Chapitre 83
TL/ED – Miso
Dersia n’ouvrit pas la porte.
Pour être précis, elle en était plutôt incapable.
« Je suis encore capable de prendre la bonne décision. »
Assise bien droite dans la calèche qui cahotait, elle baissa doucement les yeux.
« Qu’entends-tu par "bonne décision" ? »
« Cela signifie que je pourrais recommencer. Parce que je pense que tes idées sont stupides. »
« … »
Voyant mon visage se tordre de manière grotesque, Dersia ajouta précipitamment :
« Qu’est-ce que tu veux dire par là ? »
« Il y avait une raison pour laquelle la maîtresse se maintenait délibérément dans un état d’épuisement. »
Ciel ajouta en toussant.
« Peut-être l’avez-vous vu aussi, Jern-nim, mais la race des Elfes elle-même n’est pas vraiment une espèce normale. »
« …Il semble que oui. »
Autrefois, les Elfes étaient les féroces souverains qui avaient conquis chaque recoin de ce continent, utilisant librement leur longévité et leurs talents.
Azrael choisit de devenir lui-même le chasseur et s’empara des souvenirs de tous les Elfes.
Et les Elfes acceptèrent. Ils mirent en gage leurs souvenirs personnels et vécurent une vie pire que la mort.
Dersia… cela va sans dire.
Les Elfes ne sont tout simplement pas dans leur état normal. C’est quelque chose que je pouvais profondément comprendre.
« Mais si tu examines de près les principes fondamentaux de leurs actions, n’y a-t-il pas un mot qui revient souvent ? »
« Souvent ? »
Je me remémorai les faits cités plus haut.
Mais à part l’idée qu’ils n’étaient qu’une bande de fous furieux, rien d’autre ne me vint à l’esprit.
« …Je ne sais pas. Si je devais dire quelque chose, peut-être : "C’est une étable efficace, puisque le bétail porte volontairement des anneaux dans le nez" ? »
« Comme prévu, tu es intelligent. »
« ? »
Ciel hocha la tête comme si j’avais donné la bonne réponse.
« Les Elfes ne naissent pas ainsi. Mais à mesure qu’ils vivent, ils en apprennent davantage et découvrent de meilleures méthodes. Les années qui s’accumulent finissent par transformer chaque Elfe en une entité unique. »
« Une entité… unique ? »
« Oui. Chaque Elfe qui vit au-delà d’une certaine période parlera de la même façon, agira de la même manière, fera les mêmes choix dans n’importe quelle situation. Qu’ils aient étudié la magie ou appris l’art de l’épée. Parce que… »
« Parce que c’est la méthode la plus efficace… n’est-ce pas. »
« Oui. »
Réfléchissant à cette signification, je demandai avec incrédulité :
« …Attends, un instant. Ça ne revient pas à dire que l’immortalité est une malédiction pour les êtres intelligents ? »
« C’est une nouvelle façon d’aborder la chose. Mais de ce point de vue, la seule différence entre une malédiction et une bénédiction n’est-elle pas le concept de majorité et de minorité ? Si tous les êtres intelligents bénéficiaient de la même durée de vie que nous, alors en réalité, avoir une vie courte serait considéré comme la malédiction. »
Regardant Dersia, qui disait cela avec pitié, je répondis à Ciel :
« …Tu as raison, nous ne pouvons absolument pas l’envoyer à la Capitale dans cet état. »
« Oui. Jern-nim a infligé une sacrée raclée à la Maîtresse, mais même ainsi, si elle retourne à la Capitale dans son état second, elle pourrait encore faire quelque chose d’imprudent. »
« Aha. Donc le "sauveur" que Azrael attend… »
« Est un Elfe né avec un esprit qui ne converge pas, même après le passage des âges. C’est ce qu’il attend. »
Ce chaman doit attendre un soleil qui ne se lèvera jamais.
Une âme pitoyable. Alors que je pensais à cela, Brimdal, les bras croisés, hocha la tête en signe d’accord.
« Il y avait donc ce genre d’histoire. Mais il y a une chose que je ne comprends pas très bien. »
« Qu’est-ce que c’est ? »
Dersia répondit à Brimdal sur un ton légèrement boudeur.
Bien qu’elle ne puisse pas le dire à voix haute dans cette situation, il semblait qu’elle éprouvait encore une certaine insatisfaction quant au fait que je devienne son disciple. Eh bien, une fois qu’elle aura retrouvé ses esprits, elle s’en moquera probablement.
« Nous, les Nains, vivons aussi assez longtemps, bien que pas autant que vous. Pourquoi ne souffrons-nous pas de ce genre de folie ? »
« Jern supposait le cas d’un être intelligent normal. Les Nains sont un peu… différents à cet égard. »
« Qu’est-ce que tu veux dire ? »
« Vous autres vous contentez de passer mille ans à marteler le métal pour fabriquer des outils, puis vous mourez satisfaits. En d’autres termes, vous êtes uniques ? Simples d’esprit ? Primitifs ? Vous avez ce genre d’aspect. »
« … »
« Malheureusement, nous ne pouvons pas faire cela. Si nous passions seulement dix ans à marteler du fer, nous deviendrions fous. »
Brimdal tenta réellement de dégainer son épée, alors je fis de mon mieux pour l’en empêcher.
« Hmm… »
Pendant ce temps, Linmel, qui dormait profondément, remua à côté de la calèche.
Je l’allongeai délicatement sur le côté pour qu’elle ne se réveille pas. Elle avait été d’une aide précieuse dans cette affaire. Heureusement que je ne l’avais pas chassée.
Je caressai les cheveux de Linmel et profitai de ce moment pour calmer l’atmosphère surchauffée.
« Alors, l’histoire d’Azrael est-elle crédible ? »
« …Hmph. »
« C’est difficile à dire. »
Brimdal, Ciel et même Dersia.
Tous prirent des expressions sérieuses, plongés dans leurs pensées.
En repensant à ce qu’Azrael m’avait dit, c’était effectivement plus qu’étrange.
« J’avais des servantes à mon service ? »
« Pas seulement des servantes. Tu ressemblais à… à un prince d’une nation quelconque. »
« Quoi ? Un prince d’une nation quelconque ? »
« Oui. Pas de l’Empire, cependant. Quel est ce motif ? Hmm… Je l’ai vu dans les régions orientales… Ah, et les environs étaient désertiques. »
« ?? »
« Un an, deux, trois, quatre… Hmm, un oncle ? Il t’emmène. Et c’est la fin. »
« Qu’est-ce que tu veux dire par "la fin" ? »
« Je ne sais pas. Tes souvenirs s’arrêtent. Tu es probablement mort. Parce qu’une fois que tu meurs, je ne peux plus me connecter à tes souvenirs. »
« Mais je suis vivant. »
« Le souvenir suivant est l’Orphelinat. Donc c’est similaire. Je ne peux pas voir le souvenir de la torture que tu veux vraiment connaître. »
C’est à peu près ainsi que la conversation s’était déroulée.
Même quand j’ai posé des questions détaillées, rien de plus n’en est ressorti.
Naturellement, mes soupçons penchaient dans une autre direction.
« On dirait qu’Azrael a juste débité des absurdités. »
« Pourquoi penses-tu cela ? »
« Laisse-moi te poser la question à l’envers. Penses-tu vraiment que je suis un Noble ? »
« Cela, c’est certain. »
Dersia l’affirma fermement, avec une petite toux.
« Un mage né naturellement n’apparaît pas si facilement. Ils sont vraiment rares. Même si ce n’est pas la royauté, le fait que tu portes du sang noble ne fait aucun doute. »
« Pourtant, c’est étrange. »
Ce n’était pas quelque chose qui pouvait être balayé par un cliché sur une naissance cachée.
J’exprimai la question la plus évidente.
« Alors pourquoi personne n’est venu me chercher ? »
Cela, je ne pouvais tout simplement pas l’expliquer.
« Noble ou royal, s’ils m’avaient perdu, ils auraient dû me contacter d’une manière ou d’une autre. Ce n’est pas comme si j’étais caché dans un coin reculé ; j’étais dans l’Orphelinat affilié à la Capitale. Et si je n’étais pas perdu mais abandonné, alors ils auraient dû me trouver et me tuer pour ne laisser aucune trace. Sinon, ils auraient dû venir me récupérer. »
« Tu as tout à fait raison. »
Dersia hocha la tête en signe d’accord.
« Puisque tu as mentionné un désert, il est clair que c’est un endroit très lointain, mais si un prince d’un pays quelconque disparaissait, ils n’auraient pas hésité à atteindre l’Empire. Même si ce n’était que pour la même couleur de cheveux, ils feraient le tour pour vérifier. Mais d’après ce dont je me souviens… je n’ai jamais entendu parler d’un prince disparu. »
« Hmm… »
Nous nous sommes creusé la tête tous les deux.
« Et si ce n’était pas un prince, mais juste une famille noble délirante qui se fait passer pour la royauté ? »
« Jern. J’apprécie ton imagination qui garde toujours toutes les possibilités ouvertes, mais ce n’est pas vraiment le moment où une telle compétence est nécessaire. »
« Oui, Maître. »
La réflexion se poursuivit. Pourtant, mon cœur était en paix.
Le fait qu’un mage 9 Étoiles réfléchisse profondément à mon problème me donnait un fort sentiment de réconfort.
Bien sûr, Brimdal ne manquait pas de puissance, mais en matière d’intellect, il y avait de nombreux domaines où nous devions compter sur Dersia.
« …Non, de quoi vous inquiétez-vous tous les deux ? »
Comme s’il avait appris à lire dans les pensées, Brimdal fronça les sourcils et demanda.
« La réponse n’est-elle pas déjà évidente ? »
« La réponse ? »
Devant mon expression perplexe, Brimdal brandit un dessin.
Celui donné par la Princesse, me montrant bébé avec une femme présumée être ma mère.
« La Princesse qui t’a donné cette image doit savoir, tu ne crois pas ? »
« … »
« … »
Dersia et moi écarquillâmes les yeux.
Nous n’y avions pas pensé.
Plus précisément, nous n’avions pas voulu y penser.
« Hmm. Et si on arrêtait tout simplement de se soucier de mon passé ? »
Je fis cette suggestion avec prudence.
Plutôt que de m’impliquer avec la Princesse, ce ne serait peut-être pas une mauvaise chose de laisser tout cela comme un simple MacGuffin.
« Ça m’est égal. Cependant, ce n’est pas que j’essaie délibérément de creuser ton passé. Mais assurément, ton passé doit être lié au Cercle Pourpre. »
« Oui. C’est vrai. »
« Cependant, quand nous avons rencontré le Cercle Pourpre, ils ne t’ont pas reconnu. Pas même les cadres. »
« …C’est vrai ? »
Lump, Decay, et les autres aussi.
Aucun d’entre eux n’avait la moindre idée que j’étais le résultat de leur propre travail.
« Hmm, peut-être que je n’étais qu’une expérience ratée qu’ils ont jetée… »
« Pour cela, ton monde est bien trop immense. Il est certain qu’un travail de haut niveau a été investi là-dedans. »
« … »
Plus j’en entendais, moins tout cela semblait cohérent.
La complexité et l’échelle de mon monde également.
Ce n’était pas le genre de monde qui aurait pu être créé en jetant quelqu’un dans l’océan sur un coup de tête.
Mes souvenirs étaient coupés.
Bien que ce ne soit pas certain, la possibilité demeurait que je sois une sorte de prince d’un autre royaume.
Mais ils ne me connaissaient pas.
« …Quelque chose à ce sujet est… vague. »
J’avais l’impression que les faits étaient sur le point de s’emboîter pour former une image complète, mais chacun restait légèrement décalé.
Me regardant, Dersia ouvrit lentement la bouche.
« C’est ton choix. Cependant, si je peux offrir mes réflexions, il y a certainement un secret majeur dans ton passé qui se connecte au Cercle Pourpre. »
« Il semble que ce soit le cas. »
« Que vas-tu faire ? »
Cette courte question portait une grande signification.
Allais-je entrer dans la gueule du Prophète qui lirait tous nos mouvements dès que nous serions connectés ?
Ou allais-je arrêter de m’en soucier et me contenter de m’inquiéter pour l’avenir tout en laissant un sentiment inconfortable derrière moi ?
La délibération fut longue.
Mais la réponse fut courte.
Je poussai un soupir et levai les yeux vers le toit de la calèche.
« Est-ce que tu regardes ? »
« Jern ? »
Je retins doucement Dersia alors qu’elle semblait perplexe, puis je continuai.
« Vu la situation, je viendrai te voir bientôt. »
Si elle regardait, elle aurait dû entendre mes paroles.
Si elle ne regardait pas, eh bien…
J’étais au moins certain qu’elle détenait des informations sur mon identité.
*
Toc, toc…
« … ? »
Les couloirs du palais à l’aube, menant à la salle de stockage.
Une servante marchant sur ce sol de marbre se figea soudainement.
Ce n’était pas parce qu’elle avait vu un intrus, un assassin ou une personne suspecte.
C’était parce qu’elle venait de réaliser quelque chose à propos d’elle-même.
« Pourquoi… suis-je ici… ? »
Marmonnant dans le vide comme si elle était possédée, la servante secoua rapidement la tête pour reprendre ses esprits.
C’était mauvais.
Le chemin vers le stockage était gardé par des soldats. Si elle se faisait prendre ici, elle serait prise pour une voleuse, arrêtée, ou même exécutée sur-le-champ sans possibilité de s’expliquer.
Elle n’avait aucune idée de la raison pour laquelle elle était là.
« J-je dois partir rapidement… »
Elle essaya de reculer, pensant qu’elle devait partir au plus vite.
Mais ses pieds ne bougèrent pas, comme s’ils avaient été fermement ancrés dans le sol.
Ce n’était pas parce qu’elle hésitait. C’était comme s’ils étaient littéralement collés au sol.
« … ! »
Regardant vers le bas, elle vit que ses pieds étaient gelés jusqu’aux chevilles.
« Ugh, ugh… ! »
Elle lutta de toutes ses forces, mais le bloc de glace, dur comme de l’acier, ne bougeait pas d’un pouce.
Alors qu’elle continuait à se débattre en vain pendant un moment, une voix plus froide que la glace autour de ses chevilles parvint à ses oreilles.
« Quel passe-temps dégoûtant tu as. »
« Ah. »
Cette fois, c’était indéniablement un intrus. Un assassin. Une personne suspecte.
Un homme était perché près de la fenêtre, la fixant avec une expression désagréable.
Elle devait crier. Elle ouvrit la bouche dans ce but précis.
Une voix sortit de sa bouche grande ouverte.
« Non, genre, comment est-ce censé être sûr… »
La servante poussa un profond soupir sur un ton cynique et se gratta la tête de manière exagérée.
« Genre, comment pourrais-je connaître les règles que les servantes sont censées suivre ? C’est bien plus pratique de laisser faire et d’agir inconsciemment. Même si j’essaie d’apprendre d’autres trucs, avec ma mémoire, je finirai par tout oublier de toute façon. »
« Je vois. »
« Bien sûr, vu ce qui s’est passé, je vais devoir jeter celle-ci. Je l’aimais bien, quel dommage. Tu ferais mieux d’avoir une raison de m’avoir fait gaspiller celle-ci, et une raison de m’avoir appelé en premier lieu. »
« Il y en a une. Plus qu’il n’en faut. »
Decay fixa la servante avec un ton tranchant comme une lame.
Il fixa son collègue, qui ne faisait que prétendre être une servante.
« Tu as agi seul. »
« … »
« Et tu l’as fait contre les ordres de Void. »
« …Heh. »
La servante gloussa légèrement.
« Désolé, je pensais pouvoir réussir… et ça s’est mieux passé que prévu. Je me suis laissé emporter et… »
« Pas besoin de mots. Donne-le-moi. »
« … »
« Peu importe à quel point ta mémoire est mauvaise, tu devrais quand même te souvenir des règles. Sinon, je peux toujours t’aider à t’en souvenir. »
La main de la servante se tordit dans une forme qu’aucun corps humain ne devrait pouvoir prendre, et toute trace de son sourire disparut.
Decay ne respira même pas. Il regarda simplement vers le bas en silence.
Après plusieurs minutes d’une confrontation tendue, celle qui soupira en premier fut la servante.
« …Bien. Je te le donne. Sérieusement, n’est-ce pas un peu dur pour une petite farce ? »
« Souviens-toi, il y a une grande différence entre ce qui est important et ce qui est nécessaire. Il n’y aura pas de prochaine fois. »
Au moment où il cligna des yeux, Decay n’était plus là.
La glace non plus. Le Lump, qui avait pris la forme d’une servante, poussa un soupir et grimpa sur le toit.
Il avait besoin de la magie de ce monde pour se débarrasser du corps désormais inutile.
« On ne peut rien y faire, je suppose… »
Le Lump balaya la chose d’un rire léger.
C’était inattendu. Mais dès le début, il avait été préparé à payer ce genre de prix.
Même en connaissant le coût, la raison pour laquelle il l’avait fait quand même.
Parce que c’était amusant.
Ça en valait la peine. Le Lump sentit son cœur battre pour la première fois depuis longtemps.
Ce jeune Déchu, Decay, avait suscité son intérêt.
Ces yeux froids, semblables à l’océan, qui avaient déclaré avec assurance qu’il le tuerait, et cette confiance en soi insondable.
Il était impossible qu’il n’ait que dix ans. Il était vraiment fascinant.
Cela valait largement le coût pour quelque chose d’aussi divertissant.
« Heh, heheh… »
Il savait qu’il devait attendre, mais c’était difficile de se contenir.
Alors qu’il grimpait, réprimant le sourire qui se formait sur ses lèvres, il rencontra une personne inattendue.
« Ah. »
« Hmm ? »
Un petit garçon délicat.
Le prince de ce royaume, escorté par deux gardes, descendait de la flèche.
« Ah, bonjour. Hehe… »
« Oui, Votre Altesse. »
Même si le Lump ne connaissait pas les lois du royaume, il comprenait toujours que dans cette situation, il devait baisser la tête.
Le prince, qui ne semblait pas avoir plus de dix ans, fit un sourire maladroit.
C’était un enfant naïf, à l’air stupide, qui plaçait encore l’innocence pure au-dessus de tout.
Alors qu’il jetait un coup d’œil à ce visage, qui semblait devoir mourir en moins de cinq minutes dans la nature, une petite question s’éleva dans l’esprit du Lump.
‘Ce visage…’
Il était sûr de l’avoir déjà vu quelque part.
En premier lieu, puisqu’il avait aidé à créer ce prince, il connaissait son visage par cœur.
‘Hmm, mais…’
Cheveux soigneusement entretenus. Yeux toujours pleins d’anxiété, épaules constamment voûtées, un visage tremblant de peur.
Alors qu’il regardait ces cheveux blancs, le Lump haussa les épaules.
« J’ai dû me tromper. »
Il n’avait aucun souvenir d’avoir vu un enfant aussi fragile.
Le lendemain, un petit incident se produisit dans le royaume. Une servante bien connue pour sa gentillesse envers tout le monde se suicida soudainement.
Pendant trois jours, les autres servantes du royaume exprimèrent leurs théories et leurs doutes.
Mais après cela, elle fut complètement oubliée.
*
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