînement.
— J’aimerais croiser le fer avec toi une fois. Ça te va ?
Certains se faisaient rouer de coups à l’entraînement et ne cédaient pourtant pas.
Ragna ne les avait pas remarqués auparavant, mais maintenant, il les voyait.
Des gens comme eux progressaient. Ils avançaient. Ils apprenaient davantage.
— Bien sûr.
Il ne refusa pas. Il les battit comme il se devait, sans retenue.
Ragna avait savouré cette journée. Cela seul le rendait profondément heureux. De tels moments étaient rares. Cette journée avait été gratifiante et satisfaisante ; il en était content.
* * *
Enkrid s’allongea et se contenta de respirer.
Le Corps renouvelé était une constitution qui permettait à la plupart des blessures de guérir rapidement, à condition de continuer à reforger son corps.
Que fallait-il pour stimuler les capacités régénératrices du corps ?
D’abord, un corps entraîné.
Même au repos, un corps en pleine activité faisait circuler rapidement le sang dans tout l’organisme. Cette circulation favorisait la guérison des blessures.
C’était pourquoi des muscles plus solides et une plus grande force accéléraient la récupération.
À mesure que la force physique se développait, le cœur se renforçait lui aussi.
Il l’avait appris en s’entraînant à la Technique d’isolement.
Ensuite, une alimentation adaptée.
Le corps puisait dans la nourriture l’énergie dont il avait besoin.
Audin ne le lui avait-il pas répété maintes et maintes fois ?
Il fallait bien manger pour développer ses muscles.
Il fallait bien manger pour que le repos serve à quelque chose.
Enkrid avait fait exactement cela. Depuis son retour au logement, il avait bien mangé.
Le repas se composait de viande finement hachée, façonnée en galettes et sautée avec des légumes.
Un plat de viande mélangée à des pommes de terre et à de solides légumes-racines.
C’était copieux et abondant, et il pouvait désormais engloutir cette quantité sans difficulté.
— Commande et mange ce que tu veux. Si tu as besoin de quelque chose, prends-le et sers-t’en.
Voilà ce qu’avait dit Marcus une fois le champ de bataille apaisé. Il l’avait formulé avec plus d’élégance, mais le sens était le même.
Alors Enkrid mangeait bien et se reposait bien. Il n’avait pas non plus de pression à subir.
Et Esther était là, elle aussi.
Espèce d’humain stupide, disait la Panthère du Lac du regard en se glissant dans les bras d’Enkrid.
— Ça fait longtemps.
Enkrid gratta la tête d’Esther du bout des doigts.
Esther ne résista pas.
Leur relation tenait moins de celle d’un homme et d’une femme que de celle d’amis ou de camarades. Enkrid la traitait ainsi et Esther, sans rien dire, libéra sa magie.
Ce n’était pas un sort de guérison, mais la stimulation du mana agissait naturellement sur le corps.
Elle faisait ce qu’elle pouvait.
Pour toutes ces raisons, il était tout naturel que son corps guérît rapidement.
Dunbakel, qui ignorait tout cela, ouvrit de grands yeux en voyant la vitesse à laquelle il récupérait.
— Tu es déjà debout ?
Il faisait déjà bouger ce corps après une seule journée ?
N’importe qui en aurait été choqué.
Elle le savait, car Rem l’avait elle aussi passée à tabac. Elle avait cru qu’elle en garderait des séquelles toute sa vie.
Cela ne voulait pas dire qu’elle comptait fuir, mais la douleur et la souffrance restaient la douleur et la souffrance.
Être une bête-humain ne signifiait pas qu’on s’habituait à la douleur, ni qu’on la supportait facilement.
Les gens de son espèce comptaient sur leurs aptitudes physiques et leurs réflexes innés pour se battre.
Ils ne pouvaient pas se permettre d’être aussi patauds que les Géants.
Dunbakel le lui avait répété maintes fois, mais Rem se contentait de renifler avec mépris à chaque fois.
— Très bien. Alors aujourd’hui, tu en prendras deux fois plus.
C’était tout ce qu’il disait.
— Je croyais qu’on s’entraînait, pas qu’on se livrait à des violences ?
Rem ne disait-il pas toujours lui-même qu’il ne frappait pas les gens par plaisir, que c’était juste ce qu’exigeait l’entraînement ?
Mais parfois, on aurait dit qu’il l’oubliait et laissait voir ce qu’il pensait vraiment.
— Ah, c’est vrai. L’entraînement. Entraînons-nous. Deux fois plus.
Ensuite, il balayait effrontément la question. Bien sûr, Dunbakel n’était pas en position de lui tenir tête.
Enkrid fit pivoter son torse de gauche à droite en tordant la taille, puis répondit :
— J’ai encore un peu mal aux côtes. Tu as progressé entre-temps, ex-voleuse ?
L’expression « ex-voleuse » déplut à Dunbakel, mais elle n’était pas en position de protester.
— Un peu.
— Ça doit être passionnant.
Qu’est-ce qu’il racontait ? Qu’y avait-il de passionnant à se battre désespérément pour survivre ?
Elle ne le comprenait pas.
Enkrid se leva et s’étira après une seule journée.
Mes côtes sont presque ressoudées.
Ce n’était pas parfait, mais rester au lit le rendait nerveux.
Cette guerrière pouvait partir à tout moment.
Il ne se souciait plus de savoir d’où elle venait.
Une seule pensée occupait son esprit : son adversaire était là et, tant qu’elle y resterait, il voulait la combattre de nouveau au plus vite.
Pas étonnant qu’on le prît pour un fou, mais Enkrid s’en moquait.
Non, plus exactement, il n’avait pas le loisir de s’en soucier.
Il y avait des gens qu’on appelait des génies.
Des êtres doués, des prodiges.
Des gens nés avec du talent.
Parmi eux, si l’on voulait atteindre un lieu que même les génies avaient du mal à effleurer, si l’on voulait s’élever jusque-là, une détermination ordinaire ne suffisait pas.
Il fallait devenir fou.
Heureusement, Enkrid avait atteint tout cela sans même s’en rendre consciemment compte.
Quiconque aurait connu son état d’esprit et sa situation aurait été stupéfait.
Mais personne ne pouvait lire ce qui se passait en Enkrid à cet instant.
On pouvait le deviner, mais pas tout savoir.
Après avoir dormi profondément, il se réveilla l’esprit clair et se mit à réfléchir. Plus exactement, il réfléchissait en marchant.
Quand ses pensées s’enlisaient, il les dénouait en se promenant. C’était une habitude qu’il avait depuis l’enfance.
Tandis qu’il se dirigeait d’un pas traînant vers le marché en se grattant un côté de la tête, la réponse à la question qui le taraudait lui apparut.
Ce ne fut pas une révélation fulgurante.
S’il avait dû mettre des mots dessus, cela ressemblait à une douce marée montante.
Comme de l’eau qui s’avance jusqu’à lui mouiller les chevilles avant même qu’il ne s’en aperçoive.
Est-ce que je suis devenu arrogant ?
Ce qu’il avait appris auprès des membres de sa compagnie avait éveillé son corps. Cela lui avait donné un talent qu’il n’avait pas auparavant. C’était ainsi qu’il le ressentait.
Et si cela était devenu un poison, lui aussi ?
Avait-il commencé à croire qu’il n’avait plus besoin de réfléchir aussi profondément qu’avant ?
Ce dont Audin avait parlé, c’était l’esprit du débutant. Réfléchir, puis réfléchir encore.
Alors Enkrid continua à penser en marchant.
Les attaques de la guerrière étaient rapides, féroces et précises. Difficiles à esquiver.
— Quand tu sais qu’un coup va arriver, il fait moins mal.
Jaxon avait dit cela. Le savoir et l’encaisser.
Le lire avec mes sens.
S’il essayait de tout suivre uniquement des yeux, il serait en retard. Avait-il pris trop confiance en son Acuité visuelle dynamique ? Parce que son corps avait changé ? Alors qu’il avait encore tant de lacunes ? Alors que s’il s’arrêtait là, son rêve de devenir chevalier se dissiperait comme un mirage ?
Aucune tempête ne grondait en lui. Aucune vague immense ne déferlait.
Il ne cessait tout simplement pas de réfléchir.
Ouvrir mes cinq sens, et ouvrir grand la porte du Sixième Sens.
S’il l’avait fait, il aurait repéré le premier coup de bouclier avant qu’il ne l’atteigne.
Ces derniers temps, il avait foncé sur trop d’adversaires de pacotille et s’était enfermé dans le puits de son expérience.
Il en sortit. Pour la plupart des gens, cela aurait été extrêmement difficile, mais Enkrid avait l’habitude de briser et de pulvériser ses propres limites.
Qui, en ce monde, avait plus l’habitude que lui de briser ses propres limites ?
Fais-la exploser.
Le Cœur de la Bête pour l’audace.
Le Cœur de la Force surhumaine pour accroître sa puissance physique.
Était-il juste de n’utiliser ce cœur que pour entretenir son audace ?
Non.
Ne l’avait-il pas déjà à moitié compris ?
À chaque instant.
Décomposer le mouvement en battements. Faire exploser ainsi cette force surhumaine.
Pour l’instant, il ne pouvait pas maintenir ce cœur actif pendant un combat entier. C’était donc la bonne approche.
Décomposer plus finement qu’avant, puis plus finement encore.
Il ne pensait pas que ce fût impossible. Que ça marche ou non, il essaierait. Tout cela s’intégrait naturellement au fil de ses réflexions.
Le saisir grâce au Sixième Sens.
Faire exploser le cœur en un instant.
À force de repasser le combat et de l’analyser, il avait fini par trouver une manière de se battre ; à ce moment-là, il était arrivé au marché.
— L’atmosphère est étrangement hostile.
— Ils ont tous l’air coriaces.
— J’ai entendu dire que Bell avait failli se faire casser la jambe.
En faisant le tri parmi les murmures, il comprit qu’il s’était passé quelque chose.
Ce n’est qu’alors qu’Enkrid se rendit compte qu’il n’avait vu ni Rem ni les autres de la journée. Ils étaient tous réunis ici.
— Alors c’est ici que tout le monde est passé.
En poursuivant son chemin tout en marmonnant, il vit les gens autour de lui le reconnaître et s’écarter.
— Tu es là ?
D’abord, les soldats.
— Euh, déjà ? Tu vas bien ?
Puis un cordonnier.
— Prends au moins un peu de viande séchée.
Même une marchande qui tenait une petite boutique.
Il se fraya un chemin parmi eux. Il s’agissait du carrefour central situé entre les quatre auberges emblématiques de la Garde-frontière.
La route était bloquée. Plusieurs chariots s’étaient également arrêtés.
C’était un itinéraire emprunté par les caravanes marchandes. Il n’était pas censé être bloqué ainsi.
Il regarda devant lui pour comprendre pourquoi.
La guerrière de la veille était là. Peut-être grâce à la robustesse des Géants, ses blessures légères avaient déjà disparu.
Elle se tenait silencieusement, l’épée fichée à la verticale dans le sol et le bouclier posé à côté, telle une statue.
Plusieurs autres visages se tenaient près d’elle.
— Hum, je m’appelle Lame Hirondelle. Quelqu’un connaît mon surnom, ici ? Je suis venu parce que je voulais croiser le fer avec ce type qu’on appelle le Soldat qui met fin aux guerres, ou je ne sais quoi.
Des sourcils fins et une bouche souriante aux commissures relevées.
Son visage avait quelque chose d’étrangement déplaisant.
Parce que son sourire ne semblait pas sincère.
Il portait à la taille une unique épée, une Épée d’armes de longueur moyenne.
Sa large ceinture attirait le regard et, à sa posture, Enkrid comprit d’un seul coup d’œil qu’il n’était pas un amateur.
Ses seuls avant-bras témoignaient d’un corps bien entraîné.
Et Lame Hirondelle n’était pas seul.
— Quelle bande de vauriens. Je suis Edin Molsen, fils du comte Molsen ! Je suis venu mesurer mon talent à celui d’Enkrid, commandant de compagnie indépendante !
Un blond s’avança avec assurance. Enkrid le reconnut. Le cocher de l’époque. Plus précisément, le fils du comte Molsen.
À côté de lui se tenait un homme plus jeune qui lui ressemblait.
Derrière eux se trouvait un homme au visage allongé.
Pas mal.
L’homme qui semblait les escorter avait l’air plutôt doué.
À en juger par son apparence, Edin Molsen semblait aussi plus en forme qu’à l’époque où il se tenait aux côtés du comte.
Et enfin.
— Alors, ce type est trop blessé pour sortir ?
Sans sa moustache, Enkrid ne le reconnut pas tout de suite, mais son visage lui devint rapidement familier.
Au même moment, un nom lui vint naturellement à l’esprit : Leona Rockfreed.
Ce bretteur de l’autre fois ?
Celui qui semblait maître de l’escrime rapide. L’homme qui lui avait dit de renoncer à l’épée.
Faisait-il partie des escortes de la Compagnie marchande Rockfreed qui s’étaient opposées à Leona ?
— Attendez un peu, vous tous. Si vous ne supportez pas d’attendre, venez vous mesurer à ma hache. On a déjà fait un tour hier, mais il ressortira sans doute aujourd’hui. Notre capitaine a quelque chose qui cloche là-haut.
Au milieu du groupe, Rem dit cela en se désignant la tête. Il fit même tourner un doigt près de son oreille.
Ce salaud.
Enkrid n’avait aucune raison de se cacher. Les gens autour de lui le reconnurent et lui ouvrirent le passage.
— Vous êtes tous venus pour me voir ?
Hum. Comment dire ?
À l’instant où il vit tous ces regards braqués sur lui, Enkrid comprit ce que ressentait un fermier.
Une récolte abondante.
Chacun d’eux semblait avoir le niveau de la guerrière demi-géante.
Et chacun d’eux était venu pour le voir.
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